Accueil > Au rendez-vous des amis... > Lambersy Werner > Le chêne de Dodone XVII
WERNER LAMBERSY
Pardonnez-nous les fautes que nous n’avons pas commises.
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La lune est plus que cet endroit où nous avons posé les pieds.
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A ce soir ! Et les années lumière comptent déjà les minutes.
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Somptueux poissons rouges, à quoi leur servirait la parole ?
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Ce mendiant m’a laissé la honte ; ça vaut bien quelques sous !
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Ce sont de petites lèvres pour de petites morts.
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Le vent, toujours à courir après tout ce qui bouge.
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L’aube est un emplâtre sur un membre amputé.
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Vitesse de la lumière contre course de fond de l’ombre !
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L’ombre sent le concombre ; le soleil, le melon mûr.
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J’aime le soleil, on a moins d’étoiles sur le dos !
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La ponctuation imite les positions du dormeur.
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Un, deux, puis beaucoup, qui a besoin d’en savoir plus ?
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Aujourd’hui, temps perdu ; qu’on mette ça sur mon compte.
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Ménage du bruit et de la musique ! Mais qui porte la culotte ?
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La nuit remonte jusqu’aux cuisses les bas noirs de l’horizon.
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L’étudiante n’aime pas la poésie. Sa poitrine dit le contraire.
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Boîte de nuit ! Mais quelle boîte pourrait enfermer la nuit ?
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Rêve récurent : combats de sumos entre des morses en rut !
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Phéromones parfois appelés « l’amour est dans le spray ».
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Météo : la France comme la Joconde est coupée en deux.
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Han Shan taguait ses poèmes sur des troncs d’arbres perdus.
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Parc interdit, quand la lune prend son bain dans les bassins.
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Si je compte ma vie comme les chenilles, je sortirai bientôt.
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La pluie a effacé l’adresse, facteur, c’est sûrement pour moi.
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Les nouveau-nés ont l’air du linge qu’on sort de la machine.
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La Terre, comme la rosée, tient au fil d’une toile d’araignée.
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Smoking, aïe ! Mon voisin qui le prête n’a pas assez grossi.
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Le coquelicot est la première fleur à revenir sur les batailles.
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Rien ne trouble l’Harmonie universelle : Elle n’existe pas.
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La paix de l’âme, lorsqu’enfin on n’a plus mal aux dents !
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L’écume, la petite dame aux gants de filoselle, se promène.
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La marée a laissé derrière elle le sable tamisé des étoiles.
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Au début, on coupe le cordon ; mort, on te coupe la langue.
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La lumière est la canne d’aveugle, le chien de l’ombre.
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