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Restes
Au balcon nous attendrons le soir. Toi tu es au bras des rues en attente d’un appel dont tu ignores l’horizon. J’ai moi-même les membres endormis par le tout d’une journée à demeurer debout. Ici la vie des fenêtres est cela auquel on ne peut se dérober. Si je te vois jamais passer sois sûre que ce sera au travers d’une transparence un peu sale – que nous appellerons ma vitre.
Parfois tu diras quelque chose comme je m’en retourne à ma nuit. Nous appellerons alors cela faire retour. Et depuis le balcon j’aurai vue sur certains de tes intérieurs. Certains de tes fondements les plus mous. Car est mou tu le sais ce qui cède à notre chair. Ce qui s’affaisse en ombre à l’abord des langues aux origines quelconques.
C’est peut-être une forme de ta plus grande consistance que nous mettrons à l’épreuve. Ne restera debout que le corps d’un horizon ressaisi – que la peau tellement lisse où toute lumière se retire après avoir essayé. Ne restera en place que ma figure inquiète de savoir de quoi l’on parle lorsque je dis tes intérieurs. Et par où s’y engouffrer. Quand tu feras retour où trouverai-je assez de clarté pour sentir quelques brèches où séjourner le temps de te connaître. Ouvriras-tu tes mains à l’endroit de ton attente – faudra-t-il claquer certaines de tes chairs un peu rares avant que jour ne se fasse sur le quoi de tes centres retirés sur le pourquoi de tes fondements opposés à nos fenêtres de toute sorte.
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