BRIBES EN LIGNE
le franchissement des       l̵ j’entends sonner les un verre de vin pour tacher 1. il se trouve que je suis diaphane est le mot (ou je n’ai pas dit que le lu le choeur des femmes de  “ce travail qui merci à la toile de un trait gris sur la bernadette griot vient de       sur le ce paysage que tu contemplais patrick joquel vient de station 4 : judas  raphaël dans les rêves de la nous avancions en bas de     vers le soir la fraîcheur et la je t’enlace gargouille les dieux s’effacent thème principal : imagine que, dans la "mais qui lit encore le    nous dernier vers aoi je ne sais pas si et  riche de mes dix l’espace ouvert au       alla j’écoute vos pas facile d’ajuster le mult est vassal carles de rm : nous sommes en       force  l’exposition  rita est trois fois humble.       su ensevelie de silence, f le feu m’a les plus terribles       en écoute, josué, elle réalise des antoine simon 5 une autre approche de madame, vous débusquez dans les écroulements réponse de michel ce qui fascine chez       la au programme des actions je suis bien dans l’impossible    de femme liseuse du fond des cours et des dernier vers aoi antoine simon 15  référencem si grant dol ai que ne       une rêves de josué, deuxième   est-ce que dernier vers aoi  les trois ensembles tous ces charlatans qui bribes dans le nid de voudrais je vous moi cocon moi momie fuseau “dans le dessin       midi temps où les coeurs etudiant à passent .x. portes, à cri et à       enfant deux ce travail vous est si j’avais de son la fraîcheur et la mise en ligne martin miguel il va falloir le geste de l’ancienne,         &n bien sûr, il y eut marcel alocco a       reine       ruelle c’est la chair pourtant il souffle sur les collines la rencontre d’une 0 false 21 18 ce 28 février 2002.    tu sais l’illusion d’une agnus dei qui tollis peccata       un antoine simon 16       le vous deux, c’est joie et j’ai relu daniel biga, je t’ai admiré, dans ma gorge     les provisions il tente de déchiffrer,       la a ma mère, femme parmi cliquetis obscène des i.- avaler l’art par difficile alliage de       sabots le coeur du la cité de la musique constellations et   1) cette je crie la rue mue douleur le 2 juillet   saint paul trois 0 false 21 18 ils s’étaient pour max charvolen 1)       ce       dans quelques textes à la mémoire de grant est la plaigne e large le travail de bernard dimanche 18 avril 2010 nous « pouvez-vous pour percey priest lakesur les paien sunt morz, alquant       bien le pendu nécrologie voici l’une de nos plus     double antoine simon 33 polenta d’abord l’échange des     &nbs dentelle : il avait « e ! malvais vedo la luna vedo le diaphane est le       l̵ avez-vous vu fontelucco, 6 juillet 2000       & dernier vers aoi si, il y a longtemps, les autre citation traquer sors de mon territoire. fais dans l’effilé de a grant dulur tendrai puis tout à fleur d’eaula danse leonardo rosa 1-nous sommes dehors.       montag 5) triptyque marocain       &eacut "pour tes       jonath       o       "  avec « a la li emperere par sa grant les textes mis en ligne il est le jongleur de lui       au abu zayd me déplait. pas       assis le 15 mai, à dernier vers aoi l’art n’existe sixième d’un bout à tandis que dans la grande       sur la nuit       d&eacu  improbable visage pendu  le "musée guetter cette chose  au travers de toi je elle disposait d’une     oued coulant toutes sortes de papiers, sur le "patriote",       dans en ceste tere ad estet ja pour philippe Être tout entier la flamme   nous sommes depuis ce jour, le site       le c’est un peu comme si, souvent je ne sais rien de je reviens sur des se placer sous le signe de mieux valait découper il ne reste plus que le marché ou souk ou quando me ne so itu pe c’était une  ce qui importe pour tendresses ô mes envols dans le ciel du siglent a fort e nagent e il existe au moins deux     cet arbre que jamais si entêtanteeurydice vue à la villa tamaris la mort, l’ultime port,     m2 &nbs 1257 cleimet sa culpe, si equitable un besoin sonnerait pour pierre theunissen la       neige granz fut li colps, li dux en ki mult est las, il se dort       ce 0 false 21 18 approche d’une chants à tu mon recueil       pour poussées par les vagues       ( la liberté de l’être et je vois dans vos chercher une sorte de       ( "ces deux là se villa arson, nice, du 17     rien station 1 : judas pour michèle gazier 1   jn 2,1-12 : voici le texte qui ouvre la gaucherie à vivre, tromper le néant       vu dans le respect du cahier des première rupture : le des conserves !  hors du corps pas  pour le dernier jour "nice, nouvel éloge de la reflets et echosla salle pour gilbert       embarq abstraction voir figuration       je       allong « voici       l̵ temps où le sang se f le feu est venu,ardeur des  il y a le     pourquoi   encore une  zones gardées de       quinze un besoin de couper comme de tout en vérifiant 1- c’est dans       le       dans et si au premier jour il carissimo ulisse,torna a dans la caverne primordiale dans le patriote du 16 mars en introduction à pour jacqueline moretti, dans les horizons de boue, de la bouche pure souffrance le plus insupportable chez antoine simon 14 pour andré pour lee et la peur, présente antoine simon 6 trois (mon souffle au matin       neige les enseignants : dans le monde de cette descendre à pigalle, se l’ami michel     pluie du ( ce texte a   dits de  c’était pas sur coussin d’air mais       nuage pas de pluie pour venir       au pour mon épouse nicole "et bien, voilà..." dit       l̵ antoine simon 2 comme c’est immense est le théâtre et dernier vers aoi         " merle noir  pour suite du blasphème de ma voix n’est plus que rien n’est « h&eacu noble folie de josué,       au heureuse ruine, pensait le ciel est clair au travers de soie les draps, de soie  si, du nouveau À l’occasion de d’ eurydice ou bien de quatrième essai de dernier vers aoi l’impression la plus f j’ai voulu me pencher ainsi fut pétrarque dans       le  dernières mises la galerie chave qui franchement, pensait le chef, c’est seulement au À perte de vue, la houle des nouvelles mises en je découvre avant toi merci à marc alpozzo dernier vers aoi les éditions de la passe du en cet anniversaire, ce qui sainte marie, a supposer quece monde tienne je déambule et suis effleurer le ciel du bout des       crabe- recleimet deu mult antoine simon 7 comme une suite de pour andrée      & nous savons tous, ici, que monde imaginal, la terre a souvent tremblé des voix percent, racontent rien n’est plus ardu dans le pays dont je vous       soleil       sur       " à deuxième rupture : le dernier vers aoi macles et roulis photo 1 ce texte m’a été dans les carnets       rampan       gentil temps de cendre de deuil de madame est la reine des tous feux éteints. des ce dernier vers aoi le nécessaire non à bernadette pour angelo un jour, vous m’avez dernier vers aoi       bonhe s’ouvre la ici, les choses les plus spectacle de josué dit un titre : il infuse sa    courant références : xavier en 1958 ben ouvre à de toutes les les lettres ou les chiffres une image surgit traverse le autre citation"voui encore la couleur, mais cette dernier vers aoi       ton la fonction, le bulletin de "bribes       et envoi du bulletin de bribes pour jean gautheronle cosmos toute une faune timide veille la parol

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MICHEL BUTOR

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Illusions d’optique
© Michel Butor
Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Il y a des objets qui ont la propriété de se renverser, de changer brusquement leur signification, de révéler leur face cachée. Ce sont tous ceux pour lesquels il y a illusion d’optique, et la peinture classique avec sa perspective théâtrale, son modelé, est la première maîtresse d’illusion, donc peut être sa première dénonciatrice. Par elle nous pouvons savoir que ce que nous prenons pour une porte n’est qu’un mur, et que dans ce qu’on nous dit mur, il y a peut-être la possibilité d’une porte.

Agitations dans l’arsenal. Le jeune Nigérien ne peut plus se passer de la Nigériane. Le 1er octobre Christophe Colomb annonce à ses compagnons qu’ils ont fait 584 lieues dans l’Ouest depuis l’île de Fer. En réalité, la distance parcourue par les caravelles est supérieure à 700 lieues et l’amiral le sait bien, mais il persiste à dissimuler la vérité. Au matin du 12 un marin crie :"Terre !" Et pourtant... Dans les faubourgs on pressent la guerre. On organise la paix. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans la Balance. On voit à la télé des reconstitutions historiques. Monsieur dîne avec sa secrétaire. Une fleuriste norvégienne dispose un chrysanthème rouge près d’un rameau brun.

Dans ses peintures récentes Johns utlise trois formes ambiguës essentielles : d’abord la tête de lapin qui apparaît brusquement comme celle d’un canard, les oreilles du premier devenant le bec du second, le sens du regard de l’animal ou de sa marche se renversant. En passant derrière le miroir, le coureur est devenu nageur et même oiseau migrateur.

Bombardement de l’hôpital. La jeune Néo-zélandaise se demande si elle est vraiment amoureuse de l’Ougandais. On attend. Dans les écoles on craint la guerre. Marchandages. Plus on approche du pôle Nord plus les nuits sont longues. On murmure qu’il y en a qui se remplissent les poches. Madame se languit. Un artiste pakistanais pose des lettres noires sur un fond rose.

Tandis que tu cherchais toujours
l’énigmatique île des éventails
dont nul n’aurait pu énumérer
les richesses mais aussi la cité
des douze portes avec ses courtisanes
somptueusement vêtues et parfumées
dans des maisons délicieusement décorées...


Il est certain qu’il faudrait des réformes. On hésite. Dans les camps on apprend la déclaration de la guerre. Défilés de carnaval. Au pôle nord c’est la nuit de six mois ; on voit Persée. Des orateurs dénoncent l’incapacité des militaires. Un professeur rédige sa déclaration d’impôts. Un couturier panaméen pose une écharpe blanche sur une robe de couleur inconnue.

Le vase posé à côté d’un autre objet, qui donc semble appartenir à la même représentation, mais dont on s’aperçoit bientôt que ses côtés sont formés de deux profils face à face. Cette fois, c’est le plein qui se change en vide, et par conséquent le mur de la geôle en porte d’issue. Qu’on se souvienne de ces bobines ou tabatières du temps de la révolution française, dont l’ombre projetée sur un mur dessinait le profil interdit du roi.

On se décide. Ici la guerre s’étend. Couronnements. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les nuits augmentent. Des journaux annoncent une invasion de requins. Une secrétaire se demande quelle attitude elle va prendre devant les déclarations de son patron.

Les rois catholiques émus par les plaintes
des mécontents rentrés en Espagne
et de tous les envieux ont envoyé
le commandeur Bobadilla pour te remplacer
comme gouverneur et te mettre aux fers
puis t’ont rappelé auprès d’eux te laissant
enfin repartir pour une quatrième aventure...


On y va. A côté la guerre se calme un peu. Sécheresses. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Les murs se recouvrent de cendres.

La devinette classique, présentée comme une image à l’intérieur de l’image, une page détachée d’une publication pour enfant. Cette fois, c’est le temps qui saute. Ce que nous avions pris pour une jeune femme élégante en profil perdu, avec manteau de fourrure, tour de cou et toque, est soudain remplacé, comme dans les légendes de cruelles séductrices, par cette sorcière dont nous avons déjà rencontré le balai. Le tour de cou devient lèvres, l’oreille devient oeil, le menton nez, la toque cheveux sous le fichu. La matière du manteau, évidemment luxueuse fourrure dans la première interprétation, devient peau de chèvre. Un seul détail reste inchangé, la plume en point d’interrogation renversé, qui somme aussi bien le fichu que la toque, en quelque sorte la charnière entre les deux faces de ce miroir du temps. "Col tempo", disait la vieille de Giorgione.

On rate. Ailleurs la guerre reprend. Cruautés. Plus on s’approche du pôle Sud plus les jours sont longs.

Déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des incendies orchestres et engloutissements
des astronefs et des écrasements alors
au continent de la décantation il y avait
sur le marché de Tlatelolco entouré d’arcades
plus grand que toute la ville de Salamanque
des juges et des agents pour surveiller le troc

On recommence. Un peu plus loin la guerre s’éternise. On perd tout espoir. Quelque part un futur architecte commence à marcher. Grêle sur la savane.

Une tache de jus de hamburger pour Andrew Johnson, sous la présidence de qui se joignit aux 36 étoiles précédentes : NEBRASKA, les rues désertes, un rayon de soleil sur la plaine, et qui mourut le 31 juillet 1875 à Carter’s Depot, Tennessee, âgé de 66 ans ; une tache de choux brocolis sur le portrait d’Ulysses Grant, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire, et se joignit aux 37 étoiles précédentes : COLORADO, bleu,basalte, et qui mourut le 23 juillet 1885 à New York City, âgé de 63 ans ; une tache de lait pour Rutherford Hayes qui mourut le 17 janvier 1893 à Fremont, Ohio, âgé de70 ans ; une tache de vin pour James Garfield, et une tache de sang, car il mourut assassiné en exercice le 19 septembre 1881 à Elberon, New Jersey, âgé de 49 ans ; une tache de thé pour Chester Arthur qui mourut le 18 novembre 1886 à New York City, âgé de 56 ans ; une tache de thé mormon pour Grover Cleveland, sous la seconde présidence de qui se joignit aux 38 étoiles précédentes : UTAH, après avoir marché des mois et des mois dans le désert les Saints du dernier Jour arrivèrent en vue du grand lac Salé, et qui mourut le 24 juin 1908 à Princeton, New Jersey, âgé de71 ans.

On échoue. Dans un autre continent la guerre s’achève enfin. On se désole.

Inverser la marche du temps. Exorciser la chute de glace. Retrouver le printemps après l’hiver. Retrouver le nouveau monde au moment de sa nouveauté, le monde même dans les matinées de sa perpétuelle création.

Publication en ligne : 2 juillet 2009

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