BRIBES EN LIGNE
histoire de signes . ce mot comme à la hâte cyclades, le chêne de dodonne (i)       dans la       banlieue (ma gorge est une je serai toujours attentif à madame, on ne la voit jamais ouverture d’une un nouvel espace est ouvert       le aller à la bribe suivante vers le sommaire des recueils en 2015, jean marie barnaud a on préparait aller au portail de 1 2 3&nbs et que vous dire des pour frédéric mise en ligne laure et pétrarque comme vers le sommaire du livre 2 <p présentation du projet le lent déferlement 1 2 3&nbs 1 2 lundi 3h vers le sommaire du livre 2 1 2 ainsi fut pétrarque dans retour au texte derniers textes mis en madame 1 madame est la page d’accueil de bernard dejonghe... depuis oiseau tranquille au vol on cheval première publication de ce villa arson d’exposition en thème principal : le hasard... un ami m’a 1 2 3&nbs haut var ► trois petits de l’autre madame est toute 1 2 3&nbs « 8° de madame est la reine des 0 false 21 18 voir les bifaces de b. vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire des mathieu bénézet : mon vous avez       alla       " madame a des odeurs sauvages page précédente ► page cet univers sans textes mis en ligne en       et dans les écroulements    nous       la article paru dans antoine simon j’ai travaillé dans vers le sommaire du livre 4 la légende fleurie est page suivante ► page l’annÉe 2021 mois par ► le goût du ce paysage que tu contemplais l’homme est       il page suivante ► page antoine simon à bernadette aller au portail de page précédente ► de tu le sais bien. luc ne vers le sommaire du livre 2 quelques photos       la pie grande digue est dispersée 1 2 3&nbs pour écouter la lecture du qui d’entre nous       " l’heure de la le coeur du page suivante ► page n’ayant pas 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs       est-ce aller au portail de       dans sommaire ► page suivante page suivante ► page aller à l’article  mise en ligne du texte       l’ samuel chapitre 16, versets 1 1 2 3&nbs envoi du bulletin de bribes « je me tais. photo aller à la bribe suivante 1 2 3&nbs 1 2 à générations page suivante ► page il en est des noms comme du vers le sommaire du livre 3 tendresse du monde si peu  martin miguel vient a supposer que ce monde maintenant il connaît le éphémère du 6 octobre       ( 1 2 3 aller à l’article       la dessiner les choses banales au seuil de l’atelier les parents, l’ultime s’ouvre la page précédente retour aller à la liste des auteurs madame est une madame, vous débusquez page précédente page en l’espace d’une dizaine et c’était dans et si au premier jour il assise par accroc au bord de textes mis en ligne en page suivante ► page le chêne de dodonne (i) j’ai travaillé un jour nous avons aller à l’article le corps encaisse comme il la vie est ce bruissement aller au portail de vers le sommaire du livre 3 « voici pour accéder à la totalité     m2   heureuse ruine, pensait village de poussière et de vers le sommaire du livre 4 quatrième essai de vers le sommaire du livre 2 prenez vos casseroles et cheveu : si, sans aller à l’article 1 2 j’ai en réserve pour max charvolen 1) ...et la mémoire rêve aller au texte mieux valait découper     du faucon nous savons tous, ici, que « ah ! mon jacques textes mis en ligne en août   ces notes les embrassées , cantilène vers le sommaire du livre 4 le chêne de dodonne (i) vers le sommaire du livre 2       st antoine simon 1 2 un texte textes mis en ligne en  je ne voulais pas « pouvez-vous station 1 : judas mise en ligne d’un page suivante ► page       un faisant dialoguer    au balcon lorsqu’on connaît une       le marcel alocco a (À l’église 1 2 3&nbs  au travers de toi je les lettres ou les chiffres pour jean marie aller à la bribe suivante     longtemps sur la chaude caresse de fragilité humaine.       avant le flot pâle des maisons pour accéder au contenu du aller à la bribe i au la restauration du site se nous lirons deux extraits de dans un clignement de glaciation entre 1 2 3&nbs       le ciel hommage à rené magritte 1 au retour au moment quand c’est le vent qui       je fais un besoin de couper comme de le franchissement des quel ennui, mortel pour aller à l’article les cahiers butor sont a inishmore chaque plante est 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2 macao grise antoine simon l’envers de  la lancinante naviguer dans le bazar de       un le dernier recueil de la force du corps, chaque automne les aller à la liste des auteurs textes mis en ligne en chercher une sorte de vers le sommaire du livre 2 page d’accueil de naviguer dans le bazar de voir aussi boltanski galerie aller au portail de  epître aux       vu les cela fait 53 ans 0 false 21 18 page suivante page       objectif c’est la chair pourtant vers le sommaire du livre 2 antoine simon 3 dorothée vint au monde lancinant ô lancinant page suivante ► page   les madame déchirée ► remplir ce vide vous le numéro exceptionnel de textes mis en ligne en août aller à « À depuis le 20 juillet, bribes antoine simon 9 aller au portail de vers le sommaire des textes mis en ligne en mai chants à tu mon recueil abÉcÉdaire les mot du today i eat my       cerisier       m’ petits rien 4 et 5 (env. 7cm cliquer sur le titre pour 1 2 3 page suivante ► page le plus insupportable chez la terre a souvent tremblé     &nbs il nous aura laissé « non, peut-être       sur le able comme capable de donner aller à l’article ce qui frappe en commençant sommaire ► page suivante vers le texte suivant a 1 2 en bribes en ligne, la lettre c’est une sorte de page suivante ► page     l’é aller au texte de michel textes mis en ligne en pour accéder au recueil, on y trouvera dans la aller à l’article lien vers la totalité des 1 2 3&nbs textes mis en ligne en avril l’ami michel le galop du poème me       sur le       je me lors de la fête du livre aller à la liste des auteurs quand nous nous sommes alla lingua lingua madre 1 2 ce n’est page suivante page avant lire une interview de aller À boomerang b 1 2 3&nbs antoine simon (ô fleur de courge... un tunnel sans fin et, à lorsque la langue dérape, le inoubliables, les pas sur coussin d’air mais vers le sommaire du livre 3 les textes mis en ligne pour accéder à ce deuxième equitable un besoin sonnerait 1 2 quelques ce n’est pas aux choses aller au texte suivant nous au labyrinthe des pleursils       l’ est-ce parce que, petit, on page suivante ► page       en un       le il en est des meurtrières. 1 2 3 aller à la liste des auteurs 1 2 vers le sommaire du livre 4 * il te reste à passer vers le sommaire du livre 4 pour daniel farioli poussant dans ma gorge ajout de fichiers sons dans revue    de femme liseuse antoine simon 6 1 2 3&nbs page suivante ► page 1 2 1 2 3&nbs       journ&ea aller au sommaire de pablo pour andré textes mis en ligne en aller à la bribe suivante       ma le chêne de dodonne (i) vers le sommaire du livre 2 aller à la liste des auteurs aller à l’article  ce mois ci : sub aller au texte ■ cézanne en peinture deuxième suite le long de l’ombre 1 2 3&nbs ► À la mémoire de le chêne de dodonne (i) page suivante ► ce pays que carissimo ulisse, torna a il y a des objets qui ont la sophie calle à beaubourg... errer est notre lot, madame, pour nicolas lavarenne ma page suivante ► page       chaque on croit souvent que le but ce texte sert de préface à portail de l’espace aller au texte   je n’ai jamais j’ai donné, au mois sommaire ► page suivante boomerang a ► archipel alocco, au château de bernard noël en vers le sommaire des       gloussem effleurer le ciel du bout des 1 2 3&nbs  au mois de mars, 1166 denis roche : vers le sommaire du livre 4 le chêne de dodonne (i) sommaire ► page suivante aller à l’article       au soir vous êtes vers le sommaire du livre 3   se aller à la liste des auteurs mes pensées restent mer intérieure est le fête du livre rafale i en voyant la masse aux   est-ce que la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > SEUILS PASSAGES ET TRANSMISSIONS > Torchons et serviettes

RAPHAEL MONTICELLI

Torchons et serviettes
Publication en ligne : 31 octobre 2020
Artiste(s) : Dolla

page suivante ►

page précédente

L’histoire que je vais vous raconter s’est passée en 1967 ou 1968, je ne sais plus bien. En tout cas, c’est à Nice. Je suis sûr du lieu. Et tout y est vrai. Je ne la trouble d’aucune fiction.

J’étais alors étudiant en lettres. Je fréquentais encore un peu le conservatoire, et passais du temps avec la jeune troupe des Vaguants, qui faisait, pour moi, figure d’ancêtre… Et chez les Vaguants, régulièrement, il y avait aussi des expositions d’art contemporain…
J’avais mes habitudes, à la rue Tondutti de L’Escarène, non pas à l’Ecole d’art qui y était installée à l’époque, mais à la boutique de Ben, chez « Ben doute de tout », invraisemblable capharnaüm dont on a une idée aujourd’hui au centre Pompidou, où l’on dit qu’elle est conservée, et au Musée de Nice, où Ben en a donné une sorte d’interprétation.
Chez Ben, mon plaisir, c’était la découverte des inscriptions, les si poétiques et parfois si violentes interprétations de l’orthographe du français, les objets –une vraie brocante- les disques, les revues. Les revues surtout. Innombrables, insoupçonnables : pas de vague de l’art qui, d’une manière ou d’une autre, n’aboutît sur ce rivage-là.
C’est sur les 3 ou 400 mètres qui séparaient les Vaguants de Ben que j’ai connu Marcel Alocco. Il avait alors un studio, plus ou moins atelier, à mi chemin, et j’allais le voir assez régulièrement. Lui aussi, comme Ben et les Vaguants, faisait pour moi figure d’ancêtre. J’avais récupéré chez lui la collection de la mythique revue « identités » qui avait alors cessé de paraître depuis 3 ou 4 ans –presque une éternité- j’avais découvert des œuvres –les siennes, qui, à l’époque, m’ennuyaient un peu, celles de Manzoni, celles des artistes de Fluxus. C’est dans cet atelier, chez les Vaguants et chez Ben, que nous avons donné naissance à la très éphémère revue « INterVENTION » dont le premier des deux numéros fut tiré sur la ronéo des Vaguants un 3 mai 1968…
C’est pour dire…

Marcel donc, un beau jour, au détour d’une conversation, me parle d’un jeune artiste qui a besoin d’un texte de présentation… Est-ce ça me dirait ? Oui, mais je ne suis pas très versé dans le travail des jeunes artistes. Les jeunes artistes non plus, puisqu’ils commencent et qu’ils ont tout à apprendre encore d’eux-mêmes même… Oui, mais les références : moi c’est quelques impressionnistes, et surtout les peintres primitifs siennois, Picasso, aussi, naturellement, mais, par exemple, les Surréalistes m’agacent, au contraire des dadaïstes. Que j’y aille, je verrai bien. Et qui est l’artiste en question ? Noël Dolla. Voici l’adresse, sur les quais du Paillon, dans une mansarde.

J’y vais.

C’est à l’angle du boulevard de Risso et de la rue Barla. Ça donne sur le pont Barla. Aujourd’hui, il n’y a plus de pont visible, mais le Musée d’art contemporain. Je grimpe les cinq étages. Porte à droite. Noël Dolla. Un carnet, un crayon sur la porte. Je frappe. On m’ouvre… Je me présente. C’est Marcel qui m’envoie. Oui, il m’a dit. Entre. Assieds-toi, tu bois quelque chose ?

Une entrée-living. Une chambre à droite, en entrant. Juste à côté, la cuisine. Dans le living des fils où des serpillières semblent finir de sécher, dans la cuisine quelque chose est en train de bouillir… Une lessiveuse…
On s’installe. Canapé contre le mur, face à la porte d’entrée, chaise. On parle. Qu’est-ce que tu fais, qu’est-ce que je fais. Les études. L’école d’art. Tous ces cons. On raconte. La mise à la porte. Les profs. J’apprends que Viallat est prof. Parti de l’école. Bon. Faut qu’on parle du texte. Je ne connais pas l’art contemporain. Moi, mes références, etc. Et la préhistoire, ça t’intéresse la peinture préhistorique ?… Ben oui, bien sûr. Et l’Egypte. Naturellement l’Egypte. Et Van Gogh. Parce que moi, Van Gogh ! Ah ! Van Gogh, j’en connais des reproductions et ce que j’ai vu au musée du jeu de Paume. Oui, oui, fort, c’est sûr… Mais Manet ? Manet ? J’ai le joueur de fifre, là dans la tête. Oui, Manet… Mais Van Gogh ! Tu as lu les lettres à Theo ?

Et ton travail alors ? Je me hasarde… Il est là, dit Noël. Là ? Il me montre les serpillières qui sèchent… Je commence un rire qui se brise sec. Je comprends d’un coup que c’est ça, les « œuvres ». Et il y en a, dans la lessiveuse, tu comprends je fais de la teinture à chaud, ça tient mieux.

Où étiez vous Simone Martini ? Fra Angelico ? Où vous teniez vous alors mes écrasants ? Où Michel Ange ? Où Cimabue ? Où étais-tu Giotto ? Que faisais-tu Manet ? Où étais-tu passé Renoir ? Le monde –mon regard au moins- ma conscience de l’art au moins- n’a pas basculé ce jour-là, elle a été littéralement bouleversée, cul par dessus tête. Je regardais l’évidence d’un questionnement, et plus rien ne bougeait dans mon crâne. J’étais saisi. Sans voix. Je dirais presque sans souffle. C’était là exactement ce que je ne pouvais pas accepter comme œuvre d’art et d’un coup ce que j’accueillais dans une sorte de confiance qui m’étonnait moi-même. Je dirais « éblouissement » si j’avais été dans l’émerveillement, dans la révélation, dans la compréhension. Mais rien de tout ça, non, rien.

Alors qu’est-ce que tu en penses ? Rien. Je n’en pensais rien. S’il y avait face aux serpillières et à la lessiveuse une pensée en moi, je ne la savais pas encore, elle était enfouie sous d’épaisses couches cérébrales, tout au fond d’un cortex paresseux. Je ne sais pas. Je n’en pense rien. Je. Je ne m’attendais pas à… On descend boire un café et on en discute ?

Nous avons bu plusieurs cafés et nous avons commencé à discuter…

Et je n’ai jamais cessé d’en discuter.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP