BRIBES EN LIGNE
dernier vers aoi     le cygne sur       object dernier vers aoi si j’étais un jamais si entêtanteeurydice face aux bronzes de miodrag l’illusion d’une l’impossible troisième essai et c’est un peu comme si, antoine simon 3 marcel alocco a il faut laisser venir madame morz est rollant, deus en ad "nice, nouvel éloge de la pas sur coussin d’air mais antoine simon 16       il  de même que les la communication est un verre de vin pour tacher chaises, tables, verres, c’est ici, me mouans sartoux. traverse de ce qui fascine chez les textes mis en ligne la terre nous       au pour marcel ( ce texte a langues de plomba la des voiles de longs cheveux   max charvolen, martin miguel       dans       s̵       dans f le feu s’est       grimpa  l’écriture       d&eacu       dans très saintes litanies onze sous les cercles vedo la luna vedo le la poésie, à la deux mille ans nous les installations souvent,       la       m̵ macles et roulis photo 3 ] heureux l’homme dernier vers aoi les durand : une station 7 : as-tu vu judas se quel ennui, mortel pour coupé le sonà percey priest lakesur les travail de tissage, dans tant pis pour eux. cinq madame aux yeux écrirecomme on se madame des forêts de au labyrinthe des pleursils       p&eacu 5) triptyque marocain       au en 1958 ben ouvre à temps de bitume en fusion sur bribes en ligne a toutefois je m’estimais       ce grande lune pourpre dont les assise par accroc au bord de       je me dernier vers aoi       force dans la caverne primordiale un tunnel sans fin et, à moisissures mousses lichens   maille 1 :que       la antoine simon 19 dix l’espace ouvert au c’est pour moi le premier     son  si, du nouveau samuelchapitre 16, versets 1 l’heure de la la lecture de sainte issent de mer, venent as antoine simon 14 le géographe sait tout iloec endreit remeint li os pour andré villers 1) marie-hélène cette machine entre mes la vie est dans la vie. se le "patriote",       magnol dernier vers aoi mille fardeaux, mille immense est le théâtre et dans le respect du cahier des macles et roulis photo rossignolet tu la quand il voit s’ouvrir, dernier vers aoi         le patrick joquel vient de vous avez c’était une macao grise  il est des objets sur       montag toutes ces pages de nos     l’é     tout autour pluies et bruines,       &agrav       le a ma mère, femme parmi pour michèle gazier 1 j’ai relu daniel biga, ainsi fut pétrarque dans al matin, quant primes pert     chant de     du faucon abstraction voir figuration voici des œuvres qui, le ne faut-il pas vivre comme coupé en deux quand et je vois dans vos normalement, la rubrique carissimo ulisse,torna a À l’occasion de j’ai ajouté juste un attelage ii est une œuvre laure et pétrarque comme antoine simon 30 mais non, mais non, tu de pa(i)smeisuns en est venuz     cet arbre que   que signifie       l̵ “le pinceau glisse sur les dessins de martine orsoni   le 10 décembre pas même       é             l̵     les provisions       le marché ou souk ou je rêve aux gorges on a cru à madame est la reine des sous l’occupation       " dernier vers aoi la mort d’un oiseau.   dits de grant est la plaigne e large       dans dans ce périlleux n’ayant pas       ...mai sur l’erbe verte si est dernier vers aoi       au de tantes herbes el pre un besoin de couper comme de la légende fleurie est la gaucherie à vivre, je reviens sur des       reine d’un bout à références : xavier merci à la toile de "l’art est-il pour philippe       o glaciation entre dernier vers aoi prenez vos casseroles et ce qui fait tableau : ce et te voici humanité le temps passe dans la nice, le 8 octobre "si elle est les parents, l’ultime granz est li calz, si se bal kanique c’est  “s’ouvre       l̵   marcel   si vous souhaitez r.m.a toi le don des cris qui une errance de (en regardant un dessin de dans un coin de nice, 1254 : naissance de tu le saiset je le vois     chambre pour jacky coville guetteurs petit matin frais. je te       longte toi, mésange à le plus insupportable chez maintenant il connaît le deux ce travail vous est       banlie il existe deux saints portant À la loupe, il observa s’ouvre la   (à quatre si la mer s’est depuis ce jour, le site  référencem le passé n’est a propos de quatre oeuvres de antoine simon 6 à la bonne et encore  dits des quatre archanges que que d’heures a claude b.   comme autre citation"voui nos voix mult est vassal carles de antoine simon 23 on dit qu’agathe       en je t’ai admiré,   3   

les   la production inoubliables, les antoine simon 27 à sylvie l’attente, le fruit on peut croire que martine trois tentatives desesperees pour martine       dans pour maguy giraud et fontelucco, 6 juillet 2000 f les feux m’ont dernier vers aoi « voici       &n pour jean-marie simon et sa et nous n’avons rien buttati ! guarda&nbs    seule au       la dernier vers aoi         le       un madame, c’est notre   ciel !!!! le bulletin de "bribes la mastication des un trait gris sur la  avec « a la ce paysage que tu contemplais 0 false 21 18 les amants se j’ai donc et que dire de la grâce  hier, 17 à propos des grands     vers le soir voile de nuità la       fourmi nous savons tous, ici, que il y a dans ce pays des voies de pareïs li seit la     après  dernier salut au macles et roulis photo 1  dans toutes les rues i mes doigts se sont ouverts la chaude caresse de       sur je suis occupé ces je n’hésiterai il ne s’agit pas de un jour nous avons dire que le livre est une voudrais je vous "tu sais ce que c’est dernier vers aoi pour martin on préparait dernier vers aoi  “la signification       j̵ essai de nécrologie,       le agnus dei qui tollis peccata   six formes de la alocco en patchworck © dessiner les choses banales  tu vois im font chier     une abeille de equitable un besoin sonnerait mes pensées restent clers fut li jurz e li   l’oeuvre vit son       gentil je suis bien dans pour egidio fiorin des mots cet article est paru le texte qui suit est, bien huit c’est encore à une autre approche de ajout de fichiers sons dans beaucoup de merveilles d’ eurydice ou bien de       pass&e « e ! malvais ouverture d’une dernier vers aoi la rencontre d’une la cité de la musique clers est li jurz et li ce n’est pas aux choses toute une faune timide veille le soleil n’est pas se reprendre. creuser son chercher une sorte de quel étonnant       au dernier vers aoi   1) cette des conserves ! madame est une un soir à paris au     &nbs attention beau il ne reste plus que le    il pour j’entends sonner les       va mi viene in mentemi dans le pays dont je vous raphaËl madame déchirée sors de mon territoire. fais les grands sauvage et fuyant comme nous lirons deux extraits de       dans ce m1           m2 &nbs " je suis un écorché vif. dernier vers que mort able comme capable de donner madame aux rumeurs (dans mon ventre pousse une de proche en proche tous de prime abord, il       sur "je me tais. pour taire. (À l’église il y a des objets qui ont la       bonhe  pour le dernier jour autre petite voix mieux valait découper j’écoute vos temps de pierres dans la       apparu pour le prochain basilic, (la rare moment de bonheur, "mais qui lit encore le       je me je dors d’un sommeil de       &n difficile alliage de autre essai d’un ils s’étaient       parfoi   pour le prochain j’oublie souvent et antoine simon 9 approche d’une Être tout entier la flamme violette cachéeton la parol

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ANNE GÉRARD

<- 5 octobre | 27 octobre, abandon total ->
10 octobre, 5 heures du matin
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 26 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 26 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, 2 étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses 2 gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis crac, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exaltant aucun parfum, sauf peut- être celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voila nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop prêt à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, elle, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 27 juillet 2009

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