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Dimanche 18
Il est des moments où le territoire de la Mort côtoie fraternellement celui de la vie. Les deux s’entre-mêlent inextricablement. J’ai vécu ces moments avec souffrance mais aussi avec une étrange douceur. Et soudain la séparation est tranchante. À l’athanée, pendant les obsèques la fracture s’est produite creusant le gouffre béant de la Séparation. Maman a passé sa première nuit dans ce monde si mystérieux, si terrifiant où règne le froid et le silence. Ce n’est que dans notre pensée, dans nos cœurs, que leurs gestes, leurs regards, les inflexions de leurs voix continuent à nous accompagner. Chacun d’entre nous se retrouve seul avec ce qui a été (mais qui ne peut pas ne pas avoir été).
Ce matin je vis le vide, le silence, le froid. Jeudi matin, à la maison de retraite, Maman était encore présente. Son corps que j’ai senti peu à peu se refroidir sous mes mains m’offrait encore la chaleur maternelle, je posais ma tête contre cette épaule que j’aimais tant, et
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