BRIBES EN LIGNE
dans le train premier mise en ligne temps où les coeurs vous avez n’ayant pas tout en vérifiant pour pierre theunissen la  martin miguel vient pour marcel       la       dans dernier vers aoi     l’é la légende fleurie est il souffle sur les collines quand c’est le vent qui comme un préliminaire la f le feu s’est 1254 : naissance de constellations et douze (se fait terre se "pour tes un nouvel espace est ouvert la fonction, essai de nécrologie, antoine simon 28       &agrav       que deuxième essai le 19 novembre 2013, à la       l̵ attention beau       au madame des forêts de tout est prêt en moi pour cinquième essai tout passet li jurz, si turnet a m1        pour le dernier jour tu le sais bien. luc ne       grimpa et c’était dans exacerbé d’air "si elle est dernier vers aoi recleimet deu mult   se effleurer le ciel du bout des   je n’ai jamais sainte marie, halt sunt li pui e mult halt la deuxième édition du les avenues de ce pays j’ai donc j’oublie souvent et  de même que les tout mon petit univers en douce est la terre aux yeux écoute, josué, du bibelot au babilencore une la force du corps,       la r.m.a toi le don des cris qui       sur "ces deux là se vos estes proz e vostre si, il y a longtemps, les       reine je t’enlace gargouille       alla spectacle de josué dit    au balcon certains soirs, quand je al matin, quant primes pert mais jamais on ne  les œuvres de après la lecture de sauvage et fuyant comme i.- avaler l’art par "le renard connaît nous lirons deux extraits de    seule au 1257 cleimet sa culpe, si quand les eaux et les terres neuf j’implore en vain imagine que, dans la j’ai perdu mon nice, le 18 novembre 2004 ce petites proses sur terre au programme des actions juste un deuxième apparition de un besoin de couper comme de il y a tant de saints sur       longte station 4 : judas  les dernières quai des chargeurs de macles et roulis photo 4 dernier vers que mort       pourqu pour mireille et philippe a grant dulur tendrai puis ( ce texte a cette machine entre mes fontelucco, 6 juillet 2000       au antoine simon 23 et encore  dits 1.- les rêves de ainsi alfred… "la musique, c’est le et ma foi,       il pur ceste espee ai dulor e antoine simon 14 encore la couleur, mais cette       la i en voyant la masse aux   jn 2,1-12 : cet article est paru dans le ] heureux l’homme un homme dans la rue se prend Être tout entier la flamme on croit souvent que le but carissimo ulisse,torna a pas facile d’ajuster le trois (mon souffle au matin madame dans l’ombre des il y a des objets qui ont la       p&eacu le geste de l’ancienne, troisième essai j’écoute vos       je me le coquillage contre des voix percent, racontent je découvre avant toi d’ eurydice ou bien de f le feu s’est à la bonne le galop du poème me la terre nous ce qui fait tableau : ce       je       droite voici des œuvres qui, le     [1]  passet li jurz, la noit est       l̵ ce pays que je dis est  pour jean le soudain un blanc fauche le       magnol vue à la villa tamaris dernier vers aoi dernier vers aoi nice, le 8 octobre  “comment dernier vers aoi reflets et echosla salle et tout avait onze sous les cercles "mais qui lit encore le       sur le souvent je ne sais rien de     vers le soir deuxième apparition       parfoi la bouche pleine de bulles   pour théa et ses voile de nuità la       " madame est toute l’art c’est la in the country macles et roulis photo 7       vu       la antoine simon 7 l’erbe del camp, ki  pour de où l’on revient des quatre archanges que chaises, tables, verres,  dans le livre, le       gentil       qui     extraire dentelle : il avait ensevelie de silence,       nuage       pass&e est-ce parce que, petit, on li quens oger cuardise s’égarer on tandis que dans la grande       au     une abeille de sables mes parolesvous il semble possible       un archipel shopping, la je dors d’un sommeil de le plus insupportable chez pour yves et pierre poher et je t’enfourche ma préparation des portrait. 1255 : et te voici humanité À la loupe, il observa a toi le don des cris qui carles li reis en ad prise sa arbre épanoui au ciel une il faut dire les antoine simon 11 ce texte se présente c’est le grand  au mois de mars, 1166 descendre à pigalle, se       quinze       su 1-nous sommes dehors. apaches : pour maguy giraud et c’est extrêmement siglent a fort e nagent e la mort, l’ultime port, il ne s’agit pas de       ma macles et roulis photo 6 exode, 16, 1-5 toute ...et poème pour abstraction voir figuration     rien les textes mis en ligne pour jacky coville guetteurs  les trois ensembles pour jean-marie simon et sa     après antoine simon 16 "et bien, voilà..." dit juste un mot pour annoncer ce texte m’a été nous dirons donc traquer la route de la soie, à pied, de pareïs li seit la       le       les quand les mots       dans     quand la liberté de l’être pour jacqueline moretti, dernier vers aoi       nuage pour mon épouse nicole       baie       voyage antoine simon 32 vi.- les amicales aventures de la       st j’ai longtemps leonardo rosa reprise du site avec la cet article est paru torna a sorrento ulisse torna li emperere s’est je ne sais pas si       les le géographe sait tout  hier, 17 antoine simon 19 guetter cette chose  la lancinante       pass&e assise par accroc au bord de dimanche 18 avril 2010 nous je t’ai admiré, accorde ton désir à ta À max charvolen et la vie est dans la vie. se       dans c’est vrai li emperere par sa grant allons fouiller ce triangle       " antoine simon 29   pour olivier saluer d’abord les plus le scribe ne retient       vaches       neige       chaque cinquième citationne dernier vers aoi et que vous dire des il faut laisser venir madame  “s’ouvre ne faut-il pas vivre comme     dans la ruela rm : nous sommes en o tendresses ô mes deux ajouts ces derniers se reprendre. creuser son       les la vie humble chez les je suis bien dans dans les rêves de la cet univers sans toutes sortes de papiers, sur lancinant ô lancinant issent de mer, venent as le ciel est clair au travers dernier vers aoi dernier vers aoi les dessins de martine orsoni  c’était vous avez il en est des noms comme du dans les carnets  monde rassemblé c’est parfois un pays aux barrières des octrois seul dans la rue je ris la tout à fleur d’eaula danse   j’ai souvent       dans dans la caverne primordiale le ciel de ce pays est tout       &agrav antoine simon 21       "je me tais. pour taire. vous êtes et…  dits de deux nouveauté, voudrais je vous poussées par les vagues le lourd travail des meules  il est des objets sur ce qui importe pour pour mes enfants laure et il tente de déchiffrer, si j’avais de son pour julius baltazar 1 le       &agrav très malheureux... jamais je n’aurais les durand : une des conserves ! marie-hélène coupé en deux quand  la toile couvre les la prédication faite il ne reste plus que le 13) polynésie sa langue se cabre devant le un soir à paris au       la on peut croire que martine antoine simon 12 pour gilbert sous la pression des   le 10 décembre dans ce pays ma mère 1) notre-dame au mur violet en ceste tere ad estet ja pour martin mise en ligne d’un la réserve des bribes me     son  de la trajectoire de ce       apr&eg       sur giovanni rubino dit certains prétendent "nice, nouvel éloge de la       fourr& de pa(i)smeisuns en est venuz une autre approche de dans ce périlleux hans freibach : « voici chaque jour est un appel, une pour jean gautheronle cosmos de l’autre       longte       bonheu la parol

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ANNE GÉRARD

<- Exergue | 10 octobre, 5 heures du matin ->
5 octobre
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 25 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 25 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, deux étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses deux gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exalant aucun parfum, sauf celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voilà nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop près à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 20 juillet 2009

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