BRIBES EN LIGNE
attention beau madame aux rumeurs pas facile d’ajuster le des voiles de longs cheveux antoine simon 14 lu le choeur des femmes de et la peur, présente à la bonne guetter cette chose pourquoi yves klein a-t-il  pour de dernier vers aoi  il est des objets sur pour pierre theunissen la preambule – ut pictura dernier vers aoi la vie est ce bruissement tendresses ô mes envols samuelchapitre 16, versets 1 (de)lecta lucta   si j’étais un     les fleurs du la vie humble chez les     un mois sans pour daniel farioli poussant titrer "claude viallat, bribes en ligne a  le grand brassage des  mise en ligne du texte et si au premier jour il fontelucco, 6 juillet 2000 encore la couleur, mais cette cinquième essai tout     faisant la a supposer quece monde tienne f le feu est venu,ardeur des premier vers aoi dernier percey priest lakesur les ma voix n’est plus que max charvolen, martin miguel       &ccedi "ah ! mon doux pays,       au sors de mon territoire. fais dernier vers aoi       en ce monde est semé       bien tous feux éteints. des f le feu s’est les dessins de martine orsoni dans les horizons de boue, de il semble possible g. duchêne, écriture le       dans  la toile couvre les coupé le sonà f qu’il vienne, le feu ce va et vient entre       st ce qui aide à pénétrer le       voyage       s̵ je ne peins pas avec quoi, antoine simon 22 dernier vers aoi j’ai ajouté pour philippe       ce       la       baie et c’était dans       midi au matin du non... non... je vous assure,       dans dernier vers aoi i en voyant la masse aux dernier vers aoi sous l’occupation pour raphaël dans l’innocence des où l’on revient la pureté de la survie. nul passet li jurz, si turnet a       deux "si elle est on préparait et te voici humanité de sorte que bientôt       sur les oiseaux s’ouvrent de pa(i)smeisuns en est venuz       ma il n’y a pas de plus grande lune pourpre dont les     nous f les rêves de 0 false 21 18 fin première antoine simon 18 dans l’innocence des mille fardeaux, mille tout en vérifiant dernier vers aoi "je me tais. pour taire.  de même que les pure forme, belle muette, sequence 6   le       soleil       fleur tes chaussures au bas de quand il voit s’ouvrir,       voyage    de femme liseuse dans le pain brisé son s’ouvre la dire que le livre est une face aux bronzes de miodrag pour andrée au rayon des surgelés toutes sortes de papiers, sur       voyage       je       la  marcel migozzi vient de de mes deux mains       parfoi     le cygne sur si grant dol ai que ne inoubliables, les dernier vers aoi   le lent tricotage du paysage able comme capable de donner si elle est belle ? je temps où le sang se       dans la littérature de ….omme virginia par la dernier vers aoi je suis la lecture de sainte heureuse ruine, pensait douce est la terre aux yeux       deux zacinto dove giacque il mio À perte de vue, la houle des le ciel de ce pays est tout     au couchant ce 28 février 2002. l’évidence       &       glouss  au travers de toi je les premières 1) notre-dame au mur violet rien n’est       la   pour le prochain écrirecomme on se  avec « a la       qui il en est des noms comme du   entrons générations madame, on ne la voit jamais macles et roulis photo 1 merci à marc alpozzo   jn 2,1-12 : clere est la noit e la (la numérotation des nous avancions en bas de buttati ! guarda&nbs au labyrinthe des pleursils avant dernier vers aoi la terre nous de pareïs li seit la quelques autres préparation des c’est le grand au commencement était raphaël ici, les choses les plus pour michèle aueret et…  dits de un verre de vin pour tacher dernier vers aoi 1254 : naissance de si tu es étudiant en la mort, l’ultime port, l’erbe del camp, ki 1.- les rêves de le lourd travail des meules       " rita est trois fois humble. les enseignants : dernier vers s’il et voici maintenant quelques       apr&eg la mort d’un oiseau. j’ai perdu mon nice, le 30 juin 2000     du faucon 1- c’est dans et ces j’aime chez pierre mi viene in mentemi       " est-ce parce que, petit, on a grant dulur tendrai puis       au non, björg, toute une faune timide veille clquez sur l’attente, le fruit religion de josué il dans le patriote du 16 mars tendresse du mondesi peu de       marche les grands passent .x. portes, quand vous serez tout prenez vos casseroles et ajout de fichiers sons dans effleurer le ciel du bout des       le la réserve des bribes       fourr& ] heureux l’homme       " c’est la peur qui fait station 5 : comment de toutes les madame est une torche. elle langues de plomba la       d&eacu iv.- du livre d’artiste       pourqu   né le 7 un temps hors du pierre ciel pour angelo dernier vers aoi a la fin il ne resta que       &agrav leonardo rosa       p&eacu       la on trouvera la video 0 false 21 18 portrait. 1255 : la légende fleurie est quand c’est le vent qui neuf j’implore en vain       soleil   la production dessiner les choses banales de profondes glaouis j’ai donné, au mois       la et que vous dire des       montag       &agrav attendre. mot terrible. cinquième citationne pour michèle gazier 1) derniers vers sun destre tu le sais bien. luc ne tous ces charlatans qui madame est une d’abord l’échange des     chant de ce paysage que tu contemplais je t’enfourche ma station 3 encore il parle       allong il avait accepté al matin, quant primes pert trois tentatives desesperees écoute, josué, 1 au retour au moment mult est vassal carles de cyclades, iii°       sur mouans sartoux. traverse de autre citation"voui lentement, josué le 26 août 1887, depuis macles et roulis photo 6 le corps encaisse comme il       l̵  l’écriture       &n       un       il nu(e), comme son nom quando me ne so itu pe après la lecture de madame, c’est notre antoine simon 11       et il y a des objets qui ont la comment entrer dans une ses mains aussi étaient abstraction voir figuration merci au printemps des pour maguy giraud et coupé en deux quand ouverture de l’espace       au antoine simon 28 de prime abord, il livre grand format en trois dernier vers aoi la prédication faite       " reflets et echosla salle     double les installations souvent, à la mémoire de "nice, nouvel éloge de la vedo la luna vedo le une fois entré dans la saluer d’abord les plus pour andré  le livre, avec la deuxième édition du pour mes enfants laure et       au mieux valait découper le scribe ne retient une errance de       en un le pendu un soir à paris au       sur       reine       le deux nouveauté, derniers antoine simon 27 1-nous sommes dehors. (ô fleur de courge...       la antoine simon 2 mon travail est une       apr&eg     depuis reprise du site avec la f le feu s’est le geste de l’ancienne,   marcel villa arson, nice, du 17 troisième essai et  de la trajectoire de ce ecrire les couleurs du monde de tantes herbes el pre en introduction à madame porte à       object l’ami michel seul dans la rue je ris la       les un titre : il infuse sa « e ! malvais introibo ad altare « pouvez-vous À max charvolen et martin thème principal : en cet anniversaire, ce qui       deux qu’est-ce qui est en toi, mésange à station 4 : judas  approche d’une     rien quatrième essai de juste un nous serons toujours ces seins isabelle boizard 2005 lorsque martine orsoni madame chrysalide fileuse a dix sept ans, je ne savais       &eacut à propos des grands       va la langue est intarissable deuxième essai       la souvent je ne sais rien de juste un mot pour annoncer       bruyan la parol

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MICHEL BUTOR

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Illusions d’optique
© Michel Butor
Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Il y a des objets qui ont la propriété de se renverser, de changer brusquement leur signification, de révéler leur face cachée. Ce sont tous ceux pour lesquels il y a illusion d’optique, et la peinture classique avec sa perspective théâtrale, son modelé, est la première maîtresse d’illusion, donc peut être sa première dénonciatrice. Par elle nous pouvons savoir que ce que nous prenons pour une porte n’est qu’un mur, et que dans ce qu’on nous dit mur, il y a peut-être la possibilité d’une porte.

Agitations dans l’arsenal. Le jeune Nigérien ne peut plus se passer de la Nigériane. Le 1er octobre Christophe Colomb annonce à ses compagnons qu’ils ont fait 584 lieues dans l’Ouest depuis l’île de Fer. En réalité, la distance parcourue par les caravelles est supérieure à 700 lieues et l’amiral le sait bien, mais il persiste à dissimuler la vérité. Au matin du 12 un marin crie :"Terre !" Et pourtant... Dans les faubourgs on pressent la guerre. On organise la paix. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans la Balance. On voit à la télé des reconstitutions historiques. Monsieur dîne avec sa secrétaire. Une fleuriste norvégienne dispose un chrysanthème rouge près d’un rameau brun.

Dans ses peintures récentes Johns utlise trois formes ambiguës essentielles : d’abord la tête de lapin qui apparaît brusquement comme celle d’un canard, les oreilles du premier devenant le bec du second, le sens du regard de l’animal ou de sa marche se renversant. En passant derrière le miroir, le coureur est devenu nageur et même oiseau migrateur.

Bombardement de l’hôpital. La jeune Néo-zélandaise se demande si elle est vraiment amoureuse de l’Ougandais. On attend. Dans les écoles on craint la guerre. Marchandages. Plus on approche du pôle Nord plus les nuits sont longues. On murmure qu’il y en a qui se remplissent les poches. Madame se languit. Un artiste pakistanais pose des lettres noires sur un fond rose.

Tandis que tu cherchais toujours
l’énigmatique île des éventails
dont nul n’aurait pu énumérer
les richesses mais aussi la cité
des douze portes avec ses courtisanes
somptueusement vêtues et parfumées
dans des maisons délicieusement décorées...


Il est certain qu’il faudrait des réformes. On hésite. Dans les camps on apprend la déclaration de la guerre. Défilés de carnaval. Au pôle nord c’est la nuit de six mois ; on voit Persée. Des orateurs dénoncent l’incapacité des militaires. Un professeur rédige sa déclaration d’impôts. Un couturier panaméen pose une écharpe blanche sur une robe de couleur inconnue.

Le vase posé à côté d’un autre objet, qui donc semble appartenir à la même représentation, mais dont on s’aperçoit bientôt que ses côtés sont formés de deux profils face à face. Cette fois, c’est le plein qui se change en vide, et par conséquent le mur de la geôle en porte d’issue. Qu’on se souvienne de ces bobines ou tabatières du temps de la révolution française, dont l’ombre projetée sur un mur dessinait le profil interdit du roi.

On se décide. Ici la guerre s’étend. Couronnements. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les nuits augmentent. Des journaux annoncent une invasion de requins. Une secrétaire se demande quelle attitude elle va prendre devant les déclarations de son patron.

Les rois catholiques émus par les plaintes
des mécontents rentrés en Espagne
et de tous les envieux ont envoyé
le commandeur Bobadilla pour te remplacer
comme gouverneur et te mettre aux fers
puis t’ont rappelé auprès d’eux te laissant
enfin repartir pour une quatrième aventure...


On y va. A côté la guerre se calme un peu. Sécheresses. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Les murs se recouvrent de cendres.

La devinette classique, présentée comme une image à l’intérieur de l’image, une page détachée d’une publication pour enfant. Cette fois, c’est le temps qui saute. Ce que nous avions pris pour une jeune femme élégante en profil perdu, avec manteau de fourrure, tour de cou et toque, est soudain remplacé, comme dans les légendes de cruelles séductrices, par cette sorcière dont nous avons déjà rencontré le balai. Le tour de cou devient lèvres, l’oreille devient oeil, le menton nez, la toque cheveux sous le fichu. La matière du manteau, évidemment luxueuse fourrure dans la première interprétation, devient peau de chèvre. Un seul détail reste inchangé, la plume en point d’interrogation renversé, qui somme aussi bien le fichu que la toque, en quelque sorte la charnière entre les deux faces de ce miroir du temps. "Col tempo", disait la vieille de Giorgione.

On rate. Ailleurs la guerre reprend. Cruautés. Plus on s’approche du pôle Sud plus les jours sont longs.

Déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des incendies orchestres et engloutissements
des astronefs et des écrasements alors
au continent de la décantation il y avait
sur le marché de Tlatelolco entouré d’arcades
plus grand que toute la ville de Salamanque
des juges et des agents pour surveiller le troc

On recommence. Un peu plus loin la guerre s’éternise. On perd tout espoir. Quelque part un futur architecte commence à marcher. Grêle sur la savane.

Une tache de jus de hamburger pour Andrew Johnson, sous la présidence de qui se joignit aux 36 étoiles précédentes : NEBRASKA, les rues désertes, un rayon de soleil sur la plaine, et qui mourut le 31 juillet 1875 à Carter’s Depot, Tennessee, âgé de 66 ans ; une tache de choux brocolis sur le portrait d’Ulysses Grant, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire, et se joignit aux 37 étoiles précédentes : COLORADO, bleu,basalte, et qui mourut le 23 juillet 1885 à New York City, âgé de 63 ans ; une tache de lait pour Rutherford Hayes qui mourut le 17 janvier 1893 à Fremont, Ohio, âgé de70 ans ; une tache de vin pour James Garfield, et une tache de sang, car il mourut assassiné en exercice le 19 septembre 1881 à Elberon, New Jersey, âgé de 49 ans ; une tache de thé pour Chester Arthur qui mourut le 18 novembre 1886 à New York City, âgé de 56 ans ; une tache de thé mormon pour Grover Cleveland, sous la seconde présidence de qui se joignit aux 38 étoiles précédentes : UTAH, après avoir marché des mois et des mois dans le désert les Saints du dernier Jour arrivèrent en vue du grand lac Salé, et qui mourut le 24 juin 1908 à Princeton, New Jersey, âgé de71 ans.

On échoue. Dans un autre continent la guerre s’achève enfin. On se désole.

Inverser la marche du temps. Exorciser la chute de glace. Retrouver le printemps après l’hiver. Retrouver le nouveau monde au moment de sa nouveauté, le monde même dans les matinées de sa perpétuelle création.

Publication en ligne : 2 juillet 2009

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