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Je n’ai eu connaissance du travail de Bernadette Griot, et plus particulièrement de sa démarche « Dans les bruits du monde » que l’année dernière. Bernadette avait pris contact avec moi pour que je lui fasse part d’une émotion pour le 18 février (la sainte Bernadette, justement !). Je n’ai pu lui répondre qu’au début juillet. Mais à partir de cette date, nous n’avons jamais cessé de correspondre, et j’ai mesuré peu à peu la dimension et l’intérêt de son projet.
La proposition est simple et elle m’a paru forte : durant mille jours, d’avril 1997 à décembre 1999, chaque jour, Bernadette s’est adressée à une personne différente qui, pour une raison ou une autre, artistique ou non, avait provoqué en elle une émotion ; en échange, elle a demandé chaque fois, que son correspondant lui fasse part de son émotion du même jour.
Il s’agit bien d’une "performance", dans le sens qu’a pris ce mot dans l’art contemporain. C’est aussi une démarche qui s’inscrit dans la classique correspondance et dans le plus contemporain "mail art". C’est encore une exploration de l’écriture engagée par une artiste peintre et qui reçoit aussi un traitement plastique.
Il y a là autant de pistes à parcourir... Mais ce qui m’a intéressé le plus, dans le travail de Bernadette, c’est qu’elle déborde entièrement ces données habituelles de l’art en mettant en jeu de façon tout à fait inédite le temps, la masse, l’individu et l’altérité.
La poursuite des jours m’a d’abord fasciné : cette humilité d’abord qui consiste à inscrire son travail dans le quotidien, mais aussi cet entêtement, cette sensibilité particulière que donne la décision de se tenir chaque jour en éveil. Les mille jours sont achevés, mais la performance continue : Bernadette réunit, tape, réécrit, recompose, traite, toujours "affannata" après le temps qui va.
Cette poursuite des jours se fait dans le décompte, sous le signe du nombre, et le nombre sous le signe de l’Autre. 1000 c’est 1000 et c’est moins mille jours que mille "Autres". Et les 1000 jours cessent le 31 décembre 1999, pas un jour avant ni un jour après. Et si les réponses sont au nombre de 520, elles sont 520 et non 1000. Et si elle sont 666 ou 692, c’est ce nombre là que l’on dit et non un autre. Cette humilité dans le travail, je la retrouve ainsi sous la forme de la "véracité" (la "véridicité"). Bernadette ne truque rien, ni le temps ni les gens. Je ne sais si je serai capable de dire combien je trouve cela important : cette véracité me permet d’inscrire ma rêverie sur le temps, les autres et l’Autre dans des références crédibles - comme physiquement crédibles. Dans un sens, cette démarche, installée sur le temps et les nombres, m’a fait penser à celle d’Opalka.
Sous le signe de l’humilité, du nombre et de l’Autre. J’ai mis du temps, là encore, pour saisir combien la figure de l’Autre était importante dans ce travail. Combien et comment elle était importante. l’Autre, c’est le fond, sans doute, de tout le travail de l’art. Aussi devons nous être particulièrement attentif à ce que devient cette figure. Il aurait été facile à Bernadette de ne traiter les 1000 que comme masse. Voilà qui aurait bien tenu de la performance. Mais non ! Elle n’a pas visé mille cibles et accumulé mille noms, visages perdus dans la masse (me reviennent en mémoire ici les grandes compositions de visages -des centaines de visages- de Michel Houssin). Non. Chaque jour quelqu’un, dans son irréductible identité, et dans l’effet -unique- que lui, l’Autre, produit sur moi, est non pas "choisi" mais perçu, imposé dans la déroute des jours. A ce quelqu’un, différent chaque jour, chaque jour j’écris.Chaque jour je l’ai attendu et entendu, voix chaque jour différente. Et j’ai voulu avec lui engager parole, tisser voix et émotions. Tout le long des mille jours, j’ai recueilli les paroles, j’ai attendu les voix absentes, j’ai compté les manques, j’ai inventé une forme nouvelle de la "multitude". Et dans la multitude j’ai entretenu avec chacun un rapport différent.
Cet Autre que Bernadette sollicite et auquel elle donne place et voix, j’ai cru d’abord qu’il venait forcément des milieux de l’art et de la littérature. Jusqu’au jour où j’ai lu pour la première fois une de ses listes. Un poète fait le premier jour. Un poète aurait dû faire l’avant dernier. L’un a donné sa voix, l’autre son silence. Tous deux sont là, d’une certaine façon. Le dernier sollicité est l’enfant qui va naître. Il n’a pas encore de voix, ni de nom. En quoi il est, plus que quiconque, porteur de futur. Et entre le premier et les derniers jours, la multitude des rencontres, médecins et éducateurs, cordonniers et écrivains, gens des médias ou ménagères... Toutes les voix du monde dans les bruits du monde. Cette attention à tous !
J’ai le bonheur de suivre la démarche de Bernadette depuis près d’un an. Peu de travaux me paraissent ainsi développer une aussi "fraternelle" démarche. Bernadette me disait ne pas bien se reconnaître dans ce terme. C’est ma façon banale de parler de l’altérité et de la charger de millénaires. J’aime aussi sa façon de prendre en charge, d’assumer, l’absence de réponse, surdité, silence, incapacité, impossibilté... J’aime cette démarche qui parvient à éviter à tout moment l’indifférence et le mépris faciles. A propos des gens qui ne répondaient pas, Bernadette m’a écrit : "La suite leur appartient" : pour éviter le mépris, ne pas imposer le don, laisser toujours à l’Autre le repli de lui-même.
Voilà, cher Bernard Noël, dans quelles directions me pousse le travail de Bernadette. Quelques unes d’entre elles vous intéressent-elles ?
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