BRIBES EN LIGNE
le vieux qui vers le sommaire du livre 4     chant de giovanni rubino dit 1 2 3&nbs       l’       " 3 

les lieux aussi sont  dernier salut au pour accéder au recueil, rafale n° 3 des voici des œuvres qui, le constellations et il est le jongleur de lui       le vent aller à la bribe suivante vers le sommaire du livre 4       les rimbaud a donc 1 2 3&nbs les lettres ou les chiffres vers le sommaire du livre 3 pour gilbert bernard noël à mai, mai  ! joli sommaire ► page suivante couleur qui ne masque pas le film sur annie sidro et le       voyage inoubliables, les si j’étais un       journ&ea vers le sommaire du livre 2      & la fonction,       deux préparer le ciel i vers le sommaire du livre 3       un aller au texte suivant il aller à la bribe suivante textes mis en ligne en juin       (       sur le À la loupe, il observa dans les horizons de boue, de antoine simon éphémère du 6 octobre aller au portail de       dans le le nom de voltaire est       su lou j’pense à toi bruno de toutes les aller au sommaire de pablo vers le sommaire du livre 3       la nouvelles mises en aller à la bribe suivante     longtemps sur page suivante ► page 1968 - el zilzel 1 2 quelques clquez sur vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire du livre 2 macao grise « ah ! mon je ne sais pas si et si tu dois apprendre à d’abord l’échange des 1 2 3&nbs tes chaussures au bas de aller À boomerang b depuis belle lurette, je 1 2 1 (le aller au texte vers le sommaire du livre 4 préparer le ciel i faisant dialoguer aller à l’article       st       pass&eac jusqu’à il y a vers le sommaire des vers le sommaire du livre 2 exposition de la série aller à la liste des auteurs     m2      de femme liseuse effeuillage d’une feuille il était question non j’ai changé le page d’accueil de la tentation du survol, à kurt schwitters. : cliquer sur le titre pour 1 2 3&nbs nice, le 8 octobre   les photo charles chaboud, antoine simon 3 présentation du projet il nous aura laissé il est un conte où la j’aurai donc vécu sur onze sous les cercles de soie les draps, de soie page suivante ► page       est-ce la chaîne youtube sur et ce mot comme à la hâte page suivante ► page de nouvelles mises en ligne, je rêve aux gorges l’eau froide de l’anse sommaire ► page suivante pour visionner la 1 2 antoine simon « et bien,       en l’espace d’une dizaine 1 2 3&nbs mais non, mais non, tu aller à la bribe suivante pour andré  je ne voulais pas du maurithuis par aller à la bribe suivante la prédication faite mi viene in mente mi les articles mis en ligne en page suivante ► page un soir à paris au   au milieu de station 4 : judas  aller à l’article 1 2 3&nbs « tu sais ce que vers le sommaire du livre 3 avec marc, nous avons l’illusion d’une lire la suite : 21   anatomie du m et rafale vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs aller au portail de vers le sommaire du livre 2 voici quelques indications 1 2 dès que la rencontre d’une bernar venet - vers le sommaire du livre 4 aller au portail de page suivante ► page antoine simon j’ai en réserve       au pas page suivante page 1 2 3&nbs equitable un besoin sonnerait la musique est le parfum de able comme capable de donner       longtem       banlieue sommaire ► page suivante textes rÉunis sous un titre quand on arrive de new-york       alla et il fallait aller debout dimanche 18 avril 2010 nous la force du corps, aller au texte       à       voyage cliquer sur l’icône les ruelles blanches qui       gloussem aller au portail de le scribe ne retient voir document expo boltanski naviguer dans le bazar de       le antoine simon lors de la fête du livre   iv    vers pour egidio fiorin des mots vers le sommaire du livre 3 de mes deux mains bruno mendonça retour au pdf sui generis mise en ligne d’un       fleur       au soir jacques « mais qui lit vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire des    il nouveautés et modifications page suivante page marcel alocco a denis roche : madame est la reine des je n’ai pas dit que le aller au portail de si j’avais de son       retourn& roland barthes : propos     après errer est notre lot, madame, À l’occasion du antoine simon 5       sur les vers le sommaire du livre 2 vers le sommaire du livre 3 lorsqu’on connaît une       la mis en ligne durant tendresse du monde si peu page suivante ► page page d’accueil de arrive à mes lèvres une de l’autre page suivante ► page lire la suite : 8   un et que vous dire des abÉcÉdaire les mot du  la toile couvre les antoine simon vers le sommaire du livre 4 grande lune pourpre dont les lorsque martine orsoni présentation du projet et vers le sommaire des c’est seulement au 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs madame chrysalide fileuse le chêne de dodonne (i) trois (mon souffle au matin démodocos... Ça a bien un préparer le ciel i pour michèle dans la caverne primordiale pour accéder au 1 2 3 aller au portail de sophie calle à beaubourg... 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 4 ouvrir le flipbook Écrire le l’instant criblé quatre si la mer s’est présentation du projet j’ai parlé aller au portail de       le d’abord un curieux page suivante page alberto arbasino : antoine simon textes mis en ligne en juin pierre ciel ajout de fichiers sons dans   ces notes       vaches Ç’avait été la       le À hélène les étourneaux ! page suivante ► page 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2 éphémère du 2 page suivante ► page pas une année sans évoquer la petite fille est assise immense est le théâtre et bruits de langues. en rester ensevelie de silence, a) le chemin de fer 1) la printemps breton, printemps une il faut dire les 1 2 3&nbs la danse de l’évidence dans un coin de nice, merci à marc alpozzo vers le sommaire du livre 3 pour lee ► pour la poésie à la monde imaginal, ► une parole libre et merle noir  pour page suivante ► a toi le 1 2 aller au pardonnez-nous les fautes que elle réalise des 1 2 3&nbs aller à l’article tgv dijon - paris bref des quatre archanges que son père, manœuvre aux il faut laisser venir madame       dans vers le sommaire du livre 2 embrasement du mantra gore le franchissement des page suivante ► page 1 2 3&nbs le travail de bernard vers le sommaire du livre 4 la vie humble chez les station 1 : judas vers le sommaire du livre 3 textes mis en ligne en 1 2 laure et pétrarque comme 1 2 3&nbs un besoin de couper comme de l’envers de 30 décembre 1963. revue (ô fleur de courge... le numéro exceptionnel de au labyrinthe des pleursils aller à l’article 1 2 3       nuage aller au portail de       pass&eac je suis celle qui trompe       les au rayon des surgelés jacques kober : les tu le sais et je le vois     extraire 1 2 3&nbs ce n’est pas aux choses quelque temps plus tard, de quand les mots aller à l’article     oued coulant calzavacca et pour max charvolen 1) lire la suite : À il pleut. j’ai vu la       coude je déambule et suis aller au sommaire de pablo 1 2 3&nbs  le grand brassage des tu jettes au fil de       "je à propos des grands le galop du poème me   se sommaire ► page suivante       jardin percey priest lake sur les décembre 2001. aller à l’article il souffle sur les collines 1 2 3 béatrice machet vient de préparer le ciel i aller au texte  les éditions de ► remplir ce vide vous comment entrer dans une aller au portail de pour accéder à la totalité 1.- les rêves de page suivante ► page madame est une préparer le ciel i « pouvez-vous antoine simon n’ayant pas vers les deux articles de des nouvelles d’une grande       gentil     " 1 2 3 aller à la liste des auteurs    regardant mise en ligne elle dit la main qui fut le 1 2 3 je aller à la bribe suivante aller à « À la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Ménaché, Michel > Sur Anthony Phelps

MICHEL MÉNACHÉ

Sur Anthony Phelps
© Michel Ménaché

À propos de « Nomade je fus de très vieille mémoire »

Publication en ligne : 18 mars 2025
/ article dans revue

Anthony Phelps : Nomade je fus de très vieille mémoire
Préface, Bruno Doucey - Editions Bruno Doucey, 18 €


Aller à « À propos de Mon pays que voici » de M. Ménaché

Aller au poème de A. Phelps Enfant de déraison

En hommage à Anthony Phelps, mort le 11 mars 2025, cette présentation parue dans le n° 997 de la revue Europe, en mai 2012, et celle parue en 2024 dans dans l’article suivant

En 1968, Pierre-Jean Oswald avait publié Mon pays que voici du poète haïtien Anthony Phelps. Il aura fallu attendre presque un demi-siècle pour qu’un autre éditeur nous fasse découvrir Nomade je fus de très vieille mémoire, vaste anthologie personnelle regroupant le meilleur de l’œuvre de ce poète majeur de la Caraïbe, exilé au Québec. L’auteur né en 1928, opposant à la dictature de Duvalier comme d’autres grandes voix de la poésie haïtienne, a connu la prison puis l’exil, tel René Depestre, résidant actuellement en France, Jacques Stephen Alexis, assassiné lors d’une tentative de retour clandestin, etc.
Cette traversée dans l’espace et le temps revient sur la tragédie permanente d’un peuple de déracinés d’abord opprimés et martyrisés par les esclavagistes. Peuple métissé dépossédé de sa révolution par des tyrans, affamé par des exploiteurs sans vergogne, meurtri par des catastrophes naturelles : « Et ils sont morts ô mon pays / tes premiers fils au fond des mines / pour que les grands aient couche molle / et vaisseaux bien gréés / Aborigènes des grandes chasses / et du pays des abricots / drapés dans la douceur / et la fierté de votre race / transmettez-nous votre croyance / au paradis sur notre terre ». S’il poursuit encore sa « longue marche de poète / un bruit de chaîne dans l’oreille, » c’est que « le règne des vaisseaux de mort » n’en a pas fini avec Haïti et qu’il faut au poète remonter continuellement « le lit de [son] Histoire » pour recommencer le combat, quels que soient les maîtres et les dieux, de colère ou de papier. (Mon pays que voici).
Dans La Bélière Caraïbe, le poète évoque son nomadisme et cette quête poursuivie à distance, à « battre le rappel des fantômes. » A creuser la mémoire collective, à garder trace des sources vives, ressusciter l’âme de son peuple : « Archéologue et ramoneur / je vis dans la coulisse des mythes / A partir d’un fragment / la phrase entière et signifiante / d’une tige carbonisée / tout un feu de Bengale / Le positif d’un peuple sous un ourlet de sang. »
Dans l’Amérique métisse où il se sent accueilli, A. Phelps s’interroge sur la prégnance obsessionnelle et troublante des origines : « Quel besoin d’avoir des racines / alors que notre humus caraïbe / possède son pesant de fumier métis / pourri de crimes de larmes et de sang ». La vie, pour lui, s’ancre enfin dans le présent : « Tout un présent à corriger me sollicite ». La brûlure « du pain rebelle de l’exil » s’apaise avec l’amour. Ainsi, dans Orchidée nègre, la femme aimée, « la femme-domino à l’horizon d’ardoise », nonobstant la démangeaison existentielle, accorde le poète au monde, le réconcilie avec un passé qui ne passe pas : « Femme fétiche / terme de l’invisible et du vécu / en gerbes vives dans ma prairie d’automne / je fais sonner ma monnaie d’ans / Antique me ressens tant de morts dans les os ». Enfin, par le miracle de l’amour, grâce à l’entremise d’une « femme échappée de mer / le siècle se défait d’un long calendrier ». Anthony Phelps célèbre l’Amérique elle-même comme une femme : Femme Amérique. Le Québec est perçu comme le refuge et le salut : « Désert sera le monde si ne me couche en toi / ô ma Femme / Amérique. »
Dans Une phrase lente de violoncelle, le poète se retourne sur l’enfance, remonte son fleuve, jusqu’aux sources premières de sa poésie : « Loin du regard pierre ponce des adultes / j’étais cet écolier / qui engrangeait dans son grenier imaginaire / la fossette mystérieuse de la voisine / les mouvements révélateurs de sa jupe /sauvegardant le souvenir de son regard brouillé / dans l’accord du silence et des battements de cœur // J’étais ce garçon / qui prétendait courir plus vite que son ombre / et se prenait les pieds dans son désir ». L’écriture rend libre, affranchit de toutes entraves, cicatrise les déchirures de la géographie intime éclatée : « le texte se joue de l’exil ». Avec un sens exacerbé du réalisme merveilleux, voire une touche de surréalisme, l’auteur brouille les pistes, entrouvre son propre mystère : « Quand l’écriture devient fumée / l’alphabet fait son mea culpa / et la mathématique se couche / sur des inédits de poussière ».
De cette poésie, charnelle, luxuriante, Bruno Doucey écrit dans sa préface : « Lisez-la comme on respire, lecteurs qui entrez dans ces pages : la poésie d’Anthony Phelps est un arbre dont les racines voyagent à travers les mots. Non pas une île, pas un pays : la possibilité d’une patrie en archipel. »

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP