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ALBERTINE BENEDETTO
Tes chaussures
au bas de l’escalier ou
devant la porte d’entrée
serrées l’une contre l’autre ou
jetées sans façon
pareil pour tous tes vêtements éparpillés
comme dans le désordre de l’amour
clament absurdement
ton corps
l’odeur
tout le chiffonné de la vie
cet essaimage de nous en vrac
déposé-rajusté
ces choses-là
un jour
caduques muettes
bien rangées
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