BRIBES EN LIGNE
merci à la toile de siglent a fort e nagent e giovanni rubino dit qu’est-ce qui est en     extraire (josué avait l’une des dernières la question du récit antoine simon 18 et combien faisant dialoguer de mes deux mains macles et roulis photo le ciel est clair au travers pour michèle attendre. mot terrible.  née à tu le sais bien. luc ne et…  dits de r.m.a toi le don des cris qui dernier vers doel i avrat, mon travail est une l’art n’existe générations quand c’est le vent qui le plus insupportable chez c’est la distance entre       glouss et te voici humanité ce texte m’a été la galerie chave qui rare moment de bonheur, le 2 juillet très saintes litanies ….omme virginia par la       &agrav jouer sur tous les tableaux introibo ad altare macles et roulis photo 7 la langue est intarissable autre citation"voui  la lancinante de toutes les de tantes herbes el pre macao grise 0 false 21 18 carmelo arden quin est une       assis       au 1254 : naissance de le proche et le lointain       bruyan si j’avais de son rossignolet tu la     depuis pour robert  de même que les 13) polynésie un homme dans la rue se prend Éléments - nice, le 18 novembre 2004 exode, 16, 1-5 toute la vie est ce bruissement "le renard connaît j’ai travaillé fin première       s̵ seins isabelle boizard 2005    regardant antoine simon 12 la pureté de la survie. nul dessiner les choses banales on a cru à encore la couleur, mais cette je suis celle qui trompe       pass&e l’éclair me dure, antoine simon 17       pass&e mi viene in mentemi "tu sais ce que c’est petit matin frais. je te       dans l’homme est antoine simon 19 approche d’une je ne saurais dire avec assez dernier vers aoi quand sur vos visages les religion de josué il et la peur, présente   encore une il y a tant de saints sur effleurer le ciel du bout des  “ce travail qui c’est la chair pourtant antoine simon 25 a toi le don des cris qui leonardo rosa bal kanique c’est c’est la peur qui fait de l’autre un trait gris sur la un nouvel espace est ouvert dans ce pays ma mère quelque chose nice, le 30 juin 2000 mise en ligne et  riche de mes ço dist li reis :       b&acir dans ma gorge le numéro exceptionnel de nous viendrons nous masser   ces notes réponse de michel lancinant ô lancinant attention beau   que signifie saluer d’abord les plus un tunnel sans fin et, à   3   

les     longtemps sur alocco en patchworck © de la   j’ai souvent i.- avaler l’art par pour m.b. quand je me heurte une il faut dire les en 1958 ben ouvre à ainsi alfred… jamais si entêtanteeurydice le galop du poème me edmond, sa grande ce va et vient entre (dans mon ventre pousse une       ton 7) porte-fenêtre antoine simon 6 branches lianes ronces reflets et echosla salle le pendu       maquis       la pie karles se dort cum hume il ne sait rien qui ne va il s’appelait les grands ils sortent (elle entretenait dieu faisait silence, mais       la   (à du fond des cours et des quel ennui, mortel pour preambule – ut pictura merci à marc alpozzo deux ajouts ces derniers prenez vos casseroles et sauvage et fuyant comme diaphane est le mot (ou entr’els nen at ne pui le vieux qui  “comment madame, vous débusquez à propos des grands tout à fleur d’eaula danse antoine simon 20 a christiane pour daniel farioli poussant c’est vrai ne faut-il pas vivre comme le 26 août 1887, depuis « pouvez-vous jusqu’à il y a je t’enfourche ma       bonheu     au couchant cet univers sans À max charvolen et pur ceste espee ai dulor e spectacle de josué dit       ma le glacis de la mort deux ce travail vous est je meurs de soif a ma mère, femme parmi deuxième approche de pour pierre theunissen la    au balcon (de)lecta lucta         magnol passet li jurz, si turnet a voile de nuità la  les trois ensembles       la mougins. décembre rita est trois fois humble.     pourquoi il ne reste plus que le le ciel de ce pays est tout sous l’occupation abu zayd me déplait. pas au matin du la communication est       va le "patriote", station 4 : judas  lentement, josué onze sous les cercles « voici       voyage rêve, cauchemar, douze (se fait terre se il avait accepté       journ&       en quand les eaux et les terres des voix percent, racontent ce qui fascine chez j’ai ajouté madame aux rumeurs equitable un besoin sonnerait       le laure et pétrarque comme pour lee pour jean-marie simon et sa antoine simon 27       st       dans préparation des mult ben i fierent franceis e a propos de quatre oeuvres de on cheval coupé le sonà  pour le dernier jour elle réalise des  “... parler une démodocos... Ça a bien un  l’exposition  derniers vers sun destre on préparait en cet anniversaire, ce qui lorsqu’on connaît une tromper le néant vous êtes lorsque martine orsoni après la lecture de       une       une  les premières neuf j’implore en vain marché ou souk ou la liberté s’imprime à le scribe ne retient dernier vers aoi       dans       " c’est seulement au       le   pour théa et ses pour michèle gazier 1) les parents, l’ultime       la carles respunt :       ...mai chaises, tables, verres,       object pour michèle gazier 1 madame est une torche. elle ma voix n’est plus que a grant dulur tendrai puis difficile alliage de       " dernier vers aoi la vie est dans la vie. se le 26 août 1887, depuis les dernières le lent tricotage du paysage la route de la soie, à pied, dernier vers aoi il était question non et ma foi, deuxième essai le les amants se l’erbe del camp, ki   se mes pensées restent il existe deux saints portant       &agrav       &n la fonction, dernier vers aoi quelques textes dernier vers aoi  improbable visage pendu pour andré une fois entré dans la  référencem est-ce parce que, petit, on       avant cet article est paru dans le attendre. mot terrible.       grimpa villa arson, nice, du 17 iloec endreit remeint li os  dans toutes les rues       " cliquetis obscène des li quens oger cuardise trois tentatives desesperees  on peut passer une vie tendresse du mondesi peu de   ces sec erv vre ile    il  les œuvres de tendresses ô mes envols en ceste tere ad estet ja et tout avait pour marcel f les feux m’ont le bulletin de "bribes       ce vous deux, c’est joie et       enfant j’ai longtemps       le pour helmut pour le prochain basilic, (la  hors du corps pas de prime abord, il des quatre archanges que madame a des odeurs sauvages "la musique, c’est le dans le train premier       longte il y a des objets qui ont la       voyage  c’était tous ces charlatans qui     le cygne sur clers est li jurz et li     ton errer est notre lot, madame, pour angelo un jour nous avons heureuse ruine, pensait     rien     vers le soir je suis occupé ces les plus terribles  mise en ligne du texte inoubliables, les "l’art est-il   au milieu de peinture de rimes. le texte       les avant dernier vers aoi attelage ii est une œuvre li emperere s’est bribes en ligne a 1 au retour au moment la cité de la musique envoi du bulletin de bribes       midi f qu’il vienne, le feu hans freibach :       bonhe madame est toute grande lune pourpre dont les je me souviens de il faut aller voir  epître aux       jardin la tentation du survol, à tout en travaillant sur les       ( la rencontre d’une antoine simon 24 onzième epuisement de la salle, madame déchirée       sur le cette machine entre mes       &ccedi       " ce ses mains aussi étaient le 23 février 1988, il j’oublie souvent et     oued coulant pour michèle aueret   1) cette       longte la parol

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ANNE GÉRARD

<- 5 octobre | 27 octobre, abandon total ->
10 octobre, 5 heures du matin
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 26 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 26 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, 2 étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses 2 gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis crac, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exaltant aucun parfum, sauf peut- être celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voila nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop prêt à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, elle, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 27 juillet 2009

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