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WERNER LAMBERSY
ou le Bazar de Werner
Né en 1941 à Anvers, Werner Lambersy est mort le 18 octobre 2021
En 2014 il m’avait envoyé un recueil de plus de 400 aphorismes, calembours, proverbes, et autres calembredaine, « Le Chêne de Dodone, ou le bazar de Werner ».
Je n’ai retrouvé ce titre dans aucune de ses bibliographies, et les amis communs que j’ai interrogés ne savent rien de ce recueil.
Quatre-cents phases qui seront mises en ligne jusqu’en ... 2023 (désormais au moins 2026), à raison... d’un certain nombre par mois.
Je ne sais s’il aurait accepté cette proposition. Je supprimerai ce recueil du site si un.e ami.e proche me donne des raisons de le faire, ou s’il apparaît qu’un éditeur refuse qu’il apparaisse ici.
Petit nuage gris qui suit sagement son troupeau d’éléphants.
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Couchant et grand âge rallongent les ombres.
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On aime ce qu’on écrit comme le pendu aime sa corde.
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Il n’y a que le vent pour feuilleter les vieux journaux.
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Comment dormir : la lune miaule à la fenêtre !
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Mercredi des cendres, comme le bûcheron marque l’arbre.
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Poème au saut du lit ; il ne dort donc jamais !
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Mouches sur l’œil de vache, est-ce ainsi que les hommes lisent ?
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Je déteste les musiciens qui font mendier la musique.
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Lire en public, c’est voir les gens compter les pages qui restent.
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A la pétanque, pour les fourmis, il pleut des planètes.
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Nuit étoilée ! Comme on se sent pauvre de retour en ville.
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En russe, les mots semblent toujours vouloir cacher un secret.
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L’italien paraît plus intelligent que celui qui le parle.
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Envol soudain des chauves-souris de la grotte du cœur.
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Pour le poème, un petit carnet vaut mieux qu’un grand cahier.
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Avant de t’approcher, les deux oursins de ta poitrine !
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Au cimetière, les morts font la planche…
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Les mots, comme pour chaque brebis perdue de la parabole !
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L’histoire comme quand le petit Poucet n’a plus de cailloux.
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Qui gagne perd quelque chose et qui perd en trouve une autre.
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Chambre de bonne : d’abord quatre à quatre puis deux à deux !
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Poème, comme à l’écluse entre les portes, les tourbillons.
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Il y a un silence sur les traces effacées de la voix.
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Depuis l’aube, j’écris à ma table, je sors et la table me suit.
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Solitude, nouilles à l’eau, fins de mois difficile : poèmes légers !
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Au bain, savon glissant des mains, et le poème avec l’eau !
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Il y pire que le pire mais qui sait quoi ?
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Les vrais amis : un pour tous et tous pour rien !
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La musique est l’obscur parfum de l’émotion perdue !
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La nudité est le luxe du beau qui se réserve l’invisible.
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La mort serait une spirale sans fin.
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Si dieu est mort, c’est de honte ou de rire.
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L’intelligence et les miroirs ne servent qu’aux autres.
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Les muses n’ont jamais été violées, seulement les grâces.
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L’éternité est donc un faux départ de la naissance.
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Mahler a donné Bergman, Mozart, Fellini.
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Pardonnez-nous les fautes que nous n’avons pas commises.
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