BRIBES EN LIGNE
au seuil de l’atelier non, björg,       je (ma gorge est une dernier vers aoi deuxième apparition de granz est li calz, si se antoine simon 16 pour alain borer le 26  ce mois ci : sub       la histoire de signes . normalement, la rubrique     double "nice, nouvel éloge de la je me souviens de        le "musée une il faut dire les huit c’est encore à dans le monde de cette titrer "claude viallat, libre de lever la tête station 3 encore il parle       dans dernier vers doel i avrat,       le douce est la terre aux yeux j’aime chez pierre etait-ce le souvenir    7 artistes et 1       o me quatrième essai rares a ma mère, femme parmi un nouvel espace est ouvert af : j’entends dernier vers aoi mieux valait découper ce qui fascine chez le temps passe si vite, pour martine, coline et laure constellations et dix l’espace ouvert au je serai toujours attentif à       neige coupé le sonà       une de proche en proche tous       une  avec « a la dernier vers aoi chairs à vif paumes dernier vers aoi c’est seulement au ce paysage que tu contemplais de prime abord, il     chambre de toutes les  jésus ma voix n’est plus que   le texte suivant a  de même que les je suis celle qui trompe       dans je déambule et suis tout en vérifiant madame a des odeurs sauvages   se à la mémoire de la deuxième édition du     ton la rencontre d’une d’ eurydice ou bien de je t’enlace gargouille nous avancions en bas de dans le train premier je découvre avant toi       sous « 8° de sous l’occupation pour michèle aueret  dans toutes les rues dans ce pays ma mère …presque vingt ans plus pas facile d’ajuster le       cet arbre que antoine simon 12     &nbs la liberté s’imprime à un temps hors du  “comment accoucher baragouiner approche d’une       sur le soleil n’est pas ici. les oiseaux y ont fait mise en ligne la question du récit ce poème est tiré du antoine simon 23 livre grand format en trois elle ose à peine je crie la rue mue douleur   en grec, morías préparation des dans les carnets       st dans ma gorge le nécessaire non je suis bien dans       &agrav c’était une ce jour-là il lui vous avez       l̵ f j’ai voulu me pencher pour helmut dans les écroulements       la dernier vers aoi   la brume. nuages j’entends sonner les     un mois sans la danse de ils sortent vous dites : "un seins isabelle boizard 2005       l̵ des voiles de longs cheveux lorsqu’on connaît une       cerisi apaches : en introduction à "le renard connaît un jour, vous m’avez au commencement était pour andré j’ai relu daniel biga, "tu sais ce que c’est raphaël  il est des objets sur "pour tes       &agrav " je suis un écorché vif.    courant tes chaussures au bas de la gaucherie à vivre, raphaËl madame déchirée accorde ton désir à ta madame est toute  epître aux la communication est       la la route de la soie, à pied, aux george(s) (s est la entr’els nen at ne pui dans le pays dont je vous       m&eacu ço dist li reis :       la il aurait voulu être  de la trajectoire de ce grande lune pourpre dont les de sorte que bientôt deuxième suite ce monde est semé à derniers tendresse du mondesi peu de c’est la peur qui fait onzième dernier vers aoi  c’était décembre 2001.       la pour mes enfants laure et  hors du corps pas   né le 7 sors de mon territoire. fais       le couleur qui ne masque pas « amis rollant, de   (à antoine simon 10 pour jacky coville guetteurs ajout de fichiers sons dans faisant dialoguer et il fallait aller debout le 26 août 1887, depuis       six       b&acir 1-nous sommes dehors.   anatomie du m et ce qu’un paysage peut pour frédéric ce pays que je dis est raphaël l’existence n’est deuxième essai le       arauca moisissures mousses lichens     au couchant charogne sur le seuilce qui j’ai travaillé       vaches les dieux s’effacent 5) triptyque marocain au lecteur voici le premier dernier vers que mort       pass&e dorothée vint au monde   jn 2,1-12 :  tu vois im font chier écrirecomme on se mille fardeaux, mille sculpter l’air :       la pie i.- avaler l’art par descendre à pigalle, se  les œuvres de pour julius baltazar 1 le       les pour jean-louis cantin 1.-       un j’ai parlé nice, le 30 juin 2000   on n’est a toi le don des cris qui  improbable visage pendu temps de cendre de deuil de f le feu est venu,ardeur des       soleil dernier vers aoi (josué avait lentement       ( 1257 cleimet sa culpe, si hans freibach : pour jacqueline moretti,         or       cette       entre f le feu m’a a supposer quece monde tienne frères et À peine jetés dans le etudiant à li emperere s’est antoine simon 3 et te voici humanité       le       vu madame porte à dans la caverne primordiale le temps passe dans la nos voix carissimo ulisse,torna a la mastication des       qui       apparu lu le choeur des femmes de langues de plomba la le travail de bernard       aux seul dans la rue je ris la     [1]  nouvelles mises en bien sûr, il y eut juste un un tunnel sans fin et, à dessiner les choses banales       pass&e (la numérotation des       sur le depuis ce jour, le site sainte marie, le numéro exceptionnel de la fraîcheur et la si elle est belle ? je pour qui veut se faire une je suis occupé ces la vie est dans la vie. se       un dernier vers aoi     rien printemps breton, printemps souvent je ne sais rien de de la à bernadette le recueil de textes à sylvie     sur la pente antoine simon 21 une autre approche de       un     longtemps sur neuf j’implore en vain  tous ces chardonnerets réponse de michel       sur un homme dans la rue se prend     après errer est notre lot, madame, je suis       dans       je madame est la reine des j’écoute vos la vie humble chez les pierre ciel et ces sous la pression des g. duchêne, écriture le       en les oiseaux s’ouvrent recleimet deu mult pour michèle gazier 1 granz fut li colps, li dux en le 2 juillet  le grand brassage des pour m.b. quand je me heurte la fonction,       &n       longte dans le respect du cahier des buttati ! guarda&nbs toutefois je m’estimais cinq madame aux yeux suite de Être tout entier la flamme bien sûrla les cuivres de la symphonie       l̵ paroles de chamantu       grappe je sais, un monde se       au       ...mai 1) notre-dame au mur violet antoine simon 7 portrait. 1255 :       l̵ depuis le 20 juillet, bribes madame est une torche. elle ce qui importe pour morz est rollant, deus en ad       ruelle     l’é       dans antoine simon 28 vous avez on croit souvent que le but dans les horizons de boue, de on dit qu’agathe pour max charvolen 1) quatrième essai de (À l’église tant pis pour eux.     &nbs  les trois ensembles dernier vers aoi ma voix n’est plus que epuisement de la salle, derniers vers sun destre suite du blasphème de mais non, mais non, tu pour maxime godard 1 haute tout le problème avant propos la peinture est       baie ( ce texte a ce n’est pas aux choses inoubliables, les attendre. mot terrible. rien n’est plus ardu coupé en deux quand       dans quai des chargeurs de comme une suite de antoine simon 27 pour lee pour gilbert leonardo rosa effleurer le ciel du bout des pour mon épouse nicole on trouvera la video il y a dans ce pays des voies sixième       s̵ a propos d’une   encore une sept (forces cachées qui la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Gérard, Anne > Figlia di Puttana

ANNE GÉRARD

<- 5 octobre | 27 octobre, abandon total ->
10 octobre, 5 heures du matin
© Anne Gérard
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 26 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 26 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, 2 étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses 2 gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis crac, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exaltant aucun parfum, sauf peut- être celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voila nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop prêt à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, elle, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Publication en ligne : 27 juillet 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette