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corps délicatement (depuis son épaule si belle jusqu’à ses pieds). Et je touchais un LIVRE de chair vivante encore mais que je sentais proche de la mort.
Quand la Mort est venue, sa tête est restée longtemps tiède. Et j’ai essayé de garder dans mes mains cette tiédeur le plus longtemps possible.
J’ai assisté à l’accomplissement de la vie d sema mère, à son « achèvement ». À sa rencontre avec la PAIX (« Non ti preoccupare io non ho paura della morte. Ip sono coraggiosa »). Ces derniers temps, elle me disait souvent ces mots. Quelle conversion ! Elle a passé sa vie à avoir peur de la mort (« Je vais mourir, je vais mourir… ») Elle a transmis cette peur à mon frère bien-aimé. Mais la vie lui a donné la possibilité de chasser cette peur . La vie lui a permis qu’elle nous offre le cadeau suprême d’une mort digne, sereine, soulignant la noblesse de l’âme qu’elle a rendue devant ses deux fille, et dans un tête à tête (regard à regard) avec moi qui ne cessais de lui parler.
Comme soi elle savait ce qu’elle faisait.
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