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JEAN CLAUDE HUBI

Clifden
© Jean-Claude Hubi
Publication en ligne : 9 juin 2020

Localisation : 53° 25’ 59.99« N - 10° 00’ 60.00 » W


A l’extrémité du Connemara, après qu’on a laissé sous les brumes qui s’élèvent de la terre les aiguilles des Twelve Pins, derrière les sombres tourbières découpées à la pelle par de lourds terrassiers, on arrive à un des bouts du monde comme il s’en trouve tant en Irlande. L’Irlande est le pays des bouts du monde.

De petits ânes curieux dressent leurs oreilles brunes derrière les buissons de fuchsias éclatants. Après la dernière haie on découvre, en contre-bas, le port de Clifden où s’abritent de tempêtes improbables quelques bateaux envasés. Il faut s’arrêter là un instant pour sentir les odeurs qui s’entrecroisent et pour se préparer aux douces rudesses celtiques.

C’est d’abord l’odeur du large, salée et fraîche, l’odeur du ciel d’Irlande. C’est aussi le parfum des roses impalpables et légères comme celles de Tralee, des églantines presque, ces jeunes filles des haies, une odeur de baiser. C’est le puissant relent des moutons, partout présents, une chaleur de suint et de laine, l’odeur des pulls mouillés par les embruns. C’est encore la draperie douceâtre de la tourbe, promesse de feu sans flamme et sans chaleur, qui a imprégné les boiseries de tous les pubs et qui verse dans les whiskies des reflets dorés.

En bas de la côte qu’on descend doucement Clifden offre ses rues aux échoppes obscures précédées de devantures colorées. Près du pub encore clos des hommes immobiles se tiennent silencieux ; un vélo appuyé contre la façade de la poste attend comme une monture patiente d’autrefois.
Les panonceaux des boutiques, les indications de direction sont écrits dans cette calligraphie celte orgueilleuse et claire qui fait comprendre qu’on a changé de monde. Dans l’île des Saints l’écriture aussi est sainte parce qu’elle transmet la Parole.

Au bout de la rue qui, au-delà du port, se prolonge par une jetée, un phare trapu et granitique jette un pinceau de lumière vers le large ; main secourable qui se tend vers l’immensité marine pour promettre le salut et l’amitié. Derrière le phare, c’est l’Amérique seulement. Des mouettes inlassables tournent au-dessus de la ville en piaillant un adieu désespéré.

Dans les boutiques de Clifden on vend des bougies, des pulls marins de laine écrue, des pommes odorantes et acides, les épaisses peaux de moutons où l’on enfouit les mains et le visage pour retrouver les douceurs de l’enfance.

Au bar du pub enfumé enfin ouvert coule la Smithwick blonde, l’épaisse Guinness sombre et le whisky des jours de fête. Ce soir on y chantera les nostalgiques cantiques païens des bistrots irlandais ; une harpe parfois, un violon plaintif, un bodhrun aussi et une flûte d’étain peut-être rassembleront dans un regret ancien les baladins du monde occidental.

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