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MICHEL BUTOR
Courir les routes
Ce texte est paru en 2005 dans Le Bonheur de la littérature aux Presses Universitaires de France en hommage à Béatrice Didier. Il est repris dans le tome X des œuvres complètes.
Béatrice Didier est professeur émérite de littérature à l’école normale supérieure, spécialiste de littérature française des XVIIIe et XIXe siècles.
Elle fut l’interlocutrice de Michel Butor dans « Le retour du Boomerang » (1988 PUF).
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Ci-dessous, la première partie de ce texte
B) A CHEVAL
1) La plus noble conquête de l’homme
Les hommes ont réussi à déléguer leur fonction de portage à des animaux. Ainsi les marchandises traversent l’Asie par des caravanes de nombreux chameaux ou dromadaires accompagnés de quelques guides par fois montés sur les bêtes, ou sur des chévaux, mais souvent à pied. Ils sont accueillis par des caravansérails.
Mais surtout ils ont domestiqué le cheval qui va leur permettre d’aller plus loin, plus vite et de transporter avec lui, même solitaire, un bagage beaucoup plus considérable. L’auberge doit coucher et nourrir alors non seulement le cavalier, mais sa monture dont le harnachement va connaître un développement considérable : selles, étriers, rênes, etc. deviennent le support d’un étalage de richesses et d’ingéniosité.
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