Accueil > Les rossignols du crocheteur > PAGÈS Bernard > 2007 Bernard Pagès, le magnifique
RAPHAËL MONTICELLI
Ce texte rend compte d’une exposition de Bernard Pagès en 2007. Il est composé à partir de fragments librement revus et corrigés d’une conférence donnée au musée Puech - Rodez.
DE LA VARIETE DES FORMES
Autant que cette présence, ce qui frappe dans l’œuvre de Pagès, depuis les années 60, c’est le foisonnement formel. Objets de toutes tailles, variables par leur position, leur volume, par leur prise d’espace comme par leur positionnement et la façon de se présenter et de se développer. Ils suggèrent force et liberté de création.
Le foisonnement des formes doit peu aux effets de ressemblance, ou aux lignes et formes géométriques ; il est pourtant rempli d’échos de ce qui nous structure, nous organise et nous tient. Les formes de Pagès semblent ne pas devoir leur apparence à quelque chose d’extérieur à elles, elles poussent, bourgeonnent, fleurissent, s’étendent pour des raisons et des motifs, et selon des processus qui semblent ne dépendre que d’elles, de leur économie propre, de leur métabolisme.
Les œuvres de Pagès présentent ainsi un caractère « organique » auquel, tout comme Nicole Caligaris, Yves Ravey est sensible dans son approche [2]. Et ce caractère organique produit un effet de présence : l’impression que ces formes sont à la fois nécessaires et improbables… vivantes.
[2] Yves Ravey, Construire, détruire - sur l’œuvre de Bernard Pagès, Les Cariatides, op. cit.
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