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sont maintenant les anges qui l’accompagnent, qui m’accompagnent aussi, car ils existent pour moi aussi et je souhaite qu’ils la nourrissent de leur miel. Quelle émotion quand je l’ai entendue dire : « Che bel mestiere… sarto, muratore, falegname » Ah ! cette langue ! ces mots ! Ils sont pour moi véritablement sacrés.
« Accompagnez-la avec douceur » m’avait dit l’infirmière qui a essayé si aimablement de me consoler hier à l’hôpital. En fait je vis des moments d’une intensité sans pareille. C’est pourquoi je ne peux rie faire d’autre. J’accompagne ma mère sur le chemin de la Mort. Sora nostra morte. Et tout ce qu’elle me dit, je le prends comme un viatique. Et ses gestes où s’exprime toute son âme, j’aimerais les imprimer en moi. Gestes, inflexions de voix, mots : tout ce qui fait d’un être qu’il est le seul, « l’élu ». Jusqu’au bout mes parents ont vécu leur « élection » , leur singularité. Et j’ai le bonheur d’en être témoin. J’ai pu presque effleurer leur âme singulière. C’était peut-être cela mon
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