BRIBES EN LIGNE
antoine simon 10 deuxième suite accorde ton désir à ta exode, 16, 1-5 toute branches lianes ronces     oued coulant tes chaussures au bas de cher bernard "l’art est-il dans ce périlleux       au elle disposait d’une si tu es étudiant en     &nbs j’ai en réserve guetter cette chose que d’heures       reine dernier vers aoi    le "musée    si tout au long rêve, cauchemar, ma chair n’est dernier vers aoi dans le pain brisé son       marche antoine simon 26 et  riche de mes       pour gardien de phare à vie, au la chaude caresse de       devant a toi le don des cris qui     pourquoi violette cachéeton allons fouiller ce triangle       l̵ montagnesde neuf j’implore en vain     au couchant je n’hésiterai antoine simon 31 epuisement de la salle,   ces notes       fourr&       force et voici maintenant quelques la littérature de ….omme virginia par la le glacis de la mort le recueil de textes antoine simon 21 en 1958 ben ouvre à   entrons     double un titre : il infuse sa elle ose à peine n’ayant pas de pa(i)smeisuns en est venuz passet li jurz, la noit est pour michèle gazier 1) tromper le néant chaque jour est un appel, une il est le jongleur de lui     le cygne sur dernier vers aoi dernier vers aoi mille fardeaux, mille mon travail est une “le pinceau glisse sur       sur le je t’enfourche ma   au milieu de       la  un livre écrit vertige. une distance huit c’est encore à est-ce parce que, petit, on dernier vers aoi  martin miguel vient dans les horizons de boue, de je ne peins pas avec quoi,  dans le livre, le       je me de profondes glaouis       dans il y a des objets qui ont la le temps passe dans la l’existence n’est sors de mon territoire. fais je crie la rue mue douleur pas même     extraire       il       les ma mémoire ne peut me     pluie du       sur (ma gorge est une         &n       l̵     chant de quelques textes la musique est le parfum de   maille 1 :que folie de josuétout est descendre à pigalle, se       gentil troisième essai et poussées par les vagues dernier vers aoi carissimo ulisse,torna a antoine simon 9 ki mult est las, il se dort et tout avait toutes sortes de papiers, sur sept (forces cachées qui pour jean marie   dits de "pour tes       il la liberté de l’être  pour jean le percey priest lakesur les       dans religion de josué il le géographe sait tout  tu ne renonceras pas. station 4 : judas  les premières polenta granz fut li colps, li dux en il avait accepté "et bien, voilà..." dit mult ben i fierent franceis e le pendu ce jour là, je pouvais si j’avais de son       rampan ] heureux l’homme  “... parler une torna a sorrento ulisse torna     m2 &nbs “dans le dessin la cité de la musique si j’étais un voici des œuvres qui, le ço dist li reis :       un macles et roulis photo 1 la fraîcheur et la       object li emperere s’est madame, c’est notre  on peut passer une vie nous avancions en bas de       nuage bribes en ligne a       en dans l’innocence des       a l’aube des apaches, je t’ai admiré, il existe au moins deux six de l’espace urbain, j’oublie souvent et       l̵ on croit souvent que le but       m̵ ne faut-il pas vivre comme j’écoute vos suite de rm : d’accord sur le lent tricotage du paysage station 7 : as-tu vu judas se    nous je serai toujours attentif à  les trois ensembles la question du récit       grimpa madame chrysalide fileuse dentelle : il avait       et comme un préliminaire la c’est la distance entre       les       retour       soleil antoine simon 7 et…  dits de pour michèle aueret tandis que dans la grande peinture de rimes. le texte l’attente, le fruit l’ami michel  de la trajectoire de ce       au quand vous serez tout écrirecomme on se       entre       pav&ea bien sûrla       à un jour, vous m’avez in the country le "patriote", les plus vieilles mi viene in mentemi   six formes de la       m̵ effleurer le ciel du bout des       enfant       b&acir f le feu est venu,ardeur des tout mon petit univers en antoine simon 2 dans les hautes herbes morz est rollant, deus en ad     [1]  se reprendre. creuser son depuis le 20 juillet, bribes et la peur, présente et que vous dire des autre essai d’un quand les mots ...et poème pour       la légende fleurie est le bulletin de "bribes temps de pierres     l’é c’est la peur qui fait       &agrav       baie       l̵ il tente de déchiffrer,       midi villa arson, nice, du 17 la force du corps, cinq madame aux yeux le plus insupportable chez 1) la plupart de ces accoucher baragouiner   pour olivier       et tu       jonath on trouvera la video zacinto dove giacque il mio le franchissement des    seule au       la deuxième essai l’éclair me dure, j’ai travaillé     du faucon   le texte suivant a  pour le dernier jour le ciel est clair au travers sixième paysage de ta tombe  et       cerisi de tantes herbes el pre pour marcel j’aime chez pierre bruno mendonça       ...mai À max charvolen et martin quando me ne so itu pe de la Être tout entier la flamme   voici donc la pas de pluie pour venir les cuivres de la symphonie al matin, quant primes pert très malheureux...       sur dans l’effilé de clquez sur il semble possible moisissures mousses lichens c’est le grand la fraîcheur et la même si  la lancinante antoine simon 14   adagio   je   pour le prochain références : xavier pour mireille et philippe       la       embarq si, il y a longtemps, les je désire un janvier 2002 .traverse       fleure nice, le 18 novembre 2004 je suis bien dans   je ne comprends plus ce n’est pas aux choses rêves de josué, archipel shopping, la       coude lu le choeur des femmes de j’arrivais dans les   un vendredi le vieux qui abstraction voir figuration mes pensées restent agnus dei qui tollis peccata la galerie chave qui       les       sur et ces "ces deux là se i.- avaler l’art par cet article est paru vi.- les amicales aventures aux barrières des octrois napolì napolì dernier vers aoi    de femme liseuse jamais si entêtanteeurydice le 23 février 1988, il nous avons affaire à de ce monde est semé a propos de quatre oeuvres de autre citation"voui de prime abord, il de toutes les       au s’égarer on au programme des actions granz est li calz, si se nous viendrons nous masser  ce mois ci : sub très saintes litanies depuis ce jour, le site       longte   je n’ai jamais       banlie la poésie, à la issent de mer, venent as le 26 août 1887, depuis frères et apaches : nos voix       je able comme capable de donner À perte de vue, la houle des heureuse ruine, pensait deuxième essai le antoine simon 6       ce antoine simon 32 f le feu m’a dans un coin de nice,     cet arbre que raphaël   la production l’illusion d’une un soir à paris au madame dans l’ombre des 7) porte-fenêtre et que dire de la grâce me ce 28 février 2002.     rien  avec « a la dernier vers aoi pour julius baltazar 1 le chercher une sorte de passet li jurz, si turnet a karles se dort cum hume r.m.a toi le don des cris qui mougins. décembre  hors du corps pas à bernadette     &nbs dans le monde de cette attelage ii est une œuvre   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ANNE GÉRARD

<- Exergue | 10 octobre, 5 heures du matin ->
5 octobre
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 25 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 25 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, deux étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses deux gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exalant aucun parfum, sauf celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voilà nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop près à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 20 juillet 2009

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