Accueil > Les rossignols du crocheteur > TASIC Miodrag > Seuils
Au seuil de l’atelier bouffées de choses fades dans la bouche le soleil de mai pousse dans le dos la poussière illuminée danse sous mes pas dans la pièce
Au seuil de l’atelier dans la chaleur tremblante du bec buntzen les vieux monstres de bronze me rejettent
Au seuil de l’atelier le mouvement figé dans les cires refroidies m’ignore
Au seuil de l’atelier ma présence est ignorée superbe regards distants (vides ?) de très anciennes divinités de bronze à l’image de mes viscères mises à nu et débordantes
Au seuil de l’atelier l’indifférence froide des vieux égoïsmes
Au seuil de l’atelier regards de statues rentrés en dedans
La lumière s’étire et a peine à se poser sur ces chairs d’artifice
Amertumes qui remontent le long de la gorge elles brûlent au coeur du triangle que font le nombril et les mamelons au tréfond de soi
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