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30       mouette portail de l’espace nouvelles mises en pour egidio fiorin des mots 1 2 3 je sais bien ce qu’il antoine simon vers le sommaire du livre 3 ce 28 février 2002. je suis bien dans pour accéder au au seuil de l’atelier la brume. nuages vers le sommaire du livre 4 page précédente page aller au portail de   tout est toujours en       nuage       fleurett    au balcon eloge de la boite aux 1 2 3&nbs       mé et que vous dire des 1 2 3 i) vers le sommaire du livre 4 accoucher baragouiner   jn 2,1-12 : on a cru à qui d’entre nous à la bonne vers le sommaire des       que de vers le sommaire du livre 4 alla lingua lingua madre il pleut. j’ai vu la antoine simon lien vers la totalité des dans ma gorge       la pas facile d’ajuster le   je n’ai jamais sa langue se cabre devant le textes mis en ligne en 1 2 3&nbs       deux heureuse ruine, pensait ceci… pour prendre mesure. textes mis en ligne en       en le chêne de dodonne (i) le pendu ce qui aide à pénétrer le aller au portail de 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le goût du rita est trois fois humble. la fraîcheur et la       au     son deuxième suite ecrire les couleurs du monde 1 2 3 aller au texte suivant paru le poiseau de parisi mon la chaude caresse de éphémère du 2 le glacis de la mort       un       ( antoine simon       enfant aller à la liste des auteurs aller à l’article s’ouvre la       "j& vers le sommaire du livre 3 1 2 3 article paru dans chaises, tables, verres, 1 2 3&nbs aller à la bribe suivante page d’accueil de faisant dialoguer 1 2 je donne à voir ce qui est       la       ma       é assise par accroc au bord de vers le sommaire du livre 3 le proche et le lointain       tourneso antoine simon 7 ■ cézanne en peinture       le 1 2 3&nbs aller au portail de on cheval       longtemp quel ennui, mortel pour Être tout entier la flamme       et samuel chapitre 16, versets 1 un tunnel sans fin et, à roland barthes : propos ce paysage que tu contemplais 1 2 3&nbs       le ciel je n’ai pas dit que le biboon. plus qu’une saison. vers 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RAPHAEL MONTICELLI

2016 - Sur un voleur de feu (à propos de Bernard Dejonghe)
Publication en ligne : 30 janvier 2016
/ présentation d’exposition
Artiste(s) : Dejonghe

Texte accompagnant l’exposition de Bernard Dejonghe à la galerie Depardieu (Nice) en 2016

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Le travail de Bernard Dejonghe, associe une technicité (et même une haute technologie), des préoccupations très antiques –ancestrales- et une actuelle –urgente- réflexion sur l’art.
J’appelle « rigueur » cette radicalité dans la démarche et les procédures de la céramique : cette façon brutale d’émailler et de tirer les différences colorées de la seule action du feu ; cette tension entre le cube dans lequel la forme de verre devrait s’inscrire et les ruptures que l’artiste impose au matériau ; cette conversation entre le traitement de la limpidité du verre, sa « pureté », et le burinage qui vient le troubler sur telle de ses faces. « Rigueur », oui...
Lorsque le travail met en œuvre des savoir-faire aussi complexes et sophistiqués, lorsqu’il s’inscrit dans une tradition millénaire, lorsque l’artiste l’accompagne par une réflexion constante qui va de l’archéologie aux technologies de pointe, je m’attends toujours au pire. Il y a tant à dire, il y a tant à montrer, on est parcouru par tant de forces... comment ne pas charger chaque objet que l’on fait ? Comment ne pas y ajouter tout ce que l’on sait faire, et tout ce que l’on a appris ? Comment ne pas en rajouter ? Comment ne pas céder à la tentation de surcharger ?
J’ai dit « rigueur ». J’aurais pu dire aussi « simplicité », « dépouillement », « économie ». J’aurais pu dire « silence »

C’est ce silence-là qui me fait rester longtemps face aux objets que Dejonghe propose ; qui fait qu’il me reviennent en mémoire. Blocs et trouble mêlés. Moins pour les interroger, que pour laisser les interrogations qu’ils contiennent ou supposent, s’imposer à moi.
Ces objets, formes de terre, blocs de verre, ne me quittent pas. Leurs colorations, leur transparence perturbées perturbent mon regard à chaque instant. Je parle : non de ce que je vois, mais de ce regard que je porte en dedans de moi, ou qui me porte, je ne sais trop. Entre les objets que je regarde et mes yeux viennent s’interposer les travaux de Dejonghe, comme des loupes sans grossissement, comme des filtres sans effet, ou du moins... œuvres qui, selon le point de vue que j’adopte peuvent affirmer une présence sans altérer la vision que j’ai des choses, ou, tout au contraire, troubler les images que je perçois.

Quand je pense à Bernard Dejonghe, un fragment des Illuminations Rimbaud s’impose à moi immanquablement chaque fois : l’image de ce petit valet suivant l’allée « dont le front touche le ciel »... La phrase commence par « Je serais bien l’enfant... », mais ce début me revient après... l’enfant est « abandonné sur la jetée partie à la haute mer »... C’est que le monde de Bernard Dejonghe est moins de mer que de terre et de sol : ce monde aride des déserts qu’il parcourt et questionne. Enfant, Bernard Dejonghe l’est comme tous ceux dont Baudelaire dit qu’ils savent retrouver l’enfance à volonté...
Dans sa vie comme dans son travail d’artiste, , planté dans la terre qu’il brasse et fait fleurir, tutoyant le feu, Bernard Dejonghe « touche le ciel ».
Il nourrit son travail et sa réflexion d’artiste de la longue histoire des hommes, de celle des étoiles, pour en tirer ces formes, simples, premières –brèves dit-il parfois- efficaces, qui remuent en nous des souvenirs ignorés et nous inventent une profusion de futurs possibles.

Pour le coup, c’est un autre fragment des Illuminations qui me revient en mémoire... Celui qui me fait voir Bernard Dejonghe qui tend « des chaînes d’or d’étoile à étoile » et qui danse... Un voleur de feu, en somme... 

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