BRIBES EN LIGNE
  je n’ai jamais histoire de signes . préparer le ciel i       en deux buttati ! guarda  voici quelques indications dans la caverne primordiale le flot pâle des maisons aller au portail de genre des mots mauvais genre aller à l’article sauver la vie c’est ne page suivante ► page 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2 a propos de quatre oeuvres de qui d’entre nous       sur le j’ai parlé       l’ sept (forces cachées qui vers le sommaire du livre 4 antoine simon mon cher pétrarque, madame 1 madame est la vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire du livre 2 sous la pression des pour écouter la lecture du le hasard... un ami m’a présentation du projet et aller au portail de la bouche pleine de bulles aller à l’article de mes deux mains huit c’est encore à antoine simon 1 2 3&nbs page précédente longue quatrième essai de tu le sais bien. luc ne       banlieue les éditions colophonarte rafale n° 7 un m1       haut var ► trois petits sommaire ► page suivante la visite de la fondation antoine simon 2021 des esprits flottants aller au sommaire des textes mis en ligne en     m2   1 2 3&nbs       vu les aller au texte vers le sommaire du livre 3 ■ cézanne en peinture 1 2 3&nbs il n’y a pas ici cliquer pour rejoindre la       dé textes mis en ligne en juin portail de l’espace sous l’occupation un homme dans la rue se prend textes mis en ligne en vers le sommaire du livre 4       avant  la lancinante sables mes paroles vous aller à l’article page suivante ► f page suivante ► page ne pas négocier ne page suivante page   nous sommes c’est la chair pourtant    il 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs saluer d’abord les plus vers le texte suivant carmelo vers le sommaire du livre 3 tes chaussures au bas de le 23 février 1988, il vers le sommaire du livre 2 pierre ciel je reviens sur des     après       descenda toutes ces pages de nos 1 2 3&nbs 1 2 lundi 3h   ciel !!!! accorde ton désir à ta       il creuser de la langue, outil présentation du projet « tu sais ce que envoi du bulletin de bribes il est le jongleur de lui vers le sommaire du livre 3 je n’ai pas dit que le le 23 avril 2021 s’est 1 2 3&nbs il y a des titres qui vers le sommaire du livre 2       cerisier page suivante ► page lien vers la video sur la début de la mise en ligne de 1 2 3&nbs aller à l’article (À l’église je t’enfourche ma       à je rêve aux gorges c’était une vers le sommaire du livre 2 voir les œufs de avertissement : la mai, mai  ! joli 1 2 3&nbs   ces notes préparer le ciel i dans l’herbier de ses frères et 0- souviens-toi. sa au programme des actions hans freibach : retour au pdf sui generis à propos des grands antoine simon       qui vers le sommaire du livre 2 textes mis en ligne en un titre : il infuse sa pas sur coussin d’air mais (dans mon ventre pousse une aller à la liste des auteurs   pour théa et ses vers le sommaire du livre 2 seul dans la rue je ris la page d’accueil de       l’ l’envers de 1 2 3&nbs page d’accueil de antoine simon aller au texte suivant la fonction, vers le sommaire du livre 2 page suivante ► page       les   les 1 2 3&nbs 1 2 3 naviguer dans le bazar de 1 2 3&nbs       pass&eac 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs       je me vers le sommaire du livre 3 des voix percent, racontent       au les articles mis en ligne en le géographe sait tout aller à l’article page suivante ► je suis né le dernier recueil de       à hommage à rené magritte  référencem page suivante page page suivante ► page inoubliables, les a christiane page suivante ► page       sur le un texte que j’ai c’est la peur qui fait 1 2 3 vers le sommaire du livre 4 à cri et à pénétrer dans ce jour, de prime abord, il antoine simon rafale       le toutes sortes de papiers, sur 30 décembre 1963. revue  au travers de toi je vers le sommaire du livre 2 rafale n° 6 just do abords de l’inaccessible toute une faune timide veille à la bonne aller à la bribe suivante     les provisions 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs j’ai changé le 1 2 3&nbs       dans le deux ce travail vous est       il  au mois de mars, 1166 aller à la bribe suivante ensevelie de silence, vers le sommaire du livre 4 ► une parole libre et page suivante ► page vers le sommaire des pour nicolas lavarenne ma   pour olivier 1 2 vers le sommaire du livre 2 aller à l’article page d’accueil de sommaire ► page aller au texte suivant nous page précédente retour traversé le lieu-dit de quelque temps plus tard, de       enfant bribes en ligne, la lettre c’est un fait : si j’avais de son ce paysage que tu contemplais si tu es étudiant en « ces deux là page précédente page     cet arbre que rafale Être tout entier la flamme pour accéder au pdf de textes rÉunis sous un titre Être appelé par son 1 2 3 1 2 3&nbs pour michèle gazier 1) aller au portail de thème principal : nouvelles mises en dieu faisait silence, mais     chant de vers le sommaire du livre 4   1) cette   au milieu de vers le sommaire du livre 2 les étourneaux ! souvent je ne sais rien de la petite fille est assise dans ma gorge préparer le ciel i dans les carnets  tu ne renonceras pas. dimanche 18 avril 2010 nous 1 2 présentation du projet aller au texte suivant nous le bulletin de sommaire ► page suivante voir ci dessous le portfolio et que vous dire des roland barthes : propos a la femme au haut var ► brec cliquer sur l’icône clquez sur page suivante ► page page suivante ► page       la s’ouvre la dans les écroulements vers le sommaire du livre 4 il faut laisser venir madame       au pas vers le sommaire du livre 2 la prédication faite page suivante page aller à la bribe suivante aller à l’article page suivante ► page textes mis en ligne en vers le sommaire du livre 2 c’est un peu comme si, bien sûr la raphaël monticelli : tu       nuage aller à la bribe suivante nouveautés et modifications pour jean-louis cantin 1.- vers le sommaire du livre 4 page suivante ► page       la 1 2 3&nbs vers la lettre ouverte au quelques photos page précédente retour    courant marie antoinette       voyage cinq madame aux yeux a) le chemin de fer 1) la si j’étais un   est-ce que À la loupe, il observa   anatomie du m et l’impression la plus pour egidio fiorin des mots textes mis en ligne en mai fête du livre journée de aller au portail de page suivante ► page vers le sommaire des recueils mieux valait découper notre but n’est pas de     au couchant en l’espace d’une dizaine  pour le dernier jour petits rien 4 et 5 (env. 7cm vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs page suivante page vers le sommaire des « voici pour gilbert vers les deux articles de j’ai longtemps quand on arrive de new-york page d’accueil de 1 2 un texte a claude b.   comme une lettre d’information je sais bien ce qu’il pour visionner mise en ligne d’un vers le sommaire du livre 4 aller à la bribe suivante le long de l’ombre page suivante ► page       à sous les nuits d’apparente ... ainsi s’élevait ce texte sert de préface à centre georges     de rigoles en 1 2 3&nbs l’homme est 1 2 3&nbs aller à « À charogne sur le seuil ce qui pour qui veut se faire une le chêne de dodonne (i) aller à l’article page suivante ► page aller à l’article page d’accueil de pour accéder au pdf, sommaire ► page suivante antoine simon ils sortent aller au texte de michel vers le sommaire du livre 2     une abeille de aller au portail de       o aller à la bribe suivante     pour accéder i mes doigts se sont ouverts nous sommes de glace et de toujours les lettres : un verre de vin pour tacher vers le sommaire du livre 3 page suivante ► page 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire du livre 4       une 1 2 3&nbs fragilité humaine.   saint paul trois       entre aller au texte suivant nice, sommaire ► page suivante références : xavier vers le sommaire du livre 4       embarq la musique est le parfum de toute trace fait sens. que     oued coulant la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Freixe, Alain > Pablo Neruda, une physique de la résistance > Pablo Neruda, une physique de la résistance (première partie)

ALAIN FREIXE

Pablo Neruda, une physique de la résistance
(première partie)
© Alain Freixe

Première partie

Publication en ligne : 23 août 2022

Texte écrit à partir de l’intervention faite le samedi 16 juin 2018 aux 8e Rencontres Littéraires en Haute Provence à Lurs sur « La poésie est une arme chargée de futur » (Gabriel Celaya). Je le propose ici en hommage à Yves Bical - acteur, metteur en scène, auteur, éditeur et galeriste aux côtés de Christine Debras, sa compagne, tous deux organisateurs de ces rencontres - décédé le 01 mars 2022.


Aller au sommaire de Pablo Neruda, une physique de la résistance

 

« Vive la physique ! »
Friedrich Nietzsche

« Caminante, no hay camino
El camino se hace al andar. »
Antonio Machado

« Tout finit par mourir excepté la conscience qui témoigne pour la vie.’
René Char

On répond trop vite oui aux amis !

Mais comment faire ? Lorsqu’Yves BICAL et Christine DEBRAS m’ont proposé d’intervenir dans cette journée, j’ai hésité… et puis, comment ne pas en être ?
Comment ne pas en être quand on s’efforce depuis lurette déjà à réfléchir sur ce qu’on nomme poésie, du nom de ce vieux genre aux frontières toujours plus floues, comme à partir de la lecture que l’on a faite et que l’on est amené à faire de ceux qui nous accompagnent et que l’on accompagne ?
Comment ne pas en être quand on est né en Catalogne nord, qu’on a poussé dans les années 60/70, qu’on se souvient d’avoir écouté pour la première fois dans une émission de Raoul Sangla à la télévision française en mai 68 Paco Ibanez chanter des extraits du poème de Gabriel Celaya La poesia es una arma cargada de futuro, qui aujourd’hui fait titre à ces « Rencontres littéraires en haute Provence » qui vont se dérouler tout l’été.
Comment ne pas en être quand dans l’angle d’inclinaison de sa propre existence on s’efforce à pratiquer le poème ? Quand on claudique entre philosophie et poésie, poésie et peinture, toujours voué aux déroutes quand manquent les mots parce que noyé sous les flots impétueux de l’actuel, tout entier aux mains de l’économie, de l’argent-roi et de ses dévastations, cet ennemi le plus sournois disait René Char, comment ne pas en être ?
Comment ne pas en être quand le présent sans cesse nous fuit, se dérobe et qu’on se dit que c’est pourtant à lui qu’il faudrait revenir et que l’on prend soudain conscience que ce fut toujours là la belle querelle des poètes, notamment ceux convoqués dans les journées de cet été 2018 en Haute Provence ? Comment ne pas voir que tous à leur manière, adhérents/militants ou non dans les partis communistes de l’époque, tous portèrent le feu dans la langue de façon à ce que le langage en nous ne soit pas totalement servile ? Comment ne pas voir, que par-là, c’est sauvegarder l’homme comme cette chance qu’il est, incertaine, menacée toujours, et toujours exigeante, incertaine comme peuvent l’être la saison à venir et les routes qu’elle promet. Comment ne pas voir que ce fut là la préoccupation majeure, essentielle, motrice, première de Pablo Neruda, dont je m’empresse de dire que je ne suis pas un spécialiste mais un simple lecteur ?
Et dès lors comment ne pas dire oui ?

Alors on propose un titre… Un titre qu’on oublie… un temps… et quand on y revient on reste quelque peu interdit, embrouillé, embarrassé, obscur. On sait à peu près ce qu’on a voulu dire mais on se demande quel chemin engager pour aller vers ce qu’on imaginait pouvoir dire, proposer, développer, exposer.
Puis j’ai pris quelques notes ;
J’ai relu Pablo Neruda…et très vite on s’est dit : « tiens, en voilà un qui s’est dirigé sa vie durant vers ce pays dont il était l’homme… »
Pays dont il s’est efforcé de retrouver les pierres singulières – pierres vives ce sont hommes disait Rabelais dans son Tiers-Livre - Pays comme horizon d’une vie auquel il retournera toujours comme on retourne à une lumière qui se tient non derrière mais devant, et qui vaut, dans ce qu’elle éclaire, pour nous tous.
Intermittente, elle est faite de reprises. Non de répétitions en arrière, mais de répétitions en avant à chaque fois créatrices comme si le DE nouveau était DU nouveau.
Tel est le savoir du « chasseur de racines », tel qu’il se définit dans la partie IV du Mémorial de l’Ile Noire, cet enfant du chemin et de la liberté, des voyages au long cours - Rangoon en Birmanie, Colombo à Ceylan, Batavia (Indes néerlandaises) ; Buenos-Aires (Argentine) ; Barcelone (1934) puis Madrid ; puis Paris (il est relevé de ses fonctions-guerre civile en Espagne-1936) ; Mexico où il fut consul. 1949 voyage en URSS, Pologne, Hongrie, Italie, Cuba, voyage en Europe en 1965, puis Etats-Unis, Pérou ; 1971, ambassadeur à Paris sous Allende - des exils forcés, des combats gagnés et perdus. Il sait qu’en tant qu’origine, les racines ne sont pas cachées derrière mais apparaissantes et prises à l’avant dans le tourbillon du fleuve, cette vie où la mort est à l’œuvre et qu’elle entretient. Il sait pouvoir/devoir « en faire farine » pour le pain à venir car il manque sur la table des humbles, des simples, du peuple.
Qu’un sol et un paysage fassent un homme, cela ouvre tout au plus sur une nécessité : celle de manifester ce que ce sol et ce paysage peuvent accomplir à travers lui – auquel on ne cessera de revenir à chaque fois comme à une prise d’air – tissé de verbe, tramé de mots. Dans cette lutte amoureuse au sein du langage contre sa loi de langage, le plus singulier s’ouvre à l’universel et devient le don de cette terre à la patrie humaine. Cela a nom : Poésie.
Ainsi donc, j’avais relu Pablo Neruda. J’avais relu La centaine d’amour, ces 100 « sonnets de bois » à Mathilde Urrutia parus en1959 (1965 en France) ; le J’avoue que j’ai vécu de 1975 chez Gallimard (1974 en Espagne) ; le Mémorial de l’Ile Noire de 1964 (1970 en France), ce retour vers une enfance, une adolescence, une maturité où sont pris en écharpe ses engagements, ses amours, ses rencontres décisives avec le monde et les hommes.
Et notamment ce Chant Général qui paraîtra en 1950 à Mexico (France, 1977).

Son grand œuvre encore qu’œuvre suffirait si l’on distinguait ce mot du mot ouvrage. Un ouvrage est le résultat d’un plan, d’une composition qui précède la mise en œuvre d’une intention. Le travail n’est pas commencé qu’il est déjà fini. Un œuvre au contraire est toujours la mise en forme d’une liberté. Une force obscure et inconnue la jette au dehors dans un rythme qui est la forme elle-même en voie et en vue d’elle-même. Ce qui fait de l’ouvrage d’un poète, d’un artiste une œuvre, c’est la surprise qui nous prend devant l’émergence dans l’ouvrage de l’œuvre, cet inconnu qui lève et que nous ne pouvons pas ramener au port du connu, qui est toujours en excès sur lui-même, dans un « plus de », « plus que » - Définition même de la beauté ! – tout se passe comme si le silence d’une lumière enveloppait l’œuvre comme un défroissé d’âme.
Relisez Pablo Neruda, vous verrez c’est cette lumière silencieuse qui fait résonner son œuvre. Là est son sens. Il circonscrit un espace de présence. S’il y a bien des choses dedans, dont on peut se nourrir, l’essentiel est dehors. Ce sens de vie qui enveloppe « comme une lumière suscite une vapeur » (Joseph Conrad) une œuvre n’est pas une enveloppe sécuritaire, un enfermement sur une contenance. Une œuvre existe, les œuvres de Pablo Neruda existent. Elles ont leur tenue hors contenance. Exister suppose ouverture, mouvement et rythme. Une œuvre est une énergie perpétuellement changeante. On y cherche la vie jusque dans la mort car c’est elle qui entretient la vie. C’est la leçon même de « la forêt chilienne » d’où est parti Pablo Neruda « cheminer et chanter de par le monde » : pourriture/putréfaction, nourriture pour une vie nouvelle.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP