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MICHAËL GLÜCK
cinétique de la pensée
dans la théorie du plaisir
la lèvre rougie
les cheveux dénoués
ton sang bat sous mes doigts
et le fleuve retournes
au delta de la nuit
***
rêves vénitiens les lanternes éteintes
sur le canal on entend les soupirs d’un noyé
lune sirène sur chaque gondole la vague
parle et je suis muet
***
parler aux morts
ramener un corps
du fleuve
aux âmes fossiles
nier jusqu’au temps
qui
passe
bruits d’épées d’horloge
***
nous étions des milliards de gisants
c’était la fin
piquée au cœur de chaque homme
une fleur de cendres
***
plaies ouvertes
l’homme regarde
les timbales de la voix
le monde tourne
feu sur les paupières
***
longs couloirs de sang
réduire l’homme à sa tête
ou la mygale
attend
les morgalines brisent les murs
des cités fictives
les rosaces quittent
leur prison de plomb
***
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