Accueil > Les rossignols du crocheteur > CHARVOLEN, Max > 2005 exposition à Saint Raphaël
RAPHAËL MONTICELLI
La démarche artistique de Max Charvolen s’est constituée dans le contexte particulièrement riche de la région niçoise des années 60 : participant aux expositions de l’école de Nice, il s’inscrit dans le mouvement « analytique et critique » qui se développe alors à travers de nombreux groupes d’artistes. C’est dans ce contexte qu’il fonde, avec 4 de ses amis (Chacallis, Isnard, Miguel et Maccaferri) le groupe ’70 et qu’il dialogue avec des artistes du groupe Support Surface comme Viallat ou Dolla.
Sa double formation d’artiste et d’architecte (il a choisi de faire son stage chez O. Niemeyer, l’architecte de Brasilia) n’est pas fortuite : dès le début, l’œuvre de Max Charvolen joue sur cette double préoccupation, et travaille aux frontières entre l’espace physique dans lequel nous évoluons et l’espace symbolique dans lequel nous représentons.
Il met en place les éléments de son travail sur bâti à la fin des années 70, et développe, depuis, une œuvre originale et déroutante qui questionne à la fois les moyens dont nous disposons pour représenter le monde dans lequel nous vivons et la façon dont nous nous y tenons.
Son intervention au Centre Culturel de Saint Raphaël participe pleinement de ce questionnement : l’artiste a choisi de travailler sur un lieu de passage (escalier donnant à une salle d’exposition du sous-sol), et sur l’espace presque intime auquel ce lieu de passage donne naissance en dessous de l’escalier. L’œuvre sera constituée et laissée sur place avant et pendant l’exposition collective. On pourra ainsi voir l’artiste au travail, et l’œuvre dans son évolution jusqu’à son avant dernier état.
On verra comment l’espace bâti est recouvert avec des fragments de toile colorés collés sur l’architecture, comment ce recouvrement, cette peau, est conservé dans le lieu au delà même du temps nécessaire au séchage et comment elle peut se transformer du passage des spectateurs. On verra comment les couleurs peuvent jouer un rôle de repérage des différents plans du volume.
L’œuvre sera ultérieurement décollée, mise à plat et présentée au public dans son dernier état.
Travail à la fois rigoureux et spectaculaire, l’œuvre de Charvolen touche à des régions inhabituelle de notre sensibilité et développe une poétique de l’espace où s’articulent dispersion et fusion, collage et arrachement, regard public et espace intime…
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