BRIBES EN LIGNE
juste un mot pour annoncer ecrire sur pour helmut si grant dol ai que ne       le       quinze quai des chargeurs de       je me "si elle est pour yves et pierre poher et ils s’étaient ce qu’un paysage peut vertige. une distance se placer sous le signe de madame est une polenta pour nicolas lavarenne ma  les trois ensembles       la vedo la luna vedo le le lent déferlement quand c’est le vent qui langues de plomba la c’est parfois un pays normal 0 21 false fal très malheureux... une autre approche de dernier vers aoi       ton       embarq       " voile de nuità la     du faucon  “s’ouvre macles et roulis photo 3 j’ai donc       ...mai rêves de josué, ma mémoire ne peut me en ceste tere ad estet ja à cri et à nous avons affaire à de v.- les amicales aventures du on trouvera la video pour anne slacik ecrire est       le   entrons ecrire les couleurs du monde le 26 août 1887, depuis genre des motsmauvais genre s’ouvre la tu le sais bien. luc ne       dans carissimo ulisse,torna a       dans dernier vers aoi   iv    vers et voici maintenant quelques heureuse ruine, pensait le grand combat :   ciel !!!! couleur qui ne masque pas  l’écriture rare moment de bonheur, dans le respect du cahier des dernier vers aoi rm : d’accord sur   de proche en proche tous bribes en ligne a les grands ço dist li reis : d’un bout à de prime abord, il et encore  dits epuisement de la salle, il semble possible ce monde est semé       longte antoine simon 16       force tout le problème "pour tes   tout est toujours en     sur la se reprendre. creuser son merci à marc alpozzo f les marques de la mort sur clere est la noit e la il ne s’agit pas de c’est la peur qui fait de profondes glaouis c’est la chair pourtant frères et l’art n’existe imagine que, dans la les plus terribles       le au commencement était difficile alliage de       dans   un vendredi bientôt, aucune amarre       je noble folie de josué,       les      & inoubliables, les dernier vers aoi saluer d’abord les plus       les       d&eacu cliquetis obscène des pas une année sans évoquer je suis celle qui trompe troisième essai       m&eacu « amis rollant, de faisant dialoguer  dernières mises pour qui veut se faire une Ç’avait été la  si, du nouveau  tu vois im font chier aucun hasard si se mise en ligne des quatre archanges que iloec endreit remeint li os sous la pression des  dans toutes les rues       sous abu zayd me déplait. pas       rampan avant dernier vers aoi       dans on cheval   né le 7 f le feu s’est j’ai ajouté   au milieu de       magnol c’est le grand "ah ! mon doux pays,       je       il toutes sortes de papiers, sur sur la toile de renoir, les (josué avait rêve, cauchemar, tant pis pour eux. et nous n’avons rien c’est seulement au sur l’erbe verte si est antoine simon 28 encore la couleur, mais cette madame est la reine des les routes de ce pays sont 1254 : naissance de ce ( ce texte a able comme capable de donner qu’est-ce qui est en    si tout au long mult ben i fierent franceis e ainsi fut pétrarque dans madame dans l’ombre des    courant a la fin il ne resta que       le   ces notes un besoin de couper comme de « voici  les premières f toutes mes dont les secrets… à quoi marché ou souk ou       en je suis deuxième apparition de envoi du bulletin de bribes f le feu m’a attendre. mot terrible. a propos de quatre oeuvres de les dieux s’effacent       jardin un homme dans la rue se prend diaphane est le ainsi va le travail de qui toi, mésange à ouverture de l’espace   en grec, morías paien sunt morz, alquant mise en ligne d’un       pour station 1 : judas antoine simon 25       tourne les cuivres de la symphonie dans les carnets la poésie, à la   pour olivier abstraction voir figuration       à au seuil de l’atelier       les  il est des objets sur la cité de la musique  pour de lu le choeur des femmes de le 26 août 1887, depuis je sais, un monde se "tu sais ce que c’est introibo ad altare dernier vers aoi carissimo ulisse,torna a       sur       vu       su le corps encaisse comme il     les provisions dernier vers aoi pierre ciel antoine simon 26   saint paul trois le temps passe dans la poème pour des voix percent, racontent     le attelage ii est une œuvre       object …presque vingt ans plus dimanche 18 avril 2010 nous suite du blasphème de un temps hors du     m2 &nbs essai de nécrologie,   anatomie du m et    seule au station 4 : judas  dieu faisait silence, mais il faut laisser venir madame il pleut. j’ai vu la la brume. nuages rm : nous sommes en       il montagnesde Éléments -       apr&eg morz est rollant, deus en ad quand sur vos visages les dernier vers s’il coupé en deux quand mult est vassal carles de que d’heures branches lianes ronces dix l’espace ouvert au dans les écroulements le lent tricotage du paysage f le feu est venu,ardeur des cet article est paru dans le l’impression la plus une errance de       juin charogne sur le seuilce qui       baie l’homme est de pareïs li seit la       fleure les enseignants :       deux temps de pierres dans la dans les carnets       fourmi pour angelo  la toile couvre les       au vous deux, c’est joie et     quand       ce béatrice machet vient de trois tentatives desesperees madame porte à générations       et À max charvolen et       aux dernier vers aoi un nouvel espace est ouvert je suis bien dans huit c’est encore à tromper le néant a grant dulur tendrai puis avant propos la peinture est quelque chose ce paysage que tu contemplais  tu ne renonceras pas.  au mois de mars, 1166       deux intendo... intendo ! carcassonne, le 06 gardien de phare à vie, au reprise du site avec la et  riche de mes j’ai longtemps aux barrières des octrois je désire un       la       la     ton onze sous les cercles issent de mer, venent as   que signifie allons fouiller ce triangle la pureté de la survie. nul pour alain borer le 26       vu ce jour-là il lui   l’oeuvre vit son       la de mes deux mains les oiseaux s’ouvrent station 7 : as-tu vu judas se     pluie du   j’ai souvent dernier vers aoi j’ai travaillé nous savons tous, ici, que station 5 : comment cet article est paru madame des forêts de À la loupe, il observa       pass&e   (dans le juste un pour michèle gazier 1) elle ose à peine de tantes herbes el pre eurydice toujours nue à fontelucco, 6 juillet 2000       dans lancinant ô lancinant les installations souvent, vous dites : "un mise en ligne du texte "les premier essai c’est quand les mots       archipel shopping, la pourquoi yves klein a-t-il une image surgit traverse le pour jacqueline moretti, station 3 encore il parle lentement, josué cet univers sans art jonction semble enfin antoine simon 5       au    il       fleur madame déchirée       "       une dans ma gorge    nous à bernadette  je signerai mon ici. les oiseaux y ont fait       que toutes ces pages de nos carles li reis en ad prise sa       la vous n’avez quel ennui, mortel pour   est-ce que tendresse du mondesi peu de quand vous serez tout pluies et bruines,  pour jean le       chaque 10 vers la laisse ccxxxii la question du récit approche d’une quant carles oït la       grappe quand nous rejoignons, en (dans mon ventre pousse une autre citation       pav&ea       &agrav passet li jurz, la noit est     oued coulant accoucher baragouiner 1- c’est dans deux mille ans nous glaciation entre la parol

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Alocco en Patchworck
© M. Alocco

I.- Une certaine incertitude

C’est à la construction de ces espaces tremblants, incertains, sur lesquels nos traces hésitent entre leur statut de signe et leur réalité de fait, entre image et marque, qu’Alocco fait oeuvre.
Peut-être était-ce déjà cette hésitation sur le statut des genres artistiques qui l’avait attiré dans la mouvement Fluxus, dont il fut, dans les années soixante, un participant actif. Jeune poète, il avait, au tout début de la décennie, fondé et animé la revue "Identités", rare exemple d’une revue de province pleinement inscrite dans les mouvements artistiques internationaux de l’époque (Beat-Generation, poésie japonaise, lettrisme, Pop Art, Nouveau Réalisme, Fluxus..). Les lecteurs pouvaient ainsi y découvrir l’écriture de Dadelsen et de Claude Simon, l’une des premières réflexions sur "L’école de Nice", des numéros spéciaux sur le Nouveau-Réalisme, des interventions de Ben.
C’est ainsi que, collaborant depuis 1958 aux publications "Tout" de Ben, il entre en contact avec Fluxus. Ce mouvement, héritier du dadaïsme, via la présence de Duchamp aux U.S. durant la dernière guerre, marqué par l’enseignement de Cage, sensible à la philosophie Zen, profondément ancré dans la réalité et les problèmes de la société de "consommation", le mouvement Fluxus est, de 1962 à 1968, représenté et illustré dans la région niçoise par des artistes comme Filliou, Brecht ou Ben. Dans ce cadre, Alocco propose des actions, gestes, concerts, happenings, spectacles éphémères où se dilue la distinction entre les genres artistiques. Un concert pouvait ne pas donner à entendre une pièce musicale, mais, par exemple le "son du velours vert" pour reprendre l’un des "events" d’Alocco où l’on voit l’exécutant déplier sur scène une pièce de velours... rouge. Glissements des genres esthétiques qui doivent bien figurer les glissements de notre perception du réel, notre incertitude quant à la validité du rapport qui s’établit entre le réel et les espaces du sens...

II.- Questions de débats

Peut-être était-ce encore cette même incertitude sur le statut des genres artistiques, qui a conduit Alocco à prendre part, dans les années qui suivirent, aux débats et aux travaux qui présidèrent à la création de l’une de nos dernières "avant-gardes" artistiques reconnues. Les échanges que cette participation suppose, se développaient soit dans des contacts individuels, soit dans la création de strutures ou lieux comme la revue Open ou le groupe INterVENTION. Ainsi, d’une certaine façon, prenait forme le besoin de contacts et de mise en relation dont Alocco témoignait à l’époque de la revue Identité. Dans le groupe INterVENTION, notamment, se retrouvaient et pouvaient échanger des disciplines, des tendances et des générations différents : théâtre, poésie, sociologie, artistes d’une l’abstraction construite et d’autres plus préoccupé des matières, de Viallat et Saytour à Arden Quin, Miguel, Charvolen ou Maccaferri. Ces débats et travaux portaient sur le statut de cet espace particulier que constitue le tableau, la toile traitée par le peintre : on peut comprendre qu’il s’agit, d’une certaine façon, de l’un des aspects de l’incertitude dont je parlais plus haut. Le rapport entre le réel et cet espace du sens spécifique qu’est le tableau, comment s’établit-il ? Comment les moyens et outils de la peinture interviennent-ils dans la production de l’espace plastique ? Quels sont d’ailleurs les constituants de cet espace ? Ou, si l’on préfère, qu’est-ce qui fait qu’un espace physique quelconque finit par se transformer en espace de l’art ? Débats qui ont accompagné toutes les périodes historiques de redéfinition de l’art, qui ont fondé, dans la pensée, toutes les aventures où s’est transformée la pratique de l’art... Sans remonter à la réflexion explicite qui tend l’art grec, ou à celle où se construit la représentation de l’espace de la renaissance, il suffit de faire référence à toute la réflexion dans laquelle se construisent des mouvements comme l’impressionnisme ou le cubisme, à des constructions comme celle Maurice Denis ou de Klein pour se convaincre que c’est au moment où se développe ce type de débats que l’on cesse de faire -académiquement- de la peinture, pour faire -"créativement"- la peinture.
Et c’est sans doute encore cette même recherche d’une redéfinition du statut de la peinture, de ses outils, de ses "constituants" qui, après avoir conduit Alocco dans les prémisses de Support-Surface, a mis en place ce que sa réflexion-pratique de peintre a de profondément original dans l’art de notre époque. Alocco oeuvre avec/sur notre perception de l’image, sur ce qui la définit comme image et comme image de l’art et sur les rapports qu’elle entretient avec le contexte où elle apparaît et avec les moyens qui la permettent. Lorsque Support Surface théorise la déconstruction du tableau, lorsqu’il cherche à en présenter les éléments constitutifs, il pointe 3 réalités "immédiates" : le chassis, la toile, la couleur... Alocco introduit dans ces éléments au moins deux autres constituants à ses yeux au moins aussi importants : la tension (rapport de la toile au chassis, ou du subjecile au support) et l’image. Pour ce dernier élément, l’approche est plus complexe. Elle me parait en effet relever d’au moins deux approches : l’image c’est d’abord le rapport entre la couleur et la toile (entre tout marquant et un subjectile), de ce point de vue, Alocco avance l’idée que toute peinture fait image et qu’il est illusoire de vouloir exclure l’image de la réflexion sur la peinture, et de la définition de ses constituants ; mais l’image, ce n’est pas seulement le résultat de toute activité plastique, c’est peut-être surtout la totalité des représentations que nous véhiculons et par rapport auxquelles immanquablement un artiste peint. Moins l’image donc que la somme iconographique ; peut-être la notion d’intertextualité que met à l’époque en oeuvre Kristeva donnerait-elle l’idée la plus approchée de ce deuxième aspect de l’image dans la conception d’Alocco : de même qu’on ne saurait envisager l’écriture en dehors des rapports explicites ou non entre le texte en cours et l’ensemble des textes qu’il convoque, de même le peintre travaille avec, sur, et par les images. C’est ainsi que l’introduction du Patchwork permet un traitement nouveau de l’espace plastique et du rapport entre l’image et son support. Entendons bien qu’Alocco ne retient de l’artisanat du patchwork que le seul principe de la couture de fragments, qu’il s’agit moins de "patchwork" au sens technique du terme que de Peinture mise en Patchwork, au sens esthétique. De ce point de vue le patchwork c’est l’intégration à un travail sur l’image et le support de la pratique de la déchirure et du fragment héritée du collage, ou de la technique du cut up que l’on rencontre en écriture. C’est ce type de préoccupation, associé à son rapport à des mouvements comme Fluxus qui détermine chez Alocco une attitude autre que celle des gens de Support surface dans sa conception de l’image comme dans le choix des procédures de transformation. A partir de là tout est particulier : le projet de l’artiste, la collecte et la disposition des fragments, les modalités de la couture...

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Détissage
© M. Alocco

III.- Paradoxes en oeuvre

La Peinture en Patchwork, c’est d’abord un principe paradoxal d’éparpillement/unification... Le premier geste du Patchwork d’Alocco, ce n’est pas de réunir des fragments qui existent, c’est de déchirer une toile sur laquelle il a préalablement disposé des images, c’est de se constituer un stock de fragments dans lesquels la déchirure de la toile provoque celle de l’image... L’éparpillement produit ainsi un traitement indifférencié de l’image et de l’un de ses outils, son support, de sorte que leur distinction devient caduque.
La Peinture en Patchwork, c’est ensuite un principe paradoxal de décomposition/composition... L’éparpillement de l’état initial du tableau détruit la composition première ; le remontage des fragments, tendanciellement aléatoire, propose un composition autre, dans laquelle le regard n’est pas guidé par le vouloir-composer de l’artiste mais par les ruptures entre fragments, son vouloir rompre, ainsi se crée un espace particulier qui met le regard en mouvement, et qui est le lieu où se joue symboliquement notre rapport quotidien aux ruptures d’espaces...En d’autres termes l’espace du Patchwork d’Alocco, c’est ce lieu nouveau dans lequel se brise le schéma "Gauche/droite/Haut/Bas", il marque la volonté de donner un espace sémiotique nouveau.
Le Patchwork, c’est encore un principe paradoxal de montré/caché... L’image initiale brisée par la déchirure se trouve recousue dans de chimériques compositions, elle est à la fois elle-même reconnaissable, et autre se créant de la rencontre avec d’autres. En même temps, la couture joint les fragments désigne leur séparation, doublement elle s’affirme et, s’affimant, dit que ce qui est joint l’est à force, que ce qui est unit pourrait ne pas l’être...
Le Patchwork, c’est aussi un principe paradoxal de traitement non seulement d’images et d’espaces, mais de temps... A coté de traces comme hâtivement jetées, de gestes brusques, de bombages, d’empreintes, c’est la lenteur de la couture, son rythme, sa répétition, ou celle encore du défilage et de ses traitements où l’image s’estompe, se fragilise et en même temps se charge de temps et de cette charge de temps s’ancre, curieusement d’autant plus présente que l’artiste a passé plus de temps à l’absenter...
Il y a enfin dans le patchwork ce paradoxe qui fait que sans arrêt, au fur et à mesure que le travail se développe, ce qui semblait évacué revient : si, par exemple, la déchirure traite le problème de la composition, elle ne le dépasse ni ne l’occulte bien longtemps ; épisodiquement, revient dans le patchwork le problème de l’organisation interne du fragment, et du rapport qu’elle entretient aux limites. Si, encore, la couture permet, en tenant les pièces les unes aux autres, de travailler la question de l’accrochage et de la tension, c’est pour poser bientôt à nouveau celle du rapport au mur. Les techniques du patchwork e du détissage semblent se développer en dehors du rapport au chassis : elles supposent que la toile soit travaillée libre, les pièces produites gagnent à être présentées librement ; pourtant le chassis peut redevenir nécessaire, soit pour travailler sur les effets de tension détension entre les parties d’un fragment, soit pour réunir les fils et chutes épars. Dans les toute dernières oeuvres de 1992, le retour du chassis est rendu nécessaire par le fait que l’accentuation du détissage conduit à des oeuvres ténues, à la structure extrêmement fragilisée. Du même coup sont réintroduits deux éléments récurrents dans l’oeuvre d’Alocco : le rapport entre chassis et construction/composition, et entre le chassis et la transparence. C’est ce double rapport qui, vraisemblablement, a induit la transformation des traces sur la toile : leur minimalisation.

Cette série de paradoxes paradoxalement cohérente, assise sur sur quelques unes des problématiques majeures de notre temps, donne à l’oeuvre d’Alocco, son énergie -j’entends le principe de son mouvement. C’est parce que tout cela l’anime qu’elle accroche notre regard et que notre regard y aborde à des rapports inattendus entre images, techniques, supports, marquants, qui le mettent à la fois en présence et en manque, en reconnaissance et en recherche.

info portfolio

Publication en ligne : 10 novembre 2007
Première publication : octobre 1992 / Catalogue musée

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