BRIBES EN LIGNE
il n’était qu’un       mouett macao grise quand les mots bien sûr, il y eut  avec « a la on dit qu’agathe approche d’une difficile alliage de       ton très saintes litanies on croit souvent que le but dernier vers aoi       bien laure et pétrarque comme dans le pays dont je vous nous viendrons nous masser guetter cette chose je n’hésiterai le coeur du  dernières mises cyclades, iii° dentelle : il avait quand les eaux et les terres À max charvolen et   d’un coté, la communication est aux george(s) (s est la attention beau       pass&e         &n qu’est-ce qui est en       le torna a sorrento ulisse torna       dans       le dans le patriote du 16 mars dimanche 18 avril 2010 nous aux barrières des octrois       six 1) la plupart de ces faisant dialoguer  les premières c’est la chair pourtant c’est parfois un pays mi viene in mentemi  il y a le pour jean marie nos voix il en est des meurtrières. tant pis pour eux. béatrice machet vient de paien sunt morz, alquant antoine simon 28 tout est possible pour qui       bruyan deux nouveauté, a l’aube des apaches,       fleur écrirecomme on se c’est extrêmement       &n le 28 novembre, mise en ligne       enfant       &eacut       en rm : nous sommes en i mes doigts se sont ouverts   ciel !!!!       tourne tout mon petit univers en dans le respect du cahier des pour martine, coline et laure nice, le 30 juin 2000 tandis que dans la grande  “s’ouvre dans l’innocence des epuisement de la salle, le galop du poème me le geste de l’ancienne, vous avez       entre nous savons tous, ici, que tu le sais bien. luc ne  monde rassemblé paysage de ta tombe  et  référencem spectacle de josué dit il ne s’agit pas de       droite ouverture de l’espace   anatomie du m et merci à marc alpozzo le vieux qui f le feu s’est la littérature de le recueil de textes Ç’avait été la la galerie chave qui et je vois dans vos coupé en deux quand soudain un blanc fauche le sixième voudrais je vous toute une faune timide veille les durand : une       pav&ea fragilité humaine. s’égarer on et la peur, présente ce texte se présente       jardin "mais qui lit encore le      & tout est prêt en moi pour réponse de michel       m̵       fourmi (dans mon ventre pousse une pas facile d’ajuster le dernier vers doel i avrat, recleimet deu mult cinquième citationne la lecture de sainte nous lirons deux extraits de ouverture d’une tu le saiset je le vois       dans dans les carnets     les provisions       le vedo la luna vedo le pour frédéric  improbable visage pendu         or quelque temps plus tard, de pour julius baltazar 1 le       apr&eg iloec endreit remeint li os antoine simon 6       au je m’étonne toujours de la moisissures mousses lichens la danse de « 8° de bribes en ligne a avez-vous vu       ( le corps encaisse comme il     hélas, avant dernier vers aoi       dans       crabe- f j’ai voulu me pencher jamais je n’aurais ce pays que je dis est       avant le pendu il était question non c’est une sorte de travail de tissage, dans       aujour nice, le 18 novembre 2004       l̵ dernier vers aoi religion de josué il       l̵       object mouans sartoux. traverse de troisième essai       au voici des œuvres qui, le         dans  “... parler une merle noir  pour       la intendo... intendo ! essai de nécrologie, et que vous dire des pour mon épouse nicole pour jacky coville guetteurs       juin reprise du site avec la ici. les oiseaux y ont fait       maquis dans ce périlleux       retour polenta À l’occasion de j’ai travaillé f tous les feux se sont petites proses sur terre ce poème est tiré du mes pensées restent trois (mon souffle au matin etudiant à pluies et bruines, douze (se fait terre se bribes en ligne a certains soirs, quand je et te voici humanité pour gilbert  dernier salut au « h&eacu quando me ne so itu pe tout à fleur d’eaula danse j’écoute vos       chaque la cité de la musique     extraire able comme capable de donner on préparait   le texte suivant a "et bien, voilà..." dit le scribe ne retient antoine simon 10 petit matin frais. je te ils sortent je dors d’un sommeil de tendresse du mondesi peu de quatrième essai de encore la couleur, mais cette       glouss autre citation"voui dans les écroulements de proche en proche tous   encore une       va       ...mai il ne sait rien qui ne va bien sûrla frères et que reste-t-il de la   je ne comprends plus la liberté de l’être quelques autres quelque chose bernard dejonghe... depuis  tu vois im font chier sa langue se cabre devant le assise par accroc au bord de carcassonne, le 06       deux g. duchêne, écriture le antoine simon 26   voici donc la du fond des cours et des dernier vers aoi f les rêves de       parfoi imagine que, dans la     une abeille de libre de lever la tête 5) triptyque marocain       le pour pierre theunissen la r.m.a toi le don des cris qui martin miguel art et (À l’église ce qui aide à pénétrer le le grand combat : les enseignants : l’heure de la 0 false 21 18 le lourd travail des meules       dans       ce   un vendredi     double il y a tant de saints sur art jonction semble enfin       la pie       une il tente de déchiffrer, pour le prochain basilic, (la pour max charvolen 1) et que dire de la grâce mult ben i fierent franceis e dernier vers aoi dans les rêves de la autre essai d’un les grands edmond, sa grande       ce de mes deux mains     faisant la de l’autre générations c’est ici, me dernier vers aoi     [1]  face aux bronzes de miodrag       au       dans "pour tes       sur je sais, un monde se abu zayd me déplait. pas     m2 &nbs pure forme, belle muette,  pour le dernier jour       &n la deuxième édition du       " quand sur vos visages les antoine simon 22 il en est des noms comme du passet li jurz, la noit est attendre. mot terrible. et ma foi, pour lee pour andré             allong ce   l’oeuvre vit son certains prétendent dernier vers aoi       fourr& a dix sept ans, je ne savais temps de bitume en fusion sur il pleut. j’ai vu la madame chrysalide fileuse pour marcel 7) porte-fenêtre des conserves ! un trait gris sur la antoine simon 32   six formes de la est-ce parce que, petit, on       j̵ rita est trois fois humble. apaches : c’est un peu comme si, d’un côté  jésus cliquetis obscène des       je j’ai parlé macles et roulis photo (josué avait lentement       le "je me tais. pour taire. 1 la confusion des coupé le sonà juste un mot pour annoncer arbre épanoui au ciel ma chair n’est « amis rollant, de       dans et…  dits de démodocos... Ça a bien un pour jean-louis cantin 1.- genre des motsmauvais genre antoine simon 19 station 1 : judas toute trace fait sens. que 1 au retour au moment les textes mis en ligne       pourqu journée de entr’els nen at ne pui       la dernier vers aoi       m&eacu la mastication des mesdames, messieurs, veuillez j’ai changé le   que signifie à la mémoire de la poésie, à la   tout est toujours en ….omme virginia par la antoine simon 24 la question du récit premier vers aoi dernier nécrologie il avait accepté   en grec, morías in the country dernier vers aoi             &ccedi dans un coin de nice,   j’ai souvent       fleure le numéro exceptionnel de       ( la parol

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MICHEL BUTOR

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Comment découvrir l’Amérique
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Encore la couleur, mais cette fois la couleur nommée, écrite mais de telle façon qu’on a l’impression qu’elle est proclamée ; couleur de fête dont on espère que bientôt elle ne sera plus nationale. Noms de couleur qui remplacent dans le noir ou le gris les couleurs absentes ; noms qui permettent à la fois de survivre malgré cette absence, mais qui la soulignent. Dans d’autres cas, ce sont des noms paradoxaux qui nient les couleurs violentes que nous voyons. Ainsi le mot rouge est écrit en vert, ce qui montre que le rouge n’est pas encore assez rouge et que le rouge devrait être capable d’intégrer le vert, qui nous invitent à une découverte d’un nouveau monde des couleurs.

On se décide. De l’autre côté du fleuve on craint la guerre. Déclarations. Plus on s’éloigne du pôle Sud plus les nuits sont longues. Les murs se couvrent d’insultes. Madame choisit une bague. Un artiste de la république Centre-Africaine pose un cercle de couleur inconnue sur un fond violet.

PENNSYLVANIE, le traité avec les Indiens delaware en 1682 : le grand Dieu qui est le pouvoir et la sagesse qui vous a faits et qui m’a fait (Willliam Penn) incline votre âme à la droiture, à l’amour et à la paix ; je vous envoie ceci pour vous assurer de mon amour, et dans le désir que vous aimiez mes amis ; DELAWARE, l’Etat des Dupont de Nemours ; MARYLAND, la pratique religieuse la plus importante des Européens d’Amérique est le pèlerinage à la ville sacrée de Washington où se trouvent les principaux temples et les organes essentiels du gouvernement ; le monument à Washington illuminé ; le territoire de cette ville, quasi rectangulaire, est enclavé dans l’Etat de Maryland, mais il n’en fait point partie. C’est un espace à part. Ses habitants ne participent point aux "élections", les plus fameuses des cérémonies politiques des autres citoyens américains.

On inaugure l’arsenal, c’est le plus moderne du monde. Quelque part un jeune sculpteur passe des examens. Si doué qu’on le reconnaisse il a des difficultés à l’Ecole des Beaux-Arts. Soleil sur les montagnes.

En ce 500ème anniversaire du premier voyage transatlantique de Christophe Colomb, comment ne pas le célébrer quelque peu quand on parle d’un artiste américain ? C’est d’autre part un personnage qui m’a toujours fasciné. Lorsque j’étais adolescent j’avais joué avec des camarades la pièce de Paul Claudel : Le livre de Christophe Colomb , et lorsqu’on m’avait fait remplir, lors de mes premiers "succès" littéraires le questionnaire dit de Marcel Proust, à la question "quel est votre personnage historique favori ?", j’avais répondu Christophe Colomb.

On y va. De l’autre côté de la mer on déclare la guerre. Défilés de mode. A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours. Le Soleil est dans les Poissons. On entend à la radio des témoignages accablants.

VIRGINIE, à Monticello, Thomas Jefferson fit courir au-dessous du plafond de son hall une légère frise de stuc : griffons, vases, rinceaux et torches ; CAROLINE DU NORD, les algues, l’écume, le sable, le sel, les vagues, la mer. Les Indiens cherokee invitèrent les missionnaires à venir s’installer parmi eux et à ouvrir des écoles pour leur enseigner leus secrets ; CAROLINE DU SUD, les vieilles maisons de Columbia, oursins, crabes ferà cheval, bernard-l’hermites, crabes pierres, crabes bleus, la mer.

Un plombier débouche un évier. Un couturier cinghalais pose une écharpe bleue sur une robe jaune. Quelque part un jeune musicien s’interroge sur sa carrière. Tempête sur la ville.

Aventures de l’auto-citation : le bras du PLONGEUR par exemple, mais surtout de l’autocitation de citations, la reprise de citations qui ont déjà été imprégnées par l’oeuvre, l’autoportrait de Marcel Duchamp, les devinettes, et naturellement le drapeau américain. Quant à la Joconde, ce n’est pas seulement une citation de Léonard de Vinci, mais de celui-ci par Marcel Duchamp.

Lors d’une exposition précolombienne en cette année, j’avais écrit une ELEGIE A CHRISTOPHE COLOMB, que j’ai d’ailleurs intégrée dans le texte de TRANSIT, et dans laquelle j’ai essayé de faire jouer ensemble trois éléments : d’abord le voyage lui-même, ce qui remplace un certain nombre des passages que j’ai arrachés de mon ALMANACH :

Quand leurs bannières flottant enfin
sur l’Alhambra tu es allé trouver
les Rois catholiques pour leur parler
du grand Khan roi des rois des Indes
et qu’ils se laissèrent convaincre par ton idée
d’aller vers l’Orient par le chemin d’Occident
et te firent partir avec trois navires depuis Palos...

Pendant qu’un jeune peintre passe ses examens, un jeune sculpteur s’interroge sur sa carrière, et quelque part un jeune homme se découvre une vocation de musicien. D’autres ont des métiers plus modestes, mais souvent plus rémunérateurs : les charpentiers scient les poutres pour les ateliers des peintres, les plombiers débouchent les éviers des sculpteurs, les pâtissières enfournent leurs tartes pour apaiser les fringales des musiciens.

On rate. La guerre s’étend dans les villages. Galas. Plus on s’approche du pôle Nord plus les nuits sont longues. On voit à la télé des bouteilles de boissons gazeuses. Une pâtissière enfourne ses tartes. Quelque part un jeune homme se découvre la vocation d’architecte. Neige sur les armées.

Nuages sur l’océan, pluie sur les forêts, soleil sur la savane, sur les montagnes, tempête sur la ville, neige, tempête sur les armées. On attend, on hésite, on se décide, on y va, on rate.

Publication en ligne : 21 juin 2009

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