BRIBES EN LIGNE
pour raphaël   j’ai souvent mise en ligne même si mieux valait découper       " trois (mon souffle au matin       la à la mémoire de polenta       la pie  les éditions de merci au printemps des premier vers aoi dernier    regardant       devant tout est possible pour qui pour ma   en grec, morías pour mon épouse nicole dans le train premier f les feux m’ont pour gilbert dorothée vint au monde bientôt, aucune amarre nous savons tous, ici, que l’impression la plus ils s’étaient ainsi va le travail de qui       marche hans freibach :  dernier salut au recleimet deu mult  “ne pas présentation du il s’appelait       le j’entends sonner les       embarq c’est ici, me sors de mon territoire. fais depuis le 20 juillet, bribes vue à la villa tamaris       cette edmond, sa grande  on peut passer une vie c’est parfois un pays il existe au moins deux paien sunt morz, alquant ses mains aussi étaient dans l’innocence des la bouche pure souffrance madame aux rumeurs lorsque martine orsoni autre citation"voui tout en travaillant sur les dans l’effilé de    de femme liseuse j’ai perdu mon       sabots les enseignants :       journ& pure forme, belle muette, religion de josué il dans ce périlleux  ce mois ci : sub       midi de toutes les temps où le sang se       je me macao grise clquez sur pour lee pour frédéric les plus vieilles   d’un coté, chairs à vif paumes       la dernier vers aoi ce jour là, je pouvais n’ayant pas       pav&ea       fourmi dernier vers aoi des quatre archanges que archipel shopping, la en 1958 ben ouvre à ma voix n’est plus que diaphane est le mot (ou f j’ai voulu me pencher  pour de il n’est pire enfer que     depuis       le nous serons toujours ces nous dirons donc je serai toujours attentif à (en regardant un dessin de  tous ces chardonnerets elle ose à peine dernier vers aoi       descen moi cocon moi momie fuseau macles et roulis photo 3       sur la deuxième édition du la chaude caresse de comme ce mur blanc  le grand brassage des       l̵       apr&eg autres litanies du saint nom   la baie des anges la prédication faite     chant de À peine jetés dans le af : j’entends prenez vos casseroles et tromper le néant     extraire certains soirs, quand je « voici “dans le dessin références : xavier assise par accroc au bord de à propos des grands à bernadette       sur       ruelle souvent je ne sais rien de j’ai donné, au mois       sur carmelo arden quin est une   un vendredi poussées par les vagues     nous dernier vers aoi exode, 16, 1-5 toute   1) cette la réserve des bribes le temps passe si vite, le 23 février 1988, il dans la caverne primordiale l’heure de la c’est un peu comme si, reprise du site avec la dernier vers aoi       pourqu de prime abord, il noble folie de josué, et  riche de mes inoubliables, les    en dernier vers aoi (vois-tu, sancho, je suis pour andrée le texte qui suit est, bien au matin du "le renard connaît       au où l’on revient ce pays que je dis est au rayon des surgelés karles se dort cum hume temps où les coeurs       reine douce est la terre aux yeux à sylvie     dans la ruela aux barrières des octrois ….omme virginia par la       voyage       je       &agrav  dans toutes les rues deuxième suite       fleure 0 false 21 18 on peut croire que martine raphaËl dernier vers aoi     le dans les rêves de la       la il pleut. j’ai vu la il tente de déchiffrer, glaciation entre a propos d’une 13) polynésie carissimo ulisse,torna a carissimo ulisse,torna a       alla pas une année sans évoquer nice, le 8 octobre depuis ce jour, le site petit matin frais. je te       un       grimpa antoine simon 25 tous feux éteints. des pour andré et il parlait ainsi dans la pour helmut pour jean gautheronle cosmos station 7 : as-tu vu judas se il n’était qu’un       baie entr’els nen at ne pui heureuse ruine, pensait accorde ton désir à ta l’impossible guetter cette chose fragilité humaine. saluer d’abord les plus arbre épanoui au ciel il ne reste plus que le       sur le quelques autres trois tentatives desesperees chaises, tables, verres, vous n’avez       longte 0 false 21 18 dans ma gorge       cerisi i mes doigts se sont ouverts       l̵       les  le "musée accoucher baragouiner     ton branches lianes ronces  référencem    7 artistes et 1    nous dont les secrets… à quoi le samedi 26 mars, à 15     les fleurs du "la musique, c’est le journée de les dieux s’effacent macles et roulis photo 6   jn 2,1-12 : alocco en patchworck © un trait gris sur la       aujour villa arson, nice, du 17 pour andré villers 1) ecrire sur       l̵ une autre approche de de pa(i)smeisuns en est venuz effleurer le ciel du bout des « 8° de etait-ce le souvenir       sur       le légendes de michel toulon, samedi 9 au commencement était antoine simon 29 7) porte-fenêtre cet univers sans au lecteur voici le premier et te voici humanité antoine simon 22 ouverture de l’espace ainsi alfred…       banlie al matin, quant primes pert f le feu s’est dernier vers aoi lorsqu’on connaît une essai de nécrologie, deux nouveauté, certains prétendent deuxième approche de pour robert se reprendre. creuser son la fraîcheur et la le glacis de la mort patrick joquel vient de       bien outre la poursuite de la mise antoine simon 20 madame des forêts de       à le coquillage contre pas sur coussin d’air mais jouer sur tous les tableaux la littérature de il n’y a pas de plus bribes en ligne a       que tout est prêt en moi pour nous avons affaire à de je n’hésiterai pour michèle aueret       au  les œuvres de    courant que d’heures ne faut-il pas vivre comme rm : d’accord sur tu le sais bien. luc ne errer est notre lot, madame,       chaque c’est vrai et la peur, présente pour michèle gazier 1) frères et comme un préliminaire la epuisement de la salle,      & je suis celle qui trompe un temps hors du       dans folie de josuétout est dernier vers aoi encore une citation“tu     pluie du je me souviens de     quand je m’étonne toujours de la pour jean marie Éléments - il ne s’agit pas de dans les horizons de boue, de pour daniel farioli poussant rien n’est plus ardu a la libération, les printemps breton, printemps   est-ce que « h&eacu     chambre       entre antoine simon 6       la À l’occasion de       entre antoine simon 3       m̵       le genre des motsmauvais genre       vu coupé en deux quand toujours les lettres :       fourr& neuf j’implore en vain madame est une mille fardeaux, mille       dans pour je déambule et suis dernier vers doel i avrat,       &n vedo la luna vedo le       dans dernier vers aoi le passé n’est       quinze       une r.m.a toi le don des cris qui   né le 7 pierre ciel       arauca je meurs de soif À perte de vue, la houle des la poésie, à la si j’étais un dernier vers aoi madame dans l’ombre des il en est des meurtrières.   ces notes  “ce travail qui et je vois dans vos       la pour mireille et philippe me voile de nuità la antoine simon 30 paroles de chamantu temps de bitume en fusion sur douze (se fait terre se bernard dejonghe... depuis     après       sur     &nbs l’illusion d’une " je suis un écorché vif. mult est vassal carles de madame est une torche. elle la parol

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MICHEL BUTOR

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Illusions d’optique
© Michel Butor
Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Il y a des objets qui ont la propriété de se renverser, de changer brusquement leur signification, de révéler leur face cachée. Ce sont tous ceux pour lesquels il y a illusion d’optique, et la peinture classique avec sa perspective théâtrale, son modelé, est la première maîtresse d’illusion, donc peut être sa première dénonciatrice. Par elle nous pouvons savoir que ce que nous prenons pour une porte n’est qu’un mur, et que dans ce qu’on nous dit mur, il y a peut-être la possibilité d’une porte.

Agitations dans l’arsenal. Le jeune Nigérien ne peut plus se passer de la Nigériane. Le 1er octobre Christophe Colomb annonce à ses compagnons qu’ils ont fait 584 lieues dans l’Ouest depuis l’île de Fer. En réalité, la distance parcourue par les caravelles est supérieure à 700 lieues et l’amiral le sait bien, mais il persiste à dissimuler la vérité. Au matin du 12 un marin crie :"Terre !" Et pourtant... Dans les faubourgs on pressent la guerre. On organise la paix. A l’équateur les jours sont toujours égaux aux nuits. Le Soleil est dans la Balance. On voit à la télé des reconstitutions historiques. Monsieur dîne avec sa secrétaire. Une fleuriste norvégienne dispose un chrysanthème rouge près d’un rameau brun.

Dans ses peintures récentes Johns utlise trois formes ambiguës essentielles : d’abord la tête de lapin qui apparaît brusquement comme celle d’un canard, les oreilles du premier devenant le bec du second, le sens du regard de l’animal ou de sa marche se renversant. En passant derrière le miroir, le coureur est devenu nageur et même oiseau migrateur.

Bombardement de l’hôpital. La jeune Néo-zélandaise se demande si elle est vraiment amoureuse de l’Ougandais. On attend. Dans les écoles on craint la guerre. Marchandages. Plus on approche du pôle Nord plus les nuits sont longues. On murmure qu’il y en a qui se remplissent les poches. Madame se languit. Un artiste pakistanais pose des lettres noires sur un fond rose.

Tandis que tu cherchais toujours
l’énigmatique île des éventails
dont nul n’aurait pu énumérer
les richesses mais aussi la cité
des douze portes avec ses courtisanes
somptueusement vêtues et parfumées
dans des maisons délicieusement décorées...


Il est certain qu’il faudrait des réformes. On hésite. Dans les camps on apprend la déclaration de la guerre. Défilés de carnaval. Au pôle nord c’est la nuit de six mois ; on voit Persée. Des orateurs dénoncent l’incapacité des militaires. Un professeur rédige sa déclaration d’impôts. Un couturier panaméen pose une écharpe blanche sur une robe de couleur inconnue.

Le vase posé à côté d’un autre objet, qui donc semble appartenir à la même représentation, mais dont on s’aperçoit bientôt que ses côtés sont formés de deux profils face à face. Cette fois, c’est le plein qui se change en vide, et par conséquent le mur de la geôle en porte d’issue. Qu’on se souvienne de ces bobines ou tabatières du temps de la révolution française, dont l’ombre projetée sur un mur dessinait le profil interdit du roi.

On se décide. Ici la guerre s’étend. Couronnements. Plus on s’éloigne du pôle Nord moins les nuits augmentent. Des journaux annoncent une invasion de requins. Une secrétaire se demande quelle attitude elle va prendre devant les déclarations de son patron.

Les rois catholiques émus par les plaintes
des mécontents rentrés en Espagne
et de tous les envieux ont envoyé
le commandeur Bobadilla pour te remplacer
comme gouverneur et te mettre aux fers
puis t’ont rappelé auprès d’eux te laissant
enfin repartir pour une quatrième aventure...


On y va. A côté la guerre se calme un peu. Sécheresses. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Les murs se recouvrent de cendres.

La devinette classique, présentée comme une image à l’intérieur de l’image, une page détachée d’une publication pour enfant. Cette fois, c’est le temps qui saute. Ce que nous avions pris pour une jeune femme élégante en profil perdu, avec manteau de fourrure, tour de cou et toque, est soudain remplacé, comme dans les légendes de cruelles séductrices, par cette sorcière dont nous avons déjà rencontré le balai. Le tour de cou devient lèvres, l’oreille devient oeil, le menton nez, la toque cheveux sous le fichu. La matière du manteau, évidemment luxueuse fourrure dans la première interprétation, devient peau de chèvre. Un seul détail reste inchangé, la plume en point d’interrogation renversé, qui somme aussi bien le fichu que la toque, en quelque sorte la charnière entre les deux faces de ce miroir du temps. "Col tempo", disait la vieille de Giorgione.

On rate. Ailleurs la guerre reprend. Cruautés. Plus on s’approche du pôle Sud plus les jours sont longs.

Déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des incendies orchestres et engloutissements
des astronefs et des écrasements alors
au continent de la décantation il y avait
sur le marché de Tlatelolco entouré d’arcades
plus grand que toute la ville de Salamanque
des juges et des agents pour surveiller le troc

On recommence. Un peu plus loin la guerre s’éternise. On perd tout espoir. Quelque part un futur architecte commence à marcher. Grêle sur la savane.

Une tache de jus de hamburger pour Andrew Johnson, sous la présidence de qui se joignit aux 36 étoiles précédentes : NEBRASKA, les rues désertes, un rayon de soleil sur la plaine, et qui mourut le 31 juillet 1875 à Carter’s Depot, Tennessee, âgé de 66 ans ; une tache de choux brocolis sur le portrait d’Ulysses Grant, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire, et se joignit aux 37 étoiles précédentes : COLORADO, bleu,basalte, et qui mourut le 23 juillet 1885 à New York City, âgé de 63 ans ; une tache de lait pour Rutherford Hayes qui mourut le 17 janvier 1893 à Fremont, Ohio, âgé de70 ans ; une tache de vin pour James Garfield, et une tache de sang, car il mourut assassiné en exercice le 19 septembre 1881 à Elberon, New Jersey, âgé de 49 ans ; une tache de thé pour Chester Arthur qui mourut le 18 novembre 1886 à New York City, âgé de 56 ans ; une tache de thé mormon pour Grover Cleveland, sous la seconde présidence de qui se joignit aux 38 étoiles précédentes : UTAH, après avoir marché des mois et des mois dans le désert les Saints du dernier Jour arrivèrent en vue du grand lac Salé, et qui mourut le 24 juin 1908 à Princeton, New Jersey, âgé de71 ans.

On échoue. Dans un autre continent la guerre s’achève enfin. On se désole.

Inverser la marche du temps. Exorciser la chute de glace. Retrouver le printemps après l’hiver. Retrouver le nouveau monde au moment de sa nouveauté, le monde même dans les matinées de sa perpétuelle création.

Publication en ligne : 2 juillet 2009

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