Accueil > Au rendez-vous des amis... > Martin, Jean-Loup > Je serai le pilote aux yeux toujours ouverts > II. Tunique de feuilles mortes
JEAN-LOUP MARTIN
Ma chair n’est guère que tunique de feuilles mortes, doucement désagrégées par les feux de l’automne agonisant et meurtrier :
Ma chair n’est guère que brouillard effrangé, qui enveloppe à grand-peine mes os prêts à tomber en poudre, mes viscères au bord de la pourriture, mon sang qui brûle et me brûle, soleil effondré :
Ma chair peut-elle me protéger ? Elle n’écarte de moi ni vos regards, ni la mort que vous me donnez.
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