BRIBES EN LIGNE
dans ce périlleux trois tentatives desesperees le temps passe dans la   on n’est dernier vers aoi des quatre archanges que       longte   3   

les i mes doigts se sont ouverts ma mémoire ne peut me deux ce travail vous est  les œuvres de     tout autour  “ne pas j’ai perdu mon pour le prochain basilic, (la l’attente, le fruit écoute, josué, tandis que dans la grande mon travail est une "moi, esclave" a comme c’est       le       dans       " madame déchirée       apr&eg dernier vers aoi preambule – ut pictura démodocos... Ça a bien un   je n’ai jamais "et bien, voilà..." dit       coude antoine simon 5 5) triptyque marocain deux mille ans nous       apparu       voyage bernadette griot vient de pour martin patrick joquel vient de   voici donc la les premières j’oublie souvent et l’impossible   (dans le madame est la reine des  je signerai mon       fleure reflets et echosla salle       enfant       fleur in the country cet article est paru dans le toute une faune timide veille f toutes mes fontelucco, 6 juillet 2000  au mois de mars, 1166 quand il voit s’ouvrir, l’instant criblé j’ai travaillé si tu es étudiant en tout est possible pour qui ce qu’un paysage peut le lent tricotage du paysage toute trace fait sens. que       va je suis bien dans …presque vingt ans plus       sur dernier vers aoi       les dernier vers aoi  le grand brassage des pour gilbert cher bernard histoire de signes . un temps hors du dernier vers aoi il ne s’agit pas de antoine simon 18 je déambule et suis la liberté s’imprime à à la bonne la réserve des bribes       au lancinant ô lancinant       aux dans les horizons de boue, de  ce qui importe pour je suis celle qui trompe       voyage       sous       une jusqu’à il y a dernier vers aoi rien n’est plus ardu branches lianes ronces il tente de déchiffrer,  l’écriture       parfoi mult ben i fierent franceis e peinture de rimes. le texte seul dans la rue je ris la    au balcon iloec endreit remeint li os franchement, pensait le chef, je reviens sur des       fourr&       "       sur poème pour quelque temps plus tard, de       st "tu sais ce que c’est  epître aux ainsi fut pétrarque dans dernier vers aoi pour jean-louis cantin 1.- souvent je ne sais rien de 1.- les rêves de le grand combat : mais jamais on ne dernier vers aoi le ciel est clair au travers présentation du   entrons il n’est pire enfer que 10 vers la laisse ccxxxii granz fut li colps, li dux en       banlie chaises, tables, verres, elle réalise des petit matin frais. je te tu le sais bien. luc ne       pourqu       apr&eg       force       &n       magnol qu’est-ce qui est en frères et merci à marc alpozzo l’homme est (josué avait légendes de michel chercher une sorte de       une     une abeille de travail de tissage, dans deux nouveauté, sixième   encore une la communication est   en grec, morías vous n’avez spectacle de josué dit madame dans l’ombre des la question du récit laure et pétrarque comme merle noir  pour premier vers aoi dernier jamais je n’aurais le 2 juillet madame, vous débusquez avec marc, nous avons temps de pierres quai des chargeurs de dernier vers aoi   epuisement de la salle, le galop du poème me     surgi à accoucher baragouiner de l’autre chairs à vif paumes     nous il s’appelait diaphane est le  zones gardées de essai de nécrologie, l’existence n’est le pendu pour mes enfants laure et  “ce travail qui ma voix n’est plus que sous l’occupation pour qui veut se faire une       marche ...et poème pour       alla dans le patriote du 16 mars la gaucherie à vivre, intendo... intendo !       su able comme capable de donner       au     &nbs À perte de vue, la houle des     son attelage ii est une œuvre  il y a le juste un mot pour annoncer       soleil langues de plomba la antoine simon 11 quatre si la mer s’est       les générations et…  dits de quatrième essai de  dernier salut au       fourr& dans les rêves de la toi, mésange à les amants se antoine simon 2 l’heure de la voici des œuvres qui, le il ne reste plus que le approche d’une pour philippe seins isabelle boizard 2005       dans il y a dans ce pays des voies il faut laisser venir madame       la on préparait       soleil       droite   un vendredi le samedi 26 mars, à 15 tout le problème quatrième essai de à propos “la    seule au la pureté de la survie. nul  dernières mises antoine simon 29     rien ce paysage que tu contemplais       le  “la signification il n’y a pas de plus petites proses sur terre je ne sais pas si c’est pour moi le premier (de)lecta lucta   des quatre archanges que et je vois dans vos deux ajouts ces derniers madame des forêts de il avait accepté       &agrav       " le scribe ne retient c’est la distance entre       nuage sables mes parolesvous un trait gris sur la je ne saurais dire avec assez macao grise pour egidio fiorin des mots et ces alocco en patchworck © antoine simon 31 1254 : naissance de le texte qui suit est, bien f qu’il vienne, le feu le numéro exceptionnel de toujours les lettres : et si au premier jour il je dors d’un sommeil de       nuage les installations souvent, ainsi va le travail de qui  née à   ces notes la chaude caresse de     m2 &nbs que d’heures temps de pierres dans la première ce       sur le ici, les choses les plus       sabots  tous ces chardonnerets carles li reis en ad prise sa station 3 encore il parle mult est vassal carles de deuxième apparition de       gentil    7 artistes et 1 Être tout entier la flamme       &ccedi 0 false 21 18 1257 cleimet sa culpe, si     le cygne sur cinquième citationne  “... parler une  la toile couvre les autre essai d’un dire que le livre est une suite de cinq madame aux yeux       arauca     ton bal kanique c’est certains soirs, quand je noble folie de josué, ils avaient si longtemps, si tes chaussures au bas de  les premières       les  tu vois im font chier je désire un villa arson, nice, du 17 antoine simon 13 antoine simon 19 de pareïs li seit la       la Ç’avait été la pour jacky coville guetteurs arbre épanoui au ciel de mes deux mains quand nous rejoignons, en     un mois sans dernier vers aoi la cité de la musique ce pays que je dis est exode, 16, 1-5 toute autre citation"voui carissimo ulisse,torna a a la libération, les dans le pays dont je vous de soie les draps, de soie art jonction semble enfin si grant dol ai que ne       l̵ morz est rollant, deus en ad  les éditions de il était question non   six formes de la  pour le dernier jour       ce dernier vers aoi le coquillage contre en introduction à ensevelie de silence, gardien de phare à vie, au clers est li jurz et li aucun hasard si se       devant le 26 août 1887, depuis dernier vers aoi vous êtes napolì napolì pour angelo       je ce 28 février 2002.       sur madame chrysalide fileuse a propos de quatre oeuvres de       au des conserves ! moisissures mousses lichens grande lune pourpre dont les     les provisions et voici maintenant quelques les avenues de ce pays j’ai relu daniel biga,   pour adèle et antoine simon 27       six     de rigoles en fin première décembre 2001. imagine que, dans la le bulletin de "bribes À l’occasion de l’une des dernières sors de mon territoire. fais pour michèle gazier 1) pour robert autre petite voix sixième     dans la ruela la parol

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MICHEL BUTOR

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Illusions d’optique
© Michel Butor
Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Il y a des objets qui ont la propriété de se renverser, de changer brusquement leur signification, de révéler leur face cachée. Ce sont tous ceux pour lesquels il y a illusion d’optique, et la peinture classique avec sa perspective théâtrale, son modelé, est la première maîtresse d’illusion, donc peut être sa première dénonciatrice. Par elle nous pouvons savoir que ce que nous prenons pour une porte n’est qu’un mur, et que dans ce qu’on nous dit mur, il y a peut-être la possibilité d’une porte.

Agitations dans l’arsenal. Le jeune Nigérien ne peut plus se passer de la Nigériane. Le 1er octobre Christophe Colomb annonce à ses compagnons qu’ils ont fait 584 lieues dans l’Ouest depuis l’île de Fer. En réalité, la distance parcourue par les caravelles est supérieure à 700 lieues et l’amiral le sait bien, mais il persiste à dissimuler la vérité. Au matin du 12 un marin crie :"Terre !" Et pourtant... Dans les faubourgs on pressent la guerre. On organise la paix. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans la Balance. On voit à la télé des reconstitutions historiques. Monsieur dîne avec sa secrétaire. Une fleuriste norvégienne dispose un chrysanthème rouge près d’un rameau brun.

Dans ses peintures récentes Johns utlise trois formes ambiguës essentielles : d’abord la tête de lapin qui apparaît brusquement comme celle d’un canard, les oreilles du premier devenant le bec du second, le sens du regard de l’animal ou de sa marche se renversant. En passant derrière le miroir, le coureur est devenu nageur et même oiseau migrateur.

Bombardement de l’hôpital. La jeune Néo-zélandaise se demande si elle est vraiment amoureuse de l’Ougandais. On attend. Dans les écoles on craint la guerre. Marchandages. Plus on approche du pôle Nord plus les nuits sont longues. On murmure qu’il y en a qui se remplissent les poches. Madame se languit. Un artiste pakistanais pose des lettres noires sur un fond rose.

Tandis que tu cherchais toujours
l’énigmatique île des éventails
dont nul n’aurait pu énumérer
les richesses mais aussi la cité
des douze portes avec ses courtisanes
somptueusement vêtues et parfumées
dans des maisons délicieusement décorées...


Il est certain qu’il faudrait des réformes. On hésite. Dans les camps on apprend la déclaration de la guerre. Défilés de carnaval. Au pôle nord c’est la nuit de six mois ; on voit Persée. Des orateurs dénoncent l’incapacité des militaires. Un professeur rédige sa déclaration d’impôts. Un couturier panaméen pose une écharpe blanche sur une robe de couleur inconnue.

Le vase posé à côté d’un autre objet, qui donc semble appartenir à la même représentation, mais dont on s’aperçoit bientôt que ses côtés sont formés de deux profils face à face. Cette fois, c’est le plein qui se change en vide, et par conséquent le mur de la geôle en porte d’issue. Qu’on se souvienne de ces bobines ou tabatières du temps de la révolution française, dont l’ombre projetée sur un mur dessinait le profil interdit du roi.

On se décide. Ici la guerre s’étend. Couronnements. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les nuits augmentent. Des journaux annoncent une invasion de requins. Une secrétaire se demande quelle attitude elle va prendre devant les déclarations de son patron.

Les rois catholiques émus par les plaintes
des mécontents rentrés en Espagne
et de tous les envieux ont envoyé
le commandeur Bobadilla pour te remplacer
comme gouverneur et te mettre aux fers
puis t’ont rappelé auprès d’eux te laissant
enfin repartir pour une quatrième aventure...


On y va. A côté la guerre se calme un peu. Sécheresses. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Les murs se recouvrent de cendres.

La devinette classique, présentée comme une image à l’intérieur de l’image, une page détachée d’une publication pour enfant. Cette fois, c’est le temps qui saute. Ce que nous avions pris pour une jeune femme élégante en profil perdu, avec manteau de fourrure, tour de cou et toque, est soudain remplacé, comme dans les légendes de cruelles séductrices, par cette sorcière dont nous avons déjà rencontré le balai. Le tour de cou devient lèvres, l’oreille devient oeil, le menton nez, la toque cheveux sous le fichu. La matière du manteau, évidemment luxueuse fourrure dans la première interprétation, devient peau de chèvre. Un seul détail reste inchangé, la plume en point d’interrogation renversé, qui somme aussi bien le fichu que la toque, en quelque sorte la charnière entre les deux faces de ce miroir du temps. "Col tempo", disait la vieille de Giorgione.

On rate. Ailleurs la guerre reprend. Cruautés. Plus on s’approche du pôle Sud plus les jours sont longs.

Déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des incendies orchestres et engloutissements
des astronefs et des écrasements alors
au continent de la décantation il y avait
sur le marché de Tlatelolco entouré d’arcades
plus grand que toute la ville de Salamanque
des juges et des agents pour surveiller le troc

On recommence. Un peu plus loin la guerre s’éternise. On perd tout espoir. Quelque part un futur architecte commence à marcher. Grêle sur la savane.

Une tache de jus de hamburger pour Andrew Johnson, sous la présidence de qui se joignit aux 36 étoiles précédentes : NEBRASKA, les rues désertes, un rayon de soleil sur la plaine, et qui mourut le 31 juillet 1875 à Carter’s Depot, Tennessee, âgé de 66 ans ; une tache de choux brocolis sur le portrait d’Ulysses Grant, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire, et se joignit aux 37 étoiles précédentes : COLORADO, bleu,basalte, et qui mourut le 23 juillet 1885 à New York City, âgé de 63 ans ; une tache de lait pour Rutherford Hayes qui mourut le 17 janvier 1893 à Fremont, Ohio, âgé de70 ans ; une tache de vin pour James Garfield, et une tache de sang, car il mourut assassiné en exercice le 19 septembre 1881 à Elberon, New Jersey, âgé de 49 ans ; une tache de thé pour Chester Arthur qui mourut le 18 novembre 1886 à New York City, âgé de 56 ans ; une tache de thé mormon pour Grover Cleveland, sous la seconde présidence de qui se joignit aux 38 étoiles précédentes : UTAH, après avoir marché des mois et des mois dans le désert les Saints du dernier Jour arrivèrent en vue du grand lac Salé, et qui mourut le 24 juin 1908 à Princeton, New Jersey, âgé de71 ans.

On échoue. Dans un autre continent la guerre s’achève enfin. On se désole.

Inverser la marche du temps. Exorciser la chute de glace. Retrouver le printemps après l’hiver. Retrouver le nouveau monde au moment de sa nouveauté, le monde même dans les matinées de sa perpétuelle création.

Publication en ligne : 2 juillet 2009

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