BRIBES EN LIGNE
pour jean-louis cantin 1.- bernard noël à     les provisions nouveautés et modifications     [1] l textes mis en ligne en page suivante ► page 1 2 3&nbs page suivante ► page vers le sommaire des les amants se l’impression la plus page d’accueil de ma mémoire ne peut me pour accéder au texte au textes mis en ligne en pour écouter ce moment de présentation du projet ce poème est tiré du bernadette griot vient de la toile ou, du moins, la aller à l’article page suivante ► page madame, vous débusquez effrayante humilité de ces aller à l’article pénétrer dans ce jour, paysage de ta vers le sommaire du livre 3 madame des forêts de le "patriote",       reine la fonction, madame a des odeurs sauvages un survol de l’annÉe comme une suite de monde imaginal, ce qui fait tableau : ce  ce mois ci : sub voici quelques indications 1 2 3&nbs  le 17 février lire la suite : 8 0- souviens-toi. sa antoine simon       je chants à tu mon recueil voir les œufs de ensevelie de silence, aller à l’article 1 2 30       mouette portail de l’espace nouvelles mises en pour egidio fiorin des mots 1 2 3 je sais bien ce qu’il antoine simon vers le sommaire du livre 3 ce 28 février 2002. je suis bien dans pour accéder au au seuil de l’atelier la brume. nuages vers le sommaire du livre 4 page précédente page aller au portail de   tout est toujours en       nuage       fleurett    au balcon eloge de la boite aux 1 2 3&nbs       mé et que vous dire des 1 2 3 i) vers le sommaire du livre 4 accoucher baragouiner   jn 2,1-12 : on a cru à qui d’entre nous à la bonne vers le sommaire des       que de vers le sommaire du livre 4 alla lingua lingua madre il pleut. j’ai vu la antoine simon lien vers la totalité des dans ma gorge       la pas facile d’ajuster le   je n’ai jamais sa langue se cabre devant le textes mis en ligne en 1 2 3&nbs       deux heureuse ruine, pensait ceci… pour prendre mesure. textes mis en ligne en       en le chêne de dodonne (i) le pendu ce qui aide à pénétrer le aller au portail de       sur la préparer le ciel i pour accéder au recueil, 0 false 21 18       é vers le sommaire du livre 4 sous la pression des vers le sommaire du livre 3 arrive à mes lèvres une       le toute une faune timide veille normalement, la rubrique page précédente retour on préparait       le long mise en ligne d’un des nouvelles d’une grande éphémère du 6 octobre 1 2 3 a la fin   il ne resta 1 2 3&nbs pour andré page d’accueil de encore la couleur, mais cette les cahiers butor sont page suivante ► page textes mis en ligne en vers le sommaire du livre 3 aller à la bribe suivante       pass&eac considérant que l’usage 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 4       dans je suis lorsqu’on connaît une aller au portail de       sur le ce qu’un paysage peut 1 2 3&nbs       et tu la petite fille est assise 1 2 3&nbs eurydice toujours nue à 1 2 3&nbs aller au portail de       aujourd 1 2 3&nbs raphaël monticelli photo charles chaboud, aller à « À aller à l’article dans les écroulements page d’accueil de béatrice machet vient de aller à l’article sept (forces cachées qui   je ne comprends plus vers le sommaire du livre 3 baous et rious je suis 1 2 1 – il 1 2 3&nbs c’est le grand naviguer dans le bazar de vers le sommaire du livre 4 page suivante ► page 1 2 3 présentation du projet 1 2 3 pour accéder au recueil, textes mis en ligne en face aux bronzes de miodrag lire la suite : 21 page précédente ► page page d’accueil de       à  zones gardées de je me souviens de aller au portail de vers le sommaire du livre 4    seule au l’instant criblé j’ai donné, au mois textes mis en ligne en       pass&eac a inishmore chaque plante est le nom de voltaire est page suivante ► page       journ&ea page suivante ► page page suivante ► page voir les bifaces de b. les plus vieilles rafale n° 10 ici vers le sommaire du livre 4 page précédente longue les terrasses abandonnées je serai toujours attentif à au centre des quartiers de le recueil de textes vous dites : "un   (à le peintre manuel casimiro ► le goût du rita est trois fois humble. la fraîcheur et la       au     son deuxième suite ecrire les couleurs du monde 1 2 3 aller au texte suivant paru le poiseau de parisi mon la chaude caresse de éphémère du 2 le glacis de la mort       un       ( antoine simon       enfant aller à la liste des auteurs aller à l’article s’ouvre la       "j& vers le sommaire du livre 3 1 2 3 article paru dans chaises, tables, verres, 1 2 3&nbs aller à la bribe suivante page d’accueil de faisant dialoguer 1 2 je donne à voir ce qui est       la       ma       é assise par accroc au bord de vers le sommaire du livre 3 le proche et le lointain       tourneso antoine simon 7 ■ cézanne en peinture       le 1 2 3&nbs aller au portail de on cheval       longtemp quel ennui, mortel pour Être tout entier la flamme       et samuel chapitre 16, versets 1 un tunnel sans fin et, à roland barthes : propos ce paysage que tu contemplais 1 2 3&nbs       le ciel je n’ai pas dit que le biboon. plus qu’une saison. vers le sommaire du livre 4       "  la toile couvre les 1 2 3&nbs deux mille ans nous       longtem 1 2 3 page d’accueil de accorde ton désir à ta références : xavier page d’accueil de vers le sommaire du livre 3 mouans sartoux. traverse de i mes doigts se sont ouverts 1 2 3&nbs pour angelo préparer le ciel i       aux vers le sommaire du livre 3 lorsque martine orsoni       je me aller au portail de page suivante ► page rafale dorothée vint au monde antoine simon il n’y a pas ici je ne sais pas si vers le sommaire des recueils merle noir  pour vers le sommaire du livre 3 tu jettes au fil de vers le sommaire du livre 2 aller au portail de l’heure de la envoi du bulletin de bribes 1 2 3&nbs parmi les éditeurs vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs       voyage  dernières mises a la femme au sequence textes mis en ligne en mars vers le sommaire du livre 2 le lent tricotage du paysage comme ce mur blanc et c’était dans je désire un       grappes aller au portail de lors de la fête du livre bernard noël en carcassonne, le 06 antoine simon tout mon petit univers en l’évidence rafale n° 4 on le dans l’herbier de ses il arriva que le chêne de dodonne (i)       pour ...et la mémoire rêve page d’accueil de 1 2 3 vers le sommaire des recueils 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2 textes mis en ligne en juin vous avez cliquer sur le titre pour je t’ai admiré, le chêne de dodonne (i)       qui page d’accueil de    tu sais edmond, sa grande       apparu       sabots page précédente retour page suivante ► page 1 2 quai des chargeurs de je déambule et suis 1 2 3 maintenant il connaît le pour helmut couleur qui ne masque pas revue 1 2 3 cinq madame aux yeux quand il voit s’ouvrir, il n’était qu’un la restauration du site se     tout autour       voyage aller au portail de rafale bribes en ligne a page suivante ► ce pays que 1 2 aller au se reprendre. creuser son toi, mésange à aller à la liste des vers le sommaire des recueils pour frédéric aller à la bribe suivante vers le sommaire des recueils page suivante ► page vers le sommaire du livre 4 il semble possible   un 1 2 3&nbs       sur le quand nous nous sommes textes mis en ligne en août madame est toute avertissement : la un titre : il infuse sa page suivante ►   les le ciel est clair au travers petit matin frais. je te générations a propos d’une si vous entendez le lac      &     le cygne sur cliquetis obscène des chaque automne les la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Rémy, Katy > Nice-Monde

KATY RÉMY

Nice-Monde
Publication en ligne : 18 octobre 2008
Ecrivain(s) : Rémy Katy

Dans un coin de Nice, quelqu’un soupçonné d’hérésie glisse un pourboire à un ivrogne qui vend Nice-Monde en sous-main. Chaque jour des lois préparent l’avenir de Nice quand les Niçois cognent leurs yeux contre des vitrines sales, des rideaux de fer, des pancartes « à vendre et à louer ». Des bus gazogènes tracent entre les voitures. Les dessinateurs célèbres sont tous sur le trottoir à mater les passants. La police leur téléphone en pleine nuit : un meurtre place du Pin, un viol rue Paradis. Ils livrent leur travail à l’aube, une page de calepin et quelques borborigmes recopiés hâtivement sur le mur de la voie rapide. Depuis longtemps les étudiants n’étudient plus que des matières à rebondissement : sciences affolées, lettres galvaudées, juridiction en panne, intestins grêles que des malabars s’enroulent autour de la tête pour halloween. La furie s’est emparée des égéries qui bâtonnent en michtonnant sur la prom’. Elles apprennent le Russe en suçant des zakouskis. Ils zézaient en Niçois en rajustant leur falzar. La ville est à vendre. La ville est à vendre. Hurlement des colporteurs dont les rollers silencieux zèbrent les trottoirs. De pauvres mémés molestées agitent des molesquines dans leur dos puis gravissent en chausson les marches d’un asile. Tout est asile aux exilés. Les caves regorgent d’invendus. L’homme fort remonte la pente. Il téléphone à son comptable. Un expert en coffres. Il lui demande si c’est toujours d’accord pour demain. Et l’autre acquiesce. Ni vu ni connu. La lippe satisfaite de l’homme en répond. Des buissons de bouteilles balancés par le vent concurrencent les lauriers. On peut partout déposer ses cadavres dans un remake duchampien fabriqué sous licence. C’est la nouvelle façon de récolter le verre. Mais par facétie, un jeune garçon a également acheté un lot d’urinoirs en porcelaine blanche qu’il a artistement placés Jardin Albert 1er. Des rosiers leur font ombrage, en été. Pas d’évacuation. Un tout à l’égout naturel. Des feuillées comme en 14. C’est joli et ça sent naturellement bon. On peut bavarder deça delà avec les jeunes filles assises sur les bancs. Elles ne sont ni émoustillées ni inquiétées par cette démonstration instrumentale qui les laisse toujours jeunes et toujours filles malgré tout. Certains regrettent les sanisettes. Mais comme elles ont été squattées par des artistes, on y entre aujourd’hui pour visiter leurs oeuvres plastifiées. L’argent récolté va au fonds de soutien de l’artiste. Chacun a le sien. Et comme on n’ose plus pisser parmi les oeuvres d’art, on en est revenu aux urinoirs. Les sanisettes restent donc plantées sous les platanes, et un parcours a été distribué en Japonais pour les visiter toutes. Un yen chaque. Visite solitaire. Un moment de méditation . On a fini par les appeler des masturbettes. Même les femmes y vont de leur larme. Le nez de Nietzsche en est effondré. C’est un moment de crise magnifiquement interprété. Un glupopéra. Une sorte de sauvage épopée qui ravage les galets. Chaque après-midi, un concours de jet a lieu sur la plage. A en remplir la mer. Tournant le dos à la ville immobile, froide, noircie, où des taxis épouvantés clignotent en criant « des sous des sous des touristes », la population participe aux 24h de jet de galet contre un plateau repas. Sponsor : Hamburger’s and Co. Les restaus sont fermés. Les hôtels sont fermés. Des Russes seulement des Russes confirment leur choix en pointant du doigt chaque maison. « J’achète, j’achète ; ». Les rares Amerlos en rade à Villefranche jouent leur solde au poker. Les Européens franchisent d’autres villes en leur donnant le même look. Nice fleurit en pleine campagne dans le Brabant, en Turquie, sur le Pelloponèse. Nice, un concept qui dure. Ils en vendent comme des pan bagnats dans le monde entier. Du Bangladesh à Taschkent. Tout le monde veut son grand café de Turin, son Negresco, son marché de la Libé, et jusqu’à l’Ariane qu’ils ont réussi à vendre aux Chinois. Pendant ce temps là, dans une ville entièrement murée (des tonnes de parpeings !) errent quelques artistes, des fadas, des ruinologues, des paumés, des édentés, des bougres de buveurs de gratta keka, de pastis et de blanc lim’, des photographes qui en avaient fini avec Alexandrie dans les années 90, et des rats. Mais quel peuple, me direz-vous ? Eh bien un peuple qui se tient à la disposition du pouvoir, qui attend l’pourboire, qui zyeute les avions et les trains, qui rtape les bagnoles. Un peuple au ras des banques et au ras des affaires. Des gens qui ont l’flair de rester là. Faut du cul pour rester ! Du pèse ! Qu’y s’barbent à répéter, y en a tant qu’on veut, on tape dans un réverbère, etc. Les femmes font la queue et les enfants chapardent. A la guerre comme à la guerre ! Le guide des branlettes et le guide des urinoirs se font la gueule dans la vitrine. Des ombres inquiétantes balaient le paysage. Le jour se lève sur Nice-Monde.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP