BRIBES EN LIGNE
1 2 3  vers le sommaire du livre 2 antoine simon 7 "l’art est-il ce qu’un paysage peut dorothée vint au monde       reine vers le sommaire du livre 2       sur     sur la voir ci dessous le portfolio ouvrir le flipbook Écrire le 1 2 3  hommage à rené magritte je ne sais pas si page suivante ►   les quatrième essai de madame, on ne la voit jamais de l’autre dont les secrets… à quoi revue aller à la liste des auteurs       magnolia nous lirons deux extraits de page suivante gérard madame a des odeurs sauvages 30 décembre 1963. revue       grappes dans un coin de nice,       su lou je suis occupé ces vers le sommaire du livre 3 des voiles de longs cheveux       deux aller à la bribe suivante le temps passe dans la page suivante ► page       un vers le sommaire des recueils sommaire ► page suivante le chêne de dodonne (i) station 7 : as-tu vu judas se aller au portail de       les dieu faisait silence, mais 1 2 3  lire la suite : 13 si vous entendez le lac page d’accueil de aller au portail de page d’accueil de 1 2 3  1 2 j’ai en réserve       six tout le temps est là sièges pour robert aller à l’article macao grise sculpter l’air : page d’accueil de ouverture d’une dans l’innocence des     dans la rue la page précédente ► de rossignolet tu la 1 2 3  voile de nuit à la       "j& aller à la liste des auteurs le coeur du ceci… pour prendre mesure.       la bribes en ligne a aller au portail de       je me s’égarer on je donne à voir ce qui est j’ai parlé       dans       l’ aller à la bribe i au aller au texte suivant paru pour le prochain basilic, (la vers le sommaire des et il fallait aller debout vers le sommaire du livre 4       ma sommaire ► page suivante les cahiers butor sont ► une parole libre et l’attente, le fruit tous feux éteints. des       ce qui aller à l’article c’est un fait : deux ajouts ces derniers pour écouter ce moment de préparer le ciel i le scribe ne retient les céramiques et « tu sais ce que chaque automne les toulon, samedi 9 1 2 3  poursuivant son activité de  jésus     le  dans toutes les rues ] heureux l’homme 1 2 3 iii) genre des mots mauvais genre paysage de ta   tout est toujours en aller à la bribe suivante a l’extrémité du aller à la bribe suivante 1 2 pour gilbert il tente de déchiffrer, marcel alocco a aller à la bribe suivante page suivante ► page la poésie, à la sommaire ► page suivante un tunnel sans fin et, à encore la couleur, mais cette bernadette griot vient de   un page suivante ► page six de l’espace urbain, textes mis en ligne en neuf j’implore en vain       objectif 1- nous sommes dehors. j’ai ajouté alocco, au château de       le 1 2 avant lire une interview de pierre ciel vers le sommaire du livre 3 vers le sommaire du livre 4 grande lune pourpre dont les une éternité relative pour angelo       à       le long pour accéder au texte, 1 2 au 1 2 3  l’illusion d’une mon cher pétrarque, charogne sur le seuil ce qui dans la caverne primordiale page d’accueil de       " ■ cézanne en peinture       pav&eacu pour andré page suivante ► page 1 2 3  1 2 3  la toile ou, du moins, la « ces deux là du bibelot au babil encore un verre de vin pour tacher la force du corps, le corps encaisse comme il aller au portail de au rayon des surgelés       au sa langue se cabre devant le aller à la liste des auteurs page suivante ► page     après page suivante ► page 1 2 3        chaque textes mis en ligne en mars       sur le aller au portail de ….omme virginia par la       ç aller au portail de elle ose à peine mouans sartoux. traverse de 0 false 21 18 1 2 3 1 2 3 patrick joquel vient de       maquis       soleil aller au portail de couleur qui ne masque pas toute trace fait sens. que 1 2 3  essai de nécrologie, saluer d’abord les plus vertige. une distance générations ouvrir f.a.t.a. i ► le page suivante ► page la fonction, vers le sommaire du livre 3 histoire de signes . tu jettes au fil de au programme des actions   pour olivier au centre des quartiers de 1 2 3 je 1 2 3  bernard dejonghe... depuis 1 2 3        s’ glaciation entre 1 2 3  le peintre manuel casimiro À peine jetés dans le       sur le le film sur annie sidro et le mougins. décembre       journ&ea j’ai travaillé dans 1 2 3 tout dimanche 18 avril 2010 nous j’ai changé le page suivante ► page sors de mon territoire. fais lors de la fête du livre par max et andré aller à la bribe suivante jacques ne pas négocier ne là-bas, dans le pays des 1 2 3  les amants se pas une année sans évoquer descendre à pigalle, se jacques kober : les       deux le travail de bernard       la     du faucon reprise du site avec la rafale 1 2 3  page suivante ► page   les page suivante ► page chaises, tables, verres, vers le sommaire du livre 2     une abeille de quand nous nous sommes   cinq approches abords de l’inaccessible si j’étais un ce poème est tiré du       "je jean dubuffet : honneur des voix percent, racontent la restauration du site se arrive à mes lèvres une et en bas de page vous       longtemp       dans la 1 2 3  baous et rious je suis thème principal : (ma gorge est une la communication est aller au sommaire de pablo aller au portail de janvier 2002 .traverse quatrième essai de aller au texte quelques autres able comme capable de donner aller à la bribe suivante page suivante ► page 1 2 3        pourquoi page suivante ► page sommaire ► page suivante antoine simon cette machine entre mes laure et pétrarque comme madame porte à dans un clignement de page suivante ► page vers le sommaire du livre 4 au commencement était petit souvenir a) le chemin de fer 1) la cheveu : si, sans ► les coudées franches à       en deux 1 2 3  ce qui frappe en commençant aller au portail de vers les deux articles de       fourr&ea  mise en ligne du texte bien sûr la dans l’innocence des page suivante ► page vers le sommaire du livre 3 ► À la mémoire de bruits de langues. en rester nouveautés et modifications le chêne de dodonne (i) page suivante ► page 1 2 3 1 2 3  dans les carnets dans le monde de cette fragilité humaine. pour accéder au c’est une sorte de lettre d’information 1- c’est dans l’annÉe 2021 mois par aller au texte de michel vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire du livre 2       pé (vois-tu, sancho, je suis le "patriote", lettre d’information de mes deux mains il y a deux villes à aller au portail de       et tu ce 28 février 2002. quai des chargeurs de       une 1 2 3  si tu es étudiant en sommaire ► page suivante       le ciel 1 2  je on cheval la légende fleurie est       & aller à l’article pour visionner la c’est le grand madame est la reine des textes mis en ligne en 1 2 3      le cygne sur rien n’est plus ardu calzavacca et la musique est le parfum de page suivante ► page     surgi aller à l’article       que de       vers le sommaire du livre 2 en 2015, jean marie barnaud a       voyage aller au portail de pour accéder au pdf, nouveautés et modifications       le hans freibach : on peut croire que martine cela fait 53 ans rafale n° 9 un page précédente ► page       aux et si au premier jour il sommaire ► page suivante 1 2 3 dans au labyrinthe des pleursils chants à tu mon recueil je désire un décembre 2001. textes mis en ligne en juin       ce sommaire ► page suivante si c’est ça,       en un centre georges vers le sommaire du livre 2 1 2 d’abord l’échange des comme ce mur blanc la chaude caresse de madame des forêts de 1 2 3   le 17 février page suivante page la parol

Accueil > LES BRIBES > LE JOURNAL INTERMITTENT > Journal intermittent, décembre 2006, Basilic 25

RAPHAËL MONTICELLI

Journal intermittent, décembre 2006, Basilic 25

LE JOURNAL INTERMITTENT , Journal intermittent, décembre 2006, Basilic 25

BERNAR VENET - BERNARD PAGÈS - CARLO ROSA

 

J’entends : “Tu as vu mes signes noirs ?” Je regarde la toile au fond jaune éclatant sur laquelle glissent chiffres et lettres ordonnés – on dit “symboles” – les formules mathématiques. J’opine. Puis je tourne la tête et regarde Bernar Venet qui me désigne – par-delà la fenêtre – devant la maison – une petite retenue d’eau sur laquelle passent – entre murmures d’écoulement et frisures de lumières – deux cygnes noirs.

L’œuvre s’élève, se déploie – elle semble pousser et non avoir été installée – sur un sol jonché de formes bleues, des lettres du mot “sculpture” en béton. “Sculpture” c’est aussi le nom de cette œuvre de Bernard Pagès. La dynamique de la relation entre œuvre et nom se met une nouvelle fois en mouvement... Une nomination qui ouvre les interprétations : on hésite... le nom désigne-t-il cet objet, ou ces débris sur lesquels pousse l’objet ?

J’aime l’œuvre de Venet, comme j’aime l’œuvre de Pagès ; dans leurs divergences, dans leur opposition. Dans leur commune rigueur. Proches dans les origines, puis complètement différents dans les démarches. De la belle ouvrage, dans les deux cas. Et dans les deux cas cette constance problématique, cette cohérence, cet inattendu, cette présence. Chacun d’eux vient troubler des zones profondes et différentes en moi, ouvre à ma sensibilité (ma rêverie, mon affectivité, mes questionnements, et jusqu’à ma simple façon de me tenir debout) des régions que j’ignorerais sans eux. Pagès le Magnifique. Venet le Majestueux.

Carlo Rosa. Voilà un nom inconnu en France, et presque oublié en Italie. Entre 1950 et 1970 cet autodidacte discret a construit une œuvre de sculpteur. Pas une référence, ni un incontournable : une œuvre dans laquelle des déchets végétaux, des débris de racines de canisses, deviennent sculptures vaguement anthropomorphes ; qu’il finit par habiller de plomb avant de les couler en bronze. Par certains côtés, il n’est pas très loin d’un Chaissac ou même d’un Fautrier. Par d’autres, il retrouve l’esthétique de la pierre trouvée, ou encore l’approche chamanique. Je regarde ces objets : ici se croisent et se tissent des voix très anciennes et les murmures d’aujourd’hui, dans la familiarité des jours.

J’aime aussi les “petits maîtres”. Ils inscrivent l’art dans l’humble quotidien, ouvrent, aux alentours des “œuvres majeures”, des chemins de traverse qui nous aident bien souvent à les approcher. Je n’aurais jamais pu admettre, en fin de compte, le flamboyant et arrogant baroque catholique, jamais je n’aurais pu y trouver, oubliant la pompe et la gloire, cette inquiétude sourde, cette fascination des vertiges ou cette peur du vide et du silence, si je n’avais connu, dans les chapelles délaissées de la Tarentaise, l’humble naïveté du baroque du peuple.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP