BRIBES EN LIGNE
      au vers le sommaire du livre 3 quand on arrive de new-york sommaire ► page suivante       aux       ( il existe au moins deux madame chrysalide fileuse rafale n° 3 des 1 2 3 i) aller à l’article je désire un photos de frédéric raphaël monticelli le chêne de dodonne (i)       devant page d’accueil de naviguer dans le bazar de page suivante ► page       sur les le travail de bernard 1 2 3&nbs       pass&eac station 7 : as-tu vu judas se des nouvelles d’une grande       dans le       midi       s’ aller à la bribe suivante présentation du projet exode, 16, 1-5 toute jean dubuffet : honneur       la pie madame a des odeurs sauvages       les     &nbs il souffle sur les collines station 4 : judas  pour helmut       la saisies de frontières tout écrire comme on se l’annÉe 2022 mois par sommaire ► page suivante 1 2  tous ces chardonnerets 1 2 aller au page d’accueil de vers le sommaire du livre 4       la je rêve aux gorges lettre d’information vers le sommaire du livre 4       sabots langues de plomb a la aller à la liste des auteurs page précédente retour retour à la recherche les grands vers le sommaire du livre 2 je n’ai pas dit que le les textes mis en ligne retour au pdf sui generis  le grand brassage des les lettres ou les chiffres       neige aller à la bribe suivante page suivante ► page sommaire ► page     pour accéder pardonnez-nous les fautes que antoine simon 3     les fleurs du l’homme est et si tu dois apprendre à le recueil de textes 1 2 3&nbs « je suis un un jour nous avons page précédente ► page vers le sommaire du livre 2 guetter cette chose la musique est le parfum de un tunnel sans fin et, à je serai toujours attentif à       deux textes mis en ligne en mai quelques textes       araucari 1 2 3&nbs dimanche 18 avril 2010 nous vers le sommaire du livre 4 pour jean marie lire la suite : 21 il semble possible autre citation 1 2 3&nbs cyclades, madame, vous débusquez il existe deux saints portant ce poème est tiré du pas une année sans évoquer mai, mai  ! joli pour pierre theunissen la vers le sommaire du livre 2 1 2 en accorde ton désir à ta       sur le textes mis en ligne en mai vers le texte suivant carmelo mise en ligne   se a inishmore chaque plante est rafale n° 5 un de toutes les textes mis en ligne en       nuage vers le sommaire des janvier 2026, en pleine centre georges « voici textes rÉunis sous un titre envoi du bulletin de bribes monde imaginal, sous l’occupation aller à la bribe suivante aller à la liste des auteurs dans l’innocence des lire la suite : 13     faisant la dans l’herbier de ses les articles mis en ligne en nouveautés et modifications       marche 1 2 3&nbs la légende fleurie est   pour olivier vers le sommaire du livre 4 poursuivant son activité de vers le sommaire du livre 3 des voiles de longs cheveux 1 2 dimanche antoine simon pour michèle gazier 1) il y a des objets qui ont la considérant que l’usage souvent je ne sais rien de 1 2 3&nbs in the country des voix percent, racontent i en voyant la masse aux naviguer dans le bazar de pour accéder au tome 3 des ainsi fut pétrarque dans vers le sommaire du livre 4 à sylvie station 3 encore il parle page suivante ► page aller au portail de       bruyante 1 2 3 carcassonne, le 06 rêve, cauchemar, 1 2 bruno je suis j’ai donné, au mois cliquer sur le titre pour 0 false 21 18 le galop du poème me 1 2 3&nbs 1968 - el zilzel « ces deux là 1 2 vers le sommaire du livre 3 cinq madame aux yeux derniers textes mis en 1- c’est dans l’heure de la la tentation du survol, à       m’ antoine simon la bouche pleine de bulles tu le sais bien. luc ne le glacis de la mort macao grise hans freibach : la poésie, à la aller à la bribe suivante textes mis en ligne en mai pour accéder au recueil, aller au portail de bernadette griot vient de à claude held patiente la       o vers le sommaire du livre 4       droite il y a deux villes à le film sur annie sidro et le jamais si entêtanteeurydice sous la pression des 1 2 3&nbs pour ouvrir le dernier cahier mieux valait découper       je suis il est le jongleur de lui 2021 des esprits flottants ouverture de l’espace 1 2 seules les 1 2 3       en deux       ".. pour accéder au recueil, mis en ligne durant 1 2 3&nbs le chêne de dodonne (i) 1 2 3&nbs pour alain borer le 26 la gaucherie à vivre, page précédente page approche d’une       est-ce les plus terribles  zones gardées de l’annÉe 2021 mois par 1 2 3&nbs bruits de langues. en rester accoucher baragouiner       je aller au portail de cet univers sans       l’ 1 2 3&nbs ► question de temps à       montagne le plus insupportable chez       un abords de l’inaccessible vers les deux articles de page précédente retour sommaire ► page suivante   1) cette aller à la bribe suivante       sur le     chant de vers le sommaire du livre 2 rafale n° 4 on le       sommaire ► page suivante 1 2 3&nbs       l’ alberto arbasino : zacinto dove giacque il mio un soir à paris au vers le sommaire du livre 3 aller au portail de aller à la bribe suivante voici quelques indications 1 2 3 en 0- souviens-toi. sa 1 2 3 1- nous sommes dehors. on dit qu’agathe m1       today i eat my page d’accueil de À l’occasion du vers l’espace page suivante page       la au centre des quartiers de quel ennui, mortel pour 1 2 3   pour le prochain vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs   (à vers le sommaire du livre 2 si j’avais de son vers le sommaire du livre 2   est-ce que percey priest lake sur les       ce qui page suivante ► page pas facile d’ajuster le vers le sommaire du livre 3 page suivante page textes mis en ligne en dans le pain brisé son pour accéder à la totalité vers le sommaire du livre 3 en ouvrant ce site, je quatre si la mer s’est page précédente ► page sommaire ► page suivante À hélène       grappes       va ton page d’accueil de page suivante ► page page suivante ► page il y a des titres qui 1 2 3 je donne à voir ce qui est l’envers de       la “dans le dessin je t’enlace gargouille kurt schwitters. :       jonathan aller à la liste des auteurs aller au sommaire des       la 1 2 3&nbs béatrice machet vient de c’est ici, me       longtemp       à page suivante ► page elle dit la main qui fut le page suivante ► page page suivante ► page madame est une       quinze nouveautés et modifications a claude b.   comme une petit souvenir vers le sommaire des villa arson d’exposition en la fraîcheur et la 1 2 3&nbs les petites fleurs des 1 2 30       le un titre : il infuse sa madame, on ne la voit jamais jacques kober : les mathieu bénézet : mon je me souviens qu’à propos je sais bien ce qu’il aller à la liste des auteurs dans un coin de nice,       journ&ea     l’é page suivante ► a toi le biboon. plus qu’une saison. bel équilibre et sa pas sur coussin d’air mais textes mis en ligne en mars vers le sommaire du livre 2 je voudrais voir les arbres le chêne de dodonne (i) pierre ciel     [1] l on a cru à sommaire ► page suivante charogne sur le seuil ce qui       pé aller à la liste des auteurs page d’accueil de antoine simon     chambre vers le sommaire du livre 2       ruelle merci au printemps des       l’ bernar venet - aller au portail de 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs page suivante ► page et ces aller à l’article la mort, l’ultime port, je me souviens de une fois entré dans la rafale n° 6 just do 1 2 3 beaucoup de merveilles       la lu le choeur des femmes de madame dans l’ombre des a supposer que ce monde alla lingua lingua madre       tourneso aller au portail de sommaire ► page suivante ... ainsi s’élevait       sur le comme une suite de page d’accueil de antoine simon vers le sommaire du livre 4 début de la mise en ligne de aller à l’article vers le sommaire du livre 3 frédéric rafale n° 9 un la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Ughes, Yves > Cultes > Culte du 16 mai 2015

YVES UGHES

Culte du 16 mai 2015
© Yves Ughes
Publication en ligne : 17 mai 2015

(À l’église protestante unie de Vence)

 

La radio matinale nous consterne toujours, les « nouvelles », comme on dit, vont toutes dans le même sens, toujours plus intensément vers l’horreur, la confirmation que l’homme est « une sale bête ».


Avant-hier, une phrase m’a heurté plus que d’autres : une jeune Gambienne, rescapée de l’un de ces navires de réfugiés qui coulent régulièrement, affirmait : la mer ce n’est plus que la mort. J’ai y entendu un raccourci nous disant l’état du monde, de ce que nous en faisons, jour après jour.

Pour nous, méditerranéens, la mer est génératrice de beauté et de richesses. Notre littoral se présente comme une source de merveilles permanentes, il génère des émerveillements lumineux.
Riche de sa beauté et de ses ressources, la Méditerranée a été le berceau d’une civilisation florissante. Luttant sur ses flots, Ulysse y apprit la sagesse, et les peuples ont su tracer des sillons pour installer ces comptoirs qui ont été de formidables lieu d’échanges et de commerce. NikaIa, Antipolis demeurent pour en témoigner.

Que ce lien entre les hommes soit désormais un lieu de mort, un cercueil maritime pour des corps en détresse en dit long sur les dérives de notre monde livré à un mot soi-disant magique, le mot mondialisation, qui n’est autre que le masque de carnaval d’une réalité bien plus profonde : notre monde obéit désormais à une pensée unique et à une seule logique : celle de l’avidité et de la rapine. On nous rebat les oreilles avec le besoin impérieux de l’Ordre, alors que les puissances qui dirigent vraiment le monde ne sèment que désordres et désolations. Famines, guerres, horreurs l’Occident est partie prenante de ces ravages qui poussent des êtres précaires à s’embarquer dans sur des radeaux de fortune, pour tenter de saisir, au péril de leur vie, une miette du festin qui déborde de nos tables.

Face à cette horreur qui, trop souvent, ne demeure que télévisuelle, nous avons tendance à éteindre le poste. La réaction est normale, et il n’est pas question de la fustiger par une morale simpliste. Nous devons bien vivre et nous ne pouvons porter toutes les misères du monde sur notre dos. D’autant plus que les problèmes sont si complexes qu’ils semblent pratiquement insolubles.

Le témoignage donné par le poète Franco-Libanais Salah Stétié à Réforme est à cet égard édifiant : Cette situation me désespère doublement. D’abord parce que je suis originaire du monde arabe et que je sais ce que ressentent ceux qui sollicitent l’accueil. Ensuite parce que je suis français, que je connais les mille raisons par lesquelles on peut refuser d’accueillir tous les migrants du monde. (1)

Pour autant, nous sommes de ce monde, dans un pays qui nous permet d’être citoyen, dans une église qui nous rappelle que nous sommes chrétiens.

Que peuvent encore ces mots face à ces déferlements de détresse ?

En ces circonstances être citoyen pourrait consister à inciter, à obliger, les pouvoirs et notamment ceux de l’Europe à agir autrement, à se placer à la hauteur de ces idéaux dont elle se gargarise. Il ne s’agit pas de faire ici un catalogue des mesures possibles, mais que l’on ne vienne pas nous dire que le seul accueil possible réside dans des camps de fortune, généreusement abandonnés à l’Italie, pour qu’elle se débrouille seule. On ne nous fera pas croire, non plus, que les destroyers seront la seule réponse à cette somme de désespoirs qui pousse à la migration.

Mais la réponse citoyenne ne peut suffire et je suis persuadé que nous devons aller chercher aux tréfonds de nous-mêmes d’autres issues.
Certes, la finance domine le monde et le désorganise par la rapine et l’avidité. Mais si l’on veut aller au-delà du constat, il nous faut ajouter deux remarques.
Ce système mondial l’est devenu parce qu’il représente une tendance de l’homme. Il matérisalise de la sorte une part de nous-mêmes.
Si l’on veut être efficace dans le long terme, il nous faut à la fois combattre ce système qui ne génère qu’un accroissement vertigineux des inégalités, mais également combattre en nous ce qui pourrait nous faire complice de cette logique insatiable.

Ce qui revient à dire que le combat passe aussi en nous par une mobilisation contre nos peurs.
L’homo sapiens sapiens sait qu’il sait, et il sait notamment qu’il va mourir. Qu’on le veuille ou pas, qu’on l’admette ou non, une peur fondatrice se trouve en cette conscience. La tentation est grande alors d’agencer sa vie pour qu’elle soit le plus confortable possible. Et c’est bien légitime. Mais il y a dérapage quand l’accumulation devient monomaniaque et se présente comme un ersatz d’immortalité. Toujours plus d’argent, de puissance, de pouvoir, pour espérer faire reculer la mort, pour se croire éternel.
On en oublie alors de vivre, on efface les autres pour se gratter le nombril sur un tas de biens somptueux qui n’en préfigure pas moins la formation d’un fumier déliquescent.
Et l’autre devient alors une menace. Tout ce qui peut troubler notre confort se trouvera confiné pas des fils de fer barbelés, comme le long du Rio Grande. Mais le pire est quand nous plaçons en notre fort intérieur des barbelés mentaux et affectifs. Nous devenons alors à la fois repus et animés par une vigilance aigre.
Ecoutons encore Salah Stétié : Bon nombre de nos concitoyens regardent les migrants comme des gens qui non seulement veulent manger leur pain, mais encore menacer leurs enfants avec une bombe.
Hélas, la peur panique entrave la générosité.(2)

Cette logique, ce fonctionnement envahissant de la peur, doit solliciter notre réflexion et notre attitude de chrétien. 
Lorsque la peur domine les émotions, elle est un signe de fragilité et nous fragilise encore plus.

Et si nous nous fondions sur les mots qui nous ont été donnés ? Et si nous tentions d’en retrouver la force première ? 

Jésus nous dit comment prier et nous incite à commencer par « Père ». Un simple mot, mais en mesure-t-on toujours les prolongements et la profondeur ? 

Notre venue au monde peut être due au hasard, à la nécessité, à une rencontre solide ou fortuite. Mais c’est quand on va au-delà du phénomène biologique que se noue la dimension humaine. Dire « père », « mère », c’est se reconnaître fils, c’est reconnaître une relation et l’installer en soi. Nous ne sommes plus alors une production aléatoire, mais installés dans un désir reconnu. Nous pouvons alors nous penser comme un être voulu, qui a sa place dans le monde et qui doit l’occuper, dans un approfondissement émancipateur de la parole du Père.
Et le Père serait muet, nous dit-on ? Mais il suffit de lire autrement l’actualité pour percevoir que des milliers d’actions positives et généreuses sortent les êtres de leur ombilic et les conduisent vers les autres. l’Esprit souffle, et pas simplement par ou sur les églises. La tendance des médias, leurs tentations sont trop souvent toxiques. Osons donc porter des paroles d’espoir qui nous viennent d’une certitude : nous sommes aimés. Notre Père est présent.

Dans des prédications consacrées au carême protestant Marcel Manoel insistait sur ce point :
…en revêtant jusqu’au bout notre humanité, le Christ nous a pris avec lui ; nous sommes ses frères adoptifs, nous aussi fils de Dieu. Preuve en est, argumente l’apôtre (Paul), que l’Esprit nous donne d’appeler Dieu « Notre Père ». Ce n’est pas là une argutie de vocabulaire, mais c’est tenir compte de ce qui s’est effectivement passé en Jésus-Christ qui nous a ouverts à une relation avec Dieu. Et même si nos « notre Père » sont souvent inquiets, plein de doutes, d’incompréhensions, ou revendicatifs et révoltés, il n’en reste pas moins que, en Christ, nous sommes les fils et les filles de Dieu : nous sommes quelqu’un devant lui, par la foi, quelqu’un qui compte, quelqu’un qu’il aime. (3)

Le fait même que nous ayons le besoin de prier, le fait même que la prière s’empare de nous et qu’elle soit amorcée par ces mots affirment notre identité dans une relation constructive. Et l’être qui se construit, qui bâtit son identité, élimine les toxines de la peur. La mort, certes, mais l’essentiel est dans la vie, dans son intensité de rencontres, dans son action généreuse. Dans ces débordements qui nous constituent tout en nous faisant sortir de nous-mêmes.

L’autre, l’étranger, le migrant d’aujourd’hui qui fait écho aux migrants que nous étions hier, ne sera plus dès lors envisagé avec une « haine identitaire » mais approché comme un être humble et faible que nous nous devons d’accueillir.

Un musicien de Jazz me disait récemment en parlant de son art : nous travaillons bien ensemble car nous savons nous ouvrir à la générosité offerte par nos instruments.

Sachons, par la prière et la foi, nous ouvrir sans crainte au tumulte du monde, et aux chants lumineux qui montent, malgré tout, en son sein.

Amen.

Pour Vence, le 16 mai 15.
Y. Ughes.

1) Réforme. N° 3607. Salah Stétié : Cette situation me désespère doublement. P. 4
2) Id. Ibid.
3) Marcel Manoel, Vivre avec le Christ. Les Bergers et les Mages. Collection Parole vive. Page 35.


(lectures : Deutéronome. 10, 12 à 19 – Luc, 11, 1 à 10)

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP