Accueil > Les rossignols du crocheteur > CHARVOLEN, Max > 2017 - Vagabondages à travers les territoires « Charvolen »
RAPHAËL MONTICELLI
Texte du catalogue accompagnant l’exposition à Chalon sur Saône
PEINDRE / REGARDER DE LA PEINTURE C’EST VOYAGER…
Voyager, c’est franchir les frontières. Peindre, c’est franchir des frontières. Chacune des œuvres dit qu’elle vient elle-même d’un lieu. Qu’elle investit le lieu où on la voit. Ses propres limites sont à la fois assurées, parfois nettement marquées de noir, et à la fois incertaines : l’espace du mur qui apparaît dans les méandres de la toile, fait-il partie de l’œuvre ? L’espace du tableau classique était net : la plupart du temps carré ou rectangulaire, plus rarement circulaire ou ovale, ses bords étaient réguliers. Et l’encadrement renforçait ses limites. Pas moyen de confondre le tableau et le mur. Les toiles de Charvolen ont des formats inattendus. Des bords irréguliers. En les regardant, si on pense au lieu où elles ont été faites, on se dit qu’évidemment, il se poursuivait au delà de l’œuvre, et, regardant l’œuvre sur le mur où elle est exposée, on peut se dire qu’elle se poursuit peut-être, au delà de ses propres limites. Comme d’une photographie qui arriverait à faire penser à ce qui est hors du champ de ce que le photographe montre. Comme une photographie qui arriverait à faire penser que le mur sur lequel on la regarde est désormais le hors champ de ce que le photographe nous montre.
Les œuvres de Charvolen font voyager le regard et la pensée.
La rêverie aussi… Michel Butor avait intitulé l’un de ses textes pour Charvolen « la maison de nos rêves »
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