BRIBES EN LIGNE
      apr&eg avez-vous vu " je suis un écorché vif. il s’appelait le pendu   on n’est       grimpa dernier vers aoi rêve, cauchemar, chaque automne les leonardo rosa à la mémoire de la deuxième édition du       b&acir       quinze    il     m2 &nbs à bernadette ainsi va le travail de qui   se une fois entré dans la il ne reste plus que le il existe deux saints portant       aux       d&eacu la pureté de la survie. nul pas de pluie pour venir tandis que dans la grande autre essai d’un     son       ( difficile alliage de bernadette griot vient de       un le glacis de la mort heureuse ruine, pensait la mastication des deuxième bel équilibre et sa karles se dort cum hume tant pis pour eux. grant est la plaigne e large six de l’espace urbain, jouer sur tous les tableaux   l’oeuvre vit son préparation des     chambre une autre approche de branches lianes ronces station 7 : as-tu vu judas se après la lecture de       sur a la libération, les la communication est       une f dans le sourd chatoiement il ne s’agit pas de  tu ne renonceras pas.       sur madame des forêts de    de femme liseuse c’est le grand se reprendre. creuser son   adagio   je il y a tant de saints sur reflets et echosla salle l’heure de la il en est des meurtrières. li quens oger cuardise       sabots on cheval traquer il est le jongleur de lui l’appel tonitruant du       les  dernières mises dernier vers aoi  martin miguel vient ce jour-là il lui       le antoine simon 6 je t’ai admiré, ce pays que je dis est je meurs de soif       sous journée de       et       gentil depuis ce jour, le site 0 false 21 18  au travers de toi je antoine simon 32 epuisement de la salle, portrait. 1255 :   (à   jn 2,1-12 :   d’un coté,       o on peut croire que martine le ciel est clair au travers   marcel le lent tricotage du paysage il y a dans ce pays des voies quelques autres l’ami michel les doigts d’ombre de neige antoine simon 30       mouett       &n dans le respect du cahier des       pav&ea printemps breton, printemps (dans mon ventre pousse une       l̵       pass&e je serai toujours attentif à     sur la pente deuxième essai le       " langues de plomba la pour angelo il existe au moins deux montagnesde douce est la terre aux yeux certains soirs, quand je il n’est pire enfer que (À l’église       m&eacu       crabe- il n’y a pas de plus pour maguy giraud et  hier, 17 tendresse du mondesi peu de frères et des conserves ! seins isabelle boizard 2005       fourr&  si, du nouveau mise en ligne s’ouvre la  dans toutes les rues les dieux s’effacent derniers vers sun destre (de)lecta lucta   hans freibach : nous serons toujours ces etait-ce le souvenir l’instant criblé “dans le dessin quel étonnant antoine simon 22       le chairs à vif paumes diaphane est le mot (ou l’une des dernières toutes ces pages de nos deux mille ans nous       sur pour mireille et philippe "si elle est   la production       ...mai aux george(s) (s est la  référencem     au couchant derniers "et bien, voilà..." dit pourquoi yves klein a-t-il il pleut. j’ai vu la       arauca bribes en ligne a       glouss j’écoute vos je ne saurais dire avec assez       voyage       fourr& la terre nous morz est rollant, deus en ad dire que le livre est une d’abord l’échange des       midi gardien de phare à vie, au       je le 2 juillet pour andré antoine simon 26 de pa(i)smeisuns en est venuz vous deux, c’est joie et       dans     après antoine simon 7 deux ajouts ces derniers (en regardant un dessin de       neige dernier vers aoi       &agrav cyclades, iii° le soleil n’est pas rimbaud a donc o tendresses ô mes 0 false 21 18 viallat © le château de voudrais je vous pour andrée deuxième apparition de dernier vers aoi abu zayd me déplait. pas sous l’occupation a l’aube des apaches,       &agrav     les provisions 1254 : naissance de je ne sais pas si glaciation entre   que signifie pour jean-louis cantin 1.-   né le 7 1257 cleimet sa culpe, si générations merci à marc alpozzo antoine simon 24 je rêve aux gorges  pour jean le     " c’est pour moi le premier autre citation a ma mère, femme parmi temps où le sang se très saintes litanies ce dans le train premier mon travail est une pour mon épouse nicole sixième       ton charogne sur le seuilce qui dernier vers aoi     pluie du ce qui aide à pénétrer le ce 28 février 2002.  les œuvres de mes pensées restent       le le recueil de textes vous n’avez       dans 1- c’est dans juste un les grands       l̵ pour raphaël intendo... intendo ! temps de bitume en fusion sur a dix sept ans, je ne savais dans le pain brisé son la vie humble chez les de pareïs li seit la carles li reis en ad prise sa marcel alocco a c’est parfois un pays si grant dol ai que ne macles et roulis photo 1 le tissu d’acier neuf j’implore en vain dernier vers aoi la chaude caresse de une errance de un jour, vous m’avez       neige    7 artistes et 1 première       au pour nicolas lavarenne ma tout mon petit univers en bruno mendonça mult ben i fierent franceis e 7) porte-fenêtre la vie est ce bruissement un besoin de couper comme de dans les carnets j’ai parlé et il parlait ainsi dans la     nous       journ& cinquième essai tout ce qui fascine chez les textes mis en ligne lorsqu’on connaît une peinture de rimes. le texte       fleure madame, vous débusquez napolì napolì un verre de vin pour tacher pour robert       sur dernier vers aoi   est-ce que rêves de josué, se placer sous le signe de la galerie chave qui    tu sais l’existence n’est       droite les amants se     tout autour un titre : il infuse sa       sur       " passet li jurz, la noit est pour gilbert archipel shopping, la au labyrinthe des pleursils voile de nuità la sauvage et fuyant comme on a cru à pas même       &eacut f j’ai voulu me pencher j’ai donné, au mois       sur le je t’enfourche ma abstraction voir figuration antoine simon 13 ils s’étaient immense est le théâtre et       &agrav       sur bien sûrla chaque jour est un appel, une pour egidio fiorin des mots   1) cette  mise en ligne du texte dans les hautes herbes pour julius baltazar 1 le la brume. nuages       au       qui les petites fleurs des « 8° de       dans pour mes enfants laure et quatrième essai rares ( ce texte a  zones gardées de à propos des grands je n’ai pas dit que le       au ço dist li reis : af : j’entends       la       le poème pour       au il semble possible i.- avaler l’art par quatrième essai de je t’enlace gargouille temps de pierres dans la cet univers sans tes chaussures au bas de iv.- du livre d’artiste les enseignants :     &nbs si j’avais de son Ç’avait été la le temps passe dans la     rien bribes en ligne a il y a des objets qui ont la     ton j’ai donc ce paysage que tu contemplais pour martin       st       vaches l’art c’est la la fraîcheur et la       soleil outre la poursuite de la mise       sur et il fallait aller debout douze (se fait terre se polenta   iv    vers À la loupe, il observa on croit souvent que le but comme un préliminaire la le proche et le lointain de soie les draps, de soie lancinant ô lancinant sixième       dans la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Butor, Michel > Comment écrire sur Jasper Johns

MICHEL BUTOR

<- Phrases | Lettres ->
La guerre toujours
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Quelques autres évocations littéraires, mais plus lointaines : le nom de Tennyson dans une toile ancienne, celui de Hart Crane qui intervient près du titre PERISCOPE, le souvenir d’une illustration du MOBY DICK de Melville dans VENTRILOQUIST, et celui de Frank O’Hara dans IN MEMORY OF MY FEELINGS. Elles vont toutes dans le même sens.

A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours.

C’est pourquoi, parmi mes suites quasi numériques il était indispensable de faire allusion à la guerre et à son caractère apparemment inévitable. Ceci d’ailleurs ne s’accordait que trop bien avec les avertissements bilingues sur les chutes de glace, les crânes et toutes ces images infernales tirées de Grünewald par exemple qui hantent les oeuvres récentes.

Le Soleil est dans les Gémeaux. Quelque part on enterre un cinéaste.

 

Au continent de l’interrogation il y avait eu
dans la ville des jardins flottants le sacrifice
de vingt mille prisonniers en quatre jours
pour consacrer la restauration de ce temple
et déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des orages des explorations des massacres
des découvertes et des exterminations...


Grêle sur les fouilles. On recommence. Dans les villages on pressent la guerre.

Le peintre serait allé à la recherche de terres enfermées au-delà des banquises au nord de l’Islande. En réalité il est enrôlé dans l’armée et part pour le Japon.

Avalanches. Quelque part on commémore un acteur.

 

Cinq ans avant que t’apparût dans la distance
aux cris de Terre Terre l’île de Guanahani
dans les Bahamas que tu nommas San Salvador
avec des Indiens nus peints en brun ou en blanc
bien faits ignorants du fer et des armes
qui t’apportaient dans leurs pirogues
du coton des perroquets des pagaies
et même un peu d’or croyant qu’avec tes hommes
tu étais descendu du ciel alors que tu cherchais...

 

Flammes sur l’Océan. On échoue. Dans les faubourgs on craint la guerre.

C’est seulement 18 ans après avoir conçu son projet, et sept après avoir quitté le monastère qui l’abritait, que le peintre signe un traité avec le roi d’Espagne. En réalité il gagne sa vie dans une librairie, travaille à des vitrines, et signe son contrat avec le marchand qui lui sera fidèle. Un dixième des pierres précieuses, or, argent, épices et toutes denrées et marchandises quelconques obtenues de quelques manières que cela puisse être dans sa juridiction, doivent appartenir au peintre. En réalité quel est son contrat ?

Quelque part naît un futur mathématicien ; personne ne sait encore qu’il le sera.

L’étonnante île de Nippon où le pavage des chambres
aurait été couvert d’or et aussi la cité de Hang-Zhou
avec ses dix places principales de deux milles de tour
une infinité d’autres disait-on et de grandes maisons de pierre
pour y loger les marchands d’outre-mer

 

Vent sur le désert. On se désole. Quelque part un futur homme d’Etat commence à marcher. Ombres sur les forêts.

Une tache de myrtilles sur le portrait de John Quincy Adams, fils de John, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire de la Déclaration,et qui mourut le 23 février 1848 à Washington DC, âgé de 80 ans ; une tache de groseilles sur le portrait d’Andrew Jackson, sous la présidence de qui se joignirent aux 24 étoiles précédentes : MICHIGAN, longue nuit, il dort, dors ; ARKANSAS, bleu nuit, les monts la nuit, le réveil sonne ; et qui mourut le 8 juin 1845 à Nashville, Tennessee, âgé de 78 ans ; une tache de caramel sur le portrait de Martin Van Buren qui mourut le 24 juillet 1862 à Kinderhook, New York, âgé de 70 ans ; une tache de fraise sur le portrait de William Harrison qui mourut à Washington DC le 4 avril 1841, âgé de 68 ans, le premier à mourir en exercice ; une tache de sauce sur le portrait de John Tyler, sous la présidence de qui se joignit aux 26 étoiles précédentes : FLORIDE, Etat esclavagiste, pour préparer l’admission de l’Iowa non esclavagiste la même année, tornades, électricité coupée, automobiles retournées, et qui mourut le 18 janvier 1862 à Richmond, Virginie, âgé de 72 ans.

Quelque part un futur chanteur commence à parler et chanter et un futur médecin entre à l’école ; il s’intéresse vivement aux leçons de choses. Cendres sur la savane. Et pourtant... Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. Trafic de drogues.

Ici on pressent la guerre. Dans les faubourgs on craint la guerre. Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. De l’autre côté du fleuve on craint la guerre. De l’autre côté de la mer on déclare la guerre. La guerre s’étend dans les villages. Un peu plus loin on craint la guerre. Dans un autre continent on déclare la guerre. De l’autre côté des montagnes la guerre s’étend.

Publication en ligne : 25 juin 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette