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MICHEL BUTOR
À propos de « Documentaires »
5) Pourquoi attendre ?
Cendrars nous dit qu’il voulait faire plaisir à Gustave Lerouge en lui révélant sa « supercherie ». Il l’a sûrement épaté, mais ne l’aurait-il pas fait bien davantage s’il avait publié sa procédure pendant que celui-ci était encore en vie ? pourquoi avoir attendu sa mort ? C’est évidemment parce que sa présence aurait gêné ce qu’il voulait faire. Il ne lui aurait été que trop facile de dire : « en fait, il a peut-être pris des matériaux dans mes textes, mais il les a considérablement transformés ; on ne les reconnaît plus ; ce n’est pas du Gustave Lerouge. » Or précisément, ce que Cendrars veut pouvoir nous dire librement, c’est que c’est du Gustave Lerouge.
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Messages
1. Du pseudonyme à l’anonyme , 5 octobre 2020, 08:36, par ALOCCO Marcel
Je ne connaissais pas ce texte. Je me suis amusé à le lire, amusé surtout parce qu’il a pour moi une actualité :Viens de paraître sous le titre « Au présent dans le texte & cinq Rhapsodies » 570 pages de mes écrits de 1960 à 2001, édité par « Enseigne des Oudin ». En relisant au hasard quelques pages, j’ai retrouvé des fragments repris dans d’autres textes publiés jadis, - ce que j’ai toujours fait depuis « au présent dans le texte » paru en 1969 chez JP Oswald… Mais ce qui m’a amusé, en lisant Michel Butor, c’est que j’ai pratiqué cet (auto)-plagiat en sens inverse : dans la présente édition j’ai retrouvé des poèmes parus en revues ou recueils, mais repris en prose, modifiés surtout seulement par la présence d’une ponctuation. Le contexte en change cependant parfois le sens !