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ALAIN FREIXE
Ce texte est paru aux éditions de la Diane française, illustré par Muriel Desambrois
Il y a une lumière de labyrinthe dans les monotypes de MD. Ce n’est pas le plein jour que l’on sait régner aux palais de mémoire mais l’ombre qui ouvre sur des ruines, des restes ; vagues sombres autour d’une absence. Lumière pour qui s’aventure en des pensées peu assurées d’elles-mêmes, disjointes comme autant de dédales. Grisaille de toute fiction.
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Quelque chose vibre dans ces estampes de MD, gris sur gris, grisaille avec la lumière d’entours gothiques plus ou moins ruinés ou alors ce serait juste la grisaille qui vibrerait jusqu’à en émouvoir la lumière à moins que vibrant, la grisaille n’émette sa propre lumière laquelle ira jouer avec la lumière.
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« Rien de plus cher que la chanson grise
Où l’indécis au Précis se joint »
Rien de plus cher que les monotypes de MD. Verlaine aurait aimé ce quelque chose de suspendu, de vague et de soluble dans l’air.
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