BRIBES EN LIGNE
1 2 1 2 1966 comme antoine simon 5 page précédente retour un homme dans la rue se prend l’envers de vers le sommaire du livre 4 dans le pain brisé son       tourneso vers le sommaire des aller à la bribe suivante bernar venet - page d’accueil de 1 2 3&nbs aller à la liste des auteurs « je suis un 1 2 3 eurydice toujours nue à  monde rassemblé le temps passe dans la À l’occasion du aller à la bribe suivante ■ cézanne en peinture ajout de fichiers sons dans       quand portail de l’espace avec marc, nous avons       la       l’ et c’était dans nous dirons donc rare moment de bonheur, vers le sommaire du livre 2 branches lianes ronces se placer sous le signe de       gloussem 1 2 pas de pluie pour venir 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs       bien alberto arbasino : c’est une sorte de page suivante page bruno mendonça seul dans la rue je ris la rafale vers le sommaire du livre 2     sur la vers le sommaire des où l’on revient depuis belle lurette, je village de poussière et de et il fallait aller debout       avant poursuivant son activité de vers le sommaire des présentation du projet aller au portail de 1 2 3&nbs vers le texte suivant carmelo j’ai en réserve carcassonne, le 06       la 1 2 3&nbs il tente de déchiffrer, vers le sommaire du livre 3 ce qui frappe en commençant       pour aller à l’article vers le sommaire du livre 4 aller à l’article (ma gorge est une éphémère du 2 page suivante ► page page suivante ► voici donc couleur qui ne masque pas       sur les page d’accueil de À hélène pour michèle gazier 1) page d’accueil de vers le sommaire du livre 3 c’est la chair pourtant textes mis en ligne en mai lettre d’information       l’ le 23 avril 2021 s’est 1 2 3&nbs pour écouter ce moment de  tous ces chardonnerets       je fais 1 2 3&nbs le 28 novembre, mise en ligne   je n’ai jamais je désire un sommaire ► page suivante 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 3 vers le sommaire du livre 3 1 2 3 lire la suite : 13 moi cocon moi momie fuseau frères et quand les mots       sur le printemps breton, printemps lancinant ô lancinant 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs la fraîcheur et la le chêne de dodonne (i)       é vers le sommaire du livre 4 j’ai ajouté je découvre avant toi page suivante ► a toi le mougins. décembre sous la pression des aller à l’article  pour jean le dans les rêves de la une éternité relative heureuse ruine, pensait au labyrinthe des pleursils madame dans l’ombre des a claude b.   comme une l’appel tonitruant du     une abeille de       longtemp je suis bien dans antoine simon a propos d’une autre citation antoine simon chers élèves du collège 1 2 25 octobre       coude 1 2 3&nbs  la toile couvre les 1 2 3&nbs textes mis en ligne en vers le sommaire du livre 4 page suivante ► page       sur le page précédente ► page 1 2 3&nbs saluer d’abord les plus bernard noël en ce qui aide à pénétrer le aller au sommaire de pablo 1 2 3   iv    vers aller à la bribe i au  dans toutes les rues mieux valait découper page d’accueil de 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs deux mille ans nous 1 2 3&nbs vers le sommaire des descendre à pigalle, se dans l’effilé de les petites fleurs des bernadette griot vient de il n’y a pas de plus    il 1 2 3&nbs jusqu’à il y a rafale aller à l’article aller à l’article 1 2 1981 max les textes mis en ligne   jn 2,1-12 : “le pays mystérieux page suivante ► page       aujourd par max et andré 1 2 dimanche il ne sait rien qui ne va À peine jetés dans le       ce qui approche d’une       su lou deux ajouts ces derniers page suivante ► page « mais qui lit vers le sommaire du livre 4 antoine simon 9 1 2 3&nbs on a cru à       quinze dans le patriote du 16 mars l’envers de naviguer dans le bazar de       sur la       en deux la chaude caresse de il souffle sur les collines 1 2 3&nbs le plus insupportable chez le grand combat : pour bruno charlotte, in jacques kober : les vers le sommaire du livre 4 la tentation du survol, à page d’accueil de 1 2 3&nbs       fourr&ea aller au portail de aller à l’article de toutes les 3 

les lieux aussi sont bernard noël à       juin quel ennui, mortel pour patrick joquel vient de aller au portail de tout en travaillant sur les cet article est paru raphaël monticelli il arriva que douze (se fait terre se a supposer que ce monde 1 2 3&nbs ouvrir le flipbook Écrire le 1 2 3&nbs     pluie du page suivante ► page revue 1 2 3&nbs « ces deux là janvier 2002 .traverse       cerisier 1 2 3&nbs retour au pdf sui generis le soleil n’est pas carissimo ulisse, torna a aller au texte       dans antoine simon 1 2 3&nbs   1) cette tgv dijon - paris bref     dans la rue la 1 2 3&nbs       la   cinq approches parmi les éditeurs page suivante ► page textes mis en ligne en sommaire ► page suivante le geste de l’ancienne, 1 2 3 des voix percent, racontent il y a des objets qui ont la j’aime chez pierre pour visionner la 1 2 3&nbs sommaire ► page suivante dorothée vint au monde       dans vers le sommaire du livre 4 des quatre archanges que vers le sommaire du livre 2       ruelle ce texte a été rédigé à le recueil de textes la rencontre d’une       voyage aller à l’article mes pensées restent les premières leonardo rosa quelque chose pour max charvolen 1) antoine simon vers le sommaire du livre 3 quatrième essai de   on n’est pour philippe le scribe ne retient able comme capable de donner       au l’annÉe 2022 mois par 1 2 1 2 3&nbs page suivante ► page langues de plomb a la 1 2 3&nbs   pour le prochain tous ces charlatans qui de nouvelles mises en ligne, vers le sommaire du livre 3 aller à la bribe suivante       à « je me tais.   (à rafale n° 4 on le vers le sommaire du livre 3       nuage aller au portail de madame est une edmond, sa grande à propos des grands pour accéder au texte au  au travers de toi je today i eat my cher.e.s ami.e.s vous pouvez ceci… pour prendre mesure. quand il voit s’ouvrir, fête du livre hans freibach :       un 1 2 3 * il te reste à passer eloge de la boite aux gardien de phare à vie, au quand on arrive de new-york alocco, au château de       journ&ea 1 2 30 a propos de quatre oeuvres de tout mon petit univers en pour martin page précédente retour depuis ce jour, le site       l’       m’ aller à la liste des auteurs page d’accueil de voir document expo boltanski vers le sommaire du livre 4 aller au texte       que de on cheval 1 2 dès que attendre. mot terrible. ► une parole libre et page suivante ► page     vers le soir station 4 : judas  bribes en ligne a textes mis en ligne en page d’accueil de 1 2 la légende fleurie est n’ayant pas le 26 août 1887, depuis page suivante page dans ce périlleux vers le sommaire du livre 4 notre but n’est pas de il ne s’agit pas de À celle qui emplit nos aller à l’article       la pie comment entrer dans une dont les secrets… à quoi       la page suivante ► page vers le sommaire du livre 4 1 2 3&nbs nous savons tous, ici, que vertige. une distance macao grise au rayon des surgelés       sur vers le sommaire du livre 3 pour gilbert voir la lettre écrire comme on se le travail de bernard il faut laisser venir madame aller à la bribe suivante rafale n° 6 just do   nous sommes       les début de la mise en ligne de j’ai perdu mon 1 2 3 vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs page suivante ► page aller à l’article le chêne de dodonne (i) ouverture d’une présentation du projet en l’espace d’une dizaine outre la poursuite de la mise voir les œufs de sommaire ► page suivante vers le sommaire du livre 3 et te voici humanité l’heure de la la parol

Accueil > LES BRIBES > BRIBES PUBLIÉES > LIVRE 3 : EFFRACTIONS > LXXXVII

LXXXVII

LIVRE 3 : EFFRACTIONS , LXXXVII

vers le sommaire du Livre 3

Aller à la bribe suivante

Douce est la terre aux yeux des naufragés

Ed io vado all’osteria
pe trovar padron miglior
per
trovar
padron
miglior
ed io vad’all’osteria etc.


Sua passion predominaante
è la giovin principiante


Il les aimait à peine écloses, et bien plus lorsqu’elles sont, incertaines encore, gestes froissés, regards trop rarement profonds, souvent appuyés, au début de la recherche d’une intention, séductrices par jeu, sans conséquences, espérant, du moins, qu’il n’y ait pas, de leur fait en tout cas, de conséquences, prêtes pourtant à croire à l’infini développement des effets d’une imperceptible cause, mais n’osant pas appeler de vive voix l’homme, par peur sans doute du ridicule, se ménageant, constamment, le silence, comme une sûre position de repli, une possibilité de prétendre qu’elles n’y sont pour rien, ou, plus précisément, qu’elles ne voulaient pas y être pour quoi que ce soit, ou, au pire, qu’elles ont été mal interprétées, prêtes pourtant à faire un geste consolateur, pour peu qu’il n’y ait aucune méprise, aucun quiproquo, prêtes toutefois à accepter, assumer, méprise ou quiproquo, après tout, pourvu qu’on ne les tienne pas pour autres qu’elles ne sont, capables d’éclore, en somme, promettant de le faire, sans s’y résoudre vraiment, peau fraîche, et odorante, curieusement prête à se hérisser en des frissons incapables de se propager, jusqu’au plaisir sans partage- figés à l’épiderme ; il les aimait alors qu’elles sont à rassurer, quand se saisir de leurs mains les soulage de la panique de ne savoir quoi en faire, quand elles sont prêtes à croire qu’il est un inévitable qu’il faut bien accueillir, quand, du regard au geste, de la parole au souffle, tout est prétexte à étonnement de soi-même, quand il était encore possible de donner de l’importance même à ce qui n’en a pas. C’est ce que j’aimais en toutes, qu’elles fussent encore fillettes ou en fin de mûrissement, cette capacité à ne voir d’autre réalité qu’elles-mêmes, cette aptitude à se reconnaître autre sans difficulté, à se voir comme on leur disait qu’elles étaient . Avec l’âge l’incertitude devenait feinte, l’hésitation, le B.A. BA du rite de séduction, et le plaisir de déjouer la feinte, de les dévoiler, de réduire ce qui se présentait comme défense de soi et qui n’était que piège ; de me prouver qu’elles ne cherchaient en tout qu’à se satisfaire elles-mêmes, à se satisfaire d’elles-mêmes, et jusque dans leur propension au drame , ou au malheur. A quoi bon s’efforcer de les séduire ? Elles se séduisaient d’elles-mêmes. Rien de ce qu’elles faisaient n’avait d’autre but que de se regarder me soumettre... La maladresse était l’une des techniques majeures. Egarer, perdre, avoir peur, se tromper, ne pas savoir, oublier, balbutier, tout leur était prétexte à me regarder réagir. Et soudain, heureuses de se sacrifier, heureuses et déplorables, elles s’offraient, béantes et ce n’était encore que pour s’offrir à elles-mêmes, et c’était là le plus insupportable. Je ne pouvais pourtant m’empêcher de rêver sans répit à la moqueuse sérénité des fesses, du galbe émouvant des mollets j’atteignais l’onctueuse plastique des cuisses, jusqu’à la tendresse tiède et ombrée, aux fragrances têtues ; je parcourais des géographies, tranquilles ou tranquillisantes si j’avais été sûr qu’elles m’étaient destinées. Je ne savais pas ne pas me tendre au creux accueillant de la naissance de la croupe après l’équilibre émouvant et frais du dos qui appelle et la langue et les doigts et le sexe au lieu serein de sa bipartition. J’étais incapable de ne pas me voir perdu dans les parfums de la nuque , creusant de ma langue mon nid dans la palpitante tendresse du cou, étonné, naïf, innocent, ébloui, de l’incompréhensible mesure des seins, éminemment généreux s’il n’avait été objet principal de leur fausseté, leur atout majeur ... Et je ne les quittais en somme que pour ne pas me perdre sans espoir, ne pas succomber à de simples séductions, ne pas avoir à regretter leur vanité.

  AOI

Car c’est bien là le fond : qui est capable d’aller au bout des choses, ou des existences ? A qui peut-on tendre la main, sûr qu’il ne retirera pas la sienne au dernier moment ? Qui tient ses promesses ?

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP