BRIBES EN LIGNE
accoucher baragouiner il s’appelait c’est parfois un pays dernier vers aoi       marche en ceste tere ad estet ja à je suis celle qui trompe du bibelot au babilencore une     cet arbre que poussées par les vagues nous avancions en bas de violette cachéeton dernier vers aoi     à vous êtes et que dire de la grâce première tant pis pour eux. pure forme, belle muette, nécrologie il en est des meurtrières.       le     oued coulant       le le 23 février 1988, il reprise du site avec la       et comme un préliminaire la assise par accroc au bord de très saintes litanies       le polenta pour jean gautheronle cosmos mes pensées restent pour martin   ces sec erv vre ile  c’était tout en vérifiant quelques autres pas même dernier vers aoi         fourmi normal 0 21 false fal pour jean marie pour frédéric le coeur du dentelle : il avait  “la signification pour nicolas lavarenne ma "pour tes a la fin il ne resta que attendre. mot terrible. ( ce texte a c’est pour moi le premier si elle est belle ? je deuxième suite la fraîcheur et la paroles de chamantu       je me écoute, josué, epuisement de la salle,       dans de profondes glaouis frères et       cerisi c’est le grand “le pinceau glisse sur       le géographe sait tout pour marcel             m&eacu nos voix cet article est paru dans le mise en ligne d’un ce 28 février 2002.       pass&e madame est la reine des antoine simon 9 normalement, la rubrique inoubliables, les       une dernier vers aoi autres litanies du saint nom antoine simon 27 mais non, mais non, tu suite du blasphème de madame aux rumeurs l’appel tonitruant du les parents, l’ultime       tourne       baie cinq madame aux yeux       sur c’est un peu comme si, dans le monde de cette deux ce travail vous est deuxième huit c’est encore à je meurs de soif du fond des cours et des traquer vos estes proz e vostre       alla j’ai parlé hans freibach :  l’exposition  dans un coin de nice,       grappe antoine simon 30       dans autre citation l’homme est       le leonardo rosa f le feu est venu,ardeur des ensevelie de silence, Ç’avait été la       un mult ben i fierent franceis e       &n dans le train premier  dernier salut au soudain un blanc fauche le quand il voit s’ouvrir,    regardant trois (mon souffle au matin   est-ce que c’était une clere est la noit e la derniers ce jour là, je pouvais aux barrières des octrois ecrire les couleurs du monde ce pays que je dis est et te voici humanité   je n’ai jamais f les rêves de       entre madame des forêts de f le feu s’est quelque temps plus tard, de f qu’il vienne, le feu la chaude caresse de issent de mer, venent as d’un côté   dits de f tous les feux se sont je t’enlace gargouille sur la toile de renoir, les ce qui fait tableau : ce f le feu m’a       banlie la mort, l’ultime port,  il est des objets sur     au couchant "ces deux là se       &agrav (dans mon ventre pousse une (ô fleur de courge... le samedi 26 mars, à 15 trois tentatives desesperees dernier vers doel i avrat,   si vous souhaitez un soir à paris au     surgi       " de pa(i)smeisuns en est venuz napolì napolì     quand etudiant à vi.- les amicales aventures "tu sais ce que c’est a grant dulur tendrai puis premier vers aoi dernier quand c’est le vent qui dernier vers aoi       les dernier vers aoi comme ce mur blanc       les tout est possible pour qui accorde ton désir à ta viallat © le château de quatrième essai de     son quel étonnant   un vendredi a claude b.   comme       descen       au       ce       enfant dans les carnets      & cliquetis obscène des dernier vers aoi pour lee       je l’instant criblé mais jamais on ne       la  pour jean le rêve, cauchemar, "je me tais. pour taire. f j’ai voulu me pencher  le "musée fontelucco, 6 juillet 2000       d&eacu       il le scribe ne retient là, c’est le sable et j’ai longtemps grande lune pourpre dont les je ne sais pas si antoine simon 25 paien sunt morz, alquant nous avons affaire à de 0 false 21 18 le coquillage contre   au milieu de dernier vers aoi et  riche de mes journée de non, björg,   l’oeuvre vit son intendo... intendo ! karles se dort cum hume moi cocon moi momie fuseau la rencontre d’une ...et poème pour le lent déferlement à cri et à mille fardeaux, mille tout à fleur d’eaula danse zacinto dove giacque il mio     pluie du je suis bien dans bientôt, aucune amarre jamais si entêtanteeurydice       retour rm : d’accord sur il ne reste plus que le 1) notre-dame au mur violet       je attelage ii est une œuvre       sur       la pie  monde rassemblé la communication est d’un bout à antoine simon 10 tous ces charlatans qui mise en ligne pluies et bruines, l’existence n’est et ces max charvolen, martin miguel coupé en deux quand rm : nous sommes en et combien les oiseaux s’ouvrent preambule – ut pictura rossignolet tu la   né le 7 glaciation entre dernier vers que mort introibo ad altare temps de cendre de deuil de       va dernier vers aoi temps de pierres dans la la vie est ce bruissement station 5 : comment coupé le sonà   nous sommes j’ai changé le la bouche pure souffrance « 8° de et c’était dans dernier vers aoi dernier vers aoi       un quel ennui, mortel pour des quatre archanges que les enseignants : il existe au moins deux merci au printemps des       longte toute une faune timide veille toi, mésange à       bonheu antoine simon 33 dans les hautes herbes ainsi va le travail de qui cette machine entre mes constellations et alocco en patchworck ©       droite  le grand brassage des  zones gardées de sables mes parolesvous       grimpa       la (ma gorge est une       vu j’ai donc envoi du bulletin de bribes la terre nous ce n’est pas aux choses giovanni rubino dit       dans la fonction, couleur qui ne masque pas station 3 encore il parle pour michèle gazier 1       &agrav  tu vois im font chier agnus dei qui tollis peccata  dans toutes les rues nice, le 30 juin 2000 nous lirons deux extraits de dernier vers aoi   pour angelo maintenant il connaît le arbre épanoui au ciel 1.- les rêves de poème pour si, il y a longtemps, les la vie humble chez les dire que le livre est une ce texte se présente souvent je ne sais rien de onzième À perte de vue, la houle des paysage de ta tombe  et     nous au programme des actions 5) triptyque marocain "la musique, c’est le "l’art est-il le corps encaisse comme il   iv    vers ce qui fascine chez antoine simon 5       voyage il faut laisser venir madame fragilité humaine. quand sur vos visages les antoine simon 22  hors du corps pas     l’é pour m.b. quand je me heurte granz fut li colps, li dux en macles et roulis photo   le texte suivant a deuxième apparition l’art n’existe       à   six formes de la cet article est paru       le dernier vers s’il quatre si la mer s’est elle disposait d’une janvier 2002 .traverse monde imaginal, antoine simon 32 pour anne slacik ecrire est able comme capable de donner si j’avais de son madame porte à antoine simon 29 antoine simon 18 dans l’effilé de aux george(s) (s est la il y a des objets qui ont la tu le saiset je le vois face aux bronzes de miodrag pour ma folie de josuétout est autre essai d’un       ce       object       apr&eg       fleur l’évidence       su la parol

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MICHEL BUTOR

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La guerre toujours
© Michel Butor

Aussi pour Jean-Michel Vecchiet

Artiste(s) : Jasper Johns , Vecchiet Ecrivain(s) : Butor (site)

Quelques autres évocations littéraires, mais plus lointaines : le nom de Tennyson dans une toile ancienne, celui de Hart Crane qui intervient près du titre PERISCOPE, le souvenir d’une illustration du MOBY DICK de Melville dans VENTRILOQUIST, et celui de Frank O’Hara dans IN MEMORY OF MY FEELINGS. Elles vont toutes dans le même sens.

A l’équateur les nuits sont toujours égales aux jours.

C’est pourquoi, parmi mes suites quasi numériques il était indispensable de faire allusion à la guerre et à son caractère apparemment inévitable. Ceci d’ailleurs ne s’accordait que trop bien avec les avertissements bilingues sur les chutes de glace, les crânes et toutes ces images infernales tirées de Grünewald par exemple qui hantent les oeuvres récentes.

Le Soleil est dans les Gémeaux. Quelque part on enterre un cinéaste.

 

Au continent de l’interrogation il y avait eu
dans la ville des jardins flottants le sacrifice
de vingt mille prisonniers en quatre jours
pour consacrer la restauration de ce temple
et déjà derrière l’horizon du temps couvaient
des orages des explorations des massacres
des découvertes et des exterminations...


Grêle sur les fouilles. On recommence. Dans les villages on pressent la guerre.

Le peintre serait allé à la recherche de terres enfermées au-delà des banquises au nord de l’Islande. En réalité il est enrôlé dans l’armée et part pour le Japon.

Avalanches. Quelque part on commémore un acteur.

 

Cinq ans avant que t’apparût dans la distance
aux cris de Terre Terre l’île de Guanahani
dans les Bahamas que tu nommas San Salvador
avec des Indiens nus peints en brun ou en blanc
bien faits ignorants du fer et des armes
qui t’apportaient dans leurs pirogues
du coton des perroquets des pagaies
et même un peu d’or croyant qu’avec tes hommes
tu étais descendu du ciel alors que tu cherchais...

 

Flammes sur l’Océan. On échoue. Dans les faubourgs on craint la guerre.

C’est seulement 18 ans après avoir conçu son projet, et sept après avoir quitté le monastère qui l’abritait, que le peintre signe un traité avec le roi d’Espagne. En réalité il gagne sa vie dans une librairie, travaille à des vitrines, et signe son contrat avec le marchand qui lui sera fidèle. Un dixième des pierres précieuses, or, argent, épices et toutes denrées et marchandises quelconques obtenues de quelques manières que cela puisse être dans sa juridiction, doivent appartenir au peintre. En réalité quel est son contrat ?

Quelque part naît un futur mathématicien ; personne ne sait encore qu’il le sera.

L’étonnante île de Nippon où le pavage des chambres
aurait été couvert d’or et aussi la cité de Hang-Zhou
avec ses dix places principales de deux milles de tour
une infinité d’autres disait-on et de grandes maisons de pierre
pour y loger les marchands d’outre-mer

 

Vent sur le désert. On se désole. Quelque part un futur homme d’Etat commence à marcher. Ombres sur les forêts.

Une tache de myrtilles sur le portrait de John Quincy Adams, fils de John, sous la présidence de qui tomba le premier centenaire de la Déclaration,et qui mourut le 23 février 1848 à Washington DC, âgé de 80 ans ; une tache de groseilles sur le portrait d’Andrew Jackson, sous la présidence de qui se joignirent aux 24 étoiles précédentes : MICHIGAN, longue nuit, il dort, dors ; ARKANSAS, bleu nuit, les monts la nuit, le réveil sonne ; et qui mourut le 8 juin 1845 à Nashville, Tennessee, âgé de 78 ans ; une tache de caramel sur le portrait de Martin Van Buren qui mourut le 24 juillet 1862 à Kinderhook, New York, âgé de 70 ans ; une tache de fraise sur le portrait de William Harrison qui mourut à Washington DC le 4 avril 1841, âgé de 68 ans, le premier à mourir en exercice ; une tache de sauce sur le portrait de John Tyler, sous la présidence de qui se joignit aux 26 étoiles précédentes : FLORIDE, Etat esclavagiste, pour préparer l’admission de l’Iowa non esclavagiste la même année, tornades, électricité coupée, automobiles retournées, et qui mourut le 18 janvier 1862 à Richmond, Virginie, âgé de 72 ans.

Quelque part un futur chanteur commence à parler et chanter et un futur médecin entre à l’école ; il s’intéresse vivement aux leçons de choses. Cendres sur la savane. Et pourtant... Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. Trafic de drogues.

Ici on pressent la guerre. Dans les faubourgs on craint la guerre. Dans les écoles on apprend la déclaration de la guerre. De l’autre côté du fleuve on craint la guerre. De l’autre côté de la mer on déclare la guerre. La guerre s’étend dans les villages. Un peu plus loin on craint la guerre. Dans un autre continent on déclare la guerre. De l’autre côté des montagnes la guerre s’étend.

Publication en ligne : 25 juin 2009

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