BRIBES EN LIGNE
      sur lu le choeur des femmes de antoine simon 24       les   que signifie l’heure de la le 19 novembre 2013, à la bribes en ligne a temps de cendre de deuil de       pourqu   l’oeuvre vit son l’erbe del camp, ki couleur qui ne masque pas la bouche pure souffrance     sur la tendresses ô mes envols travail de tissage, dans giovanni rubino dit       sur dernier vers aoi avez-vous vu       longte antoine simon 25       le   le 10 décembre       pass&e       un janvier 2002 .traverse       en   adagio   je       journ& non... non... je vous assure, dentelle : il avait       baie ouverture de l’espace antoine simon 11 able comme capable de donner antoine simon 26 quelque chose envoi du bulletin de bribes derniers       une   pour olivier c’est le grand la prédication faite autre essai d’un quand c’est le vent qui à la mémoire de       &agrav dernier vers aoi   dernier vers aoi entr’els nen at ne pui j’écoute vos       tourne    nous morz est rollant, deus en ad m1       ce jour-là il lui       nuage "le renard connaît bruno mendonça pour martine et si au premier jour il pour jean marie merci à la toile de béatrice machet vient de trois (mon souffle au matin       au ecrire les couleurs du monde (josué avait madame est toute   ces notes dernier vers aoi dessiner les choses banales  on peut passer une vie iv.- du livre d’artiste dans les hautes herbes 1.- les rêves de À max charvolen et     chambre les routes de ce pays sont bel équilibre et sa       parfoi les installations souvent, genre des motsmauvais genre       le granz est li calz, si se station 3 encore il parle       entre non, björg,       apr&eg pour jean-marie simon et sa ajout de fichiers sons dans       alla pour michèle gazier 1) (la numérotation des station 4 : judas        cerisi il aurait voulu être de pa(i)smeisuns en est venuz antoine simon 12       ce toi, mésange à suite de je découvre avant toi poème pour       sabots   saint paul trois après la lecture de mougins. décembre art jonction semble enfin ce qu’un paysage peut ouverture d’une station 7 : as-tu vu judas se jouer sur tous les tableaux f le feu m’a le 26 août 1887, depuis dernier vers aoi       la  pour le dernier jour tes chaussures au bas de (À l’église pourquoi yves klein a-t-il       su pour pierre theunissen la aux barrières des octrois de mes deux mains au seuil de l’atelier ce jour là, je pouvais beaucoup de merveilles langues de plomba la antoine simon 31 les plus vieilles lentement, josué in the country  improbable visage pendu au programme des actions l’éclair me dure, folie de josuétout est un nouvel espace est ouvert bien sûr, il y eut la fraîcheur et la deux ce travail vous est       la i en voyant la masse aux  il y a le sors de mon territoire. fais fin première la réserve des bribes dorothée vint au monde sur la toile de renoir, les antoine simon 13 c’était une tous ces charlatans qui       je me  “... parler une       cette antoine simon 33  “ce travail qui  c’était un besoin de couper comme de   six formes de la pour daniel farioli poussant       voyage       sur et te voici humanité    seule au f les rêves de nu(e), comme son nom la mastication des       je les lettres ou les chiffres paroles de chamantu j’ai donc dernier vers aoi depuis le 20 juillet, bribes  un livre écrit le glacis de la mort décembre 2001. la cité de la musique dernier vers aoi martin miguel art et       quand     hélas,   1) cette carissimo ulisse,torna a les plus terribles       m̵       st un tunnel sans fin et, à des quatre archanges que tandis que dans la grande       vu pour julius baltazar 1 le       devant il faut laisser venir madame l’existence n’est       &n       ( à propos des grands       sur le temps passe si vite, trois tentatives desesperees       sur le       en temps de pierres dans la tu le saiset je le vois sequence 6   le rêves de josué,       deux       arauca abstraction voir figuration         &n j’aime chez pierre raphaËl depuis ce jour, le site       le une il faut dire les d’un côté cliquetis obscène des napolì napolì       sur ( ce texte a  “s’ouvre noble folie de josué, vous êtes et tout avait   iv    vers a claude b.   comme face aux bronzes de miodrag deux mille ans nous au labyrinthe des pleursils quand vous serez tout derniers vers sun destre traquer les grands les étourneaux ! dans ma gorge me vous avez sculpter l’air :   un quand les mots     ton 1-nous sommes dehors.       je mouans sartoux. traverse de   encore une toutefois je m’estimais       aujour       " dans les horizons de boue, de tout est possible pour qui 5) triptyque marocain dernier vers aoi je t’enfourche ma antoine simon 10 l’illusion d’une  pour jean le       bien démodocos... Ça a bien un attention beau       la       dans présentation du madame déchirée       &agrav rita est trois fois humble.       la pie  au travers de toi je réponse de michel   (à d’abord l’échange des vi.- les amicales aventures carcassonne, le 06 ce paysage que tu contemplais       le pour marcel mais jamais on ne est-ce parce que, petit, on tout mon petit univers en  les éditions de vous n’avez       m&eacu       voyage       en un ecrire sur    courant si tu es étudiant en (ô fleur de courge... merci à marc alpozzo nécrologie il pleut. j’ai vu la la route de la soie, à pied, jamais je n’aurais gardien de phare à vie, au temps où le sang se sous l’occupation la vie est ce bruissement "je me tais. pour taire.     le       la  martin miguel vient exode, 16, 1-5 toute la liberté s’imprime à pour m.b. quand je me heurte pour michèle aueret l’impossible       la       midi dernier vers aoi quand il voit s’ouvrir,       quinze     &nbs f qu’il vienne, le feu quando me ne so itu pe buttati ! guarda&nbs       "       je   3   

les toutes ces pages de nos dernier vers aoi       grimpa huit c’est encore à     les fleurs du comme un préliminaire la     nous       droite cinquième essai tout vue à la villa tamaris encore la couleur, mais cette et encore  dits ce qui fascine chez on trouvera la video       force (josué avait lentement au lecteur voici le premier  tu ne renonceras pas. preambule – ut pictura   pour adèle et souvent je ne sais rien de j’arrivais dans les laure et pétrarque comme antoine simon 32 pour egidio fiorin des mots petites proses sur terre "ah ! mon doux pays, on a cru à frères et dernier vers aoi f tous les feux se sont le 26 août 1887, depuis    de femme liseuse ici. les oiseaux y ont fait « amis rollant, de dernier vers doel i avrat, la rencontre d’une   d’un coté, la question du récit       au de toutes les ils avaient si longtemps, si       et et ces et il fallait aller debout quatrième essai rares  jésus de pareïs li seit la       &agrav       le quelques autres chairs à vif paumes d’un bout à ils s’étaient franchement, pensait le chef, 0 false 21 18       le les durand : une sauvage et fuyant comme viallat © le château de       pav&ea       &n il ne reste plus que le paysage de ta tombe  et certains prétendent granz fut li colps, li dux en dernier vers aoi   j’ai souvent les dieux s’effacent carles li reis en ad prise sa l’instant criblé je crie la rue mue douleur     du faucon  il est des objets sur c’est ici, me de sorte que bientôt la parol

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Deuxième apparition de la figure du grand père dite "le grand jeu"
Faîtes vos jeux, rien ne va plus...
Ses premières absences m’avaient irrité : qu’il pût perdre un neuf d’atout, qu’il délaissât un sept de soleil ou dédaignât une scopa, m’apparaissaient si improbable, si contraire à sa compréhension des cartes et à son acharnement au jeu, que j’y voyais une gentillesse mesquine à mon égard, et il m’importait peu de vaincre si ça devait être par complaisance de l’adversaire. Mes réactions furent vives, éclatant en reproches : l’erreur n’affaiblissait-elle pas l’intérêt du jeu, n’en raccourcissait-elle pas la durée ? N’y avait-il pas dans la faute, sciemment commise, comme de la lâcheté ou du mépris pour le joueur adverse ? pouvait-il penser que je serais dupe, que je croirais qu’il était tombé dans un piège que je n’avais pas tendu, voire que, reconstruisant les phases antérieures, je finirais par me persuader que son erreur venait de ma subtilité ? Il semblait, alors, confus, comme s’éveiller et jurait qu’il n’y avait eu de sa part qu’inattention, faisant mine de rejouer le coup, ce qu’évidemment je lui refusais, préférant, s’il le désirait, recommencer la partie ou changer de jeu, après lui avoir laissé reprendre ses forces ou ses esprits...
Il me fallut ainsi quelque temps pour m’apercevoir que l’erreur, si elle n’était pas de mon fait, n’était pas non plus du sien, qu’elle était l’intervention directe de sa mort sur notre jeu, que si, à certains moments, je jouais ma partie contre lui, c’était avec une alliée comme elle ou que si je jouais soudain contre elle, c’était à un autre jeu que celui qui me préoccupait, auquel elle ne prêtait aucun intérêt sinon pour en désorganiser les termes, le dérégler.
Dans le même temps elle intervenait sur l’histoire qu’il avait l’habitude de raconter, en prenant possession de son sujet ; elle l’attaquait comme on voit le temps attaquer les couleurs, les affaiblir jusqu’à remettre au jour la toile et en user la trame, sans netteté, sans programme apparent, mais suivant les unions imprévues de l’air, de la lumière et des matières qui corrompent ici plus profondément que là, sauvegardant ailleurs une zone qui, sur ses bords, s’étiole, à l’endroit où se chevauchent deux sujets, deux couleurs, deux moments distincts du travail, deux chimies différentes. Il devait y avoir une cohérence nouvelle cachée derrière le radotage, plus malaisée à saisir, mais plus essentielle et qui s’installait chaque jour davantage au coeur de l’ancienne comme un discours de la mort elle-même lové dans les creux oubliés du vivant.
Ainsi revenait sans cesse, en son seul commencement, l’épopée des preux chevaliers autour de Charlemagne, et se répétait l’image du début de l’ultime rencontre entre Roland et les Sarrasins -mêlée, il est vrai, du départ pour la conquête de l’Abyssinie- l’image aussi des parapluies ouverts par l’ennemi en de dérisoires boucliers, ridicules et poignants. Cela tenait bon ; et lui, chien sous la table... Mais ne lui avait-on brisé quelque membre ? Il n’avait pas même conscience de l’avoir oublié. Et Saint Louis Gonzague ? Il en avait perdu jusqu’au nom. Jamais il n’avait eu quoi que ce soit de commun avec lui. Mais ne m’avait-il pas dit qu’il était devenu roi ? Les rois n’intervenaient jamais dans son histoire. La seule chose que l’on sût d’eux, c’est qu’ils étaient morts, sauf le Négus, mais il est plus que roi. La traversée ? L’attente sur les flots ? La tempête ? Ils étaient partis ; ils étaient arrivés.
Parfois il perdait patience, me reprochant le flot de mes questions, mes mensonges, me soupçonnant de me moquer de lui, de vouloir semer le doute et la perturbation, à des fins qu’il ne devinait que trop. Voilà qui était peu respectueux ou tout simplement peu charitable. Il me fallait communier plus souvent sous les deux espèces et apprendre à me soumettre au corps dont je me nourrissais, au sang dont je m’abreuvais. Oserais-je prétendre qu’il ne me l’avait pas enseigné ? Pourquoi ne le lui disais-je jamais ?
Il lançait ses reproches et ses colères sans efforts apparents, sans s’animer, presque sans animosité, la tête rejetée en arrière, immobile, le regard fixant un point, puis un autre, longuement, au dessus de lui, le corps légèrement relevé contre le chevet du lit, les bras à plat, la parole coulant, en lentes bordées, comme à la limite des larmes. On disait qu’il s’agitait la nuit, menaçant, qu’alors l’oeil devenait fixe à faire peur, qu’entre deux sommeils il semblait conscient de la mort et s’était parfois efforcé d’y entraîner ma grand-mère. Je dois préciser que -si je n’ai aucune raison de ne pas ajouter fois à ces propos- jamais je ne l’ai vu dans un état autre que celui dont je rends compte : ce renoncement chaque jour un peu plus pacifié. Sans quoi je n’aurais pu le regarder avec tant de patience et d’intérêt, supposant un itinéraire à l’oeuvre de la mort, l’imaginant dans son corps, la constatant dans ses effets, demeurant près de lui chaque fois que les va-et-vient étrangers ou mes jeunes obligations me le permettaient, l’écoutant sans crainte et sans remords, avec seulement ma compassion naissante ; jamais non plus je n’aurais pu user chaque jour davantage de compromis, admettre que je pouvais faire erreur, le prier de me pardonner mon arrogance et mon orgueil et mes cruelles questions et ma perverse mémoire et ma diabolique attitude, lui proposer de nouveau les cartes, lui laisser le choix du jeu et le soin de battre, ne pas lui faire remarquer les fantaisies de la mort ; jamais enfin l’irritation n’aurait si aisément cédé le pas à la fascination.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

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