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Equitable un besoin sonnerait comme ouvert d’où rayon de lumière pour éveiller doucement des yeux à la conscience la traversée d’un désert qui sait le tracé d’une fuite et l’humide rimant tantôt avec moisi tantôt avec fertile et à vau l’eau la larme conduit au visage tout droit sans hésiter sans trémolo sans grelotté sans histoire que de l’épaisseur en guise d’étreinte fragile de sa lenteur forte de son argile son informe son infini probable et ses cuissons à répétition depuis l’envers depuis l’endroit on ne sait pas puisque on dirait bien que ça n’existe pas une surface pour l’esprit juste le foncé d’un cerne autour du regard l’attention dissèque jusqu’aux doigts au bout de la nuit dépouillée d’aube et pourtant caresse féline une douceur de peau une consolation périphérique visant le centre pour qu’équilibre et liberté dans l’équité jusque galop alors
sans besoin sans désir rien que le disque lunaire manquant son rendez-vous rien que le rond sans surprise
sonnerait abstrait sans hanche ni sein quoique vent à spirales quoique sève en silence ce qui vit vraiment au vif essentiel se tait seul ce qui menacé de mourir crie et le fil se rompt dans la poitrine et tambourine la pluie pour garder un semblant de rythme un semblant de colonne et son air un appel
comme ouvert et tout bas ce n’est pas qu’on est las juste que les marches à monter ne mènent à aucun étage déterminé ne mènent à aucune surprise qu’attendre faut-il être aux aguets
d’où rayon de lumière comme traînée de poudre soit pollen autant dire offrande au jour pour remercier d’avoir encore une fois passer le seuil mis les pieds sur la route dans les pas invisibles tant ils sont clairs et la foi bien que faible pour sauver le balancement cadencé on y va
qui sait le tracé finira par faire maille et réseau pour enchaîner quelques mots à la suite de nuages précipités ensuite alors lacs imaginés paisibles et forêts alentour et la rumeur d’oiseaux quand la soirée s’avance à main nue fouille l’intime jusqu’au lit et rivière murmure ses ailleurs devinés d’autres cieux mais la même vie ce n’est que ça rien de bien sage rien de bien assuré de l’amer dans le mi-figue mi-raisin une façon de dire un tortueux pas vraiment torturé mais
tout droit ne sachant pas tâtonner alors assise et respirer laisser pulser laisser monter laisser sur le bout la langue laper laver l’avenir aux paupières blessées sur regard baissé que l’histoire relève
à répétition gros calibre entendez de l’ouvert par la trouée de peau jusqu’à chair sa douceur un velouté d’argile lubrifiée pour l’esprit sans envers ni endroit tout autour visant un centre acquitté
jusqu’au galop
équitable de se quitter
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