BRIBES EN LIGNE
derniers vers sun destre je m’étonne toujours de la d’abord l’échange des li quens oger cuardise       deux ce poème est tiré du "je me tais. pour taire. pour avec marc, nous avons dernier vers aoi la pureté de la survie. nul       dans antoine simon 5 sous la pression des pourquoi yves klein a-t-il là, c’est le sable et     le    courant madame dans l’ombre des nouvelles mises en exode, 16, 1-5 toute carissimo ulisse,torna a antoine simon 26 la communication est j’ai ajouté un tunnel sans fin et, à       aujour clers fut li jurz e li pour max charvolen 1) dernier vers aoi f les rêves de et ces coupé le sonà pour yves et pierre poher et pour jean-marie simon et sa nice, le 30 juin 2000 ses mains aussi étaient   on n’est       magnol       dans deuxième dans ma gorge tout est possible pour qui "et bien, voilà..." dit       fourr& gardien de phare à vie, au et la peur, présente ce pays que je dis est     l’é deux ce travail vous est       ton dernier vers aoi   hans freibach : i en voyant la masse aux elle ose à peine       le encore la couleur, mais cette napolì napolì fin première genre des motsmauvais genre le soleil n’est pas je n’hésiterai quand il voit s’ouvrir, me toutes ces pages de nos ils s’étaient trois tentatives desesperees sur la toile de renoir, les a claude b.   comme et nous n’avons rien la vie est dans la vie. se le numéro exceptionnel de elle disposait d’une tous ces charlatans qui je dors d’un sommeil de equitable un besoin sonnerait les routes de ce pays sont pour andré religion de josué il     pourquoi       sur   pour olivier polenta   saint paul trois c’est pour moi le premier chaque jour est un appel, une des voiles de longs cheveux descendre à pigalle, se tandis que dans la grande rimbaud a donc elle réalise des       pourqu les premières       entre sur l’erbe verte si est       vu dernier vers aoi a la fin il ne resta que patrick joquel vient de des conserves !       sur jouer sur tous les tableaux l’appel tonitruant du       jardin le ciel est clair au travers   iv    vers tout mon petit univers en     [1]  preambule – ut pictura karles se dort cum hume       quinze       l̵ "ces deux là se  la lancinante normal 0 21 false fal rossignolet tu la deux mille ans nous je désire un sixième rare moment de bonheur, il ne sait rien qui ne va bribes en ligne a nice, le 8 octobre archipel shopping, la faisant dialoguer   au milieu de pour julius baltazar 1 le 7) porte-fenêtre       il première de soie les draps, de soie approche d’une madame est toute histoire de signes . moisissures mousses lichens l’une des dernières percey priest lakesur les       juin « e ! malvais temps de bitume en fusion sur je meurs de soif  monde rassemblé cet article est paru sept (forces cachées qui tu le sais bien. luc ne nous savons tous, ici, que bien sûrla petit matin frais. je te    il       "       force les cuivres de la symphonie dernier vers aoi dernier vers aoi j’entends sonner les pour egidio fiorin des mots aux barrières des octrois attendre. mot terrible. pour anne slacik ecrire est autre essai d’un titrer "claude viallat, dix l’espace ouvert au  jésus       l̵ jusqu’à il y a         or premier essai c’est ce texte se présente tendresses ô mes envols j’ai donc       que mougins. décembre fragilité humaine. ce qui importe pour raphaËl et encore  dits À perte de vue, la houle des       dans nous viendrons nous masser       o certains soirs, quand je le pendu si j’étais un et si au premier jour il pour martin       apr&eg dernier vers aoi       sur allons fouiller ce triangle       la       apparu rita est trois fois humble. premier vers aoi dernier  zones gardées de       je mon cher pétrarque, au seuil de l’atelier pas même       pour Être tout entier la flamme en 1958 ben ouvre à générations tout à fleur d’eaula danse paien sunt morz, alquant seul dans la rue je ris la antoine simon 2 tu le saiset je le vois epuisement de la salle,       au pour marcel macao grise l’attente, le fruit madame est une  hors du corps pas le recueil de textes ouverture d’une dans les carnets comme c’est   encore une     du faucon l’existence n’est       sur avant propos la peinture est à       sur le ce n’est pas aux choses       le  mise en ligne du texte l’homme est       dans     nous dernier vers aoi       pass&e À la loupe, il observa normalement, la rubrique la légende fleurie est etudiant à la question du récit la cité de la musique voudrais je vous pour daniel farioli poussant temps de pierres dans la       ce le géographe sait tout       marche s’ouvre la il semble possible ce  je signerai mon la mort d’un oiseau.   l’oeuvre vit son traquer       la dernier vers aoi d’un côté dernier vers aoi l’évidence deuxième apparition de deuxième apparition       en au programme des actions juste un   anatomie du m et en introduction à les étourneaux !       "       &n la poésie, à la       le mais jamais on ne on cheval neuf j’implore en vain la fonction, où l’on revient les grands deuxième approche de certains prétendent       &n     dans la ruela vous n’avez     &nbs sa langue se cabre devant le nous avons affaire à de dans les horizons de boue, de       voyage paysage de ta tombe  et leonardo rosa dentelle : il avait  tu vois im font chier guetter cette chose et voici maintenant quelques  le livre, avec 1. il se trouve que je suis 0 false 21 18 dans l’innocence des douce est la terre aux yeux       (     les provisions ecrire les couleurs du monde       grimpa al matin, quant primes pert       en 0 false 21 18 ….omme virginia par la dernier vers que mort soudain un blanc fauche le ma voix n’est plus que       pass&e la réserve des bribes  “s’ouvre un jour nous avons une autre approche de pour andré accoucher baragouiner 1) notre-dame au mur violet       au pour frédéric     tout autour vos estes proz e vostre que d’heures non... non... je vous assure,       arauca dans le patriote du 16 mars       &ccedi et que dire de la grâce bel équilibre et sa  au mois de mars, 1166 à propos des grands les avenues de ce pays le coquillage contre   se       sur le pour alain borer le 26       au cette machine entre mes et  riche de mes  référencem “le pinceau glisse sur zacinto dove giacque il mio  pour de       dans folie de josuétout est       une il n’y a pas de plus   pour le prochain pour martine madame, vous débusquez je découvre avant toi il existe au moins deux granz fut li colps, li dux en in the country de l’autre ] heureux l’homme alocco en patchworck © vous êtes ici, les choses les plus       maquis la terre nous on dit qu’agathe ne pas négocier ne     vers le soir   pour théa et ses passet li jurz, la noit est dernier vers aoi dans le pain brisé son je ne peins pas avec quoi,       bonheu deux ajouts ces derniers  dernières mises cet univers sans       au quant carles oït la bernadette griot vient de torna a sorrento ulisse torna antoine simon 14 je serai toujours attentif à tout le problème il existe deux saints portant la bouche pure souffrance       devant à propos “la …presque vingt ans plus pour maguy giraud et ensevelie de silence, quelque chose ( ce texte a   attendre. mot terrible.  tous ces chardonnerets la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Butor, Michel > Comment écrire sur Jasper Johns

MICHEL BUTOR

<- Phrases | Lettres ->
La guerre toujours
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Quelques autres évocations littéraires, mais plus lointaines : le nom de Tennyson dans une toile ancienne, celui de Hart Crane qui intervient près du titre PERISCOPE, le souvenir d’une illustration du MOBY DICK de Melville dans VENTRILOQUIST, et celui de Frank O’Hara dans IN MEMORY OF MY FEELINGS. Elles vont toutes dans le même sens.

A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours.

C’est pourquoi, parmi mes suites quasi numériques il était indispensable de faire allusion à la guerre et à son caractère apparemment inévitable. Ceci d’ailleurs ne s’accordait que trop bien avec les avertissements bilingues sur les chutes de glace, les crânes et toutes ces images infernales tirées de Grünewald par exemple qui hantent les oeuvres récentes.

Le Soleil est dans les Gémeaux. Quelque part on enterre un cinéaste.

 

Au continent de l’interrogation il y avait eu
dans la ville des jardins flottants le sacrifice
de vingt mille prisonniers en quatre jours
pour consacrer la restauration de ce temple
et déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des orages des explorations des massacres
des découvertes et des exterminations...


Grêle sur les fouilles. On recommence. Dans les villages on pressent la guerre.

Le peintre serait allé à la recherche de terres enfermées au-delà des banquises au nord de l’Islande. En réalité il est enrôlé dans l’armée et part pour le Japon.

Avalanches. Quelque part on commémore un acteur.

 

Cinq ans avant que t’apparût dans la distance
aux cris de Terre Terre l’île de Guanahani
dans les Bahamas que tu nommas San Salvador
avec des Indiens nus peints en brun ou en blanc
bien faits ignorants du fer et des armes
qui t’apportaient dans leurs pirogues
du coton des perroquets des pagaies
et même un peu d’or croyant qu’avec tes hommes
tu étais descendu du ciel alors que tu cherchais...

 

Flammes sur l’Océan. On échoue. Dans les faubourgs on craint la guerre.

C’est seulement 18 ans après avoir conçu son projet, et sept après avoir quitté le monastère qui l’abritait, que le peintre signe un traité avec le roi d’Espagne. En réalité il gagne sa vie dans une librairie, travaille à des vitrines, et signe son contrat avec le marchand qui lui sera fidèle. Un dixième des pierres précieuses, or, argent, épices et toutes denrées et marchandises quelconques obtenues de quelques manières que cela puisse être dans sa juridiction, doivent appartenir au peintre. En réalité quel est son contrat ?

Quelque part naît un futur mathématicien ; personne ne sait encore qu’il le sera.

L’étonnante île de Nippon où le pavage des chambres
aurait été couvert d’or et aussi la cité de Hang-Zhou
avec ses dix places principales de deux milles de tour
une infinité d’autres disait-on et de grandes maisons de pierre
pour y loger les marchands d’outre-mer

 

Vent sur le désert. On se désole. Quelque part un futur homme d’Etat commence à marcher. Ombres sur les forêts.

Une tache de myrtilles sur le portrait de John Quincy Adams, fils de John, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire de la Déclaration,et qui mourut le 23 février 1848 à Washington DC, âgé de 80 ans ; une tache de groseilles sur le portrait d’Andrew Jackson, sous la présidence de qui se joignirent aux 24 étoiles précédentes : MICHIGAN, longue nuit, il dort, dors ; ARKANSAS, bleu nuit, les monts la nuit, le réveil sonne ; et qui mourut le 8 juin 1845 à Nashville, Tennessee, âgé de 78 ans ; une tache de caramel sur le portrait de Martin Van Buren qui mourut le 24 juillet 1862 à Kinderhook, New York, âgé de 70 ans ; une tache de fraise sur le portrait de William Harrison qui mourut à Washington DC le 4 avril 1841, âgé de 68 ans, le premier à mourir en exercice ; une tache de sauce sur le portrait de John Tyler, sous la présidence de qui se joignit aux 26 étoiles précédentes : FLORIDE, Etat esclavagiste, pour préparer l’admission de l’Iowa non esclavagiste la même année, tornades, électricité coupée, automobiles retournées, et qui mourut le 18 janvier 1862 à Richmond, Virginie, âgé de 72 ans.

Quelque part un futur chanteur commence à parler et chanter et un futur médecin entre à l’école ; il s’intéresse vivement aux leçons de choses. Cendres sur la savane. Et pourtant... Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. Trafic de drogues.

Ici on pressent la guerre. Dans les faubourgs on craint la guerre. Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. De l’autre côté du fleuve on craint la guerre. De l’autre côté de la mer on déclare la guerre. La guerre s’étend dans les villages. Un peu plus loin on craint la guerre. Dans un autre continent on déclare la guerre. De l’autre côté des montagnes la guerre s’étend.

Publication en ligne : 25 juin 2009

Réagir à ce texte

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette