BRIBES EN LIGNE
      les page suivante ► ce pays que 1 2 3&nbs 1 2 dimanche i en voyant la masse aux le 26 août 1887, depuis   saint paul trois il n’est pire enfer que villa arson d’exposition en à sonia « la vraie textes mis en ligne en avril aller à l’article a inishmore chaque plante est s’ouvre la le recueil de textes inoubliables, les il a surgi sans crier page suivante ► page vers le sommaire du livre 3       ruelle 1 2 3       la   pour olivier vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs générations vers le sommaire des recueils vers le sommaire du livre 2 que d’heures cet univers sans sauvage et fuyant comme       la pie en 1988, au 16 de la rue normal 0 21 false fal vous dites : "un     au couchant   est-ce que ► remplir ce vide vous jacques       maquis et si tu dois apprendre à       reine quatrième essai de station 5 : comment « je me tais. jacques kober : les merle noir  pour un tunnel sans fin et, à sur le site d’alain adamo,       quinze viallat © retour au texte ouvrir f.a.t.a. i ► le la restauration du site se il y a des titres qui vers le sommaire du livre 4       banlieue       qui pour max charvolen 1) 1 2 3&nbs vers le sommaire des 1 2 3&nbs aller au portail de       vaches 1 2 3&nbs       le toute trace fait sens. que 1 2 ► 1 2 3&nbs l’évidence page d’accueil de d’abord trouver pour robert  dernières mises       quand       je page d’accueil de       est-ce       dans le     l’é difficile alliage de journée de 1968 - hamida je serai le pilote aux yeux le dernier recueil de attendre. mot terrible. lorsque la langue dérape, le sa langue se cabre devant le cliquetis obscène des 1 2 3&nbs ■ cézanne en peinture je t’enlace gargouille aux barrières des octrois toute une faune timide veille       la       apparu pour andré il ne sait rien qui ne va   1) cette accoucher baragouiner       droite le 23 avril 2021 s’est alain remila : un des 1 2 3 je i mes doigts se sont ouverts textes mis en ligne en juin les articles mis en ligne en raphaël monticelli « 8° de le proche et le lointain exposition et ouvrage de 1 2 3 (dans mon ventre pousse une       sous textes mis en ligne en des nouvelles d’une grande aller à la liste des auteurs page suivante page page suivante ► page 1 2 3 vers le sommaire du livre 4 aller à la bribe suivante pour accéder à ce deuxième page précédente page a l’extrémité du       "  zones gardées de 1 2 25 octobre grande digue est dispersée vers le sommaire du livre 4 page suivante ► page les petites fleurs des ► les coudées franches à sommaire ► page suivante aller au texte quand il voit s’ouvrir, sommaire ► page suivante j’aurai donc vécu sur les cuivres de la symphonie   À léon-gontran le flot gris roule contre face aux bronzes de miodrag edmond, sa grande pour daniel farioli poussant pour gilbert       ( aller à la liste des auteurs 1 2 3&nbs cheveu : si, sans ainsi fut pétrarque dans 1 les morceaux de nuit se ce qui fascine chez       et tu 1 2 madame a des odeurs sauvages       allong&e     longtemps sur abords de l’inaccessible on cheval toulon, samedi 9 l’homme est pierre ciel couleur qui ne masque pas le "patriote", il n’y a pas de plus dans un clignement de sommaire ► page suivante c’est un peu comme si, il ne s’agit pas de page suivante page  l’exposition  madame, c’est notre page d’accueil de       sur a claude b.   comme une 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs la relation du photographe       mé onze sous les cercles tendresse du monde si peu mon cher pétrarque, aller à l’article       fourr&ea c’était une pour angelo page suivante ► page l’envers de une éternité relative       en revue       au fond       sur le 1 2 3&nbs rêve, cauchemar, comme ce mur blanc portail de l’espace le géographe sait tout voici des œuvres qui, le quelque chose naviguer dans le bazar de rare moment de bonheur, madame est une vers le sommaire du livre 2 1 2 quelques aller à la liste des aller au portail de antoine simon préparer le ciel i page suivante ► page frères et       parfois     chambre aller à l’article roland barthes : propos page suivante ► page       tourneso       aujourd j’ai perdu mon       avant j’oublie souvent et antoine simon 2 sculpter l’air : pour accéder au volume 5 des     du faucon le hasard... un ami m’a       fourr&ea 1 2 3&nbs aller à la bribe suivante préparer le ciel i   iv    vers aller à la bribe suivante lorsque martine orsoni au labyrinthe des pleursils 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 3 1 2 30 vers le sommaire du livre 2   pour théa et ses aller à l’article présentation du projet aller à l’article   jn 2,1-12 :       "je 1 au retour au moment À la loupe, il observa un jour nous avons    seule au 1 2 3&nbs  hors du corps pas page d’accueil de 1 2 3 à sylvie aller au texte de michel haut var ► brec aller à la liste des auteurs a propos de quatre oeuvres de un titre : il infuse sa       un   tout est toujours en nous lirons deux extraits de ce qui fait tableau : ce vers le sommaire du livre 3 page suivante ► page 1 2 bruno la route de la soie, à pied, le chêne de dodonne (i) il est le jongleur de lui aller au texte suivant paru rossignolet tu la saluer d’abord les plus bernard dejonghe... depuis       au pas       aux page suivante page ce texte sert de préface à d’ eurydice ou bien de  la lancinante faisant dialoguer       chaque vers le sommaire du livre 3 1 2 3 pour accéder au pdf, antoine simon on dit qu’agathe 1 2 3&nbs       soleil     cet arbre que ► À la mémoire de {{}} on trouvera la c’est un fait : reprise du site avec la sauver la vie c’est ne       bien page précédente retour madame, vous débusquez aller à l’article    regardant 30 décembre 1963. revue tout est possible pour qui 0 false 21 18 dans la caverne primordiale       le  monde rassemblé       le vent mougins. décembre cinq madame aux yeux vers le sommaire du livre 2 toi, mésange à vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs lu le choeur des femmes de dessiner les choses banales vous êtes par max et andré aller au texte aller à l’article du bibelot au babil encore aller au portail de tout en vérifiant 1 2 3&nbs des voix percent, racontent 1 2 à page suivante page voir la lettre  le livre, avec   anatomie du m et page suivante ► page pour accéder au vers le sommaire du livre 2 À celle qui emplit nos il semble possible  référencem aller à l’article       araucari vers le sommaire du livre 3 giovanni rubino dit textes mis en ligne en pour jean marie lire la suite : 8 pour jean-louis cantin 1.-       voyage quand nous nous sommes vers le sommaire du livre 4 je suis occupé ces certains prétendent jusqu’à il y a vers le sommaire du livre 3 vers le sommaire du livre 3 de mes deux mains page suivante ► page une il faut dire les grande lune pourpre dont les avec marc, nous avons le phonétisme n’a-t-il pas       "       l’ aller à l’article 1.- les rêves de 1 2 un texte aller à la liste des auteurs je suis celle qui trompe approche d’une le travail de bernard       le long écrire comme on se se placer sous le signe de aller au texte de michel a supposer que ce monde ► une parole libre et antoine simon       grimpant préparer le ciel i alocco, au château de  il est des objets sur « la musique, sous l’occupation textes rÉunis sous un titre page suivante ► page page précédente le café dans le monde de cette 1 2 3&nbs À propos de fata en ] heureux l’homme 1 2 1981 max eloge de la boite aux antoine simon       pav&eacu vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire du livre 4 un besoin de couper comme de vers le sommaire du livre 2 page suivante ► page la rencontre d’une dans un coin de nice, j’ai travaillé dans la mort, l’ultime port, 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > KLEIN Yves > Six essais sur les monochromes de Klein.

Raphaël Monticelli

Six essais sur les monochromes de Klein.

À propos d’Yves Klein

Publication en ligne : 12 février 2017

Troisième essai

Et c’est bien ce qui me fascine le plus dans l’expérience d’ Yves Klein : au moment où on craint de le voir sombrer dans les idées les plus communes de l’époque, il le fait avec une telle violence, une telle intensité, une telle cohérence, il mène si loin ce qui, à première vue, tient du gag ou de l’effet de surface, que tout ce qu’il a réalisé dispose d’une densité rare, et qu’il rend à l’illusion tout le poids de réalité sans quoi elle ne saurait même être envisageable, en s’interrogeant sans cesse sur les moyens techniques de l’expérience plastique, en utilisant les moyens ordinaires de l’art de façon imprévue, en se servant enfin de ceux auxquels personne n’aurait songé. Aussi, ne peut-on rendre compte de son œuvre sans une attention aux moyens, et particulièrement aux moyens d’aujourd’hui... Le monochrome perd alors son apparente nudité... Si la monochromie a été l’un des éléments structurant de la sensibilité de bien des cultures (Klein le voit chez Giotto, il cite Malévitch, ajoutons, par exemple, le jardin Zen qu’il a forcément connu), si elle a été un élément de la symbolique sociale des arts du textile en relation avec les problèmes de maîtrise technique des teintures, elle est devenue l’une des grandes questions plastiques de notre XXe siècle. Elle ne pouvait évidemment acquérir la moindre importance si ne s’était posée la question du signe plastique minimum, mais elle ne pouvait en acquérir autant -au point de devenir une sorte de commune référence- sans la capacité technique de réaliser, sans excessive complexité, des surfaces d’une seule couleur, une couleur d’un seul tenant.Retour ligne manuel
« L’illumination de la matière dans sa qualité physique profonde, je l’ai reçue cette année-là chez Savage. Chez moi, en rentrant le soir, j’exécutais des gouaches monochromes sur des morceaux de carton blanc et aussi, de plus en plus je me servais beaucoup de pastels (...). J’en exécutais de très grands, mais hélas, ou bien, fixés au vaporisateur ils perdaient tout leur éclat, ou bien, non fixés, ils se détérioraient et tombaient en poussière peu à peuRetour ligne manuel
(...).Retour ligne manuel
Je n’aimais pas les couleurs broyées à l’huile. Elles me semblaient mortes ; ce qui me plaisait par-dessus tout c’était les pigments purs, en poudre, tels que je les voyais souvent chez les marchands de couleur en gros. Ils avaient un éclat et une vie extraordinaires. C’était la couleur en soi véritablement.Retour ligne manuel
(...)Retour ligne manuel
Ce qui me désolait c’était de voir que cette poudre incandescente, une fois mélangée à une colle ou à un médium quelconque destiné à la fixer au support, perdait toute sa valeur, se ternissait, baissait d’un ton. On pouvait obtenir des effets d’empâtement. mais en séchant ce n’était plus la même chose ; la magie effective colorée avait disparu.Retour ligne manuel
(,.,)Retour ligne manuel
Je décidais d’entreprendre les recherches techniques nécessaires pour trouver un medium capable de fixer le pigment pur au support sans l’altérer. »Retour ligne manuel
Une réflexion sur le résultat plastique, on le voit bien, ne peut se permettre l’économie d’une réflexion sur les moyens effectifs : ni sur la circulation sociale effective des moyens... La monochromie de Klein dépend d’une condition à la fois esthétique et technique, elle est impensable en dehors de l’industrialisation des colorants et liants de synthèse, comme serait impensable l’impressionnisme sans le tube, ou la peinture flamande sans l’huile.Retour ligne manuel
Et ce qui est vrai pour le monochrome l’est, a fortiori pour les anthropométries ou les cosmogonies... Avec quels outils créer, sinon ceux qu’une technologie propose ? A quel rêve d’outil peut-on se livrer quand se produit, par tonnes, une peinture que l’on peut passer an rouleau sur des kilomètres, ou que l’on peut disposer d’énormes pinceaux de feu... Moment privilégié de notre siècle où l’artiste peut dire : « Ce n’est qu’avec le monochrome que je vis vraiment la vie picturale, la vie de peintre dont je rêvais, c’était exactement ça que j’espérais de la peinture... »Retour ligne manuel
Le moment enfin où la couleur en elle-même se fait œuvre, où l’idée de l’indépendance de la couleur devient fait esthétique après avoir été par exemple cet antérieur d’où surgissent les formes chez le Matisse des découpages, ou ce parallèle au dessin qu’il structure en peinture chez Fernand Léger,.. Je disais « idée d’indépendance » : finalement, Klein fait oeuvre d’art de cette très pratique réalité : depuis l’avènement de la société industrielle la couleur comme produit, existe -de plus en plus- hors du tableau, hors de l’atelier et des outils de l’art, indépendamment de l’artiste. Le monochrome est le lieu où a pu s’affirmer la dimension esthétique de ce ready-made particulier qu’est la couleur, le lieu encore où notre regard peut la considérer en elle-même, en dehors (ou au-dessus, ou à côté) de tous les rôles sociaux qu’elle joue aujourd’hui dans d’autres pratiques que celle de l’art, où elle devient l’objet de la fonction poétique, au sens que Jakobson donne à ce terme... Sans Yves Klein il manquerait quelque chose à notre expérience sociale de la couleur...Retour ligne manuel
Ce rapport à une couleur, dont l’insertion et la distribution sociale sont inédites, que Klein institue dès ses premiers monochromes, se décante et s’enrichit au fur et à mesure des années. A la variété des couleurs employées d’un monochrome à l’autre jusqu’en 1957, qui ne le satisfaisait pas parce que « le spectateur reconstruisait les éléments d’une polychromie décorative » qui, effectivement, n’ajoutait rien à sa proposition et l’affaiblissait, succède la période où Klein n’utilise que le bleu. Il radicalise ainsi la fonction poétique, dégageant la couleur de son statut de matière à transformer, de moyen à employer, et lui conférant pleinement un statut d’objet. En ce sens son inquiétude, face aux monochromes réalisés au pinceau, est significative : il refuse la trace, craignant qu’on y voie l’exaltation ou l’expression d’une personnalité, comme nous avons vu que le gênent les liants qui dénaturent le pigment pur ; l’utilisation du rouleau permet, en effaçant la trace du peintre et du pinceau, d’accentuer la seule présence de la couleur... Enfin, il va présenter toute une variété de volumes bleus, depuis la tentative des bacs de pigment pur, antérieurs aux peintures monochromes, jusqu’aux reliefs et sculptures éponges, en passant par les reliefs planétaires, les portraits, les répliques de sculptures classiques peintes en bleu... Immersion dans ou par la couleur l’illustration de son indépendance ? Le fait est que la couleur subit une deuxième transformation de son statut : pensée comme objet plastique autonome possible, elle apparaît comme outil de la désignation d’une poétisation...

Je parlais plus haut de la couleur comme d’un ready-made... Il me paraît nécessaire d’insister sur cette analogie : dans le monochrome, comme dans le geste de Duchamp, c’est effectivement l’objet d’un type de relations qui est transféré au terme d’une autre série de relations comme s’il en était le résultat ; la différence est que la couleur est culturellement pensée comme au terme du tableau, ce qui rend la proposition de Klein plus difficilement acceptable, moins dérisoire, et plus subversive.Retour ligne manuel
Quand les outils conventionnels s’effacent, que les moyens deviennent objets, le bouleversement ne peut pas ne pas affecter les modèles de l’art... et j’appelle ici modèle tout ce qui n’appartenant pas en propre à l’œuvre, l’informe et s’en transforme... En ce sens la couleur est modèle ; en ce sens l’éponge est modèle des reliefs monochromes et des sculptures, en ce sens les moulages de sculptures, enfin et peut-être surtout, le corps... Déjà le passage du pinceau au rouleau permet de retenir l’interprétation du refus par Klein non pas tant des intermédiaires que de leur figure, de leur présence agissante modelant l’œuvre. Comment situer les anthropométries dans ce cas ? Sont-elles un dépassement du monochrome par le théâtre de la peinture, une issue à un espace et un temps que l’on peut ressentir comme clos et figés, par l’expression de la passion des corps, par le refus de se résigner d’en faire son deuil ? Ou un développement ? Le moment où le modèle devient à proprement parler acteur, et où le peintre aggrave la distance pratique qu’il a prise avec la toile pour devenir de plus en plus présent comme ordonnateur de parole ? S’il est vrai que les anthropométries, comme les cosmogonies, participent du rêve d’une peinture immédiate, il est vrai aussi que s’y joue et s’y inscrit tout le rapport - nouveau là encore - socialement institué- au corps des autres, singulièrement au corps des femmes, et à son propre corps. Images, mais aussi position des corps les uns par rapport aux autres, par rapport à l’espace plastique et physique, par rapport à l’espace du regardeur. Plus qu’à Matisse ou à Picasso, c’est à Léger - au Léger des Plongeurs - que me fait penser l’expérience de Klein, à la différence que Léger dessine et se sert des corps comme modèles, alors que Klein, à proprement parler, peint et s’en sert comme outils ; communes aux deux peintres pourtant les préoccupations de rapport du corps à l’industrie (formellement chez Léger, activement chez Klein : couleur, ou jets de flammes) et aux techniques, d’espace démembré, et comme le rêve d’une libération de la pesanteur, rêve de corps en apesanteur.Retour ligne manuel
L’entreprise de Klein (un « vide plein » disait-il à la Sorbonne, suscitant les rires) renverse heureusement toute la construction du domaine plastique (j’allais écrire « nécessairement » en ce sens qu’il était nécessaire que quelqu’un le fît) : outils présentés comme œuvres, rouleaux ou éponges dont on veut maîtriser jusqu’au bout le rôle et l’image, matières présentées comme objets, modèles.

Les anthropométries et les cosmogonies sont importantes en ce qu’elles permettent de relire toute l’œuvre de Klein comme une subversion des modèles (de l’art) : corps, apparences, critères, images, cultures, réalités ou forces de la nature acquièrent chez lui valeur d’outil ; mais en même temps, en réalisant des œuvres de pluie ou de vent, Klein cultive la nature, illustre le fait que le rapport que nous entretenons avec les éléments naturels est forcément rapport culturel, et donne ainsi forme au type de relation que notre société entretient avec eux d’une manière que nous vivons comme spontanée.Retour ligne manuel
Car à vrai dire, ce qui m’intéresse le plus dans tel de ses tableaux de pluie et de vent ce n’est pas tant le fait qu’il l’ait laissé exposé aux intempéries, mais surtout que -tout comme dans ses oeuvres de feu, il s’est servi des lance-flammes sophistiqués d’une technologie de pointe- il a utilisé une automobile comme chevalet, la toile devenant une sorte de film où une seule vue retient tout. Le passage où il note l’expérience est intéressant à plus d’un titre, et chaque mot demanderait une glose : « Je plaçais ma toile, fraîchement enduite de peinture, sur le toit de ma blanche Citroën. Et tandis que j’avalais la nationale 7 à 100 kilomètres à l’heure, la chaleur, la lumière, le vent et la pluie firent en sorte que ma toile se trouva prématurément vieillie. Trente ou quarante ans se trouvaient réduits en une seule journée. La seule chose ennuyeuse dans ce projet était que, de tout le voyage, je ne pouvais me séparer de ma peinture. » - Relation qui rend compte du rôle dévolu à la couleur, d’un rapport particulier à l’espace et au temps qui détermine l’aspect d’une œuvre. Et il me vient en mémoire ce passage de Trois Tristes Tigres de Cabrera Infante où l’un des personnages note la sorte de vertige qui le saisit en écoutant de la musique classique tout en roulant dans son automobile, à travers le temps et l’espace. Notre sentiment de dispersion de l’espace n’est pas une vue de l’art, mais une réalité quotidiennement vécue.Retour ligne manuel
C’était bien entendu... La peinture ne cesse de mourir ; elle se renouvelle pourtant dans chacun des outils nouveaux, des matériaux jamais vus, des supports inédits où nécessairement -comme objet d’autres outils, d’autres matériaux, d’autres supports- on pense qu’elle s’ensevelit.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP