BRIBES EN LIGNE
{{}} on trouvera la textes mis en ligne en août page d’accueil de portail de l’espace 1 2 3  jacques kober : les       la la visite de la fondation aller au portail de vers le sommaire du livre 4 textes mis en ligne en mars pierre ciel 1 2 le jour de sommaire ► page suivante       " page suivante ► page et te voici humanité grande digue est dispersée vers le sommaire des     l’é     son pas facile d’ajuster le antoine simon quand il voit s’ouvrir, vers le sommaire du livre 4 on croit souvent que le but rafale elle a trente ans ou ma mémoire ne peut me page suivante ► page aller au texte suivant dès alain remila : un des raphaël monticelli  mise en ligne du texte pour martin et que vous dire des 1 au retour au moment charogne sur le seuil ce qui 1 2 3  page d’accueil de page d’accueil de le franchissement des       fleurett       les aller au texte suivant nous 1 2 3        é pour accéder au mathieu bénézet : mon présentation du projet vers le sommaire du livre 4 je suis celle qui trompe vertige. une distance antoine simon Éphémère du 22 juillet à antoine simon raphaël monticelli article paru dans    de femme liseuse quelque chose       l’ couleur qui ne masque pas       allong&e 1 2 3  carissimo ulisse, torna a antoine simon       crabe-ta textes mis en ligne en les textes mis en ligne       et aller à « À bernard noël à 1 2 3        voyage vers le sommaire des aller au portail de À celle qui emplit nos de mes deux mains assise par accroc au bord de alberto arbasino : il n’était qu’un antoine simon       bâ il était question non l’heure de la       le toulon, samedi 9       sur le pour michèle gazier 1) le nom de voltaire est       marche depuis ce jour, le site station 5 : comment 1 2 quelques dans l’innocence des normalement, la rubrique       un quatrième essai de       la le peintre manuel casimiro 1 2 3  quelques photos où l’on revient sables mes paroles vous la vie est ce bruissement aller à l’article 1 2 3 un temps hors du aller au sommaire de pablo paysage de ta ceci… pour prendre mesure. aller vers bribes, livres 1       la dans ce périlleux       1 2 3  vers le sommaire du livre 3 c’était une vers le sommaire du livre 4 ouverture de l’espace       m’ textes mis en ligne en juin 1 2 partie. 1 2 3 un 1 2 3  1 2 vers le sommaire des recueils       magnolia l’illusion d’une    tu sais présentation du projet textes mis en ligne en page précédente retour allons fouiller ce triangle tout est possible pour qui ► les coudées franches à     sur la pente bernadette griot vient de 1 2 3 ne me fête du livre page suivante page À perte de vue, la houle des aller à l’article page suivante ► page attention beau vers le sommaire du livre 2 le dernier recueil de comment entrer dans une page suivante ► page village de poussière et de       la À l’occasion de vers le sommaire du livre 2 1 2 3  1 2 3  merci à la toile de       fourr&ea aller à la bribe suivante aller au portail de pour andré villers 1) antoine simon 1 2 3  1 2 3  se reprendre. creuser son si j’avais de son voir document expo boltanski fragilité humaine. vers le sommaire du livre 3 poursuivant son activité de (ma gorge est une       soleil 1 2 3  vers le sommaire du livre 3 page suivante page violette cachée ton       le vers le sommaire du livre 2 derniers textes mis en       en un il en est des noms comme du vers le sommaire du livre 3       ( 1 2 3        la et nous n’avons rien page suivante ► page oiseau tranquille au vol vous êtes       le vent « non, peut-être il a surgi sans crier       une revue antoine simon 7 pour alain borer le 26       maquis 1 2 3  1 2 3 c) cyclades,       je me la communication est       pourquoi page suivante ► page au labyrinthe des pleursils errer est notre lot, madame, on préparait page suivante ► page 1 les morceaux de nuit se       apr&egra bruno mendonça carcassonne, le 06 des voix percent, racontent marcel alocco a 1 2 3 page d’accueil de 1 2 3       mé vers le sommaire du livre 4 un nouvel espace est ouvert encore la couleur, mais cette page d’accueil de page suivante ► page page suivante ► page page suivante ► je suis né la relation du photographe antoine simon   saint paul trois     pluie du       sur les les ruelles blanches qui aller à la liste des ils sortent bel équilibre et sa       la  pour le dernier jour toute trace fait sens. que imagine que, dans la sept (forces cachées qui vers le sommaire des recueils je désire un       sur le aller à l’échange sur <p présentation du projet aller à l’article 1 2 vers le sommaire du livre 3 aller à la bribe i au 1 2 3      &nbs six de l’espace urbain, présentation du projet zacinto dove giacque il mio le grand combat : vers le sommaire du livre 4 rafale aller à l’article dans le monde de cette vers le sommaire du livre 3 textes mis en ligne en soudain un blanc fauche le page suivante ► a toi le       fourmi&n nous sommes de glace et de       en deux page suivante ► page laure et pétrarque comme c’est le grand page suivante ► page page suivante ► voici donc textes mis en ligne en avril j’aurai donc vécu sur chers élèves du collège « pouvez-vous       montagne la poésie, à la 1 2 3  aller au portail de le chêne de dodonne (i) 1 2 3  ouvrir f.a.t.a. i ► le       ( station 7 : as-tu vu judas se       parfois ouverture d’une antoine simon avant lire une interview de les petites fleurs des ■ cézanne en peinture       à vers le sommaire du livre 3 la légende fleurie est aller à la liste des auteurs éphémère du 6 octobre nouveautés et modifications page suivante page quelques textes 1 2 3  portail de l’espace eloge de la boite aux eurydice toujours nue à vers le sommaire du livre 2 le chêne de dodonne (i)  les éditions de       apparu des voiles de longs cheveux     un mois sans les amants se page suivante ► page générations dans un coin de nice, textes mis en ligne en aller à l’article today i eat my       quand vers le sommaire du livre 4 ce qu’un paysage peut une il faut dire les       les cristina de simone : le rafale n° 5 un   pour olivier       je me un verre de vin pour tacher vers le sommaire du livre 2 à cri et à sauvage et fuyant comme aller à l’article page suivante ► f vers le sommaire du livre 4       à traquer cliquer sur l’icône le géographe sait tout     le cygne sur certains prétendent page d’accueil de   1) cette ce mot comme à la hâte page précédente retour vers le sommaire du livre 4       tourneso       pass&eac       va ton quelque temps plus tard, de je donne à voir ce qui est difficile alliage de rafale n° 12 où vers le sommaire du livre 3 1 2 3  derniers textes mis en       sur le ...et la mémoire rêve page d’accueil de de prime abord, il page suivante ► page sommaire ► page suivante       grimpant mise en ligne d’un samedi 10 septembre il me       l’ souvent je ne sais rien de ensevelie de silence, heureuse ruine, pensait textes mis en ligne en     m2   ce 28 février 2002. d’abord trouver page suivante ► page et que vous dire des antoine simon       une voici quelques indications dans les écroulements page suivante page page précédente longue vers le sommaire du livre 3 attendre. mot terrible. pour frédéric a la fin   il ne resta présentation du projet aller au portail de 1 2 3  antoine simon le long de l’ombre voir la lettre aller à l’article       bonheu textes mis en ligne en mai aller à la bribe suivante les premières le poiseau de parisi mon antoine simon 5 pour accéder au tome 3 des le plus insupportable chez 0 false 21 18       l’ j’ai changé le la parol

Accueil > Les rossignols du crocheteur > CASIMIRO Manuel > Un lieu bruyant de rencontres

RAPHAËL MONTICELLI

Un lieu bruyant de rencontres
Publication en ligne : 11 janvier 2021
/ article dans revue d’art
Artiste(s) : Casimiro

L’artiste portugais Manuel Casimiro a passé quelques unes de ses jeunes années à Nice courant ’70 - 80. Il avait bénéficié d’abord d’une bourse de la fondation Calouste Gulbenkian. Très inventif et très dynamique, il a cherché à nouer des contacts avec les milieux de l’art en France, et, naturellement, à Nice. Ce texte, le premier que j’ai écrit sur son travail, est paru dans Coloquio artes, la revue de la fondation Calouste Gulbenkian.


Tout se passe comme si l’œuvre de Manuel Casimiro se présentait comme le signe d’une distance par rapport à la vie : notre dernier exemple illustre clairement cette idée : la prise de possession d’un espace réel par son traitement plastique, la transformation d’un site en lieu artistique, opposent la « vie » à l’« art », ou, du moins, témoignent d’un art qui se pense comme détournement des expériences et des objets quotidiens. C’est dans la même perspective que s’inscrivent les éléments de moteur (1968-1969) : leur forme en spirale est prétexte à un traitement plastique chargé de réminiscences culturelles : la dorure reprend ironiquement les procédés du baroque, fige l’objet dans sa forme, détourne le produit industriel de sa fonction.
Une démarche analogue apparaît dans une œuvre de 1972 : des produits de consommation courante (lessives, eaux minérales, apéritifs, jouets, etc....) sont agencés de manière à produire l’image d’une ville ; dans l’œuvre d’art des objets sont détournés de leurs destination afin d’organiser l’image de la désorganisation de la vie. L’ironie de Manuel Casimiro naît des failles rencontrées dans la vie. D’une façon générale, depuis l’expérience du fascisme jusqu’à la peinture française, en passant par la révolution portugaise, rien qui ne soit pour Manuel Casimiro prétexte à doute, à critique, à contestation jaillie du heurt entre ce qui est quotidiennement vécu et ce qui en est dit ; dans un certain sens l’expérience de Casimiro se nourrit des mythes qu’elle mine. Il n’est pas jusqu’au choix des outils qui ne soit indice de ce heurt : que l’on revienne, pour ne donner qu’un exemple, aux pointillés de 1969-1973. Le marker, d’abord utilisé comme tel, produit sa trace par un geste qui —pour être répété — n’en est pas moins spontané et susceptible de variations plus ou moins lyriques ; s’en servant ensuite comme d’un poinçon (le détournant de son emploi « normal ») Casimiro en neutralise la charge affective, insiste davantage sur la dépersonnalisation que suppose la répétition, approfondissant ainsi la critique d’une société qui anéantit la personnalité.
Aussi serait-on tenté de tenir chacun des éléments de l’œuvre de Manuel Casimiro pour signe de son rapport à la réalité, et l’idée d’une étude sémiologique de ces signes est séduisante. Le fait qu’il ne refuse aucun symbole, que le point, ou la ligne, par leur répétition d’une œuvre à l’autre, fassent figure d’éléments constants, qu’ici ou là il semble se servir de telle ou telle pratique de la peinture pour sa valeur de signe culturel ne pourrait que nous inciter à poursuivre dans une telle voie. Pour séduisante qu’elle soit une telle étude ne pourrait qu’être doublement illusoire ; ce n’est sans doute pas ici le lieu d’alimenter le débat — ou la polémique — entre les diverses conceptions de la sémiologie, ni de prétendre définitivement régler la problématique définition de la notion de code, en particulier dans le domaine de la peinture, mais pour peu que l’on tienne la sémiologie pour la science des systèmes de communication, et que l’on se refuse à considérer l’œuvre d’art comme un message, voire comme le seul indice du rapport que l’artiste entretient avec un réel bien délimité, force sera de comprendre toute la complexité de ses caractères propres.
L’intérêt de l’œuvre de Manuel Casimiro et son évolution, tient aussi à l’évolution d’une tension entre I’artiste, le monde, et l’image qu’il nous donne du monde dans le domaine qui est le sien : l’ironie que l’on y décèle sans cesse, la causticité même, doivent beaucoup, on ne saurait le nier, à la personnalité de Casimiro et à sa conscience de sa place et de son rôle dans la société.

Les transformations dont son travail se charge sont aussi comme les sautes de la vie sur la pratique du peintre. Tout cela ne pourrait faire oublier qu’une pratique sociale, la peinture pas moins qu’une autre, ne peut naître et se développer que pour autant qu’elle remplit une fonction irremplaçable, qu’elle se questionne sur sa spécificité et — au bout du compte — la construise. Que cette construction de la spécificité de la peinture trouve à se nourrir du rapport conscient que I ’artiste entretient avec la « réalité » qu’elle s’en justifie, que, même, des théories plastiques aient pu et puissent s’élaborer en dehors de toute référence à la spécificité de la peinture, ne change rien fondamentalement à ce qu’un peintre transforme par son art, à ce que l’art produit, ou peut produire, dans le champ des connaissances.
Il nous semble que, dans le cas de Manuel Casimiro, comme dans les meilleurs cas, la pratique de la peinture est le lieu d’un multiple questionnement sur la nature même du réel (ou de la vie), sur le rapport aux apparences et à l’espace, et que son œuvre se construit en réponse provisoire à ce questionnement. Tout ce que nous avons écrit plus haut montre assez la mise en cause de la réalité dans son œuvre : poussons plus avant ; par sa peinture Casimiro ne se contente pas de dire « qu’est-ce que la logique ? », il met en cause l’idée que l’on se fait du réel.
Plus forte encore, l’interrogation sur l’apparence et l’espace est le lieu d’une intéressante tension. L’organisation du plan de la feuille par les pointillés (œuvres de 1969), et le rapport entre organisé et désorganisé témoignent d’une recherche qui est aussi de l’ordre des problèmes de la structuration symbolique de l’espace physique sur le plan ; l’opposition plan-volume apparait aussi bien dans les papiers pliés (ceux de 1974 comme ceux de 1976) que dans les œuvres enfermés dans des bocaux ou dans les « volumes ». Les superpositions de supports (papier ou toile) peuvent se comprendre comme un dépassement du problème du support découpé-reconstruit (avec réduction du format, transformation de la trace, dessin de la reconstruction) dans la problématique française : elles reprennent, de façon originale la question du plan et de son rapport à la trace, et introduisent la question du volume. La trace plane, simple droite, est niée comme droite et comme plane par le pliage (volume et rupture de la rectitude) ; le problème de l’organisation du plan de 1969 se trouve ainsi développé et enrichi. Mais en même temps le volume du pliage est nié comme volume par son collage sur un support plan.
Lorsque des morceaux de toile, saturés de couleur, sont introduit dans des bocaux, des cloches en verre, ou des abris pour statuettes de saints, l’intention ironique évidente à plusieurs niveaux (religion, mystique de l’art, problématique support-surfacienne) se double d’une contradiction entre un plan (la toile), un volume (la toile présentée dans un bocal), et introduit une série de négations : négation du plan de la toile par sa présentation ; négation du volume-contenant par sa transparence etc... Les « volumes » (bois biseautés peints) reprennent la même contradiction entre réalité du volume et illusion optique du plan tout en introduisant un nouveau problème : celui de la matière traitée : en effet la texture du bois guide la trace qui la met en évidence.
C’est bien à une œuvre complexe, ouverte, que nous avons affaire ; elle ne se laisse réduire à aucun schéma, elle ne dédaigne aucun niveau d’interprétation, elle ne délaisse aucun des aspects du réel auquel le peintre est confronté. Certains —aveuglés par leurs certitudes — seront peut-être amenés à la déformer ou à la défigurer. Nous tirons de sa cohérence propre la certitude de sa vigueur.

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP