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Ecrire les couleurs du monde Regarde tes mains la vie en dépend elles tremblent Tous les souffles retournent au bleu ta voix s’enfonce dans ta gorge la caresse de l’air fait un cri l’espace remue Diluer l’espace trouble le cri te traverse le corps Torpiller le temps bousculer les soubassements du monde leur implosion produit des musiques profondes te cloue Tu ne sais jamais si tu parles ou si tu dans une coulure soudaine hantes ta propre mort retournes à l’eau des origines Tu nais des transformations de tes mains les mots voguent se glacent Tu devais nous dire un jour ce qui t’effraie voici que le monde s’ouvre sous tes mains tu les unis Mais le pourrais-tu si elles ne contenaient le ciel paumes et doigts joints Ton effroi étouffe les mots tu serres en toi le tranchant et l’acide sans cesse renouvelés la lame et le poinçon Bruit de la mort des mots bourdonnent au bout des doigts l’aigu et le grave Toutes les couleurs du monde les larmes et les sources effondrement des voix qui bourdonnent au bout de nos doigts glaces et buées Tu as recueilli le sang et les cendres Trouant nos langues de constellations Basculant l’envol de tes mains émiette le cri Pourquoi faut-il qu’écrire soit si hésitante frontière entre vivre et mourir
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Messages
1. Trouées , 4 février 2009, 09:33, par martin
ce texte m’émeut chaque fois que je le lis
mm