BRIBES EN LIGNE
antoine simon 3 pour martine, coline et laure de prime abord, il 1 au retour au moment de mes deux mains       fleur l’illusion d’une madame est une     son douze (se fait terre se sables mes parolesvous je reviens sur des si grant dol ai que ne dans le pain brisé son f le feu m’a  c’était  je signerai mon       neige un besoin de couper comme de dernier vers aoi je ne saurais dire avec assez       ce je découvre avant toi       la deuxième paysage de ta tombe  et  dans toutes les rues des quatre archanges que livre grand format en trois dorothée vint au monde la poésie, à la nu(e), comme son nom des conserves ! etudiant à  la toile couvre les madame porte à la fonction, dernier vers aoi ainsi va le travail de qui autre citation       bien s’égarer on tout mon petit univers en vertige. une distance art jonction semble enfin  monde rassemblé  les premières   pour adèle et tes chaussures au bas de les étourneaux ! aux george(s) (s est la pour qui veut se faire une les dernières       deux archipel shopping, la       sur rien n’est plus ardu la cité de la musique       fourmi à sylvie i.- avaler l’art par       l̵     hélas, autres litanies du saint nom ma voix n’est plus que 0 false 21 18 quand nous rejoignons, en       gentil charogne sur le seuilce qui je ne peins pas avec quoi, la galerie chave qui à la bonne       sous dans l’innocence des le passé n’est « h&eacu quand sur vos visages les       le coupé en deux quand c’est vrai dernier vers aoi   se       pourqu encore une citation“tu il ne reste plus que le où l’on revient comme un préliminaire la j’ai donc vos estes proz e vostre il n’était qu’un       " envoi du bulletin de bribes de l’autre   adagio   je       dans quand les mots madame aux rumeurs pour jean-marie simon et sa     oued coulant  au mois de mars, 1166 ma voix n’est plus que    seule au pour alain borer le 26   jn 2,1-12 : les doigts d’ombre de neige al matin, quant primes pert fontelucco, 6 juillet 2000 je dors d’un sommeil de       l̵       je  référencem rossignolet tu la deuxième essai able comme capable de donner dimanche 18 avril 2010 nous morz est rollant, deus en ad trois (mon souffle au matin     [1]  sculpter l’air : ma chair n’est torna a sorrento ulisse torna violette cachéeton       les préparation des tant pis pour eux. dernier vers aoi       d&eacu que reste-t-il de la       pav&ea       la       dans     l’é antoine simon 10       sur jusqu’à il y a  la lancinante thème principal :     le cygne sur et si au premier jour il premier vers aoi dernier me a la femme au       le c’est la chair pourtant les plus terribles f tous les feux se sont vous êtes j’entends sonner les       marche pour andré pour lee       &agrav faisant dialoguer les enseignants : dans ce périlleux j’ai relu daniel biga,       sur écoute, josué,   le texte suivant a passet li jurz, la noit est je t’enfourche ma essai de nécrologie,       en un monde imaginal,       quinze j’ai donné, au mois pourquoi yves klein a-t-il       neige ce pays que je dis est il arriva que pour jean gautheronle cosmos ainsi fut pétrarque dans je t’ai admiré, on trouvera la video que d’heures dernier vers aoi   tout est toujours en "et bien, voilà..." dit 1) notre-dame au mur violet des voix percent, racontent       descen pure forme, belle muette, autre citation"voui bientôt, aucune amarre on a cru à       soleil de proche en proche tous les premières    tu sais couleur qui ne masque pas   est-ce que ce qui importe pour souvent je ne sais rien de dans les écroulements       é  dernières mises l’ami michel rêves de josué,       la mon travail est une       le       la  les trois ensembles si tu es étudiant en derniers madame, c’est notre (ô fleur de courge... le 26 août 1887, depuis quatrième essai de       et a toi le don des cris qui je désire un j’ai longtemps deux ce travail vous est v.- les amicales aventures du j’oublie souvent et il existe au moins deux dernier vers aoi le numéro exceptionnel de présentation du prenez vos casseroles et il en est des noms comme du (vois-tu, sancho, je suis pluies et bruines, le scribe ne retient   j’ai souvent       que diaphane est le mot (ou     pourquoi les cuivres de la symphonie il aurait voulu être montagnesde station 5 : comment dernier vers aoi       le station 4 : judas  temps de pierres dans la exacerbé d’air f dans le sourd chatoiement nos voix a dix sept ans, je ne savais sous l’occupation madame, vous débusquez "moi, esclave" a si, il y a longtemps, les libre de lever la tête fragilité humaine. pas sur coussin d’air mais pour maxime godard 1 haute marie-hélène comme une suite de pour robert À la loupe, il observa quel ennui, mortel pour histoire de signes . et la peur, présente constellations et clquez sur       le branches lianes ronces dernier vers aoi     longtemps sur dessiner les choses banales       " dans ma gorge       devant a ma mère, femme parmi je me souviens de  jésus       tourne temps de cendre de deuil de " je suis un écorché vif. dans un coin de nice, dernier vers aoi antoine simon 6   je ne comprends plus dernier vers aoi ne faut-il pas vivre comme clers fut li jurz e li       &agrav ecrire sur l’attente, le fruit dans ce pays ma mère       m&eacu au rayon des surgelés nous lirons deux extraits de   entrons d’un bout à cinquième essai tout       &n le lent déferlement bel équilibre et sa macao grise moisissures mousses lichens dont les secrets… à quoi antoine simon 25  on peut passer une vie réponse de michel j’ai travaillé les amants se la danse de       au antoine simon 17 pour michèle aueret d’abord l’échange des r.m.a toi le don des cris qui et c’était dans pour julius baltazar 1 le  “s’ouvre la liberté s’imprime à     après dernier vers aoi merci au printemps des pour andré villers 1) vous n’avez abstraction voir figuration la mort d’un oiseau.  hier, 17 d’un côté tout à fleur d’eaula danse       dans dernier vers aoi       la pie première       &n   1) cette aux barrières des octrois « e ! malvais dans le monde de cette f toutes mes toute trace fait sens. que       reine tandis que dans la grande spectacle de josué dit jamais si entêtanteeurydice vedo la luna vedo le derniers vers sun destre l’art c’est la toutes sortes de papiers, sur normalement, la rubrique       je antoine simon 5 pas même     &nbs dernier vers que mort       voyage effleurer le ciel du bout des guetter cette chose       ( un tunnel sans fin et, à f le feu s’est « 8° de ce qu’un paysage peut Éléments -       l̵ ouverture de l’espace de tantes herbes el pre le temps passe si vite, pour jacky coville guetteurs     cet arbre que il tente de déchiffrer,  “ce travail qui antoine simon 20   pour théa et ses n’ayant pas les routes de ce pays sont   dits de antoine simon 27 autre petite voix       coude antoine simon 14 ce texte se présente 13) polynésie lu le choeur des femmes de       embarq dans les carnets et combien mi viene in mentemi mieux valait découper la lecture de sainte c’est pour moi le premier madame est une torche. elle il y a des objets qui ont la dernier vers aoi ajout de fichiers sons dans trois tentatives desesperees on préparait clers est li jurz et li       sur     faisant la dernier vers aoi quando me ne so itu pe la parol

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MICHEL BUTOR

<- Un coup de dé sur le tambour |
À la recherche du tombeau perdu
© Michel Butor
Artiste(s) : Le Gac Ecrivain(s) : Butor (site)

 pour Jean Le Gac

1
 Comme un texte dont quelques bribes affleurent dans le demi-réveil où l’on se demande si l’on va rejeter les draps ou tenter de replonger pour un quart-d’heure dans la somnolence ;

 un texte dont on ne connaît ni le titre ni l’auteur, mais qui est incontestablement là, tout proche, et pourtant dont la seule chose qu’on sache avec certitude, c’est qu’il comporte le mot “mort” sans doute rappelé par quelque épisode d’un rêve dont les dernières fumées se dissippent ;

 texte où il serait question de la mort et même de son “triomphe”, ce qui fait penser d’abord à Pétrarque ; mais non, un texte en français, Bossuet peut-être, dans une oraison funèbre ; mais non, un texte en vers et assez classiques ; alors Baudelaire ; on essaie de se remémorer quelques-uns de ses poèmes sur ce thème : La mort des amants, certainement pas ; La mort des pauvres, encore moins ; rien à voir avec La mort des artistes ;



2
 -les minutes ont passé, mais cela revient en force, et l’on essaie de se remémorer le moment déjà enfoui où l’on a commencé la fouille-

 Un texte que l’on aurait renoncé à identifier dans le demi-réveil, se repliant sous la couverture, remettant la solution à plus tard ou jamais, et qui revient vous proposer presque narquoisement, progressivement les syllabes d’ “éternité” ; et plus loin, nettement plus loin, on sent que c’est presque à la fin, d’un seul coup, brusquement “blasphème”, et l’on active les patientes brosses qui déblaient la poussière de l’oubli, laissant apparaître quelques lettres ici et là qui ne s’organisent pas encore ;

 texte de tonalité certainement religieuse, mais dont on ne connaît ni le titre ni l’auteur, donc de quelle religion au juste, chrétienne vraisemblablement, mais avec des racines plus anciennes -que viendrait faire autrement cette “hydre” qui se présente ?-, antiques et même plus loin encore, pharaoniques par exemple, si l’on se souvient de toutes ces imprécations bien inutiles contre les pillards et leurs vols, et l’on active les patientes cuillers qui déblaient le sable de l’oubli ;

 qui se précise peu à peu à mesure que l’heure tourne et qu’on le remue en se remuant, où il serait question de la mort et où l’on peut lire maintenant, -mais c’est aussi bien entendre, marmonner- : “que la mort triomphait”, et à mi-chemin de l’ “éternité”, voici le “siècle”, et l’on active les patients peignes qui nous libèrent au milieu des graviers de l’oubli : “ange” et “glaive” ;



3
  -le matin s’est affirmé ; on est hors du lit sous la douche, mais c’est encore là qui nous importune, et l’on cherche alors aussi, tamisant dans les moments superposés de la fouille-

 Texte dans le demi-réveil, que l’on aurait renoncé à identifier, dans lequel nous serions chassés du paradis terrestre, cherchant l’éternité, et où l’hydre pourrait être le démon à sept têtes de l’Apocalypse, tranchées par le glaive de Persée, je voulais dire de l’archange Michel ;

 dont on ne connaîtrait ni le titre ni l’auteur, de tonalité certainement religieuse, où les menues pioches patientes de l’archéologie mentale dégageraient maintenant des éboulements de l’oubli “sortilège” et même “sortilège bu”, la potion d’éternité, l’élixir de longue vie, l’or potable, ce qui nous ramènerait plutôt à des persistances celtiques ou même mésopotamiennes tout au long du Moyen-Âge ;

 où il serait question de la mort, qui se préciserait peu à peu à mesure que l’heure tourne, en affleurant de plus en plus, mais se dérobant en même temps comme pour se moquer de nous, et que l’on voudrait éclairer, secouer, fouiller brutalement par quelque incursion violente à l’intérieur des rayonnages, ce à quoi on renonce raisonnablement parce qu’on ne sait vraiment pas où chercher, les premières pistes si prometteuses s’étant révélées illusoires ;


4
  -le temps passe ; d’autres proccupations sont venues, des obligations, des urgences ; mais les bribes entrevues flottent encore exaspérantes avec les vagues souvenirs des efforts, tamisant, sassant, ressassant dans les strates de la fouille-

 De versification classique dans lequel nous serions chassés du paradis dans le demi-réveil, que l’on aurait renoncé à identifier mais que l’on devrait pouvoir explorer, restituer en se fiant par exemple aux rimes -encore faudrait-il savoir où est la fin des vers ; mais étant donnée la figure qui commence à se manifester, une sorte de sonnet sans doute, il semble que le mot “ange” soit bien placé à cet égard, et l’on peut tenter : mange, range, change, étrange, mélange... ; et l’écho vous apporte : “voix étrange”, “noir mélange” ;

 de tonalité certainement religieuse, dont on ne connaîtrait pourtant encore ni le titre ni l’auteur, mais dans lequel les menus bulldozers patients de l’archéologie mentale auraient inconstestablement dégagé “le sortilège bu” des alluvionnements de l’oubli, ce qui devrait pouvoir aussi nous réveiller des syllabes, les rimes en “u” n’étant pas si fréquentes, et nous essayons : “nu”, ce à quoi nous répond : “connu”, et plus près encore de “bu” voici : “tribu”, “les mots de la tribu” ;

 affleurant mais en même temps se dérobant, qui se précise peu à peu à mesure que l’heure tourne, où il serait question de la mort, et qui prend corps de plus en plus, on aurait presque envie de dire cadavre ou momie, et du fond duquel monte enfin, après une explosion heureuse dans les falaises de l’oubli, le mot que nous attendions tous, le mot “tombe”, -le mot qui monte, le mot qui tombe- et il s’agit même semble-t-il d’une tombe “éblouissante”, comme une pyramide égyptienne ou mexicaine, obsidienne ou “granit” ;



5
 -la journée tourne et l’on a beau essayer de se débarrasser de toute cette histoire, même dans la voiture ou dans le métro, même au bureau ou au concert les fragments continuent de tenter leur jonction, tamisant, sassant, ressassant, combinant, échafaudant délicatement à l’intérieur des effondrements de la fouille-

 Dont le dernier mot doit être “le futur”, que nous aurions renoncé à identifier dans le demi-réveil, de versification classique dans lequel nous serions chassés du paradis terrestre, “le futur” qui s’oppose au “jadis l’ange” ;

 dont on ne connaîtrait encore ni le titre ni l’auteur, de tonalité certainement religieuse, où les menues éruptions patientes ont dégagé dégagé des laves de l’oubli non seulement “le sortilège bu”, mais aussi ce “futur” qui devrait pouvoir aussi nous réveiller des mots à fin prochaine, “obscur” par exemple, -et il s’agit même de “blasphème...dans le futur” ce dont nous préserve cet ange revenu de jadis dans une éternité qui nous change ;

 qui se précise de plus en plus : “noir”, en affleurant : “noir mélange”, mais aussi : “noirs vols du Blasphème”, en se dérobant en même temps à mesure que l’heure tourne : le vol du corbeau, tandis que la nuit tombe : “Une fois, par un minuit lugubre...”.


  Alors les noms de Poe et de Mallarmé s’enlacent et je n’ai plus qu’à me relever pour ouvrir le couvercle du livre et découvrir le visage intact du poëme entier :
 “Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change,
 le Poëte suscite avec un glaive nu
 Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
 Que la mort triomphait dans cette voix étrange !

 Eux, comme un vil sursaut l’hydre oyant jadis l’ange
 Donner un sens plus pur aux mots de la tribu,
 Proclamèrent très haut le sortilège bu
 Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange.

 Du sol et de la nue hostiles, ô grief !
 Si notre idée avec ne sculpte un bas-reflief
 Dont la tombe de Poe éblouissante s’orne,

 Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur
 Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
 Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.”


 Avant de refermer le suaire de la page et de remettre cette urne dans le columbarium qu’est la bibliothèque, survolant, comme en hélicoptère, le champ de fouilles qu’est notre vie.

Publication en ligne : 4 août 2009

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