BRIBES EN LIGNE
je meurs de soif aller au sommaire de pablo vers le sommaire des 1 2 3&nbs genre des mots mauvais genre je donne à voir ce qui est 1 2 3&nbs voir la lettre page suivante page des nouvelles d’une grande       sur le       sabots     sur la antoine simon 1 2 quelques voir les bifaces de b. 1 2 1 2 en À hélène le film sur annie sidro et le page suivante ► page antoine simon effeuillage d’une feuille lien vers la video sur la vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire du livre 3       fourmi&n le recueil de textes madame, on ne la voit jamais a la femme au pour michèle antoine simon vers le sommaire du livre 4  tous ces chardonnerets 1 2 3&nbs il ne s’agit pas de tout mon petit univers en 30 décembre 1963. revue sommaire ► page suivante elle dit la main qui fut le présentation du projet       dans la quelques autres 1 2 3&nbs       ( page d’accueil de       la chercher une sorte de à cri et à madame chrysalide fileuse À l’occasion de nous dirons donc tu le sais bien. luc ne À celle qui emplit nos abu zayd me déplait. pas       au page d’accueil de page précédente ► page les embrassées , cantilène  hors du corps pas on dit qu’agathe page suivante page j’aurai donc vécu sur sommaire ► page suivante       dans la page suivante ► ce pays que       je fais 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs l’annÉe 2021 mois par frédéric vers le sommaire des aller au texte suivant mais non, mais non, tu oiseau tranquille au vol sommaire ► page suivante page suivante ► page pour pierre theunissen la vers le sommaire du livre 4 la rencontre d’une 1- nous sommes dehors. 1 2 aller au « voici ce n’est pas aux choses 1 2 3&nbs pour accéder au texte, l’eau froide de l’anse « je suis un présentation du projet       aux pour frédéric 1 2 3&nbs "nice, nouvel éloge de la       le 1 2 seules les un besoin de couper comme de d’ eurydice ou bien de depuis belle lurette, je chers élèves du collège se reprendre. creuser son a - preliminaire prenez 3 antoine simon tous feux éteints. des aller à la bribe suivante       "j& 1 2 3&nbs madame dans l’ombre des il tente de déchiffrer, ► remplir ce vide vous textes mis en ligne en mai 1 2 3&nbs 1 2 3 textes mis en ligne en mars un nouvel espace est ouvert antoine simon     dans la rue la trois (mon souffle au matin 1 2 3&nbs       chaque page précédente le café       nuage 1 2 3&nbs cet article est paru dans le 1 2 3&nbs page suivante ► page     le cygne sur nos voix merci au printemps des moi cocon moi momie fuseau embrasement du mantra gore retour au texte madame aux rumeurs la prédication faite quand les mots aller à la bribe suivante vers le sommaire du livre 3 d’abord trouver 1 2 3&nbs accorde ton désir à ta textes mis en ligne en       au les petites fleurs des je voudrais voir les arbres 1 2 3&nbs page suivante ► page dans les rêves de la leonardo rosa lire la suite : 21       st     [1] l présentation du projet et jean dubuffet : honneur page d’accueil de i mes doigts se sont ouverts       fleurett       je suis       ( « et bien, aller à la bribe suivante huit c’est encore à hommage à rené magritte   je ne comprends plus gardien de phare à vie, au a claude b.   comme une je serai le pilote aux yeux  monde rassemblé c’était une alocco, au château de antoine simon les plus vieilles 1 2 3&nbs       dé       sur la 0 false 21 18   (à       jonathan le 23 février 1988, il aller à l’article aller au portail de antoine simon       sur les nouveautés et modifications aller à l’article vers le sommaire du livre 2 le soleil n’est pas traquer   les par max et andré textes mis en ligne en juin marie antoinette       bonheu 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 3 préparer le ciel i 1 2 3&nbs la musique est le parfum de pour lee  zones gardées de 1 2 3 ce qu’un paysage peut aller à la liste des auteurs dessiner les choses banales j’ai parlé  la toile couvre les       neige naviguer dans le bazar de page d’accueil de  je ne voulais pas et que vous dire des vers le sommaire du livre 4 les terrasses abandonnées page d’accueil de page suivante ► page le chêne de dodonne (i) 1 2 3 voici des œuvres qui, le       " (dans mon ventre pousse une exode, 16, 1-5 toute       je me aller à l’article l’évidence       voyage     tout autour   un six de l’espace urbain,   anatomie du m et       un pour visionner 1 2 3&nbs aller au portail de aller à la bribe suivante 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2 journée de aller à l’article vers le sommaire du livre 3 la pureté de la survie. nul éphémère du 6 octobre antoine simon il y a des titres qui il faut laisser venir madame mouans sartoux. traverse de page précédente retour       à jacques vers le sommaire du livre 3 la mastication des que d’heures textes mis en ligne en juin in the country Être appelé par son 1- ai-je reçu une 1 2 3 « pouvez-vous hans freibach : textes mis en ligne en descendre à pigalle, se       il       é vers le sommaire du livre 2 la poésie, à la aller au texte suivant nice, aller à la liste des auteurs rossignolet tu la       longtem vers le sommaire du livre 4 ouvrir le flipbook Écrire le rafale n° 3 des pour accéder au beaucoup de merveilles textes mis en ligne en mai antoine simon       pour dans les carnets       dans le peintre manuel casimiro page suivante ► page       au fond       allong&e en ouvrant ce site, je      & aller au texte       le       le lire la suite : À sous ce titre inspiré de la  dans toutes les rues 1 2 3&nbs page suivante ► page page suivante ► page village de poussière et de sors de mon territoire. fais à centre georges j’ai en réserve vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs aller à la liste des auteurs  référencem là-bas, dans le pays des       le ciel avant lire une interview de aller à l’article ce paysage que tu contemplais vers le sommaire du livre 4       apparu il arriva que 1 2 25 octobre de soie les draps, de soie 1 2 3&nbs page suivante gérard le numéro exceptionnel de 3 

les lieux aussi sont vers le sommaire du livre 2 quai des chargeurs de Éphémère du 22 juillet à dont les secrets… à quoi textes mis en ligne en page suivante ► page je me souviens qu’à propos vers le sommaire du livre 2 le chêne de dodonne (i) vers le sommaire du livre 2 rita est trois fois humble. les cahiers butor sont page suivante ► f préparer le ciel i deux mille ans nous pour accéder au recueil,       la un jour nous avons vers l’espace je découvre avant toi s’égarer on bruits de langues. en rester de toutes les page d’accueil de rafale vers le sommaire du livre 3 1 2 3 ici, les choses les plus aller au portail de 1 2 3 1 2 3&nbs textes mis en ligne en vers le sommaire du livre 3 dans l’innocence des lorsque martine orsoni l’appel tonitruant du il n’est pire enfer que       journ&ea pour accéder au volume 5 des l’instant criblé textes mis en ligne en août le grand combat : seins isabelle    nous aller au texte suivant nous page suivante ► page difficile alliage de dans les écroulements       pav&eacu 1 2 3&nbs 1- c’est dans 1 au retour au moment la vie est ce bruissement sommaire ► page suivante cristina de simone : le ce texte sert de préface à   nous sommes       ç antoine simon 7 vous avez le geste de l’ancienne,       objectif     son au labyrinthe des pleursils       ".. nous avancions en bas de       la ainsi va le travail de qui 1 2 3&nbs textes mis en ligne en le lent déferlement l’ami michel imagine que, dans la bernard noël en page suivante ► page       pourquoi son père, manœuvre aux   tout est toujours en aller à l’article le 26 août 1887, depuis petits rien 4 et 5 (env. 7cm       objectif derniers textes mis en la parol

Accueil > LES BRIBES > BRIBES PUBLIÉES > LIVRE 3 : EFFRACTIONS > LXXXI

LXXXI

LIVRE 3 : EFFRACTIONS , LXXXI

vers le sommaire du Livre 3

Aller à la bribe suivante

ET
  Riche de mes seuls masques… Toujours prêt à en ôter un pour montrer le « vrai »,

   Flectamus

genua
ORA A TE
   Credo in humidum deum
   patrem uentripotentem
   facteur M caeli et terra
   visibilium o o o mnium
   et invi sibili i ium

    -  - -

et puis comme en écho, il y avait ce petit air d’opéra… Permettez que je vous en rappelle le contexte : nous sommes dans les préparatifs d’une fête, d’un bal masqué, trois personnages s’avancent, deux femmes et un homme ; on les invite à entrer mais on ne sait pas que, derrière leurs masques, ils veulent d’abord que justice soit rendue.

    ven i tepu rava a anti
    signoore maaschere


septième apparition du Grand père


Ed io che ero cane, mi tenevo sott’al tavolo e ho sentito tutto, e tutto ti dico come l’ho sentito… Come, non ce vo crede ? E guarda ! M’hanno buttato n’osso e m’hanno rotto ‘l muso, se non ce credi, guarda come è rotto ‘l naso. Che n’è rotto ? Guarda come fa

       Pum

       Pum


Comme tout bon conteur, mon grand père mettait en place des sortes de rituels narratifs qui balisaient ses récits. L’un de ses rites conclusifs, qu’il avait dû reprendre à la tradition, consistait à valider ses propos en prétendant qu’il tenait ses histoires de sources très sûres qu’il en avait été le témoin innocent lors de ses vies antérieures ; voici un autre essai de traduction :

A l’époque, figure-toi que j’étais chien, et je me mettais toujours sous la table, c’est ainsi que j’ai tout vu et tout entendu… Comment ? Quoi ! Tu ne veux pas me croire ! Eh bien, regarde… Pendant qu’ils mangeaient, il m’ont jeté un os, et m’ont cassé la truffe. Si tu ne me crois pas, regarde, regarde : il est pas cassé mon nez ? Il est pas cassé ? Tiens, touche, regarde comment il fait :

Poum

Pa

Poum

Pa
il nous prenait la main, en saisissait son nez, et le tordait d’un côté et de l’autre… Comment douter ? Son nez était bien cassé et on pouvait en effet le tordre ! Alors…

Encore une prière de Josué, en guise d’intermède

  bonnet vol aux taxis
    (dominus gobiscum
    e te tghè gli osc tutt esgarablà !)

(Cette dernière prière demande sans doute une petite explication : le peuple s’est toujours volontiers moqué de ses prêtres et de ses moines… Et il y a dans ses traditions toutes sortes d’histoires qui en témoignent. Dans l’une d’entre elles, le prêtre, grand coureur de jupons, et son bedeau, bossu, sont à couteaux tirés, à tel point que, jusque durant la messe, ils ne peuvent s’empêcher de s’insulter sous couvert de prières en latin…

Dominus gobiscum, dit le prêtre : gob, est le début du mot « gobbo », bossu
et, toi, psalmodie le bedeau qui sert la messe, tu as les yeux sacrément cernés !
évidemment « tutt esgarablà » ça sonne autrement que « sacrément cernés ».

Vous avez dit « masque » ?

Et à force d’ôter masque sur masque il ne me reste plus que celui de l’écorché qui ne peut plus montrer que l’impassibilité, toute la souffrance se trouve hors de la planche…

  Jamais

les Atrides n’eussent pu se déguiser ! Trop « tragiques ». Pour remonter aux sources, vous savez que j’ai vu le premier d’entre eux plongé dans une eau qui ne pouvait le désaltérer, sous des arbres dont les fruits lui échappaient sans cesse… Tragiques et foncièrement misogynes. Dois-je dire DONC foncièrement misogynes ? Leur tragique et leur misogynie se résolvaient en somme à cette formule enfantine, naïve : « C’est pas ma faute, j’y suis pour rien… », enfin, vous connaissez. Après tout, c’est peut-être le goût du transcendant qui pousse à refuser le masque.

Troisième allusion à la collectionneuse

  Elle disposait d’une étonnante collection de bourses

Vingt et unième citation

Pour la première fois je
sentais qu’il était possible que ma
mère vécût sans moi


Où Dieu lui même intervient pour parler de masque, et ce qui s’ensuit

  Non que le masque soit vraiment à enlever. En fait, il serait plutôt à mettre –histoire, n’est-ce pas, de protéger la masse de chair à vif que nous sommes (le mal que fait le masque est plus supportable… mieux réparti) il ne s’agit que de prendre la figure juste dans l’endroit qui convient.. Par quelle aberration suis-je toujours en train d’ôter la bonne figure ?

  C’est que, lui disait Dieu,

tu cherches trop la bagarre sans savoir utiliser ta force.

  Mais toi-même, rétorquait Josué,

comment pourrais-tu apparaître, sinon masqué ?

L’Opéra de Josué
   La salle, vide à de rares emplacements près, résonnait maintenant à peine de quelques remuements intimes. Ceux qui se refusent habituellement à sortir durant l’entracte s’isolaient en une rêvasserie qui repassait les derniers échos assourdis du spectacle ; les plus tôt rentrés, leur cigarette ou leur rafraîchissement consommé, chuchotaient des conversations feutrées. Attentif, Josué guettait ce moment incertain où l’on peut dire que quelque part quelque chose se passe, et, dans ce but, avait fait poser des micros invisibles à chaque endroit où quelqu’un pouvait se tenir ; installé devant la console où étaient réunis tous les câbles porteurs de moindres pulsations de la salle redistribués sur un plan qui occupait tout le long du mur, le panneau supérieur de l’appareillage, il repérait, comme sur ces écrans géants des centres de l’espace, l’origine et la qualité du son ; les multiples caméras du système vidéo lui permettaient enfin d’obtenir des vues sur les postures et les relations qui correspondaient aux sons. Il pouvait isoler un son et n’amplifier que lui, les mêler, au contraire, les tresser, les faire se rencontrer, surgissant de lieux différents, les séparer, les projeter, les écarteler alors qu’ils provenaient de lieux proches, les conserver pour les réintroduire ensuite dans la trame du présent, les transformer enfin avec toutes les variations de rythme, de timbre, de longueur, de puissance, que permettait l’installation… La pulsation qui lui provenait des isolés lui était connue, les voyants ne la signalaient qu’à pleine puissance de l’amplification, encore était-elle, par moments, irrégulièrement couverte par des bruits d’articulations, les excès soudains de la respiration, les bruits des pas sur les tapis, le frottement des corps contre les dossiers , les accoudoirs, les murs, les mains caressant ou frottant des tissus.
Le spectacle avait recommencé et la salle l’ignorait encore… Josué savait que –dans les couloirs et le hall- on s’apercevrait bientôt qu’il était temps de rentrer et que la surprise de n’avoir pas entendu l’annonce de la reprise ne précipiterait pas tout de suite la foule dans la salle. Le retard serait d’abord pris pour une négligence, une sorte de sursis dont on serait peut-être heureux ; ensuite seulement on s’inquiéterait de savoir s’il n’était pas dû à l’inattention… On ouvrirait plus ou moins discrètement des portes pour s’assurer que la salle était encore vide, on commencerait peut-être à en parler, mais déjà, lassés, certains spectateurs auraient rejoint leurs places, enrichissant du même coup la masse sonore captée, bruits de pas, de voix, conversations se poursuivant encore, interrompues par un regard sur la salle, par une remarque, accélération des rythmes cardiaques provoquée par une rencontre inattendue, heureuse ou non, exclamations, phrases lancées comme des cris par des personnalités plus sûres d’elles-mêmes, derniers échos de jugements. La seule question pour Josué était de reconnaître le seuil critique, le moment où les sons déjà enregistrés devaient commencer à surgir se mêlant aux bruits de la salle et à leur amplification. Il ne fallait pas attendre que les moins impatients fussent revenus, que la salle fût à nouveau pleine ; il ne fallait pas non plus commencer trop tôt sans quoi le reflet trop immédiat aurait engagé la salle à une reconnaissance myope, à une intervention superficielle, faisant tourner l’œuvre au jeu, à se fourvoyer dans ce que le détail recèle d’anecdotique, à rester sourd à sa qualité propre.

©Editions de l'Amourier, tous droits réservés

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP