BRIBES EN LIGNE
pour andré page suivante ► voici donc page d’accueil de       le textes mis en ligne en mai       au lorsque martine orsoni vers le sommaire du livre 4 éphémère du 6 octobre onze sous les cercles est-ce parce que, petit, on ► le goût du     de rigoles en ce texte sert de préface à 1 2 3 1 2 3&nbs il ne sait rien qui ne va 1 2 3&nbs « tu sais ce que voir les bifaces de b. vers le sommaire du livre 3 et que vous dire des antoine simon présentation du projet et 1 2 3&nbs un verre de vin pour tacher le 23 février 1988, il décembre 2001. mi viene in mente mi notre but n’est pas de le chêne de dodonne (i) le corps encaisse comme il       quinze aller au portail de "nice, nouvel éloge de la 1 2 seules les 1 2 3&nbs       grimpant aller à l’article jacques kober : les nous lirons deux extraits de       dans le       araucari aller à l’article le lent tricotage du paysage genre des mots mauvais genre pour frédéric la vie humble chez les page précédente ► page vers le sommaire du livre 2 pour accéder au pdf, vers le sommaire du livre 4 vers le sommaire des  hors du corps pas en ouvrant ce site, je préparer le ciel i sauver la vie c’est ne  ce mois ci : sub mais non, mais non, tu nice, le 8 octobre j’ai donc       la 1 2 3&nbs deux nouveauté, un texte que j’ai       à madame, on ne la voit jamais la fraîcheur et la       sur le sommaire ► page suivante à la bonne       apr&egra je voudrais voir les arbres ...et la mémoire rêve avertissement jacques la       au fond imagine que, dans la deux ce travail vous est       voyage les embrassées , cantilène il n’était qu’un vers le sommaire du livre 4 oiseau tranquille au vol   se antoine simon rare moment de bonheur,   un aller à l’article pour accéder au station 7 : as-tu vu judas se beaucoup de merveilles d’abord trouver vers le sommaire des recueils antoine simon aller à la liste des auteurs       " 1 2 3&nbs page suivante ► ce pays que abords de l’inaccessible pour accéder au pdf de dans le train premier le temps passe dans la depuis belle lurette, je dorothée vint au monde       deux voir aussi boltanski galerie page suivante page page suivante ► page guetter cette chose le dernier recueil de une fois entré dans la à sylvie textes mis en ligne en       je me textes mis en ligne en si c’est ça, page suivante ► a toi le pour angelo vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs 1 2 aller au vers le sommaire du livre 2 1 2 3&nbs vers le sommaire des six de l’espace urbain, aller au sommaire de pablo « voici page suivante ► page textes mis en ligne en avril pour qui veut se faire une 1 2 3&nbs moi cocon moi momie fuseau de toutes les jusqu’à il y a       bâ À hélène si j’étais un le coeur du béatrice machet vient de heureuse ruine, pensait se reprendre. creuser son voir les œufs de page suivante ► page page suivante ► page  la toile couvre les       voyage le slam ? une ruse de       alla rafale n° 10 ici une il faut dire les antoine simon 1 2 3&nbs bel équilibre et sa vers le sommaire du livre 2 je serai toujours attentif à ceci… pour prendre mesure. dans les rêves de la 1 2 3       la sous les nuits d’apparente ecrire, la vie en dépend, 1 2 3 sommaire ► page suivante       je me traquer textes mis en ligne en exposition de la série leonardo rosa la prédication faite vers le sommaire du livre 3 vers le texte suivant carmelo le chêne de dodonne (i) j’ai donné, au mois 1 2 3&nbs ici, les choses les plus aller à « À mise en ligne 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 3 aller à la bribe suivante 1 2 3&nbs toujours les lettres : rafale n° 9 un       reine       dans la tu le sais bien. luc ne bribes en ligne a viallat © sous ce titre inspiré de la       magnolia raphaël monticelli page suivante ► page       assis dimanche 18 avril 2010 nous a l’extrémité du 1 au retour au moment textes mis en ligne en juin toutes sortes de papiers, sur       à       baie au programme des actions voici les ajouts et nous savons tous, ici, que l’annÉe 2022 mois par a inishmore chaque plante est l’illusion d’une page suivante ►   les ce qu’un paysage peut la toile ou, du moins, la ce mot comme à la hâte ► question de temps à pas facile d’ajuster le que d’heures 1 2 aller au texte suivant paru 1 2 3&nbs (ma gorge est une vous êtes       o page suivante ► page lu le choeur des femmes de 1 2 3 frères et page d’accueil de    regardant vers le sommaire du livre 2 ce 28 février 2002. 1 2 3&nbs vers le sommaire des       fourr&ea   ces notes rita est trois fois humble. sommaire ► page suivante vers le sommaire du livre 4       embarq textes mis en ligne en août aller au texte suivant il mouans sartoux. traverse de constellations et de soie les draps, de soie la terre a souvent tremblé page suivante page pour accéder au texte, page suivante page au labyrinthe des pleursils posté sur facebook sorti de ecrire les couleurs du monde aller à la bribe suivante aller à la liste des auteurs la mort, l’ultime port, vers la lettre ouverte au vers le sommaire du livre 3 deuxième suite je t’ai admiré, 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 2       entre saisies de frontières tout   je ne comprends plus cela fait 53 ans     après vers le sommaire du livre 3 1 2 3&nbs quand il voit s’ouvrir, madame, c’est notre la pureté de la survie. nul rafale n° 12 où 1 2 samedi 3 aller au portail de il n’y a pas de plus 1 2 1 2 3&nbs     les fleurs du page précédente retour son père, manœuvre aux madame a des odeurs sauvages l’impression la plus tendresse du monde si peu    seule au cet article est paru dans le comme une suite de la rencontre d’une       ce qui   maille 1 : que     un mois sans page d’accueil de vers le sommaire du livre 2       qui et il fallait aller debout 1 2 3&nbs aller à la bribe suivante à bernadette 1 2 3&nbs vers le sommaire du livre 3 haut var ► brec aller à l’article       " malgré ses formules aller à l’article là-bas, dans le pays des       gloussem À celle qui emplit nos raphaël monticelli : tu 1 2 3&nbs au seuil de l’atelier antoine simon sept (forces cachées qui rafale n° 7 un 1 2 3&nbs 1 2 3 assise par accroc au bord de   je n’ai jamais {{}} on trouvera la 1 2 3&nbs histoire de signes . aller au texte suivant vers le sommaire du livre 4 Être appelé par son  la lancinante aller À boomerang b vers le sommaire du livre 2       st page suivante ► page     chant de le numéro exceptionnel de samuel chapitre 16, versets 1 fête du livre page suivante page on cheval   tout est toujours en le franchissement des sommaire ► page suivante le flot pâle des maisons lorsqu’on connaît une m1       alberto arbasino :       l’ page d’accueil de 1 2 3 pour andré 1 2 3&nbs 1 2 3&nbs       j’ai travaillé naviguer dans le bazar de aller au portail de vers le sommaire du livre 4 pas sur coussin d’air mais vers le sommaire du livre 4     vers le soir aller au portail de       les       au (dans mon ventre pousse une     m2   vers le sommaire des recueils       gentil 1 2 un texte vers le sommaire du livre 3 si vous entendez le lac antoine simon kurt schwitters. : 1 2 3&nbs immense est le théâtre et vers le sommaire du livre 4 je n’ai pas dit que le     faisant la toulon, samedi 9 vers le sommaire du livre 3 aller à l’article       pass&eac       sur le page d’accueil de vers le sommaire du livre 2 page d’accueil de (ô fleur de courge... ► pour la poésie à la textes mis en ligne en août couleur qui ne masque pas madame est la reine des       pass&eac madame des forêts de 1 2 3 vers le sommaire du livre 4 1 2 3 page suivante ► page page d’accueil de certains prétendent dans les carnets je t’enfourche ma attelage ii est une œuvre considérant que l’usage la communication est les premières lorsque la langue dérape, le un texte que j’ai       le 1 2 3 pour écouter la lecture du la parol

Accueil > Au rendez-vous des amis... > Butor, Michel > Du pseudonyme à l’anonyme

MICHEL BUTOR

Du pseudonyme à l’anonyme
© Michel Butor

À propos de « Documentaires »

Publication en ligne : 30 août 2020

Aller au portail de l’espace Butor

1) Pseudobiographie

 Tous les écrivains sont inégaux, surtout les écrivains très abondants. Mais, pour Cendrars, pseudonyme de Frédéric Sauser, j’ai l’impression que les choses vont plus loin, ce qui est lié à un certain nombre de problèmes dans la structure de la personnalité psychologique et littéraire de Cendrars.

 Pour mieux poser ces questions, je suis amené à rappeler un des épisodes les plus romanesques et les plus connus des études cendrarsiennes. Cendrars, après la guerre de 1914, publie un recueil de poèmes intitulé « Kodak ». Lors de la réédition de ce recueil, la maison Kodak ayant fait un procès, le livre change de titre et s’appelle « Documentaires ». C’est de cette façon qu’on le connaît aujourd’hui. Lors de cette republication Cendrars ajoute une préface :

 « Au moment de mettre sous presse le présent volume, nous recevons des éditions Stock une lettre dont nous extrayons le passage suivant : « Paris, le 25 mars 1943... »

 Suit la lettre à propos de l’interdiction frappant le titre « Kodak ». Cendrars commente :

 « À la réception de cette lettre j’avais bien pensé débaptiser mes poèmes et intituler « Kodak » par exemple « Pathé-baby », mais j’ai craint que la puissante « Kodak and Co Ltd » au capital de je ne sais combien de millions de dollars, m’accuse cette fois-ci de concurrence déloyale. Pauvres poètes, travaillons ! Qu’importe un titre. La poésie n’est pas dans un titre mais dans un fait, et comme en fait ces poèmes que j’ai conçus comme des photographies verbales, forment un documentaire, je les intitulerai dorénavant « Documentaires ». Leur ancien sous-titre. C’est peut-être aujourd’hui un genre nouveau. »

 Je rappelle cette préface à cause de sa date. En effet, c’est très peu après, que, dans « l’Homme foudroyé », Cendrars va déclarer qu’un de ses livres de poèmes est en réalité un découpage dans les oeuvres d’un romancier populaire qu’il admire, Gustave Lerouge :

 « Et bien, bien des années plus tard, alors qu’en toute candeur le polygraphe vieillissant qui toute sa vie durant avait été à la traîne de l’école symboliste et comme tenu e marge du « Mercure de France », voyait son ambition ses réaliser d’être enfin pris au sérieux et d’entrer de plain-pied dans la littérature ( la littérature avec un grand « L », ce rêve de tous les feuilletonistes et de milliers et de milliers de journalistes !) les « Nouvelles littéraires » lui ouvrant ses colonnes en première page (tout comme à Paul Léautaud), j’eus la cruauté d’apporter à Lerouge un volume de poèmes et de lui faire constater de visu en les lui faisant lire, une vingtaine de poèmes originaux que j’avais taillés à coups de ciseaux dans l’un de ses ouvrages en prose et que j’avais publiés sous mon nom ! C’était du culot. Mais j’avais dû avoir recours à ce subterfuge qui touchait à l’indélicatesse – et au risque de perdre son amitié – pour lui faire admettre, malgré et contre tout ce qu’il pouvait avancer en s’en défendant, que lui aussi, était poète, sinon cet entêté n’en eût jamais convenu.

 Avis aux chercheurs et curieux ! Pour l’instant je ne puis en dire davantage pour ne pas faire école et à cause de l’éditeur qui serait mortifié d’apprendre avoir publié à son insu ma supercherie poétique.)

 Cependant que je riais, j’entraînais l’ami Lerouge boire « mes » droits d’auteur chez Francis,  place de l’Alma, près de chez moi, chacun un magnum de champagne, du bon.

 Mais durant toute la soirée Lerouge resta rêveur.

 C’était bien son tour !

 Je l’avais sacré poète, lui, le timide handicapé.

 Il n’en revenait pas. »

 Ce passage, lors de sa parution, n’a eu aucun écho. C’est seulement quelques années plus tard que Francis Lacassin qui s’intéressait déjà depuis longtemps, comme spécialiste du roman populaire, à l’oeuvre de Gustave Lerouge, qu’il avait retrouvée en partie, décide de chercher exactement à quoi il est fait allusion ici. Si ce texte de « l’Homme foudroyé » n’a pas attiré l’attention à l’époque, c’est que cet ouvrage est caractéristique des grands textes tardifs de Cendrars que l’on peut appeler « pseudobiographiques ».

 Il y a en effet chez lui un développement remarquable de la pseudonymie.

 Bien des écrivains ont travaillé sous pseudonyme ; certains les ont multipliés. D’ailleurs on peut dire que dès qu’il y a écriture de roman, il y a pseudonymie, puisqu’il y a des narrateurs qui vont parfois se superposer les uns aux autres. Mais, dans la plupart des cas, le pseudonyme reste suffisamment simple, se tient à sa place, même dans des cas de pseudonymie multiple comme chez Kierkegaard ou Pessoa.

 Dans certains cas, des biographies sont données à ces pseudonymes. Chez Cendrars le pseudonyme se développe en une pseudo-biographie. Et tout le côté mythomanie ou mystification doit être compris à l’intérieur de cette dimension.

 Cette pseudo-biographie se développe de plus en plus à partir du moment où la main est coupée. Cette coupure va être vécue comme celle entre le personnage d’état-civil et le pseudonyme. C’est cette différence qui explique en grande partie l’inégalité de la production littéraire de Cendrars. Il n’arrive pas toujours à être à la hauteur de son propre personnage et de la biographie qu’il lui attribue, toujours liée d’ailleurs à la biographie civile de toutes sortes de façons.

 Dans la tétralogie pseudo-biographique à la fin de l’oeuvre de Cendrars , il y a de nombreux moments d’admirable invraisemblance. Que l’on pense, par exemple, dans « l’Homme foudroyé », à la merveilleuse description de la propriété de banlieue qui appartient à Paquita, la gitane mexicaine. C’est un texte d’une poésie étonnante, avec tous ces pavillons, dont celui qui est donné à cendrars pour qu’il puisse écrire. Dans un tel contexte, ce qu’il dit est toujours reçu comme en grande partie fictif. D’ailleurs les gens qui connaissaient l’ouvre de Lerouge à l’époque ne se doutaient pas des liaisons qu’il avait pu avoir avec Cendrars.

 

 

Messages

  • Je ne connaissais pas ce texte. Je me suis amusé à le lire, amusé surtout parce qu’il a pour moi une actualité :Viens de paraître sous le titre « Au présent dans le texte & cinq Rhapsodies » 570 pages de mes écrits de 1960 à 2001, édité par « Enseigne des Oudin ». En relisant au hasard quelques pages, j’ai retrouvé des fragments repris dans d’autres textes publiés jadis, - ce que j’ai toujours fait depuis « au présent dans le texte » paru en 1969 chez JP Oswald… Mais ce qui m’a amusé, en lisant Michel Butor, c’est que j’ai pratiqué cet (auto)-plagiat en sens inverse : dans la présente édition j’ai retrouvé des poèmes parus en revues ou recueils, mais repris en prose, modifiés surtout seulement par la présence d’une ponctuation. Le contexte en change cependant parfois le sens !

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP