BRIBES EN LIGNE
pas de pluie pour venir sur l’erbe verte si est       pav&ea  dans toutes les rues quatrième essai rares le "patriote", et si tu dois apprendre à printemps breton, printemps iv.- du livre d’artiste pour jean-louis cantin 1.- arbre épanoui au ciel et la peur, présente       fourmi       vaches je n’hésiterai "et bien, voilà..." dit il semble possible dernier vers aoi la route de la soie, à pied, equitable un besoin sonnerait dans le respect du cahier des « h&eacu af : j’entends un tunnel sans fin et, à       st deuxième essai       &ccedi abu zayd me déplait. pas nous lirons deux extraits de le 26 août 1887, depuis dans les hautes herbes  le "musée tout en travaillant sur les pour m.b. quand je me heurte       le ce qui fascine chez       en un depuis ce jour, le site la rencontre d’une même si une autre approche de ço dist li reis : bientôt, aucune amarre pas même   j’ai souvent la fraîcheur et la la vie humble chez les nous avancions en bas de je ne sais pas si       descen pour marcel le passé n’est pierre ciel il y a tant de saints sur qu’est-ce qui est en macles et roulis photo 4 aux george(s) (s est la    il c’est extrêmement  hier, 17 eurydice toujours nue à       pav&ea       la l’attente, le fruit dernier vers que mort approche d’une antoine simon 19 vertige. une distance f le feu s’est       allong la mort, l’ultime port, souvent je ne sais rien de j’ai longtemps il n’est pire enfer que   dits de       qui noble folie de josué,       longte  les premières antoine simon 29 o tendresses ô mes     m2 &nbs la terre a souvent tremblé     son très malheureux...       jonath  il y a le assise par accroc au bord de       &n chercher une sorte de pour martine       en la mastication des comme une suite de 1.- les rêves de je ne peins pas avec quoi, buttati ! guarda&nbs la poésie, à la "la musique, c’est le       et tu rare moment de bonheur, la chaude caresse de quel étonnant pour martine, coline et laure 1. il se trouve que je suis en ceste tere ad estet ja       devant       la       rampan lentement, josué pour michèle aueret faisant dialoguer à bernadette antoine simon 23       m̵       ( mes pensées restent       parfoi antoine simon 5       la c’est ici, me j’ai travaillé bernadette griot vient de   en grec, morías dans l’effilé de  improbable visage pendu antoine simon 2 dans les rêves de la Être tout entier la flamme l’impossible   est-ce que ce qui aide à pénétrer le vous êtes       pourqu dernier vers aoi la lecture de sainte       &agrav …presque vingt ans plus       pass&e comme c’est ma voix n’est plus que     &nbs troisième essai cet article est paru       force fin première "l’art est-il “le pinceau glisse sur poème pour antoine simon 26 macles et roulis photo       "   (à  c’était   jn 2,1-12 : dessiner les choses banales la terre nous j’ai donc raphaËl pour andré pour le prochain basilic, (la sequence 6   le   pour théa et ses "moi, esclave" a       le     surgi deux ce travail vous est un verre de vin pour tacher mougins. décembre quand il voit s’ouvrir, il en est des noms comme du pur ceste espee ai dulor e on croit souvent que le but dernier vers aoi beaucoup de merveilles       marche  l’écriture mesdames, messieurs, veuillez (ô fleur de courge... autre citation que reste-t-il de la     un mois sans au commencement était pour jacky coville guetteurs       quand du fond des cours et des 1 la confusion des       &agrav « e ! malvais de l’autre  mise en ligne du texte toutefois je m’estimais attendre. mot terrible.  les œuvres de sables mes parolesvous un jour, vous m’avez  zones gardées de dernier vers aoi         voyage pluies et bruines, dernier vers aoi antoine simon 16       &eacut je t’ai admiré, il en est des meurtrières. madame, c’est notre dernier vers aoi temps de cendre de deuil de       un       le je ne saurais dire avec assez       neige saluer d’abord les plus attendre. mot terrible. pour andré villers 1) mille fardeaux, mille 13) polynésie bal kanique c’est       dans       le       le pour qui veut se faire une "tu sais ce que c’est on peut croire que martine cinquième citationne juste un l’heure de la mieux valait découper les étourneaux ! jamais si entêtanteeurydice et…  dits de  référencem     sur la ( ce texte a ainsi va le travail de qui station 4 : judas        &n huit c’est encore à reprise du site avec la passent .x. portes,   pour olivier clere est la noit e la glaciation entre li emperere s’est paroles de chamantu À peine jetés dans le envoi du bulletin de bribes tout est possible pour qui c’est vrai et tout avait       une patrick joquel vient de merci au printemps des rien n’est plus ardu (josué avait lentement       fourr& on a cru à       fleure 1 au retour au moment écoute, josué,       fleur tous feux éteints. des et ma foi, ce n’est pas aux choses tout mon petit univers en pour jacqueline moretti, paysage de ta tombe  et le franchissement des in the country a supposer quece monde tienne   on n’est deuxième apparition deux nouveauté, l’art n’existe       sur autre petite voix   ces notes pour andré c’est la distance entre antoine simon 11 toujours les lettres : d’un côté     à       &   un références : xavier       pass&e       &agrav     pluie du rm : d’accord sur       voyage normalement, la rubrique c’est le grand antoine simon 32       entre décembre 2001.       o accorde ton désir à ta il faut laisser venir madame seins isabelle boizard 2005  pour le dernier jour la fraîcheur et la     après       dans quand les mots agnus dei qui tollis peccata paien sunt morz, alquant 0 false 21 18 voudrais je vous et que vous dire des l’illusion d’une non, björg, les parents, l’ultime       " passet li jurz, si turnet a     hélas, autres litanies du saint nom  née à le coeur du régine robin,       object       allong préparation des madame dans l’ombre des       " charogne sur le seuilce qui monde imaginal, folie de josuétout est libre de lever la tête recleimet deu mult coupé en deux quand n’ayant pas pour max charvolen 1)  la lancinante       soleil 0 false 21 18       sur station 7 : as-tu vu judas se       longte avez-vous vu       j̵ et que dire de la grâce autre citation"voui deuxième approche de iloec endreit remeint li os       dans je m’étonne toujours de la       sur    seule au dernier vers aoi             vu  je signerai mon troisième essai et un trait gris sur la le numéro exceptionnel de je meurs de soif pour jean-marie simon et sa ...et poème pour cinquième essai tout       six portrait. 1255 :   entrons il n’y a pas de plus ce qui importe pour réponse de michel       l̵ générations c’est la chair pourtant   né le 7 pas sur coussin d’air mais il faut aller voir de sorte que bientôt pour mes enfants laure et un besoin de couper comme de antoine simon 33 dernier vers aoi cette machine entre mes la cité de la musique « amis rollant, de cher bernard  hors du corps pas la tentation du survol, à tous ces charlatans qui difficile alliage de     vers le soir dernier vers doel i avrat, il s’appelait nice, le 18 novembre 2004 ici, les choses les plus premier vers aoi dernier je suis celle qui trompe il est le jongleur de lui la parol

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ANNE GÉRARD

<- Exergue | 10 octobre, 5 heures du matin ->
5 octobre
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 25 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 25 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, deux étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses deux gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exalant aucun parfum, sauf celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voilà nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop près à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 20 juillet 2009

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