Accueil > Les rossignols du crocheteur > CHARVOLEN, Max > 2005 - L’indéfini bourgeonnement des ruines (première partie)
RAPHAËL MONTICELLI
LA PHASE DE CONCEPTION qui a conduit l’artiste à s’intéresser à un site archéologique peut ainsi se résumer en quelques questions :
Si le mode particulier de représentation des objets quotidiens par Charvolen les met, de fait, dans une situation qui relève de l’archéologique, qu’en serait-il si l’artiste venait à travailler sur
un objet lui-même archéologique ?
Comment, notamment, le fait de travailler sur un objet, qui ne se présente que sous forme fragmentaire, va-t-il prendre forme et sens dans un travail qui tend à ne présenter que des fragments d’une réalité ?
Le travail de Charvolen se développe habituellement plutôt dans des lieux à vivre et sur des objets usuels. Comment se transformera-t-il au contact d’un lieu dans lequel on ne vit plus et qui assume une fonction sociale différente, qui prend un statut de référence culturelle universelle.
Quel peut-être le statut du recours à l’informatique ? Le rapport à un lieu chargé d’histoire peut-il donner un sens particulier à la masse potentiellement infinie des mises à plat informatiques. Incidemment, Charvolen demande à l’informatique d’explorer des mises à plat. Les archéologues lui demandent, au contraire, de les aider à reconstituer en trois dimensions, à reconstruire virtuellement des objets arasés. Le travail de l’artiste doit-il prendre en compte cet usage particulier de l’informatique par les archéologues et, si oui, comment ?
Au moment de la conception, la dernière question n’était pas la plus simple : quel lieu choisir ?
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