Accueil > Les rossignols du crocheteur > GÉNÉRALITÉS / COLLECTIFS > THÈMES ET GROUPES > SUR DES EXPOS COLLECTIVES > 1969 - Origine Nice
RAPHAËL MONTICELLI
ALOCCO : Son œuvre est la traduction plastique de certains problèmes de langage (détérioration d’un message donné lors de sa répétition et rapports entretenus entre le message et ses détériorations). Alocco est en fait parvenu à créer une œuvre picturale des plus originales, dense de significations possibles et foncièrement différente de la production actuelle par une façon nouvelle de considérer la peinture : non pas problème à traiter, mais moyen de poser certains problèmes.
BEN : Quand l’art et la vie courante se heurtent, naît l’œuvre de Ben : ce n’est déjà plus de l’art, mais une œuvre minimum par rapport à la vie, une œuvre par laquelle on tente de repérer l’endroit exact où la vie s’arrête et où commence l’art.
CHUBAC : C’est peut-être le plus tonique des peintres, son œuvre semble se dérouler dans un continuel amusement : à travers la simplicité des structures et des couleurs Chubac est à la recherche d’un équilibre quasi-ludique. Une œuvre que l’on prend plaisir à regarder et que l’on aime à toucher.
DOLLA : A partir d’une proposition peinte simple (trois toiles de couleurs identiques et de dimensions différentes) Dolla tente de préciser la fonction dans l’œuvre de certains éléments qui semblent d’abord extérieurs à elle, et par là les y intégrer : ainsi l’espace n’est pas traité comme problème mais utilisé comme matériau, occupé pour rendre plus sensible la proposition peinte initiale, comme proposition, c’est-à-dire tenant compte des mouvements du regardeur et tentant, eux aussi, de les intégrer à l’œuvre.
FARHI : Objets que l’on ne saisit pas. Œuvres qui sont des structures primaires dont on ne peut nier ni la beauté ni la finition impeccable.
MACCAFERI : Hésite encore entre diverses voies possibles ; l’élément le plus intéressant est sans doute chez lui le traitement de l’orientation qu’il semble amorcer.
MIGUEL : Traite l’espace d’une façon assez originale : par le rapport vertical s’instituant entre un élément au plafond et un élément au sol sans rien entre eux ; il n‘y a rien, il pourrait, il devrait y avoir quelque chose.
PAGES : Tente une très intéressante synthèse entre l’artificiel et le naturel, recherche un équilibre entre le fabriqué et le donné - l’œuvre - détournant l’un et l’autre de leur fonction première et dans l’union desquels devrait se situer une fonction nouvelle.
SAYTOUR : Toiles pliées-dépliées qui prétendent n’être là pour rien d’autre que pour être. Saytour parvient en fait à l’explication par le plan et sur le plan du volume et des plans superposés qui constituent le volume.
VIALLAT : Tente de néantiser une forme par sa répétition, de la déconstruire en la multipliant, forme qui est sensée, au départ, ne rien signifier qu’elle-même et, au terme du travail, ne plus rien signifier du tout ; il n’en demeure pas moins que la forme se charge au contraire d’une signification nouvelle toujours plus pleine jusqu’à apparaître obsessionnelle.
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