BRIBES EN LIGNE
      aller à l’article petit nuage gris qui suit voir ci dessous le portfolio     cet arbre que le plus insupportable chez vers le sommaire du livre 4 aller à l’article       la pour accéder au document de 1 2 3&nbs       apparu chaises, tables, verres,     après éphémère du 6 octobre vers le sommaire du livre 2 page suivante page effeuillage d’une feuille 1 2 3&nbs page d’accueil de rafale avant lire une interview de la musique est le parfum de le chêne de dodonne (i) page suivante ► page c’est la chair pourtant 1 2 3&nbs 1 2 voici antoine simon poursuivant son activité de le 23 avril 2021 s’est sommaire ► page suivante à bernadette page suivante ► page les plus vieilles le peintre manuel casimiro les lettres ou les chiffres       dans le aller à l’article       bonheur À perte de vue, la houle des carcassonne, le 06       soleil page suivante ► voici donc       m’ aller à l’article portail de l’espace madame est une là-bas, dans le pays des 1 2 3&nbs       longtem 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 4 descendre à pigalle, se       sur vers le sommaire des elle a trente ans ou le geste de l’ancienne, lien vers la video sur la je meurs de soif dieu faisait silence, mais j’ai perdu mon       et  les trois ensembles jusqu’à il y a equitable un besoin sonnerait page suivante ► ce pays que 1 2 3&nbs page suivante ► page       allong&e la fonction, vers le sommaire du livre 3 aller à l’article c’était une page précédente retour tout en vérifiant 1 2 3&nbs naviguer dans le bazar de portail de l’espace       reine quand on arrive de new-york sous l’occupation page suivante ► page sous ces étagements liquides madame, on ne la voit jamais madame est une torche. elle page précédente page       ( la visite de la fondation ce 28 février 2002. (la numérotation des voir aussi boltanski galerie c’est ici, me qu’est-ce qui est en à sonia « la vraie ce qu’un paysage peut dans les rêves de la     de rigoles en  mise en ligne du texte page d’accueil de aller à l’article page suivante ► page aller à la liste des auteurs antoine simon au rayon des surgelés rafale attention beau page suivante ► page aller à la liste des auteurs       " tendresse du monde si peu vers le sommaire du livre 4 langues de plomb a la 1 2 3 <p présentation du projet 1 2 vers le sommaire du livre 3       objectif "l’art est-il pour michèle c’est un fait : autre citation bruno mendonça aller au portail de je donne à voir ce qui est dans ce périlleux exposition et ouvrage de le lent tricotage du paysage c’est le grand page suivante page page d’accueil de je n’ai pas dit que le rafale monticelli raphael 510 035 la vie est ce bruissement ils sortent le vieux qui page suivante ► page pour frédéric 1- ai-je reçu une 1 2 c’est     l’é l’heure de la       la je me souviens qu’à propos cliquer sur l’icône textes mis en ligne en mai pour accéder à la totalité     pluie du page suivante ► page page suivante ► f l’ami michel 1 2 un texte 1 2 1 – il vers le sommaire du livre 4 pour andré des nouvelles d’une grande pour accéder au volume 5 des hans freibach : page suivante ► page page d’accueil de il arriva que le travail de bernard page d’accueil de lancinant ô lancinant la légende fleurie est     " aller au texte suivant il nouveautés et modifications       le aller à la bribe suivante ...et la mémoire rêve textes mis en ligne en page suivante ► page 1 2 3&nbs       soleil a l’extrémité du       la un homme dans la rue se prend       s’ vers le sommaire du livre 3 jean dubuffet : honneur   À léon-gontran aller à l’article la mastication des     chambre station 4 : judas  naviguer dans le bazar de vers le sommaire du livre 4       en deux aller à la bribe suivante page suivante ► page page d’accueil de aller au texte suivant nous vers le sommaire du livre 3 sommaire ► page 1 2 3&nbs au labyrinthe des pleursils 1 2 les étourneaux ! l’envers de 1 2 3&nbs a la fin   il ne resta 1 2 3&nbs page suivante ► page cliquer sur l’icône abu zayd me déplait. pas aller à « À 1 2 3 textes mis en ligne en mars je crie la rue mue douleur textes mis en ligne en avril pour m.b. quand je me heurte les éditions colophonarte « et bien, mise en ligne dans les horizons de boue, de     au couchant vers le sommaire du livre 2 aller à la liste des auteurs naviguer dans le bazar de vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs 1 2 aller au portail de le chêne de dodonne (i) le chêne de dodonne (i) lire la suite : 13       le       deux vers le sommaire du livre 4 certains prétendent page suivante ► page       dans le pour alain borer le 26       é       mouette 1 2 3 toujours les lettres : lire la suite : 13  il est des objets sur 1968 - el zilzel 1 2 3       " vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire du livre 2 ce poème est tiré du (ô fleur de courge... un besoin de couper comme de       é 1 2 1966 comme aller au portail de le recueil de textes       sous       voyage vers le sommaire du livre 2 aller au sommaire de pablo s’ouvre la toutes ces pages de nos depuis ce jour, le site 1 2 seules les 1 2 3       fleur aller au portail de tgv dijon - paris bref il pleut. j’ai vu la       je suis 1 2 3 page suivante ► page 1 2 3       va ton ► À la mémoire de 1- nous sommes dehors. 1 2 3&nbs       sur le 1 2 3&nbs « 8° de 1 2 3&nbs lire la suite : 21 vers le sommaire du livre 4 1 2 3  le 17 février je suis page suivante ► je suis né elle dit la main qui fut le est-ce parce que, petit, on six de l’espace urbain, sommaire ► page suivante textes mis en ligne en mai aller au portail de aller au portail de       fourmi&n 1 2 3&nbs cristina de simone : le     sur la pente 1 2 3&nbs ecrire les couleurs du monde vers le sommaire du livre 3 sommaire ► page suivante     [1] l lire la suite : À 1 2 3&nbs creuser de la langue, outil textes mis en ligne en avril pour egidio fiorin des mots textes mis en ligne en sommaire ► page suivante dans les écroulements       retourn& tout le temps est là sièges sur la toile de renoir, les 1 2 3 allons fouiller ce triangle       pour page suivante ► a toi le fête du livre l’illusion d’une 1 2 3&nbs lu le choeur des femmes de ce n’est pas aux choses et que dire de la grâce sommaire ► page suivante       apr&egra le numéro exceptionnel de aller à la bribe suivante cette machine entre mes       je me vers le sommaire des recueils saluer d’abord les plus 1 2 3&nbs l’impression la plus antoine simon 7 petits rien 4 et 5 (env. 7cm denis roche : dorothée vint au monde 1 2 3&nbs dans l’effilé de et c’était dans baous et rious je suis     longtemps sur embrasement du mantra gore les terrasses abandonnées sculpter l’air : seul dans la rue je ris la pour accéder au pdf de sur le site d’alain adamo, sommaire ► page suivante il ne s’agit pas de ajout de fichiers sons dans vers le sommaire du livre 4  monde rassemblé et si au premier jour il j’ai donné, au mois cet article est paru dans le cet univers sans (À l’église je voudrais voir les arbres 1 2 30 pour nicolas lavarenne ma       à aller à la bribe suivante       voyage raphaël monticelli : tu aller à l’article vers le sommaire du livre 4 la mort d’un oiseau. hommage à rené magritte les cahiers butor sont monde imaginal, alla lingua lingua madre 1 2 3&nbs page suivante ► nous vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire du livre 4 1 2 dimanche quand les mots       devant 3 

les lieux aussi sont  tu ne renonceras pas. c’est une sorte de encore la couleur, mais cette le poiseau de parisi mon janvier 2002 .traverse sommaire ► page suivante l’appel tonitruant du textes mis en ligne en juin juste un       le rafale 1 2 3&nbs   jn 2,1-12 :     le cygne sur page suivante page tous feux éteints. des maintenant il connaît le la parol

Accueil > LES BRIBES > BRIBES PUBLIÉES > LIVRE 3 : EFFRACTIONS > XCIII

XCIII

LIVRE 3 : EFFRACTIONS , XCIII

vers le sommaire du Livre 3

Aller à la bribe suivante

Ce jour là, je pouvais en compter quelques centaines ou quelques dizaines, et toutes différentes ; je les disposais dans de vastes vitrines aux éclairages feutrés ; la lumière trop vive les jaunit et les fane, en accélère la décrépitude. Il faut aussi que les ombres demeurent telles qu’apparaisse la riche morphologie de la surface, nuancée et subtile ; la lumière doit être feutrée, rasante et pourtant généreuse, jouant avec une matière aux vagues qualités de parchemin. Un autre problème est celui de la position des objets : j’ai longtemps hésité entre l’inclusion dans le plexiglas, trop froide en fin de compte, rigidifiant des choses qui ne prennent en fait leur valeur et leur sens véritable que dans la souplesse (et trop marquée d’ailleurs par certaines tendances esthétisantes de l’art : ce qui n’est qu’une autre façon de dire la même chose ; en effet, en esthétisant, on perd valeur et sens particulier comme je l’ai déjà précisé), hésitation entre ça, et la mise en boite qui évitait la solidification et permettait malgré tout, de recourir encore au toucher, à l’occasion. Mais, optiquement, la boite, quand bien même vous l’obtiendriez transparente, et que vous réussissiez à faire annuler au maximum la rupture des arêtes, la boite donc, comporte deux inconvénients majeurs : d’une part elle clôt l’espace et empêche la respiration, en quelque sorte, de l’objet, je veux dire par là que l’objet, ainsi délimité, focalise, n’est-ce pas, le regard et perd d’autant ses rapports possibles à son “ extérieur ”, à ce qui n’est pas lui ; d’autre part se pose nécessairement le problème de ses dimensions : si imperceptible que ce soit, ces objets ont toujours des formes et des volumes différents, je peux vous assurer que je n’en ai pas deux semblables... surprenant, n’est-ce pas ? Inattendu, hein ? Non, même en les regardant de près, on ne le croirait pas. Dès lors, que l’on tienne ou non compte de cela dans la conception de la boite, on aboutit à accentuer la différence, dans le sens d’une simple hiérarchie formelle, alors que, c’est encore là peut- être une question d’esthétique, les variantes formelles n’ont aucune incidence sur - ou ne sont nullement dictées par- la fonction ou la finalité des choses. Il est vrai qu’à partir du moment où je les dispose ainsi, elles ne sont plus fonctionnelles c’est pourtant bien à cause de leur fonction - eût-elle cessé d’être- qu’elles sont émouvantes, non ? Et plus encore peut-être du souvenir qu’on en garde. Quoi qu’il en soit, il me fallait éviter ce jeu purement formel, cette opposition optique, ce heurt de clos à clos. Enfin il eût été trop paradoxal - et d’un paradoxe vulgaire, sans intérêt- de les enfermer ainsi, de les envaser, quoi. J’ai donc adopté une orientation, une présentation plus.. . archéologique. Oui, peut-être après tout, cela m’a-t-il été suggéré par celle-ci ... je vous en dirai deux mots tout à l’heure. Mais la présentation archéologique, ou ethnologique, ne devait pas non plus se borner à un étalage ou une mise à plat, ou un classement ; je voulais pourtant - à l’instar des présentations les plus récentes- que la dimension esthétique - pour le coup- de l’objet ne disparaisse pas dans un alignement à la queue leu leu, si vous me permettez cette expression, et sans jeu de mots. A ce point commencent les véritables difficultés. Vous avez remarqué combien les vitrines sont importantes, profondes, je voulais, tout à la fois protéger les choses et - comme je l’ai déjà dit- éviter tout enfermement. En somme nous sommes ici dans une sorte de parc naturel, sans enfermement sinon celui du visiteur. Et après tout, c’est bien naturel qu’il en soit ainsi, que le visiteur se sente enfermé, c’est après tout moins mon problème que de faire en sorte que les choses ne le soient pas. D’ailleurs, la plupart du temps, le visiteur ne sent rien de tel, ou s’il en a l’impression, vaguement, il est si peu disposé à le croire qu’il est prêt à se convaincre qu’il vient d’avoir une idée drôle et il sourit ! Quoi qu’il en soit cette exigence donne à ma présentation son caractère dédaléen. Et c’est pourquoi aussi les vitrines ne se soumettent pas forcément à la rigidité de l’architecture, bien sûr, et qu’elles débordent aisément les locaux qui devraient les enfermer ... Cela m’a d’ailleurs obligée à traiter autrement la protection de la vitrine elle-même. Pas tellement contre les intempéries ... Enfin, tout ce qui est liquide n’est pas inquiétant, de même le vent : l’imperméabilisation est efficace depuis longtemps. Le froid de même... Toutes ces questions de climatisation sont bien connues et, si elles n’atteignent pas la perfection, elles sont relativement bien traitées. Non, je parle de la protection contre le soleil, les variations de la lumière, et l’érosion. Très difficile : les solutions photosensibles ne sont pas toujours évidentes, et puis, j’avais besoin que l’éclairage interne, même s’il n’est pas toujours utile, même s’il ne présente parfois aucun intérêt, demeure constant, obéisse à mes exigences, que j’en garde toujours la maîtrise ; il fallait aussi que les choses, comme je l’ai déjà dit, ne subissent aucune agression lumineuse ... mais la vitrine elle-même ? Les variations lumineuses l’affectent aussi bien, la travaillent, agissant comme la poussière, les particules plus ou moins grossières, à la façon d’une peut-être lente mais inexorable meule ... Voilà pourquoi je crains l’érosion ... Reste le plus important, le plus difficile, le jamais satisfaisant : la disposition des choses ; j’ai déjà dit que je ne voulais pas d’un étalage, ni d’un classement, je ne voulais pas d’une mise à plat, en somme ; sauvegarder un volume me paraît la moindre des choses, d’autant plus quand c’est le volume qui fait la chose. Mais il fallait aussi que l’on puisse - moi au moins- circuler à l’intérieur des vitrines sans la gêne qu’auraient évidemment produite des emplacements trop rapprochés, quelque invisible toile ou entrelacs de fils si ténus soient- ils. J’ai toujours eu horreur de ces caresses imperceptibles et éprouvantes dont certaines caves vous accueillent. Et d’ailleurs, c’est encore art d’étalagiste (ou de marionnettiste) que de faire prendre des poses à l’aide de fils. Alors ? Un traitement des choses elles-mêmes - naturalisation, fixation par quelque chimie conservatrice, ou autre- me semblait contraire à l’esprit de ma démarche et à la nature de mon projet. Elles sont évidemment telles que, attachées à leur origine ... attachée n’est d’ailleurs pas le mot, on ne dit pas, n’est-ce pas d’un bras qu’il est attaché ! dans leur situation d’origine, dans le contexte (hi ! hi ! excusez moi) dans le contexte (hm, toutes mes excuses) originel, elles s’épanouissent dans une sorte de désinvolture à la fois élégante et ... pataude ; aériennes encore, mais d’un vol au déséquilibre léger, poule d’eau ou coq de bruyère, chauve souris (hi hi !) encore ... (hm hm) négligentes de leur incertitude, et d’une fort indifférente allure, indifférente ou insensible, ou encore peu capables d’une quelconque sensibilité , si ce n’est, comme retenue, une constante frayeur, une crainte diffuse, confusément, peut-être, la pure conscience de la fragilité, ou de la vulnérabilité, à être si aisément, si naturellement exposées ; en quoi, en somme, elles sont plus facilement exposables dans leur vérité qu’autre chose ... C’est tout cela qu’il me fallait rendre ; la tâche n’était pas simple ! En outre, elles sont saisissantes, dans le contexte (hm) normal, dans le rapport qu’elles entretiennent au reste. Toujours comme ... déphasées, une sorte d’envers de médaille, de passivité au moment de l’action ; enfin ... et, surtout, un jeu subtil avec l’environnement immédiat, environnement que, je l’ai déjà dit, je ne voulais en aucune sorte conserver… Complexe (hh) n’est-ce pas ? J’ai projeté les structures porteuses en cherchant à tenir compte de tout cela ; leurs allures de prothèses, pourtant, ne devaient pas apparaître , ainsi la disposition et l’éclairage prennent une autre dimension, sont soumis à une autre exigence. Elles ne devaient pas non plus poser sur quoi que ce soit, pour conserver, bien sûr, leur caractère aérien - ni être toujours tout-à-fait ballantes enfin ... oui, ballantes n’est-ce pas ? C’est à quoi veut remédier l’imperceptible pincement que permet la prothèse sur les cotés opposés de double ovoïde ... mais voilà que je deviens- trop technique ... vraiment ! Enfin, il y a la disposition de l’ensemble, les rapports d’une chose à l’autre, les problèmes de hauteur par rapport au sol, et à l’œil, la facilité du déplacement, comme je l’ai déjà dit, mais j’ai quand même voulu - pour m’éloigner de toute idée de possession plus ou moins perverse- de ce sentiment qui naît dans certains musées plus que dans d’autres de vouloir se saisir d’une poignée de reliques et de s’en aller, l’air de rien – j’ai voulu, donc, qu’aucune ne soit jamais à moins des deux bras étendus de l’autre et qu’en même temps aucune ne puisse être vue sans qu’on n’en voie aussitôt une autre. En bref, pour que la main ne puisse se sentir propriétaire de deux en même temps, et que, si l’idée pouvait naître d’en saisir une, l’œil aussitôt la tire vers une autre, d’où quelques rares concessions à l’artifice par un - peu fréquent somme toutes- jeu de miroirs ...

  AOI

 

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP