BRIBES EN LIGNE
rafale n° 6 just do antoine simon       neige cette machine entre mes vers le sommaire du livre 2 rimbaud a donc pour le prochain basilic, (la vers le sommaire du livre 2 un soir à paris au    seule au pour accéder à la totalité genre des mots mauvais genre Éphémère du 22 juillet à aller à la liste des auteurs abords de l’inaccessible page d’accueil de « ah ! mon vers le sommaire du livre 2 sous ces étagements liquides       à     de rigoles en pour angelo cyclades, centre georges que d’heures       m’ fête du livre pas de pluie pour venir petit matin frais. je te elle a trente ans ou des voiles de longs cheveux vers le sommaire du livre 2       la eloge de la boite aux 1 2 3 iii) vers le sommaire du livre 3    courant 1 2 3  1 2 quelques d’abord un curieux aller au portail de       enfant À hélène pour michèle gazier 1)       au       deux samedi 10 septembre il me page d’accueil de guetter cette chose il y a des objets qui ont la dans un coin de nice, naviguer dans le bazar de antoine simon vers le sommaire du livre 4 kurt schwitters. : a propos de quatre oeuvres de       & en ouvrant ce site, je vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire du livre 2       l’     chambre  référencem pour visionner dix l’espace ouvert au sommaire ► page suivante vers le sommaire du livre 4 madame chrysalide fileuse seul dans la rue je ris la 1 2 3  vers le sommaire des recueils 1 2 partie. et si tu dois apprendre à ceci… pour prendre mesure. voir aussi boltanski galerie page suivante ► page 1 2 3   on n’est pas une année sans évoquer aller à la bribe suivante il y a des titres qui page suivante ► page       dans le madame a des odeurs sauvages     sur la 1 2 3        chaque dorothée vint au monde voir les bifaces de b. "l’art est-il le film sur annie sidro et le 1 2 3  aller à la bribe suivante       bonheu À la loupe, il observa 1 2       l’ le long de l’ombre aller au portail de lettre d’information     cet arbre que violette cachée ton mathieu bénézet : mon dans un clignement de préparer le ciel i si tu es étudiant en À peine jetés dans le vers le sommaire du livre 4 haut var ► brec (ma gorge est une la chaude caresse de antoine simon le flot gris roule contre 1 2 3  madame 1 madame est la présentation du projet page suivante ► page page suivante ► page nos voix descendre à pigalle, se pour accéder au recueil, 1 2 3 l’éclair me dure, 1 2 3  la vie est dans la vie. se page d’accueil de vers le sommaire du livre 3 bribes en ligne, la lettre vers le sommaire du livre 4 antoine simon 2 deux ajouts ces derniers vers le sommaire du livre 2 je serai toujours attentif à page suivante ► page 1 2 3  page suivante ► nous       bâ vers le sommaire du livre 3 1 2 i en voyant la masse aux 0 false 21 18 1 2 3  pour daniel farioli poussant jamais si entêtanteeurydice station 3 encore il parle page suivante ► page vers le sommaire du livre 4 chers élèves du collège il ne s’agit pas de 1 2 3 iii.-       " je crie la rue mue douleur {{}} on trouvera la est-ce parce que, petit, on     une abeille de page d’accueil de malgré ses formules 1 2 3  textes mis en ligne en c’était une antoine simon À perte de vue, la houle des 1 2 3        mouette comme une suite de la terre a souvent tremblé antoine simon retour au pdf sui generis “le pays mystérieux 1 2 3  le 23 avril 2021 s’est page précédente retour 1 2 3 antoine simon sommaire ► page de prime abord, il       reine « non, peut-être antoine simon page d’accueil de s’ouvre la 1- ai-je reçu une       il page d’accueil de vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire des recueils       la vers le sommaire du livre 2 la légende fleurie est page suivante page une éternité relative il existe deux saints portant parmi les éditeurs       à le geste de l’ancienne, l’évidence vers le texte suivant carmelo vers le sommaire du livre 4 je déambule et suis le phonétisme n’a-t-il pas aller au texte suivant dès page précédente retour   tout est toujours en aller à l’article       voyage antoine simon dans le patriote du 16 mars 1 2 3 du antoine simon notre but n’est pas de page suivante ► page page suivante ► page 1 2 3 1 2 3  c’est seulement au aller à la bribe suivante aller à la bribe suivante l’annÉe 2021 mois par aller au portail de retour au pdf sui generis petites proses sur terre dans les carnets       allong&e       dans le À l’occasion de aller au texte sur la toile de renoir, les       sous madame est une branches lianes ronces sous la pression des     l’é 1 2 3  vers le sommaire du livre 2 jacques des voix percent, racontent a la fin   il ne resta page suivante ► page ouverture d’une au rayon des surgelés la mort d’un oiseau. rafale n° 4 on le aller à la bribe i au tout mon petit univers en les cahiers butor sont quel ennui, mortel pour thème principal : vers l’espace       montagne ….omme virginia par la et en bas de page vous pour max charvolen 1) textes mis en ligne en le chêne de dodonne (i) sommaire ► page suivante aller au texte suivant nice, buttati ! guarda  1 2 corps 1 2 10- sur quel pour accéder à la totalité le peintre manuel casimiro vers le sommaire du livre 2       je me retour à la recherche ...et la mémoire rêve il nous aura laissé je suis celle qui trompe aller au texte suivant paru il n’y a pas ici intendo... intendo ! un homme dans la rue se prend par max et andré les embrassées , cantilène franchir le seuil d’un page suivante ► page page suivante ► page le géographe sait tout en 2015, jean marie barnaud a sommaire ► page suivante naviguer dans le bazar de présentation du projet et       sur le aller à la bribe suivante   nous sommes       sur le page d’accueil de page précédente retour à saluer d’abord les plus portail de l’espace et que dire de la grâce 1 2 3  page suivante ► r.m. a toi sommaire ► page suivante la rencontre d’une       dans le antoine simon bernard noël à haut var ► trois petits monticelli raphael 510 035 quand c’est le vent qui page d’accueil de a supposer que ce monde dans l’effilé de la toile ou, du moins, la depuis belle lurette, je       o la poésie, à la 1 2 3  1 2 3  1 2 3  1 2 3  1 2 3 oui,   ces notes       l’ le flot pâle des maisons page suivante ► page       le vers le sommaire du livre 3       jardin ouvrir le flipbook Écrire le la vie est ce bruissement page d’accueil de lorsque la langue dérape, le des quatre archanges que    nous le travail de bernard       les vers le sommaire des vers les deux articles de       et comment entrer dans une antoine simon tendresse du monde si peu aller à la bribe suivante     surgi toute une faune timide veille       pass&eac       objectif oiseau tranquille au vol       st page suivante ► page pour accéder à 1 2 non plus raphaël monticelli : tu portail de l’espace vers le sommaire du livre 4 (vois-tu, sancho, je suis bernard noël en dans la caverne primordiale naviguer dans le bazar de si vous entendez le lac  tous ces chardonnerets l’envers de la mort, l’ultime port, tout en vérifiant       neige pour m.b. quand je me heurte 1 2 3  textes mis en ligne en mai leonardo rosa sous l’occupation cliquer sur l’icône huit c’est encore à textes mis en ligne en 1 2 3  aller au texte       la d’ eurydice ou bien de À l’occasion du page d’accueil de 1 2 3  à claude held patiente la rafale n° 3 des vers le sommaire du livre 2 dans ma gorge chercher une sorte de aller au portail de n’ayant pas pour robert textes mis en ligne en avril 1 2 Être tout entier la flamme le pendu vers le sommaire des la petite fille est assise nice, le 8 octobre page précédente page un verre de vin pour tacher <img852|left> forest cinq madame aux yeux ► question de temps à village de poussière et de 1 2 3  il existe au moins deux mer intérieure est le présentation du projet aller au portail de patrick joquel vient de préparer le ciel i la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > ORSONI Martine > Martine Orsoni > Saint Georges de la Manade de Marie

Saint Georges de la Manade de Marie
Publication en ligne : 31 décembre 2008
/ catalogue d’exposition
Artiste(s) : Orsoni

Il existe deux saints portant le nom de Georges ; si le plus ancien est très célèbre et révéré, l’autre, bien qu’inconnu, ne lui cède rien en grandeur, dévotion et humilité.
Georges veut dire, à peu près, terrien ou paysan ; et personne que lui n’a mieux mérité un si beau nom. C’est de la terre en effet que Georges tirait sa force ; comme la terre il s’humilia volontiers sous le pied de qui le foulait, sans lui rendre de haine ; pourtant, comme elle, il était capable de réactions irrépressibles, soit que des forces profondes la travaillent, soit que, dans nos dérisoires efforts pour la soumettre, nous finissons par outrepasser les bornes de notre condition.
Georges était l’un des fleurons d’une manade des environs d’Arles et il s’était pris d’une grande dévotion pour la B.V.M. Dire quelle manade et pourquoi cette dévotion sortirait de mon propos ; sache seulement que, saisi d’étonnement en entendant les bruits d’une procession, un quinze août, il avait glissé un regard par deux lattes disjointes et avait rencontré l’image de Marie ; le regard de Georges était si doux, ainsi tendu, que la B.V.M., touchée par tant d’innocence, lui avait inspiré un sentiment nouveau pour lui, fait de tendresse et de dévotion pour la mère de Dieu.
Georges garda ce sentiment dans son coeur puisqu’aussi bien, il ne pouvait le communiquer à personne, pas même à ses semblables ; il poursuivit son innocente existence, en consacrant désormais toutes ses pensées à la divine vision qui, un quinze août, avait bouleversé sa vie.
Le jour vint, au bout d’un an, où Georges dut passer dans l’arène. Il suivit avec son indifférence habituelle la voie qu’on lui traçait, sans souci pour le temps qui passait ou pour ce qui pouvait lui advenir ; il se retrouva enclos dans une cellule où lui parvenaient des rumeurs de foule en liesse. Cela le rendait nerveux ; mais ses pensées revenaient sans cesse à la bonne dame qui lui avait rendu un regard d’une innocence très douce parmi les bruits, et il en était tranquillisé.
Les rumeurs cependant enflaient ; des rythmes excédés retentissaient ; l’air, rempli de poussière et de soleil, commençait à sentir la sueur de cheval... On commença à le houspiller, puis, dans un grand éclat de silence chaud, les portes de son enclos s’écartèrent et il fut projeté dans un espace nu, grand comme une mer, et qui vibra de voix et de cris quand il en fit le tour en courant.
Aussitôt, fusant de mille endroits, mille diables portant toutes sortes d’instruments de torture, se mirent à traverser l’espace en l’agaçant, et commença alors pour lui le moment le plus douloureux de sa vie ; tout l’étourdissait : la chaleur, les bruits, les rumeurs et les silences, les hommes courant, les flèches qu’on lui fichait dans le dos et aux flancs, ses propres bruits, son coeur battant, sa respiration forte et rapide, ses oreilles bourdonnantes. Un cavalier immense, montée sur une bête carapaçonnée, lui planta dans le cou un poinçon fixé au bout d’une longue perche avec lequel il le taraudait, en appuyant dessus. Après quoi, dans le silence, un nouveau bourreau entra dans l’arène et déclencha de grandes manifestations d’allégresse. Il était râblé, cambré, une canne à la main, tout ruisselant de rouge et d’or ; Il avançait avec la digne allure d’un prélat, la poitrine bombée, le menton levé, le sourire figé, la narine dilatée, et tournait alternativement la tête de droite à gauche, tout en faisant pivoter, d’une dédaigneuse poussée de la canne sur le sol, le torse et le bassin de gauche à droite, et, comme dansant sans hâte, posait la pointe de son soulier sur le sable, avant d’y appuyer le talon.
Dans sa lourde caboche, sous le vaste espace velu entre les yeux, Georges sut que celui-là serait impitoyable ; profitant de ce court moment de tranquillité, il tourna ses pensées vers la dame au regard innocent.

Bonne dame, douce mère, disait-il à peu près en son for intérieur, du jour où vous m’êtes apparue, voici longtemps, vous avez fait couler au fond de mon coeur de grands ruisseaux d’apaisement ; mais désormais, je sais aussi ce qu’est souffrir. Vous m’avez donné tant de joie, souffrez que je vous offre toute ma peine. Je ne sais ni ce qui m’atteint, ni ce qui m’attend, je sais seulement que le soleil est chaud, mes naseaux secs et pleins de sable, mes yeux se brouillent de sang, et cet homme est effrayant !

Ayant dit, Georges tomba à genoux sur ses pattes de devant. Alors, sous des milliers de regards, la bonne Vierge posa sa main sur le museau brûlant, et, tandis que le toréador tombait foudroyé, on vit l’âme de Georges, très lumineuse quoique toute petite, guidée d’une main sur le museau par la Vierge Marie, quitter lentement son corps et tranquillement s’élever. Alors, des dizaines, des centaines, des milliers d’âmes de toros se hissèrent du sable et leur longue et lumineuse procession accompagna Georges et Marie, formant la plus lumineuse des manades, dans un pénétrant mugissement continu.
C’est ainsi que, dans le souvenir des toros, comme dans le fond innocent et animal des gens de bien, Georges, le petit taureau de la terre, est devenu, dans le ciel, saint Georges de la Manade de Marie.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP