Accueil > Les rossignols du crocheteur > CHARVOLEN, Max > 1993 - Langues de ville
RAPHAËL MONTICELLI
À l’occasion d’une invitation de Mireille Desideri à Lille, Max Charvolen décidait de travailler in situ sur des fragments de l’espace urbain. À vrai dire, je ne sais plus de qui est le texte ci-dessous, et je crois qu’il n’a jamais été publié. Il est possible qu’il fasse partie de l’un de ces échanges dont nous avons toujours l’habitude : des sortes de remue-meninges par courrier, où nous nous lançons images et propositions.
Langues de villes
Une ville s’est accrochée là
Avec ses bâtiments ses rues sa vie ses bruits
La force de ses bruits son mouvement
Ses corps lancés dans les rues
Entremêlés
Sa vie rugueuse ses coups ses bruits
Les cris des poissonnières dans des froufrous de fontaines
Les harangues des bonimenteurs
Les rires les plaintes
Les jeux les rixes les pleurs
Les discours des corneilles
Les ruses des chiens
Le chant des machines
Le lamento des roues
Une ville s’est accrochée là
Sous l’ombre des églises, mosquées, synagogues
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