Accueil > Les rossignols du crocheteur > PAGÈS Bernard > 2007 Bernard Pagès, le magnifique
RAPHAËL MONTICELLI
Ce texte rend compte d’une exposition de Bernard Pagès en 2007. Il est composé à partir de fragments librement revus et corrigés d’une conférence donnée au musée Puech - Rodez.
DE LA PRESENCE
Les œuvres sont là. Indubitablement, elles imposent leur présence. Dans l’approche qu’elle a donnée pour le catalogue , Nicole Caligaris [1] en parle comme « des mouvements dans un corps fixe ». Et elle ajoute : « elles appellent le mouvement de mon corps entier »… Présence et appel au corps à corps. Deux conditions d’une rencontre très physique. Et il en est bien ainsi : les œuvres de Bernard Pagès invitent le spectateur à entrer, s’il le désire, dans le jeu qu’elles proposent, dans le rapport particulier qu’elles entretiennent avec l’espace où elles sont placées ; elles l’accueillent- sans aller le chercher ; elles s’imposent dans leur espace, mais ne s’imposent pas à lui. Que le passant soit indifférent, s’il le peut, elles n’en seront pas moins présentes. Indubitablement.
L’œuvre est là. Elle nous invite à faire remonter tout ce qui, enfoui sous nos pieds, se met en mouvement dans l’instant des rencontres. Une invite à l’invention.
[1] Nicole Caligaris, Bernard Pagès : le soupir de la dynamique, in « Bernard Pagès », catalogue de l’exposition au MAMAC de Nice, 2006
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