BRIBES EN LIGNE
 tu ne renonceras pas. pour nicolas lavarenne ma    seule au exposition de la série je découvre avant toi       retourn& “le pays mystérieux je suis bien dans tgv dijon - paris bref raphaël monticelli     son langues de plomb a la 1 2 3        à page suivante ► page       au pas pour michèle rafale n° 10 ici aller vers bribes, livres 1 À la loupe, il observa photos de frédéric vers le sommaire des a propos d’une aller à la bribe suivante  monde rassemblé page suivante ► page       descenda  marcel migozzi vient de tu le sais et je le vois branches lianes ronces j’ai donné, au mois j’ai longtemps       un les amants se roland barthes : propos (À l’église a la fin   il ne resta aller au portail de vers le sommaire du livre 2 bribes en ligne a  jésus ainsi fut pétrarque dans textes mis en ligne en page d’accueil de 1 2 partie. page d’accueil de « mais qui lit vers le sommaire du livre 3 les ruelles blanches qui « pouvez-vous toi, mésange à cher.e.s ami.e.s vous pouvez genre des mots mauvais genre monde imaginal, effleurer le ciel du bout des aller à « À préparer le ciel i où l’on revient hommage à rené magritte la fonction, page suivante ► page 1 2 dans la nuit s’égarer on 1 2 3  zacinto dove giacque il mio 1 2 3  sommaire ► page suivante les cahiers butor sont vers le sommaire du livre 3       dans préparer le ciel i 1 2 3  nos voix page suivante ► page aller à la liste des auteurs vers le sommaire des recueils « tu sais ce que textes mis en ligne en pour réussir votre vraie vers le sommaire du livre 4       il 1 2 3  une éternité relative page suivante ►   les je déambule et suis des voiles de longs cheveux       est-ce à cri et à mise en ligne 1 2 3 oui, ouvrir le flipbook Écrire le prenez vos casseroles et page suivante ► page glaciation entre préparer le ciel i dans les écroulements la fraîcheur et la       ce lorsqu’on connaît une page suivante ► page 1 2 3 1 2 3  vers le sommaire du livre 4 1 2 3  j’aime chez pierre moi cocon moi momie fuseau eloge de la boite aux notre but n’est pas de oiseau tranquille au vol beaucoup de merveilles       au  le grand brassage des       je fais antoine simon 6 il n’y a pas ici       mouette 1 2       j’ vers le sommaire du livre 3 station 1 : judas merci à marc alpozzo rêve, cauchemar, photo charles chaboud, vers le sommaire du livre 2 début de la mise en ligne de buttati ! guarda  sous les nuits d’apparente 1 2 3  aller au texte page suivante page       ç je meurs de soif    tu sais       sur la poursuivant son activité de       pourquoi lors de la fête du livre 1 2 3  vers le sommaire du livre 4 petit matin frais. je te c’est la chair pourtant aller au sommaire des ce texte sert de préface à page suivante ► page histoire de signes .     sur la pente aller à la bribe suivante page suivante ► page 1 2 3  le vieux qui       au     un mois sans aller au texte suivant il juste un des quatre archanges que textes mis en ligne en       quand dans ce périlleux     chant de tout en travaillant sur les cet univers sans il n’est pire enfer que (dans mon ventre pousse une aller à l’article vers le sommaire du livre 4 antoine simon 2 vers le sommaire du livre 4 ► les coudées franches à aller à l’article calzavacca et page suivante ► page antoine simon « la musique,       é sous ce titre inspiré de la est-ce parce que, petit, on ► pour la poésie à la       la       au ce paysage que tu contemplais     extraire 1 2 3  j’ai parlé raphaël monticelli : tu vers le sommaire du livre 2       ruelle aux barrières des octrois  martin miguel vient À celle qui emplit nos       il       droite ne pas négocier ne 1 2 3 la vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire du livre 3 1 2 3 tout antoine simon un tunnel sans fin et, à aller à l’article avec marc, nous avons page suivante ► page madame chrysalide fileuse mer intérieure est le cette machine entre mes vers le sommaire du livre 3 retour au pdf sui generis aller au portail de cliquer pour rejoindre la       à       avant toujours les lettres : aller à la liste des auteurs vers le sommaire du livre 2 le geste de l’ancienne, textes mis en ligne en       dans le vous dites : "un reprise du site avec la la brume. nuages elle ose à peine peinture de rimes. le texte page suivante ► page à la bonne les textes mis en ligne aller à la liste des auteurs 1 2 3 toulon, samedi 9       assis j’ai changé le ensevelie de silence,       je me       un vers le sommaire du livre 2 1 2 a la cliquetis obscène des la chaude caresse de pour accéder au volume 5 des 1 2 voir document expo boltanski       apparu il a surgi sans crier voir les œufs de aller au portail de 1 2 3  depuis le 20 juillet, bribes page suivante ► page le nom de voltaire est au seuil de l’atelier textes mis en ligne en             les 1 2 3  a propos de quatre oeuvres de       je me comment entrer dans une textes mis en ligne en août normalement, la rubrique       ( page précédente retour       le lire la suite : 13 1 2 3  de la pensée accrochant la page d’accueil de le travail de bernard   pour olivier vers le sommaire du livre 3 1 2 corps il faut laisser venir madame bernadette griot vient de quand c’est le vent qui vers le sommaire du livre 4 deux ce travail vous est il y a des objets qui ont la page suivante ► page 1 2 3        je 1 2 3 1 2 3  ici, les choses les plus 1 2 3  1 2 3       longtemp les embrassées , cantilène     le       l’ la chaîne youtube sur et certains prétendent vers le sommaire du livre 4 la communication est l’envers de la liberté de l’être antoine simon haut var ► trois petits vers le sommaire du livre 2 1 2 3  aller à l’article 1 2 c’était retour à la recherche dans le train premier si vous entendez le lac rita est trois fois humble. la petite fille est assise au centre des quartiers de edmond, sa grande aller à la bribe suivante le long de l’ombre vers le sommaire du livre 2 1 2 3  pour accéder au document de aller à l’article nice, le 8 octobre 1 2 3  vers le sommaire du livre 2       l’ aller au texte suivant dès vers le sommaire du livre 3 rafale Ç’avait été la les lettres ou les chiffres le plus insupportable chez le hasard... un ami m’a n’ayant pas le slam ? une ruse de giovanni rubino dit je voudrais voir les arbres exposition et ouvrage de aller à l’article et que vous dire des À perte de vue, la houle des lire la suite : 13 1 2 3      oued coulant vers le sommaire des vers le sommaire du livre 4 Éphémère du 22 juillet à vers le sommaire du livre 4 <img852|left> forest sauvage et fuyant comme aller à la liste des auteurs dans l’effilé de 1 2 3    ces notes des voix percent, racontent       &       fourmi&n page suivante ► page présentation du projet textes rÉunis sous un titre   si vous souhaitez antoine simon sommaire ► page suivante       dé vers le sommaire des   au milieu de démodocos... Ça a bien un  au mois de mars, 1166 approche d’une chaises, tables, verres, page d’accueil de pour accéder au pdf, vers le sommaire du livre 3 mise en ligne d’un naviguer dans le bazar de on cheval c’est un peu comme si,       la       la 1 2 3  vers le sommaire du livre 3 aller à l’article vers le texte suivant a       objectif page suivante ► nous       "je 1 2 3  il nous aura laissé       soleil il semble possible       dans le maintenant il connaît le vers le sommaire du livre 3 le franchissement des accorde ton désir à ta       fourr&ea hans freibach : à propos des grands     pluie du derniers textes mis en vers le sommaire du livre 3 il en est des noms comme du la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Butor, Michel > Philosophie du polaroïd

MICHEL BUTOR

Philosophie du polaroïd
© Michel Butor
Publication en ligne : 5 novembre 2025

Ce texte, dédié à Joël Leick, a été édité en 2007 pour un tirage de 40 exemplaires. Il est repris dans le tome X des œuvres complètes (La Différence ed. 2009).


La relation du photographe avec le monde qui l’entoure dépend de l’appareil qu’il utilise. Celui-ci convient à telle recherche, engage dans telles voies. S’il veut aller dans d’autres directions, il faudra qu’il en change.

Remettons nous au dix-neuvième siècle, dans les premiers balbutiements de cet art. Avec ces grandes boîtes, ces pellicules sur verre, ces objectifs qu’il fallait déboucher et reboucher à la main, il était nécessaire de demander au modèle l’immobilité la plus complète. “Ne bougeons plus !”

Obligatoirement le photographe recherchait les objets immobiles, la tranquillité de la nature morte, ce qui ne l’empêchait pas de rêver d’une saisie du mouvement, mais pour la réussir il fallait des dispositifs d’une incroyable ingéniosité.

Donc, au début la pose était fort longue, puis le petit oiseau s’est mis à sortir de plus en plus vite.

Mais ce n’était pas seulement le modèle qui devait être immobile, l’appareil aussi. Lourd, encombrant, fragile, il obligeait à faire défiler les amateurs de portraits à l’intérieur d’un atelier avec décors et dispositifs d’éclairage. Quelle libération lors de l’invention des portables !

Le photographe a pu devenir un chasseur d’images, enquêter sur l’actualité, proposer aux journaux de l’actualité. Bientôt on va se trouver devant deux familles d’appareils qui correspondent à des gestes tout différents : ceux que l’on ajuste à l’oeil, le Leica par exemple, ceux que l’on ajuste sur un écran, par exemple le Rolleiflex.

Lorsqu’il y a un viseur à l’oeil, l’autre oeil reste disponible, tout est plus facile et plus rapide, on attrape l’image au vol. Lorsque l’on vise sur un écran, verre dépoli ou miroir, on tient l’appareil sur son estomac, les deux yeux sont impliqués dans la mise au point, le cadrage qui peuvent être beaucoup plus travaillés. Tout l’attitude est penchée. Indépendamment de la vitesse de l’obturateur, nous avons d’un côté la photo aventureuse, de l’autre la méditative.

Dans les deux cas, il faut attendre le résultat final. Si l’on est adepte du noir et blanc, on peut développer et tirer soi-même, ce qui est parfois plus rapide, mais on ne sait que trop que la plupart du temps il n’en est rien. Si l’on se risque à la couleur, il faut absolument passer par un laboratoire. Il y a donc un temps de latence entre la prise et la contemplation du résultat. Évidemment le photographe chevronné sait à peu près ce que ses prises vont donner, mais il y a toujours de la surprise, très souvent de la déception.

Mobile, le polaroïd diminue considérablement cette latence. En quelques minutes, le développement est là. On peut le montrer, constater qu’il faut refaire, ou que c’est bien ce qu’on voulait. Par contre il n’y a plus de négatif. Alors qu’avec les appareils habituels on était dans la situation de la gravure, ayant la possibilité de tirer de nombreuses épreuves d’un même cliché, avec le polaroïd on est dans la pièce unique, le monotype ou la peinture. Tout naturellement le peintre qui s’y livre va le considérer comme un croquis, une esquisse qu’il aura tendance à compléter, en soulignant encore la singularité.

Avec les appareils numériques, n’a-t-on pas diminué encore le temps d’attente ? On peut prendre des clichés à tour de bras et en montrer immédiatement le résultat à ses modèles ou amis sur un petit écran incorporé. C’est si facile que le plus souvent on ne va même pas jusqu’au tirage. Le nombre des prises de vues fait qu’on n’a plus le temps de les faire défiler par la suite pour les choisir et les tirer sur du papier (ou les projeter sur un mur).

Avec le polaroïd on n‘a qu’une épreuve, et le processus sur place demande un peu de temps, ce qui fait que l’on ne peut en faire des quantités. Le choix, toujours si important en photographie, est rendu encore plus sensible. Avec le numérique le choix a tendance à se diluer.

Pour que le numérique tienne toutes ses promesses, il faudrait le considérer comme une forme particulière de polaroïd, choisir autant lors de la prise de vue, mais aussi comme un processus argentique, avec toutes ses étapes de choix successifs.

Souvent le photographe de presse se fond dans le paysage, disparaît de la scène dangereuse qu’il a réussi à capter. Il expédie tout cela à son journal, à la recherche d’autres défis. Il choisira plus tard ou d’autres choisiront pour lui. Il pourra revenir naturellement sur ce premier choix. Plus tard il aura tout le temps.

La rapidité relative de la présentation de l’objet fini, fait que le polaroïd organise une sorte de cérémonie, une relation particulière entre modèle et photographe. Très difficile de prendre un second cliché avant qu’on ait vu le premier, qu’on l’ait commenté. Un atelier-salon s’installe comme aux premiers temps. On se sent de nouveau chez Daguerre ou Nadar.

L’intervention du peintre, même si elle n’est qu’envisagée, redonne à l’image positive une vertu de négatif . On l’a bien montrée à ceux qui étaient là, souvent dont l’image est à l’intérieur, mais en expliquant bien que ce n’est pas encore ça, qu’il faut la développer davantage, en tirer autre chose, attendre pour qu’elle soit fixée.

Aussi derrière les taches, les touches, les coulures, le cliché définitivement perdu nous fait signe dans son naufrage. Il nous appelle à l’aide, il s’accroche à nos yeux comme à des bouées. Il ressuscite en se transfigurant.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP