BRIBES EN LIGNE
      enfant       à la lettre d’information du poursuivant son activité de quelque chose sommaire ► page suivante générations rita est trois fois humble.  tu ne renonceras pas. moi cocon moi momie fuseau ce qu’un paysage peut aller au portail de madame des forêts de vers le sommaire du livre 3 aller à l’article vers le sommaire du livre 2 un nouvel espace est ouvert photos de frédéric textes mis en ligne en aller à l’article       je fais sommaire ► page suivante 1 2 je crie la rue mue douleur     extraire le vieux qui aller à la bribe suivante quelque temps plus tard, de 0 false 21 18 travail de tissage, dans 1 2 3&nbs je me souviens qu’à propos j’ai donc 1 2 3 i)       vu les je serai le pilote aux yeux le slam ? une ruse de sommaire ► page suivante       les pour accéder au volume 6 des sophie calle à beaubourg...       deux envoi du bulletin de bribes dans les carnets 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire des recueils j’ai relu daniel biga, haut var ► brec       les in the country       fourmi&n 1 2 3&nbs     sur la       magnolia 2021 des esprits flottants       retourn& sors de mon territoire. fais 1 2 3&nbs c’est une sorte de l’insolence est l’acnée pour michèle gazier 1) i mes doigts se sont ouverts clquez sur aller à l’article sables mes paroles vous page suivante gérard       neige lettre d’information       fourr&ea en 1988, au 16 de la rue aller au portail de 1 2 3&nbs « voici aller à l’article antoine simon aller à la bribe suivante pour accéder au document de son père, manœuvre aux       é page suivante ► page « ces deux là exode, 16, 1-5 toute page suivante ► nous       araucari 1 2 3&nbs page précédente ► page sommaire ► page suivante vers le sommaire des recueils vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs charogne sur le seuil ce qui 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2     pour accéder vers le sommaire du livre 2 aller à la liste des auteurs pour le prochain basilic, (la  référencem       l’       apr&egra antoine simon pour accéder au tome 3 des trois (mon souffle au matin antoine simon page suivante ► page aller à la liste des auteurs deuxième suite naviguer dans le bazar de eloge de la boite aux portail de l’espace giovanni rubino dit et ces page suivante ► page quand nous nous sommes textes mis en ligne en avril j’ai travaillé dans ... ainsi s’élevait comment entrer dans une mais jamais on ne       le peinture de rimes. le texte la prédication faite textes mis en ligne en       pass&eac       ce       devant première publication de ce mi viene in mente mi chers élèves du collège 1 2 3&nbs arrive à mes lèvres une sous la pression des l’heure de la textes mis en ligne en avril   la baie des anges je meurs de soif Éphémère du 22 juillet à       en ensevelie de silence, aller à l’article antoine simon page suivante page a propos de quatre oeuvres de si tu es étudiant en un besoin de couper comme de bernard noël à le 26 août 1887, depuis toulon, samedi 9 la vie humble chez les 1 2 3&nbs se placer sous le signe de abÉcÉdaire les mot du 1 2 3&nbs je ne sais pas si       gloussem seul dans la rue je ris la vers le sommaire du livre 2 l’instant criblé depuis le 20 juillet, bribes dans l’innocence des 1 2 3&nbs page suivante ► page       à       il aller à la liste des auteurs 1 2 3&nbs naviguer dans le bazar de le corps encaisse comme il naviguer dans le bazar de dont les secrets… à quoi       au pas     les provisions madame porte à aller à l’article aller au portail de antoine simon vers le sommaire du livre 3 mieux valait découper certains prétendent 1 2 3&nbs       m’ pour accéder à ce deuxième le chêne de dodonne (i) antoine simon       vaches page d’accueil de       fourr&ea 1 2 ce n’est et nous n’avons rien monde imaginal, page suivante ► page  au mois de mars, 1166 le géographe sait tout pour m.b. quand je me heurte 1 2 3&nbs page suivante ► page 1 2 lundi 3h page suivante page pour jean marie       nuage à vers le sommaire du livre 4 biboon. plus qu’une saison. il arriva que pour robert       sur page d’accueil de       l’       le vent du maurithuis par       est-ce toute une faune timide veille vers le sommaire du livre 3 i en voyant la masse aux il y a deux villes à       jardin le ciel est clair au travers de mes deux mains 1 2 3&nbs nouveautés et modifications naviguer dans le bazar de « 8° de       dans genre des mots mauvais genre vers le sommaire du livre 3     &nbs cliquer sur le titre pour de toutes les vers le sommaire du livre 2 le poiseau de parisi mon vers le sommaire du livre 3 page précédente page "l’art est-il 1 2 3&nbs       voyage « le petit dauphin le chêne de dodonne (i)  zones gardées de 1 2 3&nbs sous ces étagements liquides dorothée vint au monde 1 2 3&nbs denis roche : vers le sommaire du livre 3 textes mis en ligne en nous sommes de glace et de vers le sommaire des vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs aller à la bribe i au page suivante page       dans le aller au sommaire de pablo ce texte a été rédigé à rafale n° 6 just do pour accéder au texte au 1 2 3&nbs       j’ le film sur annie sidro et le       entre le hasard... un ami m’a ici, les choses les plus vers le sommaire du livre 2 page suivante ► page pour visionner tout en travaillant sur les       la sommaire ► page suivante mathieu bénézet : mon assise par accroc au bord de madame chrysalide fileuse aller à la bribe suivante       chaque       la revue inoubliables, les  je ne voulais pas 1 2 3&nbs le bulletin de page suivante page préparer le ciel i le dernier recueil de 1 2 3&nbs jamais si entêtanteeurydice À celle qui emplit nos la mastication des    nous et il fallait aller debout 1 2 3&nbs il a surgi sans crier page suivante ► page a inishmore chaque plante est antoine simon l’éclair me dure, depuis ce jour, le site vers le sommaire du livre 2 a ma mère, femme parmi 1 2 3&nbs page suivante ► page station 4 : judas  je suis bien dans vers le sommaire du livre 2 préparer le ciel i le chêne de dodonne (i) page suivante ► page frédéric page suivante page 1 2 3 bribes en ligne a il pleut. j’ai vu la       la mes pensées restent textes mis en ligne en juin aller à « À alain remila : un des aller au portail de       aujourd       pourquoi ► une parole libre et page suivante ► page l’envers de pour accéder au texte  pour le dernier jour       l’ j’oublie souvent et 1 2 dès que     surgi 1 2 3       marche jean dubuffet : honneur madame aux rumeurs les plus vieilles antoine simon textes mis en ligne en vers l’espace À l’occasion du « et bien, antoine simon aller au portail de 1 2 3&nbs tes chaussures au bas de aller à l’article vers les deux articles de À l’occasion de préparer le ciel i leonardo rosa il y a des objets qui ont la <p présentation du projet       la de soie les draps, de soie 1968 - el zilzel le lourd travail des meules présentation du projet nous dirons donc cliquer sur l’icône pour max charvolen 1) quatre si la mer s’est     de rigoles en aller au portail de j’pense à toi bruno le travail de bernard       coude 1 2 3 aller à l’article textes mis en ligne en août page suivante ► page  marcel migozzi vient de en ouvrant ce site, je c’est la peur qui fait       sous (vois-tu, sancho, je suis difficile alliage de       pass&eac 1 2 3&nbs on a cru à page précédente retour début de la mise en ligne de page suivante ► page on dit qu’agathe lire la suite : 13 voir ci dessous le portfolio vers le sommaire des   un antoine simon aller au portail de effleurer le ciel du bout des lu le choeur des femmes de alberto arbasino : bruno mendonça lien vers la totalité des page suivante ► page cliquetis obscène des   pour théa et ses la brume. nuages aller au portail de la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > ROSA Carlo > Dans les rêves de la mandragore

Dans les rêves de la mandragore

Une dramaturgie courte...

Publication en ligne : 17 juillet 2008
Première publication : 27 juin 2006 / présentation d’exposition
Artiste(s) : Rosa C.

Dans les rêves de la Mandragore
Une dramaturgie courte sur les œuvres de Carlo Rosa

Personnages :
Carlo Rosa : sculpteur, personnage principal
Leonardo Rosa : peintre, fils aîné de Carlo
Gianni Rosa : fils cadet de Carlo
Mamma Rosa
Alemanni, Piero Garino, Pierre Gastaud : artistes peintres

AVERTISSEMENT
Dans cette dramaturgie courte, les personnages ne disent pas les répliques : ils sont traversés par elles.
Il faut imaginer la scène comme un territoire improbable peuplé d’oeuvres diverses : racines arrangées, feuilles de plomb soudé cachant des objets, bronze évoquant constructions, ruines ou navettes spatiales.

I
1

  • J’avance et l’horizon se dédouble : j’aperçois au bout du chemin une ouverture inattendue sur des Alpes marines et des vallées resserrées jusque dans les embouchures.
  • Nous avons tant rêvé que nous flottons parmi les choses simples du monde ! Nous avons tant espéré toutes les métamorphoses
  • Dans les souvenirs de Gianni, il y a qu’au début, aux yeux de Carlo, un paysage était un paysage, une nature morte, une nature morte, comme dans les huiles de son ami, le peintre Alemanni
  • Glisse tes doigts dans le ventre souple de la terre et tire d’en-dessous cette main inconnue qui t’es tendue

2.

  • Nous voici bien au cœur de notre capacité à l’imagination :cette volonté que nous affirmons sans trêve de ne jamais laisser les simples apparences nous dicter leur loi.
  • Gianni se souvient qu’un jour, Carlo découvrit l’œuvre d’un ami de Leonardo, Piero Garino dont les paysages étaient presque –mais pas tout-à-fait- des paysages, et les natures mortes presque des natures mortes –mais pas tout à fait.
  • va-t’en chercher dans le corps sourd de la terre les preuves de la renaissance des formes que la fureur détruit.
  • Au-delà de vallées refermées sur elles-mêmes, d’innombrables soleils définitivement fixés sur un cyan de ciels aux profondeurs d’Egypte éclairent les signes sacrés d’une langue inconnue

3.-

  • Quelque chose a disparu des souvenirs de Gianni : trop enfoui, trop secret : il ne sait plus comment Carlo s’est-il finalement ouvert à un monde différent, comment il a commencé à se libérer l’esprit et à créer ce qu’il sentait lui-même et ce qu’il voulait voir, avec ses yeux à lui, et non ceux des autres… Gianni a oublié comment cela s’est passé.
  • C’est une Dame disparue qui tend ses doigts de morte Dame la terre la serre elle coud le sang à l’aube Dame que la terre retient.
  • Et j’ai longtemps marché sur les traces laissées par les fils du souvenir parmi des horizons bordés de monts festonnés d’arbres peuplés de chants lointains.
  • Nous voici au cœur de notre pouvoir d’invention : ne pas nous en tenir à ce que les choses sont.

II
1.

  • J’évoque ici un automne à venir dans des roulis de vagues tendres veille d’un printemps qui pose déjà sur les tiges des hortensias ses doigts d’enfant à naître.
  • Dans les souvenirs de Gianni, il y a cette Fiat Giardinetta dans laquelle la famille partait dès les premiers beaux jours vers Ponte Rosso, au début des années cinquante.
  • Ce que tend la terre, c’est cette portion inversée du ciel elle est miroir d’ombres épaisses à la recherche de nos doigts.
  • Nous voici tirant une tête de bison ou un corps de gazelle d’une faille du roc, des légions ou des olympes de l’incertitude des nuages, des armées des pierres des chemins, des mosquées des vapeurs de cascades, et toutes les formes du monde d’une pauvre feuille colorée d’où nos ciseaux les libèrent.

2.

  • Dans les souvenirs de Gianni, l’enfant qu’il était brûlait de parvenir à destination et rêvait d’une Giardinetta avalant la via Aurelia… Mais Carlo s’arrêtait à chaque plage et commençait sa « recherche » dans le sable riche de toutes sortes de détritus
  • Nos corps sont rêves de Mandragore, murmure la Dame ; avant d’être de chair, ils furent de terre de pierre de fer et de bois
  • Nous voici au cœur du pouvoir de l’art :nous tirons toutes les formes du monde, d’un pot de couleur où le pinceau va les pêcher.
  • Le printemps glisse ses doigts dans les replis de l’air qui me sépare des dessins superposés des collines blafardes un oiseau incertain emporte dans son sillage des étagements d’espace et de temps.

3.

  • La main de la Dame se fraie un chemin pour fleurir hors de terre
  • Tirer toutes les formes du monde de notre insatisfaction du monde : l’art de Carlo Rosa prend sa force dans cette humanité-là.
  • Dans le tracé d’une aile une lavande unie à une jeune pousse de laurier s’abrite sous les fleurs -drues déjà- d’un romarin.
  • Gianni se souvient : Carlo est équipé d’un bâton fouisseur pour déplacer les « choses », d’un sac de toile qu’il remplit de tout ce qu’il pense pouvoir recréer avec son imagination et ses doigts : racines, bouts de bois, restes de ces poupées qui, à l’époque, étaient en caoutchouc rouge.

III
1.-

  • Un oiseau tombe en piqué, disparaît derrière le muret, un passereau se pose, tête en bas, sur une branche du plaqueminier encore hiver.
  • Elle s’ouvre comme germe œil ou chant et libère la vie musicale des formes
  • Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa sur les deux ou trois décennies qu’elle dure comme l’histoire d’un désir d’envol inscrit dans les rêves les plus lourds de la terre.
  • Gianni se souvient qu’un jour –alors que Carlo avait déjà commencé à exposer- il lui dit : mais, papa, dis-moi, pourquoi tu ne fais pas toutes ces œuvres en bronze ?

2.-

  • Elle est tout à la fois la racine la terre et la tige la rose trémière le vent qui la fait trembler l’ardeur et l’humide et les pétales qu’elle répand en pluie sur toute la surface de la terre.
  • Il faut considérer la trajectoire de Carlo Rosa comme une progressive appropriation de l’espace quand au seuil de son rêve il y a la terre et ce que la terre retient.
  • Et Gianni se souvient encore que Carlo avait répliqué qu’il lui était impossible de réaliser ces œuvres en bronze, pour la bonne raison qu’il n’en avait pas été le créateur : il les avait simplement prises à la nature : en bronze, ce serait des faux, avait ajouté Carlo.
  • Un chat noir glisse entre mes jambes silencieux il suspend sa marche puis repart sur l’œuvre incertain d’un sol de gris.

3.-

  • Il faut imaginer Carlo Rosa grattant la terre et en désembourbant les êtres aux gestes suspendus ou à la danse soudain infiniment ralentie.
  • Gianni se souvient qu’il avait fait valoir à Carlo que, loin d’avoir utilisé des œuvres de la nature, il avait récupéré des racines piétinées : tu as vu et tu as recréé, avait ajouté Gianni ; elles sont donc le matériau de ton œuvre. Non, non, avait répondu Carlo, pour réaliser des bronzes, je dois tout reprendre au début : cire, structure rigide, fil de fer… Et dans les souvenirs de Gianni, c’est ainsi que fit Carlo.
  • La tache lumineuse d’un soleil d’hiver creuse la brume laiteuse accumulée contre les crêtes crénelées des collines.
  • Il convient toutefois d’aborder la Dame de terre avec toute la douceur et toute la retenue du monde : la moindre brusquerie mue la douceur de son chant en hurlement de mort.

IV
1.-

  • On dit de ces herbes qu’elles sont folles peut-être parce qu’elles se présentent dans des dispositions inattendues peut-être parce qu’elles dansent soudain des chorégraphies désordonnées et comme en dépit de tout.
  • Carlo apprend à sculpter comme l’on moissonne comme la faux libère l’épi la bêche le tubercule il sculpte comme toute main qui se saisit de la terre du monde lui donne la forme de la main.
  • Gianni se souvient que Carlo lui demande de charger les matelas gonflables dans la Giardinetta et qu’ils partent pour Antibes, avec Maman, chez Pierre Gastaud, son ami peintre.
    A Antibes, on avait eu beau frapper à la porte, personne n’avait répondu. Comme la porte était toujours ouverte pour les amis, ils sont entrés et se sont installés dans le living sur les deux matelas et un divan, le chien sous la table.
  • Effleure la à peine sous la terre toute caresse si elle n’est timide et envolée aussitôt que posée effarouche la Dame et qui sait alors ce qui peut advenir ?

2.

  • Il enfouit et protège dans une armure de plomb les formes qu’il a subtilisées à l’avare générosité de la terre.
  • Dans les souvenirs de Gianni, à Antibes voilà qu’en pleine nuit Pierre Gastaud rentre chez lui. Il allume et :
    « Mes chers amis ! »
    Le lendemain matin, tôt, tout ce petit monde est parti au marché aux poissons
  • Nos corps sont rêves de Mandragore murmure la dame, ils suivent l’expression des branches de terre dans les miroirs du ciel
  • On sait repérer l’amplitude des racines : il suffit de suivre dans le miroir de la terre l’expansion des branches du ciel

3.-

  • Au bout de sa trajectoire, Carlo Rosa va vers l’espace et plante ses racines de bronze dans le firmament.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP