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ÉCRIRE SUR L’ART , Écrire sur l’art, expérience de l’altérité

Publication en ligne : 24 novembre 2008
Première publication : novembre 2008 / article dans revue d’art

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Clefs : problèmes

Article en réponse à une commande de la revue italienne Anterem. Paru en italien et dans une version modifiée dans le n° 79, deuxième semestre 2009 de cette revue.


QUELQUES SCORIES

Comment, dans mon exercice de la langue, m’efforçant de considérer l’autre non en objet mais en sujet, je parviens à me poser non en sujet mais en objet.

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Cette transformation, disais-je, doit passer par mon expérience, mon exercice de la langue. Une œuvre, tant que je ne l’ai pas, d’une manière ou d’une autre, dite, tant que je n’ai pas produit à son sujet, ou autour d’elle, une sorte d’équivalent verbal au manque à dire qu’elle creuse en moi, continue à me laisser stupide et muet. Il y faut ainsi du travail. Pour passer de la stupidité muette à l’appropriation transformatrice, il y faut du travail de langue.

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Que le travail de langue passe ou non par un cahier des charges précis, il s’accompagne la plupart du temps de longs préliminaires, d’approches, d’approximations verbales, comme de balbutiements, d’hypothèses de formulations que je tourne et retourne en moi même, d’effort de structuration et de mise en place d’un dispositif particulier d’écriture propre à me faire rendre parole.

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Excitation d’écriture : une fois les premières approches faites, je dois aboutir à l’objet « texte » : si je sais assez précisément ce que j’engage et comment je m’y engage, j’ignore toujours, jusqu’à ce qu’il soit donné à la publication, ce que sera le texte réalisé ; il ne sort jamais tout armé de ma tête : résultant de procédure inédites pour moi, il devient produit d’un autre moi…

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Si l’on veut bien considérer l’œuvre comme manifestant, sans cesse, le visage de l’Autre, lui rendre écriture, c’est donner naissance en soi même à une parole possible du visage de l’Autre ; c’est se soumettre au devoir inconditionnel envers l’Autre qui irréductiblement hors de moi et sans cesse, agissant en moi, ouvre et transforme l’en-dedans de moi ( ?)


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