BRIBES EN LIGNE
      "       bonheu seul dans la rue je ris la a ma mère, femme parmi très malheureux... tromper le néant je déambule et suis une il faut dire les on croit souvent que le but non... non... je vous assure,  au mois de mars, 1166 à cri et à sables mes parolesvous et si tu dois apprendre à la liberté s’imprime à       crabe- ouverture d’une il tente de déchiffrer,       soleil pas sur coussin d’air mais certains soirs, quand je je t’ai admiré, l’art n’existe la légende fleurie est l’appel tonitruant du dernier vers aoi    7 artistes et 1 able comme capable de donner très saintes litanies vertige. une distance autre petite voix       retour à bernadette du fond des cours et des autre citation"voui antoine simon 11 dernier vers aoi       assis la tentation du survol, à    regardant huit c’est encore à     après là, c’est le sable et       voyage etudiant à générations patrick joquel vient de antoine simon 30 dernier vers aoi       banlie       sur       la chairs à vif paumes af : j’entends diaphane est le mot (ou antoine simon 5 rm : nous sommes en sequence 6   le face aux bronzes de miodrag si j’étais un       au langues de plomba la madame est une torche. elle le travail de bernard bientôt, aucune amarre il y a tant de saints sur de mes deux mains pour angelo ne faut-il pas vivre comme c’est pour moi le premier j’ai changé le pour maxime godard 1 haute chercher une sorte de bruno mendonça temps où le sang se se placer sous le signe de   nous sommes       et tu lancinant ô lancinant  mise en ligne du texte i.- avaler l’art par   si vous souhaitez   j’ai souvent       pour quatrième essai rares       dans ma gorge  l’écriture  pour de avant propos la peinture est au lecteur voici le premier de pareïs li seit la sixième la route de la soie, à pied, même si j’ai donné, au mois temps de pierres dans la et voici maintenant quelques       que  monde rassemblé effleurer le ciel du bout des j’ai travaillé en cet anniversaire, ce qui deux ce travail vous est ce qu’un paysage peut tout en vérifiant l’homme est à la mémoire de 1-nous sommes dehors.    en (la numérotation des pour michèle gazier 1       qui le lent tricotage du paysage vous êtes les installations souvent, « amis rollant, de       la c’est ici, me       sur le     oued coulant tout à fleur d’eaula danse     un mois sans dernier vers aoi       la le coeur du reprise du site avec la je désire un percey priest lakesur les voile de nuità la clquez sur antoine simon 17 je meurs de soif    au balcon     extraire antoine simon 7 preambule – ut pictura       je dans le monde de cette       pass&e   né le 7 granz est li calz, si se toute trace fait sens. que   d’un coté, un jour, vous m’avez       alla que reste-t-il de la aux george(s) (s est la un besoin de couper comme de       dans merci à marc alpozzo nu(e), comme son nom à sylvie pour robert autres litanies du saint nom       la c’est la distance entre de profondes glaouis il existe au moins deux antoine simon 21 giovanni rubino dit       avant  “ce travail qui   le 10 décembre   le texte suivant a dernier vers aoi au labyrinthe des pleursils 1) la plupart de ces le coquillage contre l’heure de la dernier vers aoi a propos de quatre oeuvres de seins isabelle boizard 2005   la baie des anges cet article est paru ce jour là, je pouvais dernier vers aoi l’évidence des conserves ! 13) polynésie       le cinquième essai tout deuxième apparition       glouss merle noir  pour dans l’innocence des       tourne dans les rêves de la bien sûrla le franchissement des       grimpa ainsi fut pétrarque dans "moi, esclave" a       &agrav       neige antoine simon 15 de l’autre sauvage et fuyant comme josué avait un rythme le 15 mai, à antoine simon 32       la art jonction semble enfin granz fut li colps, li dux en coupé le sonà  on peut passer une vie l’art c’est la c’était une "mais qui lit encore le les oiseaux s’ouvrent       dans madame, vous débusquez sous la pression des carles respunt : trois tentatives desesperees thème principal : six de l’espace urbain,       quinze À max charvolen et  dans toutes les rues en 1958 ben ouvre à dans le pain brisé son il y a dans ce pays des voies des quatre archanges que il pleut. j’ai vu la juste un madame dans l’ombre des je ne sais pas si la danse de ki mult est las, il se dort et combien deux ajouts ces derniers abu zayd me déplait. pas un tunnel sans fin et, à il existe deux saints portant une autre approche de ce jour-là il lui dernier vers aoi  dernier salut au 1257 cleimet sa culpe, si       sur le le grand combat :       entre on peut croire que martine  improbable visage pendu   en grec, morías f le feu s’est       baie 1254 : naissance de journée de il aurait voulu être macles et roulis photo 4 pourquoi yves klein a-t-il a la libération, les essai de nécrologie,       object  de la trajectoire de ce pour jean-marie simon et sa       vaches a christiane       sur carissimo ulisse,torna a       ma la langue est intarissable pour philippe la fraîcheur et la pierre ciel madame aux rumeurs dans la caverne primordiale ils s’étaient   1) cette       va antoine simon 13   voici donc la       l̵   un vendredi  marcel migozzi vient de je n’ai pas dit que le nous avancions en bas de ce pays que je dis est troisième essai ses mains aussi étaient références : xavier traquer je reviens sur des la galerie chave qui       d&eacu ne pas négocier ne derniers vers sun destre  je signerai mon le proche et le lointain       gentil dernier vers s’il  le livre, avec deuxième suite la bouche pure souffrance béatrice machet vient de il n’y a pas de plus gardien de phare à vie, au       il (en regardant un dessin de une errance de  de même que les viallat © le château de tant pis pour eux. on a cru à pour marcel 0 false 21 18 la gaucherie à vivre,       dans       la pour martin ce paysage que tu contemplais       le l’existence n’est  les éditions de   l’oeuvre vit son vedo la luna vedo le chaque automne les       le       grappe franchement, pensait le chef, grant est la plaigne e large       ce "la musique, c’est le       l̵   pour théa et ses je rêve aux gorges vous n’avez bal kanique c’est l’erbe del camp, ki allons fouiller ce triangle elle réalise des       " "tu sais ce que c’est dernier vers aoi   deuxième essai les lettres ou les chiffres       mouett a claude b.   comme       les cette machine entre mes dans l’effilé de si j’avais de son madame est une antoine simon 25     chant de des voiles de longs cheveux macles et roulis photo 1 on cheval normal 0 21 false fal branches lianes ronces attelage ii est une œuvre  zones gardées de il n’est pire enfer que r.m.a toi le don des cris qui       apr&eg je suis celle qui trompe pour andré villers 1) noble folie de josué, jusqu’à il y a     &nbs "ces deux là se sur la toile de renoir, les on trouvera la video       une 5) triptyque marocain en ceste tere ad estet ja toujours les lettres : nous serons toujours ces ce poème est tiré du laure et pétrarque comme les parents, l’ultime mise en ligne de tantes herbes el pre pour alain borer le 26       la   pour le prochain bribes en ligne a madame des forêts de antoine simon 14 poème pour antoine simon 31  les premières f les feux m’ont       voyage torna a sorrento ulisse torna ce qui fascine chez dans les horizons de boue, de la parol

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MICHEL BUTOR

<- Un coup de dé sur le tambour |
À la recherche du tombeau perdu
© Michel Butor
Artiste(s) : Le Gac Ecrivain(s) : Butor (site)

 pour Jean Le Gac

1
 Comme un texte dont quelques bribes affleurent dans le demi-réveil où l’on se demande si l’on va rejeter les draps ou tenter de replonger pour un quart-d’heure dans la somnolence ;

 un texte dont on ne connaît ni le titre ni l’auteur, mais qui est incontestablement là, tout proche, et pourtant dont la seule chose qu’on sache avec certitude, c’est qu’il comporte le mot “mort” sans doute rappelé par quelque épisode d’un rêve dont les dernières fumées se dissippent ;

 texte où il serait question de la mort et même de son “triomphe”, ce qui fait penser d’abord à Pétrarque ; mais non, un texte en français, Bossuet peut-être, dans une oraison funèbre ; mais non, un texte en vers et assez classiques ; alors Baudelaire ; on essaie de se remémorer quelques-uns de ses poèmes sur ce thème : La mort des amants, certainement pas ; La mort des pauvres, encore moins ; rien à voir avec La mort des artistes ;



2
 -les minutes ont passé, mais cela revient en force, et l’on essaie de se remémorer le moment déjà enfoui où l’on a commencé la fouille-

 Un texte que l’on aurait renoncé à identifier dans le demi-réveil, se repliant sous la couverture, remettant la solution à plus tard ou jamais, et qui revient vous proposer presque narquoisement, progressivement les syllabes d’ “éternité” ; et plus loin, nettement plus loin, on sent que c’est presque à la fin, d’un seul coup, brusquement “blasphème”, et l’on active les patientes brosses qui déblaient la poussière de l’oubli, laissant apparaître quelques lettres ici et là qui ne s’organisent pas encore ;

 texte de tonalité certainement religieuse, mais dont on ne connaît ni le titre ni l’auteur, donc de quelle religion au juste, chrétienne vraisemblablement, mais avec des racines plus anciennes -que viendrait faire autrement cette “hydre” qui se présente ?-, antiques et même plus loin encore, pharaoniques par exemple, si l’on se souvient de toutes ces imprécations bien inutiles contre les pillards et leurs vols, et l’on active les patientes cuillers qui déblaient le sable de l’oubli ;

 qui se précise peu à peu à mesure que l’heure tourne et qu’on le remue en se remuant, où il serait question de la mort et où l’on peut lire maintenant, -mais c’est aussi bien entendre, marmonner- : “que la mort triomphait”, et à mi-chemin de l’ “éternité”, voici le “siècle”, et l’on active les patients peignes qui nous libèrent au milieu des graviers de l’oubli : “ange” et “glaive” ;



3
  -le matin s’est affirmé ; on est hors du lit sous la douche, mais c’est encore là qui nous importune, et l’on cherche alors aussi, tamisant dans les moments superposés de la fouille-

 Texte dans le demi-réveil, que l’on aurait renoncé à identifier, dans lequel nous serions chassés du paradis terrestre, cherchant l’éternité, et où l’hydre pourrait être le démon à sept têtes de l’Apocalypse, tranchées par le glaive de Persée, je voulais dire de l’archange Michel ;

 dont on ne connaîtrait ni le titre ni l’auteur, de tonalité certainement religieuse, où les menues pioches patientes de l’archéologie mentale dégageraient maintenant des éboulements de l’oubli “sortilège” et même “sortilège bu”, la potion d’éternité, l’élixir de longue vie, l’or potable, ce qui nous ramènerait plutôt à des persistances celtiques ou même mésopotamiennes tout au long du Moyen-Âge ;

 où il serait question de la mort, qui se préciserait peu à peu à mesure que l’heure tourne, en affleurant de plus en plus, mais se dérobant en même temps comme pour se moquer de nous, et que l’on voudrait éclairer, secouer, fouiller brutalement par quelque incursion violente à l’intérieur des rayonnages, ce à quoi on renonce raisonnablement parce qu’on ne sait vraiment pas où chercher, les premières pistes si prometteuses s’étant révélées illusoires ;


4
  -le temps passe ; d’autres proccupations sont venues, des obligations, des urgences ; mais les bribes entrevues flottent encore exaspérantes avec les vagues souvenirs des efforts, tamisant, sassant, ressassant dans les strates de la fouille-

 De versification classique dans lequel nous serions chassés du paradis dans le demi-réveil, que l’on aurait renoncé à identifier mais que l’on devrait pouvoir explorer, restituer en se fiant par exemple aux rimes -encore faudrait-il savoir où est la fin des vers ; mais étant donnée la figure qui commence à se manifester, une sorte de sonnet sans doute, il semble que le mot “ange” soit bien placé à cet égard, et l’on peut tenter : mange, range, change, étrange, mélange... ; et l’écho vous apporte : “voix étrange”, “noir mélange” ;

 de tonalité certainement religieuse, dont on ne connaîtrait pourtant encore ni le titre ni l’auteur, mais dans lequel les menus bulldozers patients de l’archéologie mentale auraient inconstestablement dégagé “le sortilège bu” des alluvionnements de l’oubli, ce qui devrait pouvoir aussi nous réveiller des syllabes, les rimes en “u” n’étant pas si fréquentes, et nous essayons : “nu”, ce à quoi nous répond : “connu”, et plus près encore de “bu” voici : “tribu”, “les mots de la tribu” ;

 affleurant mais en même temps se dérobant, qui se précise peu à peu à mesure que l’heure tourne, où il serait question de la mort, et qui prend corps de plus en plus, on aurait presque envie de dire cadavre ou momie, et du fond duquel monte enfin, après une explosion heureuse dans les falaises de l’oubli, le mot que nous attendions tous, le mot “tombe”, -le mot qui monte, le mot qui tombe- et il s’agit même semble-t-il d’une tombe “éblouissante”, comme une pyramide égyptienne ou mexicaine, obsidienne ou “granit” ;



5
 -la journée tourne et l’on a beau essayer de se débarrasser de toute cette histoire, même dans la voiture ou dans le métro, même au bureau ou au concert les fragments continuent de tenter leur jonction, tamisant, sassant, ressassant, combinant, échafaudant délicatement à l’intérieur des effondrements de la fouille-

 Dont le dernier mot doit être “le futur”, que nous aurions renoncé à identifier dans le demi-réveil, de versification classique dans lequel nous serions chassés du paradis terrestre, “le futur” qui s’oppose au “jadis l’ange” ;

 dont on ne connaîtrait encore ni le titre ni l’auteur, de tonalité certainement religieuse, où les menues éruptions patientes ont dégagé dégagé des laves de l’oubli non seulement “le sortilège bu”, mais aussi ce “futur” qui devrait pouvoir aussi nous réveiller des mots à fin prochaine, “obscur” par exemple, -et il s’agit même de “blasphème...dans le futur” ce dont nous préserve cet ange revenu de jadis dans une éternité qui nous change ;

 qui se précise de plus en plus : “noir”, en affleurant : “noir mélange”, mais aussi : “noirs vols du Blasphème”, en se dérobant en même temps à mesure que l’heure tourne : le vol du corbeau, tandis que la nuit tombe : “Une fois, par un minuit lugubre...”.


  Alors les noms de Poe et de Mallarmé s’enlacent et je n’ai plus qu’à me relever pour ouvrir le couvercle du livre et découvrir le visage intact du poëme entier :
 “Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change,
 le Poëte suscite avec un glaive nu
 Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
 Que la mort triomphait dans cette voix étrange !

 Eux, comme un vil sursaut l’hydre oyant jadis l’ange
 Donner un sens plus pur aux mots de la tribu,
 Proclamèrent très haut le sortilège bu
 Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange.

 Du sol et de la nue hostiles, ô grief !
 Si notre idée avec ne sculpte un bas-reflief
 Dont la tombe de Poe éblouissante s’orne,

 Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur
 Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
 Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.”


 Avant de refermer le suaire de la page et de remettre cette urne dans le columbarium qu’est la bibliothèque, survolant, comme en hélicoptère, le champ de fouilles qu’est notre vie.

Publication en ligne : 4 août 2009

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