BRIBES EN LIGNE
sous les nuits d’apparente 1 2 1981 max ne pas négocier ne l’éclair me dure,       voyage mougins. décembre       est-ce les éditions colophonarte page d’accueil de Être tout entier la flamme "l’art est-il page suivante page charogne sur le seuil ce qui intendo... intendo ! 1 2 en saluer d’abord les plus aller à l’article  l’exposition  1 2 3 les plus vieilles       neige vers le sommaire du livre 4 giovanni rubino dit a claude b.   comme une les céramiques et 1 2 3 aller au portail de 1 2 3&nbs vers le sommaire des recueils j’ai donc dans le flou des souvenirs... madame, c’est notre pas de pluie pour venir ] heureux l’homme préparer le ciel i je reviens sur des bernard noël à vers le sommaire du livre 3 vers le sommaire du livre 3 buttati ! guarda        s’ bernard noël en vers le sommaire du livre 4 sommaire ► page suivante les premières la petite fille est assise       apr&egra 1 2 3&nbs    de femme liseuse eurydice toujours nue à sophie calle à beaubourg... dans l’effilé de   1) cette   nous sommes mais non, mais non, tu aller à l’article immense est le théâtre et vers le sommaire des recueils       j’       bruyante in the country kurt schwitters. : 1 2 3&nbs de prime abord, il       enfant       soleil       sur lorsque la langue dérape, le page suivante ► page       montagne       bien vers le sommaire du livre 3 préparer le ciel i aller à l’échange sur 1 2 25 octobre       avant 1 2 3 sommaire ► page suivante des voiles de longs cheveux fête du livre vers le sommaire du livre 2 aller au sommaire de pablo son père, manœuvre aux coupé le son à petit matin frais. je te pour accéder au recueil, si j’étais un       pour trois (mon souffle au matin 0- souviens-toi. sa nous savons tous, ici, que présentation du projet 1 2 3&nbs       pourquoi dans un coin de nice,       la on croit souvent que le but aller à l’article page suivante ► page  la lancinante l’instant criblé en l’espace d’une dizaine la fonction, 1 2 3&nbs aller à la bribe i au      & aux barrières des octrois posté sur facebook sorti de  le livre, avec page suivante ► page présentation du projet dans le train premier       la « pouvez-vous pour egidio fiorin des mots   un a la fin   il ne resta aller au portail de sous ce titre inspiré de la janvier 2026, en pleine ► les coudées franches à raphaël monticelli 1 2 ce n’est pour m.b. quand je me heurte aller au texte suivant il quatre si la mer s’est a l’extrémité du glaciation entre textes mis en ligne en mai antoine simon 3 1 2 3 vers le texte suivant a vers le sommaire du livre 3 je n’ai pas dit que le il y a des objets qui ont la 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs 1 2 3 vers le sommaire du livre 3 ouvrir le flipbook Écrire le aller vers bribes, livres 1 (ma gorge est une       coude préparer le ciel i toutes ces pages de nos pour accéder au recueil, la danse de 1 2       sur les depuis ce jour, le site aller au portail de       dans       l’ mathieu bénézet : mon 1 2 3 un homme dans la rue se prend page d’accueil de la gaucherie à vivre, aller au portail de vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire du livre 4 vertige. une distance {{}} on trouvera la       un huit c’est encore à dimanche 18 avril 2010 nous aller à l’article       rampant je me souviens qu’à propos a ma mère, femme parmi (dans mon ventre pousse une       quand       le 1 2 seules les     tout autour  tu ne renonceras pas.       crabe-ta ici, les choses les plus article paru dans générations aller au portail de textes mis en ligne en mai 1 2 3 outre la poursuite de la mise la restauration du site se aller à la bribe suivante  dernier salut au ► pour la poésie à la en 1988, au 16 de la rue la vie est ce bruissement sommaire ► page suivante page suivante ► page aller à la bribe suivante 1 2 3 dans le monde de cette vers le sommaire du livre 3 petit souvenir page d’accueil de       un vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs     du faucon embrasement du mantra gore présentation du projet 1 2 3&nbs page d’accueil de traquer l’envers de la visite de la fondation les ruelles blanches qui aller à l’article vous dites : "un     après page suivante ► page le bulletin de    nous la prédication faite     le       le 1- nous sommes dehors. aller à la bribe suivante naviguer dans le bazar de    seule au il ne s’agit pas de nice, le 8 octobre aller à la bribe suivante page suivante page voici des œuvres qui, le ecrire, la vie en dépend,  epître aux janvier 2002 .traverse able comme capable de donner je t’ai admiré, leonardo rosa pour accéder au document de guetter cette chose il ne sait rien qui ne va       deux ► le goût du       au vers le sommaire du livre 3 aller à l’article aller au portail de textes mis en ligne en mars effrayante humilité de ces le chêne de dodonne (i) c’est un fait : la mort, l’ultime port, 1 2 dans ma gorge vers le sommaire du livre 4 (la numérotation des   au milieu de sommaire ► page suivante vers le sommaire du livre 3 la route de la soie, à pied, mais jamais on ne « la musique, saisies de frontières tout 1 2 3&nbs mon cher pétrarque,       pass&eac page précédente le café page suivante page et si tu dois apprendre à il n’est pire enfer que vers le sommaire du livre 2 1 2 dès que raphaël monticelli : tu  dans toutes les rues aller à l’article m1       ce texte sert de préface à       cher.e.s ami.e.s vous pouvez 1 2 vers le sommaire du livre 4 bal kanique c’est textes mis en ligne en août       à photo charles chaboud, vers le sommaire des recueils vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs       la 1 2 3 ► question de temps à aller à l’article thème principal : Éphémère du 22 juillet à je donne à voir ce qui est village de poussière et de  dernières mises aller au portail de préparer le ciel i petites proses sur terre vers le sommaire du livre 3 démodocos... Ça a bien un 1 2 3 i) aller au portail de pénétrer dans ce jour, la lettre d’information du rafale n° 6 just do « le petit dauphin qui d’entre nous face aux bronzes de miodrag quelques photos       " un verre de vin pour tacher sors de mon territoire. fais c’est ici, me qu’est-ce qui est en antoine simon la communication est lire la suite : À il arriva que vers le sommaire du livre 4       nuage aller à la bribe suivante le geste de l’ancienne,       sur  référencem textes mis en ligne en  le grand brassage des 1 2 voici       dans la genre des mots mauvais genre creuser de la langue, outil  hors du corps pas heureuse ruine, pensait mai, mai  ! joli pour visionner abÉcÉdaire les mot du vers le sommaire du livre 3     le cygne sur 1 2 3&nbs       la       la préparer le ciel i       sur le aller au texte suivant nice, essai de nécrologie, sauras-tu lui répondre de soie les draps, de soie     vers le soir le glacis de la mort vers le sommaire des edmond, sa grande vers le sommaire du livre 3 vers le sommaire du livre 2 il est un conte où la 1968 - hamida pour frédéric 1 2 3&nbs le 23 février 1988, il haut var ► trois petits       il       les approche d’une vers le sommaire du livre 3       ce 1 2 en page 1 2 3&nbs  je ne voulais pas petit nuage gris qui suit 1 2 3&nbs  au mois de mars, 1166 antoine simon     son   est-ce que vers le sommaire du livre 4 1 2 3&nbs aller au portail de dans la rubrique au i mes doigts se sont ouverts et que dire de la grâce 1 2       sur le j’aurai donc vécu sur       reine 1 2 3&nbs madame est toute un survol de l’annÉe vers le sommaire du livre 3 ….omme virginia par la sa langue se cabre devant le calzavacca et  le 17 février depuis le 20 juillet, bribes pour jean-louis cantin 1.- exode, 16, 1-5 toute ce paysage que tu contemplais vers le sommaire du livre 4 deux nouveauté, 1 2 3&nbs antoine simon 9 mi viene in mente mi la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Gérard, Anne > Figlia di Puttana > 10 octobre, 5 heures du matin

ANNE GÉRARD

10 octobre, 5 heures du matin
© Anne Gérard
Publication en ligne : 27 juillet 2009
Ecrivain(s) : Gérard
Clefs : roman

Attendre. Mot terrible. Chargé d’une angoisse indicible. On attend, oui, mais on ne sait jamais précisément quoi. On prie, on supplie, on larmoie. Bonne ou mauvaise nouvelle. On attend. Un résultat. Satisfaisant ou inquiétant. Positif ou négatif. Qui peut en une seconde faire basculer toute une vie. Pour conjurer le sort, chacun invente ses petites stratégies. Lola, elle, compte. Elle enchaîne les nombres les uns derrière les autres. Pour chasser la peur panique. Il y a les peurs irraisonnées. Les capitales. Les déterminantes. C’est ainsi que, chez le radiologue, en attendant le résultat d’une mammographie, elle égrène les chiffres comme les perles d’un chapelet. Comme une prière. Oublier surtout et avant tout où l’on se trouve et pourquoi. Juste compter. Se concentrer sur ce qui vient après. Ne pas se tromper dans la récitation lente et minutieuse. La succession des nombres oblige à ne penser à rien d’autre. Et surtout pas à l’essentiel. L’attente est souvent intolérable, toute chargée qu’elle est d’incertitude. Moment vide et flou, infini, suspect.
Lola, elle, ça fait neuf jours qu’elle attend. Une sonnerie, un appel ou son contraire, c’est-à-dire rien, le creux, l’absence, l’oubli, le silence. Plein. Infini. Désespéré. Désespérant. Elle attend. Assise sur le canapé. Incapable de faire autre chose. Le temps est suspendu à cette petite mélodie qui refuse de se faire entendre. Et si elle retentit, et que par malheur ce n’est pas lui, la déception est si insupportable qu’elle a l’impression d’hurler en silence. Pas d’issue. Perdue comme au fond d’un labyrinthe sans fin, elle attend qu’on vienne à son secours. Chaque minute est pleine de ce néant. Un appel. Qui prouverait qu’il pense à elle une demi-seconde. Un appel au moins pour prendre de ses nouvelles. Un appel, pour lui dire que, quoi qu’il en soit, il sera toujours là quand elle souffrira. Un appel, juste pour entendre sa voix. Pour crever ce silence intolérable qui la réduit à un état presque animal. Mais rien…










Marcello est parti, sans crier gare, sans faire de bruit, sans donner de réelle explication. Comme si ça n’avait pas grande importance. Ou plutôt comme si les mots n’existaient pas et qu’il fallait les tailler sur mesure. Trop compliqué, pas nécessaire, vain, dérisoire. A moins qu’il ignore lui-même pourquoi, ce matin-là, en ouvrant son armoire, il n’a pas pris un mais cinq tee-shirts, autant de slips, un jean et un pull de rechange. Dix jours qu’il est parti avec sa petite valise et que Lola ne sait pas pourquoi. Il a dit aux enfants qu’il les aimait, il s’est tourné vers elle et a juste prononcé : « désolé ». A bien y réfléchir, il y en a eu des mots depuis un mois. Toujours les mêmes. Comme un leitmotiv : « je ne sais pas si je t’aime encore, je ne te supporte plus ». C’est tout rien de plus. Des mots qu’elle a réussi à lui arracher mais qui ne lui parlent pas. Des mots peu conciliants, qui refusent d’en dire plus. Et puis, il s’est avancé dans le couloir en s’efforçant de ne pas se retourner. Démarche un peu raide, peu naturel car elle est convaincue qu’il en avait envie, de se retourner. Jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle a entendu au loin, très loin, le claquement de la porte, elle a cru que quelque chose allait le retenir, qu’il ne pouvait pas, qu’il ne voulait pas. Que c’était juste pour rire, un jeu pour qu’elle se jette à ses pieds, le couvre de baisers. Mais elle n’a pas bougée. 26 ans de vie commune qui s’arrêtent comme ça net, qui vous coupe la respiration, vous tue de l’intérieur.
Pour lui, peut-être 26 ans d’étouffement, de sacrifices, de malentendus. Et pour elle ? Aujourd’hui, en tout cas, 2 étrangers l’un pour l’autre. Ne pas l’appeler, surtout, ne pas l’appeler. Elle en meurt d’envie mais elle sait qu’il ne faut pas. Pour lui dire quoi, de toute façon ? Il veut l’oublier, n’avoir aucun signe d’elle. Il ne peut pas vraiment, il y a les enfants, alors il appelle de temps en temps, pour prendre de leurs nouvelles, leur dire qu’il les aime. Ce mot aimer qu’elle voudrait tant entendre la concernant.
Son téléphone n’a pas sonné depuis hier matin. C’est dimanche, elle est seule avec ses 2 gosses, se dit qu’il faut qu’elle sorte la tête de l’eau, mais pour le moment sa tête est juste noyée par les larmes. Elle s’est confiée à des copines, leur a parlé de sa peur panique des dimanches à remplir, mais personne ne l’a appelée. Ca gonfle tout le monde ces histoires de couple qui se séparent, ça angoisse aussi. Et oui, ils formaient aux yeux des autres un couple tellement uni. Et puis crac, plus rien. Comme cette fleur des champs, fleur de pissenlit, peut-être, pas très jolie, plus poilue qu’ornée de pétales, n’exaltant aucun parfum, sauf peut- être celui de la rosée du matin, enfin bref du robuste, du costaud, pas très romantique certes, mais qui a le mérite de ne pas tromper son monde. Et bien, figurez vous qu’il n’y a pas plus fragile que ces petites fleurs-là. Il suffit que la brise s’emmêle, ou qu’un enfant malicieux souffle dessus et pouf plus rien : la voila nue comme un ver, la fleur, en deux temps trois mouvements et pour l’éternité. Fleur de peau, fleur du mal, les amies préfèrent ne pas se frotter de trop prêt à la mauvaise herbe qu’elle est en ce moment, elle, Lola. Ne pas comparer, ne pas se pencher de trop prés sur leur histoire perso, qui ressemble probablement beaucoup plus au pissenlit qu’à l’agapanthe, l’orchidée ou au jasmin.
Il est 9h25. Léo est devant la télé depuis 3 heures, Lola n’a rien de mieux à lui proposer de toute façon. Dehors, Il fait un soleil radieux, radical et insupportable. Dedans, c’est moins 25, stalactites, stalagmites et congères à tous les étages.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP